CA37 - Indication de la transplantation hépatique chez les malades coinfectés par le VIH

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    17-Sep-2016

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<ul><li><p>AFEF Communications affiches</p><p>795</p><p>AFE</p><p>F </p><p> CO</p><p>MM</p><p>UN</p><p>ICA</p><p>TIO</p><p>NS </p><p>AFF</p><p>ICH</p><p>ES</p><p>CA34INDICATION DE LA TRANSPLANTATION HPATIQUECHEZ LES MALADES COINFECTS PAR LE VIH</p><p>I Pache (1), JC Duclos-Valle (1), E Teicher (2), H Bismuth(1), D Castaing (1), D Vittecoq (2), D Samuel (1)</p><p>Les malades atteints dhpatite chronique virale et coinfectspar le VIH ont un risque plus lev dvolution vers la cirrhoseque les malades non coinfects. Depuis 1998, ces malades ontt valus dans notre centre pour transplantation hpatique.But : Dterminer quel moment de lvolution de lhpatopa-thie les malades sont adresss et leur devenir.Rsultats : Entre janvier 1998 et juin 2003, 102 maladesatteints de cirrhose secondaire une hpatite virale B, C etou/delta ont t valus dans lunit dhpatologie. Lagemoyen tait de 41,6 r 7,3 ans. Quatre vingt six (84,3 %) mala-des taient des hommes. Linfection VIH tait connue depuis11,4 r 4,3 ans. La contamination tait majoritairement secon-daire une toxicomanie. Le taux moyen de CD4 tait de389 r 298/mm3. Soixante et onze (69,8 %) malades avaient unecirrhose virale C, 21 (20,5 %) une cirrhose virale B, 6 (5,8 %)une cirrhose par co-infection B-delta, et 4 (3,9 %) une cirrhosepar coinfection BC. Trente malades (29,4 %) taient Child-Pugh A, 30 (29,4 %) Child-Pugh B et 42 (41,2 %) Child-PughC. Le score MELD moyen tait 17,6 r 6,5. Parmi les59 malades considrs comme possibles candidats pour latransplantation hpatique (TH), 17 (28,8 %, Score MELDmoyen : 23,4 r 5,7) sont dcds avant lvaluation ou en listedattente, 4 (6,8 %) sont redevenus Child-Pugh A et ont tretires de la liste dattente (aucun dcs pendant le suivi) et uncarcinome hpatocellulaire tendu a t diagnostiqu chez1 malade. Quatorze (23,7 %) malades ont eu une transplanta-tion hpatique, leur score moyen de MELD tait de 19,4 r 6,5.Vingt trois malades sont toujours en attente de transplantation.Quarante neuf (48 %) malades navaient pas les critres deTH. Les causes en taient (&gt; 100 %) : cirrhose Child-Pugh A(69,4 %), consommation persistante dalcool (24,5 %),absence de compliance (18,4 %), CHC tendu chez 5 malades(10,2 %).Conclusions : Parmi 102 malades infects par le VIH ayantune cirrhose dorigine virale, 57,8 % avaient les critres detransplantation hpatique, mais chez 29 %, lhpatopathie taittrop svre et ces malades sont dcds avant la fin de lva-luation ou en liste dattente de transplantation. Le score Meldcomme indicateur pronostique doit tre valu et probable-ment amlior pour la population des malades co-infects.Dans tous les cas les malades avec cirrhose virale doivent treadresss tt dans lvolution de leur maladie pour lvaluationde lindication de transplantation hpatique.</p><p>CA35LA TRANSPLANTATION HPATIQUE (TH) EST-ELLE UNTRAITEMENT EFFICACE DE LALCOOLODPENDANCECHEZ LE MALADE ATTEINT DE CIRRHOSE ALCOOLIQUE(CA) ? LES LEONS DUN ESSAI RANDOMIS</p><p>V Di Martino, A Braud, M Miguet, E Naudet-Collin,C Vanlemmens, MC Becker, E Monnet, S Bresson-Hadni,GA Mantion, JP Miguet, le groupe dtude Transcial</p><p>Aprs TH pour CA, une rechute de la consommation estdcrite dans prs de 30 % des cas et ses consquences sur lasurvie du greffon restent controverses. On ne connat paslimpact de la TH elle-mme sur lvolution de la consomma-tion alcoolique puisque, dans les conditions habituelles, lesmalades sont slectionns avant la TH et il nest pas possibledobserver lvolution dun groupe contrle non transplant.Un essai ayant randomis la TH contre le traitement mdicalchez des malades atteints de CA Pugh B tait loccasion idaledvaluer en analyse multivarie limpact de la TH sur lvolu-tion de la consommation dalcool.Malades et mthodes : Cent-vingt malades (77 % H, 50 ans)atteints de CA Pugh B sans CHC ni hpatite virale avaient tinclus dans 13 centres entre 1994 et 2001 et randomiss pourune TH ou un traitement mdical. La stratgie thrapeutiquedfinie par le tirage au sort pouvait tre remise en cause parlvolution des malades et, au final, 56 malades ont t trans-plants. Le suivi mdian a t de 42 mois. 106 variables relati-ves la consommation alcoolique ont t recueillies chez tousles malades linclusion et tous les 3 mois, incluant lalcool-mie et lalcoolurie systmatiques. Les analyses perprotocolede la consommation alcoolique et de la survie ont utilis lemodle de Cox dpendant du temps.Rsultats : Les malades transplants ou non taient compara-bles en ce qui concerne les donnes initiales relatives la con-sommation alcoolique : 94 % des malades taients abstinents ;56 % des malades avaient une alcoolodpendance dfinie parle DSM-IV. La rechute de la consommation a t observechez 26,8 % des greffs contre 35,9 % des malades non trans-plants (P &lt; 0,05). Dans 30 % des cas, elle ntait diagnosti-que que par lalcoolmie ou lalcoolurie. En analysemultivarie, leffet protecteur de la TH sur la consommationalcoolique tait indpendant (RR = 0,43, P = 0,036) des carac-tristiques initiales et du bras de randomisation. Les autresfacteurs indpendants associs un taux de rechute plus fr-quent taient : le sexe fminin (RR = 2,13, P = 0,034), lalcoo-lodpendance (RR = 2,30, P = 0,024), et la consommationdalcool des 12 derniers mois (P = 0,038). Les malades nonabstinents linclusion taient haut risque de mortalit pr-coce (RR = 9,99, P &lt; 0,001), qui survenait avant la TH danstous les cas. Inversement, les rechutes de consommationalcoolique navaient pas dinfluence ni sur la survie 5 ans nisur la survenue de rejet aprs TH.Conclusion : Nos rsultats indiquent un effet positif de la THsur la consommation alcoolique long terme, suggrant que laTH est un traitement efficace de lalcoolodpendance chez lesmalades atteints de CA. Ces rsultats sont de nature dfendreun recours rapide la TH chez des malades atteints dhpatitealcoolique aigu svre.</p><p>(1) Centre hpatobiliaire, EA 3541, Facult de mdecineParis Sud, (2) Unit des maladies infectieuses, Hpital PaulBrousse, Villejuif.</p><p>CHU Jean Minjoz, Besanon.</p></li></ul>

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