JAMES JACKSON - .5 toujours éé militaires, du moins celle qui est en projet. Enfin mon ï adresse

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    JAMES JACKSON

    ET SES FILS

    NOTICE

    SUR LEUR VIE ET SUR LES TABLISSEMENTS QU'ILS ONT FONDS OU DIRIGS

    EN FRANCE

    PARIS

    1893

    640

    Paris. - Typ. Chamerot et Renouard, 19, rue des Saints-Pres. - 30042.

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    TABLE DES MATIRESAVANT-PROPOS.CHAPITRE PREMIERLa famille Jackson en Angleterre. p1- 6 CHAPITRE IISon Arrive en France, 25 octobre 1814. p7 - 12CHAPITRE IIILa Fabrique de Trablaine,1815-1818 . p13 - 18CHAPITRE IVLe Procs Robin, Peyret et Cie, 1818-1826. p19 - 32CHAPITRE VLa Fabrique de Monthieux,1819 p33 - 35CHAPITRE VILa Fabrique du Soleil, 1820-1830. p36 - 45

    CHAPITRE VIILa famille Jackson au Soleil, 1820-1830. p 46 - 57CHAPITRE VIIIL'Association entre William, John et Charles Assailly, 1830 -1er fvrier 1839 p59- 65CHAPITRE IXLa socit Jackson frres Assailly, 1er fvrier 1839 -1er fvrier 1851 p66 - 881er. - Les quatre frres associs. .2. - La retraite de John (1848) et celle de James (1851)CHAPITRE XL'Association entre William et Charles Assailly, 1er fvrier 1851-1er janvier 1853 p89- 93CHAPITRE XILa socit Jackson frres et Cie, Assailly, 1- janvier 1853 -1er, juillet 1854 p94- 99CHAPITRE XIILa socit Jackson frres, Petin, Gaudet et Cie, 1er juillet 1854- 24 mars 1857 p100 - 114CHAPITRE XIIILes socits en participation; p115 - 1311er - La Terrasse et Pont-Salomon, 1839-1851 2 - Hrimoncourt et Pont-de-Roide, 1842-1857CHAPITRE XIVJohn et James aprs leur retraite d'Assailly p132 1421er. - John, 1851-1856 . 2. - James et son fils Saint-Seurin, 1851-1861*CHAPITRE XVLa famille Jackson Assailly,1830-1856 p143 160PICES JUSTIFICATIVESI. Lettre du comte Chaptal M. James Jackson, du 26 avril 1815 p161II. Premire circulaire de MM. Jackson pre et fils, du 1er juin 1816 p162III. Acte de socit Robin, Jackson et Cie, du 2 aot 1817 p163IV. Arrt de la Cour d'appel de Lyon, du 8 mai 1836 p166V. Description des procds de la fabrication de M. Jackson en vue p173

    d'obtenir un brevet d'importation, 9 novembre 1818.VI. Tableau des ventes des aciers de MM. Jackson, de 1823 1854. p178 .

    . .VII. Acte de socit Jackson frres, du 1 juin 1840. . . . . . . . . . . p180 VIII. Liste des fabricants d'acier fondu dans l'arrondissement p183

    de Saint-tienne, en 1844, et de ceux qui avaient cesscette fabrication la mme poque.

    IX. Extrait du numro de la Gazelle les Tribunaux,du 30 aot 1855, p188relatif au procs des Mottetires.- Lettre de M. l'avocat-gnral Falconnet M. W. Jackson, du 6 novembre 1855.

    X. Liste des rcompenses accordes p194MM. Jackson comme fabricants d'acier

    XI Gnalogie de la famille Jackson p196 XII Plan d'Assailly en 1852 p58CORRECTIONS ET ADDITIONS

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    JAMES JACKSON ET SES FILSPage 01

    AVANT-PROPOS

    Cette notice n'est pas destine la publicit : elle est faite pour mes parents et pour les amis de ma famille.

    Je l'ai compose l'aide des documents laisss par mon grand-pre, des papiers et de la correspondance de mon pre. J'ai puis aussi dans les divers ouvrages o il est question des Jackson. Mais je n'ai pas consulter les archives d'Assailly, ni celles de Saint-Seurin aujourd'hui dtruites. Si donc mon travail n'est pas aussi complet que je l'eusse voulu, du moins il l'est autant que cela m'a t possible et il a le mrite de l'exactitude.

    tranger la fabrication de l'acier, puisque mon pre a quitt Assailly bien avant que je fusse en tat de prendre pour ma part la suite de ses affaires, je n'ai pas la prtention d'tudier un point de vue technique les perfectionnements et les accroissements que l'industrie de l'acier doit MM. Jackson, notamment celle de l'acier fondu qu'ils ont introduite en France. Nanmoins celle tude, si modeste et insuffisante qu'elle soit, fera connatre d'une faon sommaire la marche dePage 02leurs oprations et les rsultats considrables tous gards qu'ils ont fini par obtenir.

    Elle montrera aussi par des exemples vivants ce que peuvent le travail, la persvrance, l'intelligence, guids par l'honneur et fconds par l'union : les fils de James Jackson ont t, dans la meilleure acception, de ce terme que les Anglais emploient non sans une lgitime fiert, des self made men c'est- -dire des hommes qui se sont fait leur position eux-mmes.

    Quant moi, lun des hritiers de leur nom, j'ai cru juste et utile que leur souvenir se perptut dans une famille tous les jours plus nombreuse et plus loigne de son origine.

    Je destine en particulier la trop courte biographie de mon pre mes enfants et petits-enfants, l'ducation morale desquels elle profitera. lis suivront, en effet, presque pas-- pas, dans les pages qu'on va lire, la vie sans tache, toute de labeur et de bont, d'un homme dont je rvre et chris la mmoire. Puissent-ils en quelque mesure marcher sur ses traces!

    W. F. JACKSON.Paris, 17, avenue d'Antin.Le 6 juillet 1893.

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    Page 1

    JAMES JACKSON ET SES FILS

    CHAPITRE PREMIER

    La famille Jackson en Angleterre

    Mon arrire-grand-pre, Joseph Jackson, est n en 1735. Il fit le commerce Blackburn (ville d'Angleterre 37 kilomtres sud-est de Lancastre, connue pour ses grandes fabriques de tissus de coton), puis se retira comme gentleman farmer, Ribbleton, prs de Preston ( 3 kilomtres sud de Lancastre), aprs avoir ralis une fortune trs honnte. Il tait frugal et temprant et ne buvait que de l'eau ; il conserva toutes ses facults jusqu' sa mort. Il se maria quatre fois : la dernire fois il pousa, le 4 dcembre 1805, g de soixante-dix ans, une veuve de quarante ans qui avait eu douze enfants ; elle vivait encore en 1841 Lancastre. Particularit curieuse : M. Joseph avait autrefois refus de consentir au mariage de l'un de ses fils, mon pre ne dit pas lequel, avec

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    cette dame, alors qu'elle tait jeune fille. Il n'est pas trs tonnant, surtout si c'est de sa quatrime femme qu'il eut son dernier fils, qu'une diffrence de cinquante ans existt ainsi entre le premier elle dernier enfant de mon arrire-grand-pre. Il mourut le 44 fvrier 1813 (1) (mon pre dit : quatre-vingt-trois ou quatre-vingt-quatre ans), Lancastre o il est enterr. Son pre tait trs corpulent voil tout ce que je sais de ce dernier.

    Combien Joseph laissa-t-il d'enfants ? Mon pre en cite trois par rang d'ge : Mary, dont le second mari, Roger Wood, exerait un commerce modeste. Elle-mme en 1825, tant sans doute dj veuve, exploitait Blackburn une fabrique de calicots qui lui appartenait et dont l'importance ne devait pas tre trs considrable. Elle mourut dans cette ville le 22 septembre 1828 sans postrit, laissant ses biens son frre James.

    Celui-ci tait le second (?) enfant de Joseph j'en reparlerai plus loin. Le dernier s'appelait William, dont mon pre dit seulement qu'il vivait Lancastre en 1841 et qu'il avait hrit par testament de la fortune de Joseph Jackson.

    J'ai lieu de croire que celui-ci avait encore un fils qui a appartenu l'arme anglaise. Je possde eu effet le brouillon d'une lettre crite trs probablement en janvier 1818 par

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    mon grand-pre, James, une nice il se proccupe vivement d'un projet d'expdition que va excuter le pre de celle-ci, qu'il appelle plusieurs reprises : le gnral, mon frre. Il parat avoir beaucoup d'affection et d'estime pour ce frre. Des renseignements pris rcemment au War Office me font croire qu'il s'appelait Alexander Cosby Jackson ; que c'est lui qui a t nomm enseigne au 27e rgiment d'infanterie le 25 juin 1789 ; lieutenant dans le mme corps le 30 novembre 1791 ; capitaine le 19 mars 1794 dans un corps indpendant et quelques mois aprs dans le 94e d'infanterie ; major le 23 dcembre 1795 d'abord au mme rgiment, puis au 40e, ensuite au 67e de la mme arme ; lieutenant-colonel brevet le 1er janvier 1801, puis au 66e d'infanterie ; colonel brevet le 25 juillet 1810 ; major gnral le 4 juin 1813 ; enfin lieutenant gnral le 27 mai 1825. Il est mort en 1827.

    La lettre de mon grand-pre dont j'ai parl plus haut semble indiquer que le gnral a rempli dans le nord de l'Afrique diverses missions dont la nature m'chappe, mais qui n'ont pas

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    toujours t militaires, du moins celle qui est en projet. Enfin mon aeul adresse sa lettre sa nice Asuncion, et y parle d'un jeune Pepe, diminutif espagnol de Joseph, peut-tre son neveu : d'o je conclus que le gnral avait pous une espagnole. J'ajouterai pour confirmer mes suppositions que j'ai reu il y a quelques annes une lettre d'un ex-gnral de brigade espagnol, M. Enrique Jackson Lopez, qui, aprs avoir pris, me disait-il, des renseignements, m'assurait qu'il y avait un lien de parent entre nous. Aprs la dcouverte toute rcente de la lettre de 1818, j'ai voulu m'assurer du fait ; mais je n'ai plus reu de nouvelles de ce parent suppos.

    C'est de la troisime femme de Joseph Jackson, morte le

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    22 septembre 1805 Lancastre, qu'est n en 1771 (2) mon grand-pre, James. Il tait issu, dit-il dans un mmoire dont je parlerai plus loin, d'une famille respectable et hrita d'une fortune mdiocre (sans doute celle de sa mre). Il reut une instruction solide mais non brillante, qui avait surtout pour objet les mathmatiques et les sciences naturelles. A l'ge de dix-huit ans, il dbuta comme commis chez Dilworth et Hargreaves, banquiers et commerants Lancastre ; deux ans aprs ceux-ci lui confirent la direction de 13 vaisseaux qui transportaient des marchandises dans diverses parties du monde ; il eut plus tard la surveillance d'une manufacture comprenant des fours et des forges pour fabriquer des fers fins avec des minerais tirs du Lancashire et du Cumberland.

    En 1793, ayant environ vingt-deux ans, il pousa Eccles Elizabeth Stackhouse, de Giggliswick (Yorkshire), ne Birmingham en 1776 de William Stackhouse et d'Ann Dowbiggin, morte asthmatique Plymouth le 17 novembre 1810 soixante-sept ans. Elizabeth avait comme sa mre au-dessus du front la mche blanche qui caractr