CO15 - L’épidemiologie et la réponse au traitement sont différentes chez les malades infectés par un VHC de génotype 4 en france et chez les malades immigrés infectés en égypte

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    16-Sep-2016

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<ul><li><p>AFEF Communications orales</p><p>769</p><p>AFE</p><p>F </p><p> CO</p><p>MM</p><p>UN</p><p>ICAT</p><p>ION</p><p>S O</p><p>RALE</p><p>S</p><p>CO15LPIDEMIOLOGIE ET LA RPONSE AU TRAITEMENT SONTDIFFRENTES CHEZ LES MALADES INFECTS PAR UN VHC DEGNOTYPE 4 EN FRANCE ET CHEZ LES MALADES IMMIGRSINFECTS EN GYPTED Roulot (1), V Bourcier (1), H Fontaine (2), F Bailly (3),L Castera (4), MP Ripault (5), R Poupon (6), F Roudot-Tho-raval (7), Groupe de lobservatoire VHC4</p><p>Introduction : Linfection par le VHC de gnotype 4 (VHC4)est frquente en gypte o le taux de rponse virologique pro-longe (RVP) obtenu aprs traitement par InterfronPgyl etribavirine (PegIFN+RBV) est lev (61 68 %). La prva-lence des malades infects par un VHC 4 en France augmentemais les donnes pidmiologiques et thrapeutiques concer-nant ces malades ne sont pas connues.Malades et mthodes : Les caractristiques pidmiologiques,histologiques et la rponse au traitement ont t compares chezdes malades infects par un VHC4 en France (groupe franais)et chez des malades immigrs infects en gypte (groupe gyp-tien) partir de donnes recueillies chez 1 596 malades VHC4suivis dans 19 centres franais entre 1995 et 2004. Parmi cesmalades, 69 % ont t contamins en France, 15 % en gypte et16 % en Afrique sub-saharienne. 617 malades du groupe fran-ais, et 198 du groupe gyptien ont eu une biopsie hpatique.Un total de 772 malades nafs a t trait : 45 % par de linterf-ron alpha seul (IFND), 18,6 % par de linterferon alpha et de laribavirine (IFND + RBV) et 34,3 % par lassociation Peg-IFN+RBV pendant 48 semaines (avec dans ce groupe, un tauxde RVP analysable pour 214 malades).Rsultats : Lge moyen tait le mme dans les 2 groupes(43,8 r 10 vs 44,7 r 10 ans). Les malades taient majoritaire-ment de sexe masculin surtout dans le groupe Egyptien (93,4et 64,6 %). Le mode de contamination tait iatrogne (traite-ment anti-bilharzien) ou inconnu dans 93 % des cas dans legroupe gyptien et une toxicomanie intraveineuse dans 56 %des cas dans le groupe franais. La dure de contaminationtait plus longue dans le groupe gyptien (27,0 r 9,8 vs20,0 r 6,5 ans). Latteinte histologique tait plus svre dansle groupe gyptien que dans le groupe franais avec un scoredactivit modre svre (Mtavir A2, A3) dans 51,3 % et37,0 % des cas respectivement, (&lt; 0,0002) et une cirrhose dans29,8 % et 10,8 % des cas respectivement (P &lt; 0,0001). Lestaux de RVP taient bas chez lensemble des malades traitspar IFN seul (5,8 %) ou par IFN+RBV (24,4 %). Le taux deRVP tait de 36,8 % chez la totalit des malades traits parPEG-IFND2b +RBV et plus lev en labsence de cirrhose(41,7 % vs 24,3 %). Aprs ajustement en fonction de lexis-tence ou non dune cirrhose, le taux de RVP tait significative-ment plus lev dans le groupe gyptien que dans le groupefranais : 57,0 % vs 39,4 % en labsence de cirrhose et 38,1 %vs 15,4 % en cas de cirrhose (Mantel-Haenszel test, P &lt; 0,04).Conclusion : Bien que latteinte histologique hpatique soit plussvre chez les malades infects en Egypte, le taux de RVPaprs PEG-IFND2b et ribavirine est plus lev dans ce groupe.Une infection par des sous-types diffrents de VHC4 ou des fac-teurs gntiques pourraient expliquer cette diffrence.</p><p>CO16IMPORTANCE CLINIQUE ET THRAPEUTIQUE DES CO-INFECTIONS VHB OCCULTES AU COURS DES HPATITES CCHRONIQUESS Mrani (1), O Guillaud (1), S Borghi (2), MA Trabaud (3),P Chevallier (3), P Zoulim (1, 2), C Trpo (1, 2), I Chemin (1)</p><p>Des tudes rcentes ont montr, chez des malades ayant unehpatite C chronique, lexistence de co-infections VHBoccultes (HBsAg -/ADN VHB +) des prvalences variablesen fonction de la sensibilit des tests utiliss et de lendmicitde linfection VHB dans la population tudie. Lobjectif denotre travail tait de dterminer la prvalence de linfectionVHB occulte en France et dtudier son impact sur lvolutionde lhpatite C et la rponse au traitement. Les srums de203 malades suivis pour une hpatite C chronique et sans AgHBs dtectable ont t analyss par des techniques de nested PCR utilisant des amorces dont les squences sontlocalises dans des rgions conserves au niveau des gnes S etX du VHB. Aprs transfert et hybridation avec une sonde sp-cifique des produits de PCR, 47 (23 %) des malades se sontrvls positifs pour lADN du VHB. La ralisation dune PCRquantitative (Light Cycler) a permis de confirmer dans tous lescas la positivit de lADN du VHB avec des charges viralestrs basses dont la mdiane est de 2,7 103 copies/mL (extrmes102 104). Lanalyse des donnes clinico-pidmiologiques,biologiques et histologiques de ces malades en comparaisonavec ceux des malades nayant pas du VHB occulte, a montrquil ny avait pas de diffrence significative au niveau delge, du sexe ratio, de la frquence des anticorps anti HBc etdu gnotype du VHC (P &gt; 0,05). La charge virale du VHC a tretrouve sensiblement plus importante dans le cas de la co-infection avec le VHB occulte, suprieure 800 000 UI/mLdans 60 % des cas (P &lt; 0,005). Les lsions histologiques, clas-ses selon le score de Mtavir, taient plus svres chez lesmalades avec VHB occulte dont 60 % (28/47) taient au stadeF3-F4 contre 33 % (52/156) des malades ayant une hpatite Cchronique seule (P &lt; 0,05). Ltude de la rponse la fin dutraitement antiviral avec IFN et/ou Ribavirine a montr unemoins bonne rponse au traitement en cas de co-infection VHBocculte (diffrence significative variant de 30 % 49 %)(P &lt; 0,05), ceci, indpendamment du gnotype du VHC et desa charge virale. Ces rsultats suggrent que la prsence duVHB occulte est frquente en France chez les malades suivispour hpatite C chronique quelle nest pas corrle la pr-sence des Ac Anti HBc. Malgr la faible quantit dADN VHBobserve, elle semble jouer, dune part, un rle important danslacclration et laggravation des lsions hpatiques, et dautrepart, elle est responsable dune moins bonne rponse au traite-ment antiviral.</p><p>(1) Services dhpato-gastroentrologie, Hpital JeanVerdier, Bondy, (2) Hpital Necker, Paris, (3) Hpital HtelDieu, Lyon, (4) Hpital Saint Andr, Bordeaux, (5) HpitalBeaujon, Clichy, (6) Hpital Saint Antoine, Paris,(7) Dpartement de sant publique, Hpital Henri Mon-dor, Crteil.</p><p>(1) INSERM U271, Lyon F, (2) Htel Dieu, Lyon, (3) UCBL,Lyon.</p></li></ul>

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