Baromtre Outsourcing 2001 - I Baromtre Outsourcing 2001I 1 Introduction es rsultats de ce troisime baromtre Outsourcing d’Andersen montrent, pour les grandes entreprises

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    13-May-2018

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<ul><li><p>BaromtreOutsourcing 2001Pratiques et tendances du march de lexternalisation en France</p><p>En collaboration avec :</p></li><li><p>Introduction Page 1Synthse Page 2Connaissance spontane de lexternalisation Page 6Pratique de lexternalisation Page 8Perception de lexternalisation Page 10Analyse de la satisfaction des entreprises Page 14Externalisation et perspectives Page 18Dcomposition des tendances par fonction de lentreprise Page 22Mthodologie Page 28Andersen et lexternalisation Page 30Annexes Page 32</p><p>Baromtre Outsourcing</p><p>Ont collabor cette tude :- Olivier Chaduteau- Jean-Marie Gamas- Caroline Hrault- Thierry Muller- Laurence Neveu- Anita Stitelet- Evelyne Vignon- Hanneke Villire</p></li><li><p>Andersen I Baromtre Outsourcing 2001 I 1</p><p>Introduction</p><p>es rsultats de ce troisime baromtre Outsourcing dAndersen montrent, pour les grandes entreprises franaises, en 2001, un taux de recours lexternalisation de 70%, une moyenne de fonctions externalises de 2,2 et un excellent taux de</p><p>satisfaction avoisinant les 90%. Une question se pose : les grandes entreprises franaises externalisent-elles trop ou insuffisamment ? A cause dune stabilit de ces trois chiffres prcdents entre 2001 et 2000,on pourrait en conclure que le recours lexternalisation a atteint un point dquilibre et ne vaplus voluer. Je crois, linstar des auteurs de ce baromtre, quau contraire, le recours lexternalisation - dlgation dune ou plusieurs fonctions un partenaire-prestataire extrieurpour une dure contractuelle pluriannuelle - va devoir encore beaucoup augmenter en Francedans les prochaines annes. Et cela pour quatre raisons :</p><p>- une raison de benchmarking tout dabord. Dans ce domaine, la France est en retard parrapport certains pays, par exemple la Grande-Bretagne ;</p><p>- une raison plus fondamentale : les entreprises, aujourdhui, sont confrontes la doublecontrainte paradoxale de devoir agir et ragir vite dans un monde de plus en plus complexe et incertain. La recherche de flexibilit - un des avantages essentiels de lexternalisation - est alors une exigence majeure ;</p><p>- une raison rsultant de la prcdente : il ne faut plus simplement grer mieux, il fautsurtout oser crer vite et autrement. Pour cela, il ne faut plus seulement tre un gestionnairede cots et nexternaliser que les fonctions essentiellement gnratrices de cots, maisdevenir un leader-entrepreneur et oser externaliser, aussi, certaines fonctions cratrices devaleur plus prs de son cur de mtier, et donc cls pour lentreprise, mais pour lesquelleslentreprise na pas les comptences suffisantes ou ne pourrait pas les acqurir rapidement.Cest ce que lon appelle la revanche du mtier ;</p><p>- enfin, une raison de bon sens : avec une moyenne de 2,2 fonctions externalises, la ncessit de se recentrer sur son cur de mtier et un nombre grandissant de partenairescomptents dans beaucoup de fonctions, le nombre de fonctions externalises ne peutquaugmenter. Dj 30% des entreprises externalisent 3 fonctions et 10% 4 ou 5 fonctions.De plus, noublions pas que lexternalisation des services gnraux a dbut il y a vingt ans(les 37% annoncs me semblent frileux), linformatique, la logistique et la production il y aquinze ans, les tlcommunications depuis dix ans, et plus rcemment les fonctionsfinancires et ressources humaines, autant de fonctions matrises aujourdhui par des partenaires-prestataires extrieurs.</p><p>Ce quil nous faut, cest un dblocage massif des freins, de tous les freins. Car si les freinsmesurs par les auteurs de ce baromtre sont bien en recul, la stabilit constate nous laisse penser que dautres freins lis notre culture franaise existent. Pour nen citer que trois, je me lancerai parier sur (1) notre besoin de tout contrler (ce frein, mesur dans le baromtre,baisse, mais pas suffisamment) qui conduit une pratique de partenariats insuffisante, (2) le dsintrt pour la comparaison avec les meilleurs, et lamour de lexception franaise,(3) une certaine frilosit oser le changement et une rpugnance affronter lurgence. </p><p>Enfin, dernier lment - et ce baromtre en est un des supports - il faut communiquerlargement auprs des pouvoirs publics, des entreprises, des associations et des syndicats sur ce remarquable niveau de satisfaction des entreprises franaises face lexternalisation,pour pouvoir provoquer : Lexternalisation : quand en France, davantage et vite ?.</p><p>Lexternalisation : quand en France, davantage et vite ?</p><p>L</p><p>Par Jean-Marie DescarpentriesPrsident de la Fdration Nationale pour lEnseignement de la Gestion des Entreprises (FNEGE)</p><p>Membre du Conseil Consultatif dAndersen</p></li><li><p>2 I Baromtre Outsourcing 2001 I Andersen </p><p>On constate tout dabord une meilleure connaissance duterme externalisation aujourdhui. En effet, 84% des dirigeants oudirecteurs administratifs etfinanciers interrogs ont dclarconnatre ce terme avant quil ne leursoit dfini. Ce chiffre est tout aussilev que lan dernier mais surtout ilest mieux dfini quauparavant. Eneffet, en 1999 et 2000, les dirigeantsconfondaient trs souvent externali-sation et sous-traitance. Cette anne,ils sont moins nombreux fairecette confusion (24% en 2001 contre33% en 2000). Pour la premire fois,lexternalisation a t dfinie par29% des personnes interrogescomme tant la dlgation dunefonction un prestataire extrieur.</p><p>Synthse</p><p>Andersen et TN Sofres ont men pour la troisime anne conscutive(1999, 2000 et 2001) le baromtre outsourcing. Cette tude permet de suivre les volutions des pratiques et tendancesdu march de lexternalisation en France (voir mthodologie - page 28 -pour prendre connaissance du panel des entreprises interroges).</p><p>Lchantillon interrog est principalement compos de grandesentreprises dont le chiffre daffaires est suprieur 150 millions deurosainsi que dentreprises ctes sur le Nouveau March (voir mthodologie, page 28).</p></li><li><p>les entreprises du Nouveau March(54% en 2001) que pour les grandesentreprises. Elles sont cependantlgrement plus nombreuses quelan dernier externaliser (50% en2000). Par contre, le nombre moyende fonctions externalises passe de2,3 1,9. Ces entreprises rintgrentou crent peut-tre aujourdhui cesfonctions en interne.</p><p>Tout comme les annes prcdentes,lexternalisation concerne principa-lement les grandes entreprises : onconstate quau-del de 150 millionsdeuros de chiffre daffaires, le tauxdexternalisation augmente.Lexternalisation dpend galementdu secteur dactivit : les entreprisesdu secteur bancaire ou industriel yont plus recours que les autres. </p><p>Le cot et lefficacit sont toujoursconsidrs par les dirigeants sondscomme les principaux avantages delexternalisation, cits avec la mmeimportance que lan dernier (58%).Puis viennent ensuite galit la souplesse et la simplicit, puis la qualit et les comptences (46%chacun). De lautre ct, si le freinprincipal de lexternalisation reste lacrainte de la perte de matrise de lafonction pour 53% des dirigeants,ce pourcentage est en baisse parrapport 2000 (57%). Le cot et lesproblmes de ressources humainessont moins considrs comme desfreins lexternalisation par rapport 2000 (respectivement 23% et 16%en 2001 contre 31% et 23% en 2000).</p><p>Ces chiffres montrent que les presta-taires sont mieux arms contre cesinconvnients et que les entreprisesles craignent moins quavant.</p><p>87% des entreprises interroges sedisent satisfaites en 2001 contre97% en 2000. Ce taux restecependant trs lev et cettediminution entre 2000 et 2001 netraduit pas un mcontentement dela part des entreprises lgard delexternalisation. En effet, le niveaudexigence attendu lgard dun fournisseur pour les fonctionsexternalises est diffrent de celuiquon attend en interne pour lesmmes fonctions. Un client satisfaitattendra toujours des pointsdamlioration de ses processus.Cest dailleurs la finalit mme delexternalisation que de proposerdes axes damlioration par le suividindicateurs qualit notamment. Le taux darrt de lexternalisationde certaines fonctions montregalement que les entreprises nesont pas insatisfaites. Les grandesentreprises ne sont que 11% avoirarrt actuellement lexternalisationdune fonction (contre 13% en 2000) :ce taux reste donc trs faible. De plus, seules 6% des grandesentreprises prvoient darrterlexternalisation de certainesfonctions. Ces chiffres dmontrentdonc bien leur satisfaction lgardde lexternalisation. Le cas desentreprises du Nouveau March estdiffrent : elles sont 34% avoir</p><p>Andersen I Baromtre Outsourcing 2001 I 3</p><p>Le recours lexternalisation sembleavoir atteint un point dquilibre : le taux dquipement des entreprisesse stabilise. En effet, aprs avoirdfini lexternalisation aux dirigeantssonds comme tant la dlgationde certaines fonctions sur une durecontractuelle pluri-annuelle desprestataires de services extrieurs lentreprise, 63% dentre euxprtendent y avoir recours. Ce chiffre reste semblable celui de lan dernier : 65% en 2000.Pour les grandes entreprises, le tauxde recours lexternalisation slve 70%. Certaines dentre elles ontaugment le nombre de fonctionsexternalises (elles sont passes de2 3 parmi les 7 grandes fonctions,voir annexe page 32). Dautres aucontraire sont passes de 2 1 fonction externalise. Le nombremoyen de fonctions externalisesest sans diffrence significative parrapport 2000 (2,2 en 2001 contre2,4 en 2000 parmi les 7 grandesfonctions). Nous pensons quil fautsattendre un largissement duprimtre dexternalisation desfonctions dj externalises actuel-lement, ainsi qu une hausse dunombre de fonctions externalises(en 2001 : 4,8 fonctions externa-lises parmi lensemble des 38 sousfonctions), plutt qu une haussedu taux dquipement des entreprisesdans les annes venir.A linstar des prcdents baromtres,nous constatons un recours lexternalisation plus faible pour </p><p>Le baromtre Outsourcing a t cr par Andersen en 1999.</p></li><li><p>Les prvisions dexternalisationdans les deux annes venirconstituent un autre indicedmontrant latteinte dun quilibreau niveau du recours lexternali-sation : les entreprises sont moinsnombreuses quen 1999 et 2000 vouloir externaliser de nouvellesfonctions. Ce phnomne estparticulirement visible au sein desgrandes entreprises (proportionnel-lement plus nombreuses que lesentreprises du Nouveau March vouloir externaliser de nouvellesfonctions) : elles passent de 47% en2000 34% en 2001. Les raisonsaxes autour de la qualit et du prixdeviennent progressivement demoins en moins importantes parrapport aux raisons de flexibilit etde stratgie entre 1999 et 2001. En effet, alors que la qualit et leprix reprsentaient 55% en 1999,ces deux raisons ne reprsententplus que 43% aujourdhui. La stratgie et la flexibilit reprsentent62% des raisons cites pour lexter-nalisation de nouvelles fonctions en2001, par rapport un poids de57% en 1999. Laugmentation dupoids stratgie / flexibilit est princi-palement lie une forte hausse dela citation de la raison flexibilitsur les trois dernires annes (la raison est passe de 9% decitations en 1999 31% en 2001). </p><p>4 I Baromtre Outsourcing 2001 I Andersen </p><p>arrt lexternalisation en 2001,principalement pour des raisonsstratgiques (53% dentre elles). On peut peut-tre rapprocher ce chiffre avec la prvision darrtdonne par les entreprises duNouveau March en 2000 qui taitde 40%. L encore, linsatisfactionne semble pas tre la raison delarrt de lexternalisation puisquellessont 93% se dclarer satisfaites :ceci est peut-tre encore un signenous montrant que les entreprisesdu Nouveau March rintgrent ou crent leurs fonctions en interne.Elles ne sont plus que 22% penserarrter lexternalisation dunefonction dans les deux prochainesannes, ce qui reste tout de mmesuprieur aux grandes entreprises(6%).</p><p>Quelles sont les raisons qui poussent les entreprises externaliser ?</p><p>Quelles sont les pratiques et les tendances du march de lexternalisation en France ?</p></li><li><p>Andersen I Baromtre Outsourcing 2001 I 5</p><p>Alors quen 2001 les grandesentreprises externalisent principa-lement les fonctions informatiqueou tlcommunications (63%),distribution, logistique et transport(52%) ou services gnraux (37%),les entreprises du Nouveau Marchexternalisent principalement lesfonctions ressources humaines(56%), distribution, logistique outransport (33%) et informatique ou tlcommunications (26%). </p><p>Si nous tudions lvolution sur troisans (entre 1999 et 2001) de toutesles fonctions que les grandesentreprises externalisent actuel-lement, une certain quilibre sembleglobalement se dessiner.Lexternalisation des fonctionsmarketing / communication,production et ressources humainesest stable dans le temps : le tauxavoisine les 20%. Lexternalisationde la fonction distribution,logistique ou transport, malgr unpourcentage plus lev en 2000,reste stable sur les trois annes deltude. Nous constatons galementune stabilit de lexternalisationpour la fonction services gnraux(environ 35% des grandes entrepriseslexternalisent sur les trois derniresannes). Lexternalisation de la fonction informatique outlcommunications a lgrementaugment entre 1999 et 2001 et est aujourdhui la fonction la plusexternalise. A loppos, lexternali-sation de la fonction administrationou finance semble dcrotrelgrement entre 2000 et 2001 (de 18% 14%). Nous rappelonsune fois de plus la conclusion quimane de ces rsultats : le taux derecours lexternalisation semble se stabiliser et nous pensons queles entreprises seront amenesdemain tendre le primtredexternalisation de leurs fonctionset augmenter le nombre defonctions externalises.</p><p>La fonction informatique outlcommunications est dj bienexternalise et est aussi la fonctionque les dirigeants et directeursadministratifs et financiers prvoientdexternaliser le plus dans les deuxannes venir (35% pour lesgrandes entreprises). La fonctionadministration ou finances esttoujours crdite de la part desgrandes entreprises dune forteprvision dexternalisation : 29%pensent externaliser cette fonctiondans les deux annes venir.Dautre part et de faon subjective(sans tenir compte de la situationparticulire de leur entreprise), 41%de la totalit des dirigeants sondspensent que cette fonction sera la plus externalise lavenir. Si lexternalisation de cette fonctionreste pour linstant assez peu leve(14% des grandes entreprises), elle devrait donc crotre de faonimportante dans les prochainesannes.</p><p>Quelles sont les fonctions les plus externalises ?</p></li><li><p>6 I Baromtre Outsourcing 2001 I Andersen </p><p>22 %33 %</p><p>24 %</p><p>0 %0 %</p><p>29 %</p><p>9 %32 %</p><p>25 %</p><p>9 %13 %14 %</p><p>1999</p><p>2000</p><p>2001</p><p>Dfinition de lexternalisationIdes associes spontanment lexternalisationRponses multiples</p><p>Sous traitance</p><p>Faire faire cequon pourrait</p><p>faire soi-mme</p><p>Avoir recours un spcialiste</p><p>Se recentrer sur son mtier </p><p>de base</p><p>11 %13 %12 %</p><p>Dlgationdune fonction </p><p>84% des dirigeants ou des directeurs administratifs et financiers connaissent le termeexternalisation de faon spontane.</p><p>29% des personnes interrogesdfinissent, juste titre, lexternalisation comme la dlgation dune fonction.</p><p>Le terme externalisation est connusous de multiples appellationscomme le facilities management,loutsourcing, la gestion dlgue...Cependant, peut-on saccorder dire quil nexiste quune seule etunique dfinition de ce terme ?</p><p>Aujourdhui, 84% des dirigeantsdentreprises ou des directeursadministratifs et financiersinterrogs dclarent...</p></li></ul>