COURS N°5 LA SOCIETE DES PEURS ET DES PRECAUTIONS

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  • COURS N5 LA SOCIETE DES PEURS ET DES PRECAUTIONS.
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  • La socit des peurs et des prcautions. Principes de prcaution, qute du zro dfaut, mdiatisations ngatives, effets non matrisables, les raisons des tensions et des crises se sont amplifies et multiplies. Les entreprises et les marques faisant partie de la vie des gens, elles font aussi largement la une des mdias : tous responsables .
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  • La socit des peurs et des prcautions. La socit de mdiatisation, la distanciation des liens, la crise de confiance deviennent des prils pour les entreprises, pour leurs secrets, pour leurs stratgies. La gestion du risque devient une priorit de communication (rappel de modles pour lautomobile, stratgies de prvention, crises drapages verbaux tels Guerlain).
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  • Le boycott de Lipton: quand un incident local devient un vnement national dont la porte peut largement tre amplifie si les organisations classiques apportent un soutien, un booster .
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  • La crise de Guerlain : une dclaration stupide, un relais mdiatique fort, une amplification trs motionnelle, un appel au boycott particulirement gnant pour la marque.
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  • Limage des banques fait face aujourdhui une crise en particulier smantique. Quand on aborde le sujet on souligne: crises, drames, vols, escroqueries, bonus des traders, planques tout ce qui exacerbe lmotion.
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  • Face aux attaques violentes qui misent sur le drame, la peur, le sentiment dinjustice, une dmarche des banques qui appellent la rflexion, la rationalit, lanalyse Bonne Chance!
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  • La politique de vaccination, la crise du H1N1: les frayeurs, le bouche--oreille, les communications incontrles ont cass la dynamique sanitaire mise en place par ltat
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  • Le principe de prcaution est un des quatre principes fondateurs du droit europen de l'environnement et il est inscrit larticle 174 du Trait. Il est mentionn mais n'est pas dfini. La Cour de Justice a eu l'occasion d'en faire l'application notamment pour les questions de sant pour les affaires relatives lencphalite spongiforme bovine : () il doit tre admis que, lorsque des incertitudes subsistent quant l'existence ou la porte de risques pour la sant des personnes, les institutions peuvent prendre des mesures de protection sans avoir attendre que la ralit et la gravit de ces risques soient pleinement dmontres. Les choses sont simples et relvent du bon sens : les institutions peuvent juridiquement se fonder sur des informations scientifiques imparfaites pour agir.
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  • La socit des peurs et des prcautions. Cette crise permanente qui amplifie les peurs et renforcent les tensions provient aussi dun double mouvement enregistr depuis 20 ans et qui semble samplifier: - La socit de la complexit et qui rend toujours plus difficile la comprhension des mcanismes, des solutions (cf. crises rcentes). Lincomprhension favorise la crainte. - Le morcellement de nos socits ( tribus , groupes et appartenances, modes et styles, tendances et identits) rend galement plus difficile la saisie simple du monde .
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  • La socit des peurs et des prcautions. La gestion des crises touche aussi la vision de lentreprise, la ralit de ses valeurs (relles, contrles, imaginaires) limpact de ses discours, la multiplicit des dangers. Dans une socit qui multiplie les risques de crise, linterne de toute entreprise devient lenjeu principal (source de dfense, source de dmotivation, source de mobilisation).
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  • Donc Nouvelle dfinition de lEtat : la garantie bienveillante contre toutes les exagrations possibles de la sphre prive et donc une sorte de garantie du non risque. Perception dominante de lentreprise: par nature goste donc dfiance et encore plus vis- -vis de ses prises de parole (cf. sondages trs mauvais sur la confiance dans les entreprises).
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  • Donc Recadrage du consommateur: seul, affaibli, victime, il se considre plus en conflit avec les marques, leurs produits, leurs services. Sa meilleure dfense cest lattaque, la mfiance. Les ingrdients sont prsents pour accrotre les oppositions, contestations, judiciarisation des relations commerciales => besoins accrus de communications tournes vers les cibles leviers (stakeholders) et plus seulement les seuls clients acheteurs de biens ou de services.
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  • Dans une socit de la connaissance, de linformation et de la communication, la peur de la perte de contrle samplifiera les bnfices des TIC se traduisant par des risques potentiels accrus.
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  • Une socit de la peur et des prcautions stimule par les mdias, les leaders dopinion, de nouvelles tendances socioculturelles.
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  • Une socit qui cherche se faire peur, qui contre ses angoisses ou qui bnficie de professionnels qui savent les faire fructifier: srial killers, polars, sries morbides La peur se vend trs bien.
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  • Donc une socit qui se fait peur par ses mdias, crant lamplification de la frayeur collective, lexemple de la TV.
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  • Le dbat laisse souvent la place aux motions, aux sentiments, au refus dcouter les arguments (de part et dautre) conduisant des rflexes de plus en plus instinctifs.
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  • Tsunami 2004, une panique, une motion mondiale. Leffet mdiatique est proportionnel au drame.
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  • 2011. Le drame 10000 kms de lEurope va au-del de lmotion et relance le dbat sur le nuclaire avec des consquences quon ne mesure pas. Lmotion triomphe de la raison, la peur de la confiance.
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  • La diffusion des peurs collectives, ainsi dans le cas de catastrophes ariennes, prend des proportions inverses la ralit, savoir une baisse continue du nombre de morts Mais la puissance mdiatique, lampleur des motions collectives et la mfiance envers les raisonnements, conduit une peur sans raison. Ce qui vaut pour les catastrophes a les mmes effets pour les risques alimentaires, les problmes poss par des produits dfaillants ou des risques sanitaires.
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  • Des risques amplifis pour les marques. Dans cette socit marque par le retour des peur collectives et limportance donne lexigence de prcautions, se sont les marques qui risquent dtre plus menaces. Elles ne pourront pas compter sur la comprhension des publics, des mdias, des concurrents directs ou indirects, des distributeurs, au contraire mme
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  • zro dfaut, une obsession collective qui cre plus de tensions, dobligations, de stress social et qui samplifiera dans le futur, facteur premier dintolrance.
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  • Des risques amplifis pour les marques. Les entreprises sont prises dans la thorie du chaos. Tout ce qui se passe dans nimporte quel coin du monde peut avoir des consquences immenses. Les entreprises sont prises au pige de la reprsentativit. Chaque employ est un reprsentant de lentreprise et ses erreurs peuvent retomber sur lensemble.
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  • Paradoxe des annes futures, jamais les grandes entreprises nont t aussi fortes, les multinationales aussi puissantes, et pourtant, jamais elles nont t aussi sensibles au moindre grain de sable local, sectoriel, personnel.
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  • Quand un seul trader peut littralement dtruire lune des plus grands banques europennes.
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  • Nous entrons largement dans un monde fait de rumeurs, de fausses informations, de forums manipuls, de triches et de mensonges, de procs, amplifis par les TIC.
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  • Lectures recommandes. La distinction des notions de peur, dangoisse, dinquitude, et le rapport la socit: http://www.communication-sensible.com/ download /La-societe-de-la-peur-et-du-risque.pdfhttp://www.communication-sensible.com/ download /La-societe-de-la-peur-et-du-risque.pdf La socit de prcaution www.lepoint.fr texte de Nicolas Baverez.www.lepoint.fr Rumeurs : Le plus vieux mdia du monde de Jean-Nol Kapferer (Poche - 20 janvier 2010) Plus dune dcennie mais une analyse toujours aussi juste mme si les outils actuels ne peuvent quamplifier les risques. Rumeurs : Le plus vieux mdia du monde