Conjonctivite de Parinaud et tularémie : une étiologie rare à ne pas méconnaître

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    30-Dec-2016

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<ul><li><p>P O S T E R N 43 </p><p>Conjonctivite de Parinaud et tularemie : une tiologie rare &amp; ne pas m connaTtre. R. CEVALLOS*, E. VIDAL*, V. LOUSTAUD*, M. CRANSAC*, F. LIOZON*, P. WEINBRECK* </p><p>I 1 Tularemia oculoglandular is not common. We present a case with purulent conjonctivitis (Parinaud conjonctivitis) and swollen pre-auricular lymph nodes. The transmission was made by contaminated fingers. Avec la yersiniose, la maladie des griffes du chat et la sarco'fdose, la tular~mie peut ~tre rarement a I'origine d'une </p><p>conjonctivite de Parinaud. Nous rapportons ici un cas de cette forme oculo-ganglionnaire. </p><p>O b s e r v a t i o n : </p><p>M. D .... 18 ans, vivant en Haute-Vienne, sans ant~c6dent m~dical, et dont I'activit~ professionnelle consistait en la manipulation de bois forestier tr~s habit~ par les 6cureuils, est hospitalis~ dans le service pour fievre et conjonctivite purulente apparues une dizaine de jours auparavant. </p><p>L'examen &amp; I'entr6e retrouve une fi~vre en plateau &amp; 39 C, une asth~nie importante, une conjonctivite de I'oeil droit avec deux micro-abc6s blanch&amp;tres dans le sac conjonctival inf~rieur ; il n'y a pas d'ulc6ration corn~enne. II s'y associe une volumineuse ad~nopathie (4 x 5 x 3 cm) pr6-auriculaire droite, fluctuante. Le reste de I'examen clinique est normal. </p><p>La premiere s~rologie de tular6mie, pratiqu~e 5 jours apr~s son admission, est positive au 1/32 (fixation du compl#ment). Elie deviendra positive au 1/128, 15 jours plus tard. </p><p>Le traitement a consist~ en 21 jours de Cyclines, associ~es pendant les 8 premiers jours &amp; un Aminoside. L'~volution a 6t~ totalement favorable en 15 jours, sans aucune rechute, avec un recul de 11 mois. </p><p>D i s c u s s i o n </p><p>La Iocalisation oculo-ganglionnaire de la tular~mie est rare (1 a 5 %) de I'ensemble des formes cliniques. </p><p>Chez I'homme, la porte d'entree est repr~sentee par la peau et les muqueuses ; 10 &amp; 50 bacilles inject6s en intradermique suffisent &amp; d~clencher la maladie alors qu'il en faut au moins 100 millions pour une porte d'entree orale. </p><p>L'inoculation de la conjonctivite se fait avec les doigts contamin~s, soit de fa~on directe (contact avec I'animal), soit de fagon indirecte comme ceci semble ~tre le cas dans notre observation. </p><p>Le r~servoir de germes est animal. En France, le lievre repr~sente a lui seul plus de 85 % du r~servoir ; neanmoins, d'autres rongeurs sauvages peuvent ~tre en cause : les campagnols, les souris et les 6cureuils. Aux USA, les tiques semblent jouer un rSle non n~gligeable. </p><p>Le diagnostic est difficile et I'absence d'isolement bact~riologique ne I'~limine pas. </p><p>Le traitement repose sur I'antibioth~rapie associant Aminosides et Cyclines. </p><p>* Service de M6decine Interne, H#matologie clinique, Maladies infectieuses ; CHRU ; 87042 LIMOGES C#dex. </p><p>199t - Tome XII Bulletin de la SNFMI N 25 </p><p>S 165 </p></li></ul>

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