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J’AI L’aventure mystérieuse LU L'énigme des Andes Les pistes de Nazca la bibliothèque des Atlantes ROBERT CHARROUX Pietra gravée attribuée aux Atlantes (4 siècles av.J.C), Découverte par le Dr Cabrera et Robert Charroux. 1

L Enigme Des Andes - Robert Charroux

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Text of L Enigme Des Andes - Robert Charroux

  • JAI Laventure mystrieuse LU

    L'nigme des Andes

    Les pistes de Nazca la bibliothque des Atlantes

    ROBERT CHARROUX

    Pietra grave attribue aux Atlantes (4 sicles av.J.C), Dcouverte par le Dr Cabrera et Robert Charroux.

    1

  • Laventure mystrieuse

    ROBERT CHARROUX

    L'nigme des Andes

    Les pistes de Nazca la bibliothque des Atlantes

    ditions J'ai Lu A 399****

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  • ROBERT CHARROUX

    L'nigme des AndesLes pistes de Nazca

    la bibliothque des Atlantes

    Alors que depuis des dcennies dj Robert Charroux explorait les grands sites archologiques du monde et que ses livres bravaient la Science et l'Histoire officielles, c'est en 1973 qu'il devait recevoir la rvlation la plus bouleversante de sa vie.

    Cette anne-l, au Prou, il dcouvre quelque vingt mille pierres, vieilles de plusieurs millnaires. Et ces pierres sont graves non de signes mystrieux mais de scnes immdiatement identifiables : savants arms de loupes ou de tlescopes, mdecins pratiquant une greffe du cur, une csarienne, cartes des ocans et du ciel... Comme en une immense; bibliothque sont rassembles l les connaissances extraordinairement avances de nos Anctres Suprieurs, venus, selon Charroux/ du lointain espace...

    "Tout ce qui tait cach est dvoil ou se dvoile au fil des jours, conclut l'auteur, car nous sommes l'aube de l'Apocalypse de l'Occident: les hommes lucides doivent en prendre conscience."

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  • ROBERT CHARROUX

    UVRES

    TRSORS DU MONDE J'ai Lu A 190**

    HISTOIRE INCONNUE DES HOMMES DEPUIS CENT MILLE ANS J'ai Lu A 372****

    LE LIVRE DES SECRETS TRAHIS J'ai Lu A 378****

    LE LIVRE DES MATRES DU MONDE J'ai Lu A 382****

    LE LIVRE DU MYSTRIEUX INCONNU J'ai Lu A 386****

    LE LIVRE DES MONDES OUBLIS J'ai Lu A 393****

    LE LIVRE DU PASS MYSTRIEUX J'ai Lu A 398****

    L'NIGME DES ANDES J'ai Lu A 399****

    ARCHIVES DES AUTRES MONDES

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  • Tout ce qui est aprs est comme ce qui est avant.Ce que nous pouvons comprendre est sans saveur et sacrilge.

    Ce sont les archologues sauvages, les thses aventureuses dnigres par les pontifes qui font connatre la prhistoire au grand public et qui ouvrent les portes du monde ancien inconnu.

    ditions Robert Laffont, S.A., 1974

    Jai lu 399

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  • TABLE DES MATIRES

    Prface 7

    1. Le secret du docteur Cabrera 8 La greffe du cur en 14 images 32

    2. La conjuration des bien-pensants 50 3. Le legs des Atlantes 594. Les 32000 messages d'Acambaro 80 5. De l'histoire la lgende 906. La saga de Samirza l'Extraterrestre La Sierra du Silence 1097. La Nazca vue du ciel 1198. La Nazca au sol 1329. Les temps d'apocalypse 15010. Cosmogenses antiques et fins de mondes 16911. L'initiation et le mystrieux inconnu de la vie 17612. Phnomnes tranges entre ciel et terre 191 13. OVNI : affaire srieuse 202

    Biographie de Robert Charroux 218

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  • PREFACE

    L'homme est de glace aux vrits, il est de feu pour les mensonges , a dit La Fontaine.

    Certes, il faut se mfier de ce que l'on nomme, le plus souvent la lgre, vrit, vidence, surtout quand il s'agit de philosophie, de croyance ou de religion; certes, le mensonge n'est pas, par essence, hassable et malfique, sinon il faudrait brler les potes, les romanciers, chasser les rves et affronter avec un cur et des yeux consterns une existence que l'erreur et l'imagination savent nous rendre agrable ou possible.

    En fait, l'homme a l'heureux privilge de ne pas savoir distinguer le mensonge de la vrit et de plus sages que nous n'ont jamais cru ni l'un ni l'autre mais plutt un reflet, seulement perceptible par l'esprit, que Bouddha appelait la maya, l'illusion.

    Pourtant, sur le plan des activits et des rapports humains il a bien fallu inventer des significations des mots destins fixer une apprciation et appeler vrit ce qu'il convenait de concevoir comme authentique selon nos sens et notre intellect.

    C'est dans cette optique que nous avons toujours affirm l'authenticit de Glozel et, de mme, nous affirmons que notre dcouverte de la Bibliothque primhistorique d'Ica est relle, que les photos que nous publions ont t faites dans le sanctuaire du docteur Cabrera, Plaza de Armas, Ica, que les pierres existent par milliers avec des gravures trs anciennes que cent tmoins ont dj pu expertiser.

    Ces pierres seront prsentes au public ds qu'un accord aura t sign entre le Dr Cabrera et le gouvernement pruvien.

    Nous rputons malhonntes tous ceux qui auraient le mauvais esprit ou la mauvaise foi de douter de l'existence et de l'antiquit de ces pierres graves.

    Elles apportent une vritable rvolution dans l'histoire des hommes en dmontrant que la prhistoire et que la protohistoire enseignes de nos jours sont truffes d'erreurs et d'invraisemblances.

    Pourtant, nous nous doutons que la Conjuration ne voudra pas admettre ses errements, qu'elle contestera la nouvelle vision du pass que nous proposons partir, non pas de spculations hasardeuses, mais de documents palpables et millnaires.

    Si tel tait le cas, il appartiendrait nos lecteurs de juger en connaissance de cause.

    R.C.

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  • 1.

    LE SECRET DU DOCTEUR CABRERA

    II y a un demi-sicle, le colonel anglais James Churchward assura qu'il avait dcouvert en Inde un monastre o se trouvaient des tablettes naacales rvlant le mystre de la cration et des civilisations humaines depuis 200000 annes. Les documents taient entreposs dans un temple dont, malheureusement, Churchward ne voulut pas localiser l'endroit, pas plus qu'il ne daigna montrer la moindre tablette l'appui de ses dires, si bien que l'on fut oblig de le croire sur parole !

    Logiquement, les archologues nirent l'authenticit de la dcouverte et l'on ne peut leur donner tort, mme si le sympathique colonel tait de bonne foi, ce qui n'est nullement exclu. Or, voil que nous-mmes avons fait une trouvaille analogue; 11000 15000 pierres graves, entreposes dans le muse secret d'un chirurgien d'Ica au Prou, et qui content l'histoire du monde depuis cinquante millions d'annes. Des pierres graves qui, sans l'ombre d'une interprtation douteuse, ressuscitent, par des images bien dessines, dtailles, prcises, la vie des grands sauriens de l'poque secondaire et d'une humanit savante en chirurgie, en mdecine, en gographie, en technique et dans la plupart des sciences que nous tudions de nos jours.

    Mais, contrairement Churchward, nous disons o se trouvent ces documents extraordinaires et tout le monde peut, d'ores et dj, avec l'autorisation du lgitime propritaire, les voir, les toucher, les expertiser.

    En bref, nous apportons les preuves de l'authenticit de la dcouverte, TOUTES LES PREUVES!

    27 avril 1973 apocalypse sur la pampa

    Imaginez Howard Carter, lord Carnarvon et Lacau dans la Valle des Rois, pntrant pour la premire fois depuis 3 300 ans dans la crypte de Tout Ankh Amon, et vous aurez quelque ide de l'aventure que nous avons vcue la fin d'avril 1973, au Prou, entre le Pacifique et la cordillre des Andes.

    Nous aussi avons pntr dans l'antre d'Ali Baba o s'accumulaient des merveilles, infiniment plus anciennes que les chars, les sarcophages, les amulettes et les momies du Second Empire thbain, et infiniment plus riches d'enseignements !

    Quand ils dcouvrirent la Bibliothque prhistorique de la grotte de la Marche, Lussac-les-Chteaux (Vienne), Lon Pricard et Stphane Lwoff durent ressentir cette ivresse sacre, ineffable, qui porte vouloir marcher sur les eaux, voler dans les airs, traverser les paisses murailles.

    C'est cet tat second qui nous envahit quand nos regards embrassrent l'immense dpt de livres de pierre que le dcouvreur, le Dr Javier Cabrera Darquea, avait patiemment amasss dans son muse secret Ica, au Prou.

    C'tait le 29 avril 1973, 17 heures, une date qui restera jamais grave dans l'histoire de nos expditions travers le monde.

    Et pourtant, nous venions d'accomplir plus de 20000 kilomtres pour explorer des sites qui hantent l'imagination des chercheurs : l'le de Pques aux six cents statues gantes, Tahiti,

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  • Huahin dont les maraes sont les anctres des ahus pascuans... Mais ce qui nous attendait Ica dpassait en splendeur les monolithes d'Hangaroa et les entablements de pierres grises o vont flirter les belles Tahitiennes.

    Et nous tions les premiers tres de l'Ancien Monde dcouvrir les milliers de pierres graves 10000, 50000 ou 100000 ans avant notre re, et mme 60 millions d'annes auparavant selon le Dr Cabrera.

    Un hasard providentiel ressemblant fort un miracle nous avait mis sur la voie merveilleuse alors que, sur la pampa de Nazca, nous effectuions des reconnaissances et des relevs des pistas et des dessins. Yvette Charroux cherchait des huacos poteries peintes anciennes dont les dbris parsment certaines zones de la pampa, prs des clbres tracs. On tait le 27 avril, et elle avait l'intention de nous les offrir deux jours plus tard, pour la Saint-Robert!

    Nous devions, pour cette fte, avoir un meilleur cadeau que des tessons de pots, fussent-ils fleuris d'antiques figures peintes par les Incas !

    En compagnie de notre guide Edmond Wertenschlag, de Lima, de notre chauffeur inca, le gentil Emilie, et de l'obligeant ingeniero agronome Alain Elias, d'Ica, nous essayions d'identifier un grand dessin d'oiseau quand Alain Elias entrebilla la porte de l'univers interdit!

    Ce fut pour nous comme un coup de tonnerre de l'Apocalypse.

    Les cavernes secrtes du docteur Cabrera

    Senor, dit-il, il y a Ica un homme extraordinaire dont vous devriez faire la connaissance. Il possde un muse de pierres graves qui, sans nul doute, est unique au monde.

    Des pierres graves de signes ? Non, seor : les gravures reprsentent des animaux, des hommes et des scnes de

    la vie quotidienne ou scientifique depuis la plus haute antiquit... depuis l're secondaire ou tertiaire, si je ne me trompe !

    Les manuels de prhistoire enseignent que l'homme n'existait pas l're secondaire, Alain, mais il est bien possible qu'ils se trompent !

    Prcisment, senor Charroux ! Vous tes celui qui peut le mieux comprendre le Dr Javier Cabrera Dar-quea. D'ailleurs, il vous connat, lit vos livres et vous recevra volontiers. Tenez, voici son adresse... Son muse secret est Plaza de Armas. Allez le voir, mais sachez au pralable que l'authenticit de sa collection est conteste par les prhistoriens...

    Cela va de soi! Si le Dr Cabrera a trouv des pierres graves de grande valeur, on peut tre sr que, pour masquer la carence de leurs investigations, les archologues officiels crieront la fausse monnaie! C'est le procd classique, et tout ce que vous me dites m'incite vivement aller voir le museo de gliptolitos d'Ica.

    L'ingnieur Elias se baissa pour ramasser un tesson peint de poterie de Nazca et murmura comme pour lui-mme :

    Si les grabados(1) sont authentiques ce que je crois toute l'histoire du monde s'en trouvera bouleverse. Mais, en effet, jamais les hommes de science n'accepteront de faire une telle rvolution.

    Cette rflexion d'Alain Elias nous frappa profondment, comme si elle avait eu un accent prophtique.

    (1) Grabados ; gravures, en espagnol; gliptolitos : gravures sur pierre.

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  • Sans doute avons-nous t influenc cet instant par le spectacle qui s'offrait notre vue : le dsert aride tincelait contre-jour comme s'il avait t recouvert par des millions de pierres prcieuses et, vers le rio Grande, le soleil dardait des pistas dores sur les nuages qui se confondaient avec la montagne de la pampa Colorada(2).

    Nous avons continu nos prospections le lendemain samedi, et notre voyage Ica fut considrablement retard par la course panamricaine d'automobiles qui se droula le dimanche 29.

    La route fut interdite jusqu' 14 heures, si bien que nous n'arrivmes Ica que tard dans la soire, et pour une courte halte.

    Un univers de pierres intelligentes

    Etes-vous vritablement l'crivain Robert Charroux ? me demanda le Dr Cabrera. Eh bien, apparemment, oui ! Et voici Yvette Charroux qui m'accompagne dans

    toutes mes expditions, et notre guide interprte, Edmond Wertenschlag, de Lima.Le docteur nous ouvrit tout grand ses bras et aprs une fraternelle accolade nous fit

    entrer dans le muse.Ce muse occupe le rez-de-chausse d'un vaste immeuble de la Plaza de Armas, Ica,

    et se compose de cinq salles principales o le Dr Cabrera a rassembl une prodigieuse collection de galets arrondis, de pierres plates et de blocs rocheux d'andsite, presque tous de couleur noire ou grise, quelques-uns en roche ruptive plus claire et d'un grain plus fin.

    Ces pierres, dont certaines pesaient deux cents kilos, taient recouvertes de gravures finement traces, sur toutes les faces, devant, derrire, dessus et dessous, de telle sorte qu'il et fallu les retourner - et c'tait parfois difficile pour voir l'intgralit du sujet reprsent.

    Des milliers d'entre elles taient poses sur de solides tagres; d'autres, les plus lourdes, reposaient mme le sol qu'elles jonchaient se toucher, mais un passage en labyrinthe avait t amnag pour que l'on puisse, souvent avec difficult, les examiner sparment.

    Jamais, des Indes l'le de Pques, de la France aux sources du Nil, nous n'avions rencontr un tel amoncellement de pices graves, ciseles, un tel enchevtrement de dessins qui paraissaient commencer aux plafonds et se poursuivre sur les murs et sur le sol jusqu' dfier l'expertise visuelle et le sens de l'orientation.

    Et pourtant, nous le constatmes par la suite, ces pierres taient classes, disposes dans un ordre cohrent, mais seuls les yeux et l'esprit exercs du Dr Cabrera savaient s'y retrouver et tablir une sorte de continuit.

    C'tait affolant, merveilleux, incroyable; et le visiteur non prvenu que j'tais en demeurait bahi, sans voix, perdu dans un univers minral d'o irradiait pourtant une intelligence que ne percevait gure que le subconscient.

    Le Dr Cabrera a d jouir un instant de notre merveillement avant de nous guider, pas pas, en nous donnant les explications qui, tant bien que mal, s'inscrivaient dans notre esprit dconcert.

    (2) Au Prou, une pampa n'est pas une vaste plaine herbeuse, mais un dsert de sable et de pierraille o ne pousse aucune vgtation.

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  • Des milliers de pierres graves sont entasses dans le sanctuaire secret du docteur Cabrera, Ica

    Photo Robert Charroux

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  • Des archives crites avant le Dluge

    Le Dr Javier Cabrera Darquea, chirurgien, professeur l'universit d'Ica et membre de plusieurs commissions scientifiques (1), est g de 49 ans. Brun, de taille moyenne, lgant, glabre, il a le front haut, des yeux ptillant d'intelligence et ressemble son aeul, don Jeronimo Luis, qui fonda la ville d'Ica en 1563.

    Comme lui, c'est un conquistador, mais du xxe sicle, et ses conqutes se situent sur le plan de la science et, particulirement, de la prhistoire.

    Mais si don Jeronimo n'a fait que fonder une ville, Javier Cabrera risque fort pour sa part de fonder un empire qui perptuera son nom jusqu' la fin du monde des hommes : aprs Hrodote, Platon, Buffon et Boucher de Perthes, il apporte la prhistoire et l'tude des civilisations anciennes une lumire qui bouleverse les thses inexactes et dsormais primes que l'on enseigne dans les universits.

    Mes pierres, nous dit-il, proviennent de la civilisation des premiers hommes cultivs de notre Terre. Pour une raison inconnue, peut-tre un cataclysme naturel, cette civilisation disparut, mais les hommes de l'Ica ancien voulurent en laisser un tmoignage indestructible ou du moins susceptible de traverser les prils du temps. Ou bien, ces archives sont celles d'un peuple plus proche de nous, mais hritier direct des connaissances des grands anctres.

    On peut logiquement penser que ces Anctres Suprieurs taient les Atlantes, dont des ethnies rescapes auraient, aprs l'engloutissement de leur continent, opr leur diaspora (dispersion) dans la rgion d'Ica, en y laissant en dpt les pierres parlantes de mon muse.

    C'est tort que l'on date l'avnement de l'homo sapiens de deux ou trois millions d'annes de nos temps. L'homme est beaucoup plus ancien qu'on ne le dit et il a certainement connu les grands monstres qui tablissaient leur dictature sur le rgne vivant de l're secondaire.

    Je puis certifier que ces monstres : plsiosaures, diplodocus, iguanodons, etc., qui vivaient la fin du secondaire, ont survcu au tertiaire jusqu' une poque o les hommes les ont connus et ont engag avec eux la lutte pour la suprmatie sur le globe(2).

    J'ai commenc collectionner mes pierres en 1966, mais les premires furent trouves ds 1961 par les huaqueros chercheurs de poteries.

    (1) Le Dr Cabrera est directeur universitaire de recherches, mdecin l'hpital ouvrier d'Ica, membre du jury du Conseil rgional d'Ica et membre correspondant du Collge international de chirurgie. Prhistorien, anthropologue, biologiste, il est une des personnalits marquantes de l'lite scientifique du Prou.

    (2) Le 9 fvrier 1856, The Illustred London News rapportait l'trange dcouverte qui venait d'tre faite en France : En creusant un tunnel de chemin de fer entre Saint-Dizier et Nancy, on trouva une chauve-souris gante de 3,22 m d'envergure. L'animal tait noir, il poussa des cris et mourut. Un savant local l'identifia comme un ptrodactyle prhistorique. Les roches o l'animal fut dcouvert dateraient de plus d'un million d'annes. Un creux dans la roche correspond exactement au corps de l'animal.

    L'information fut reprise par la revue anglaise Fate de mai 1964. Il s'agit peut-tre d'un cas d'hibernation relative d'un animal prhistorique se nourrissant de l'eau-mre des roches.

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  • La Bibliothque primhistorique d'Ica

    Les livres de pierre d'Ica rvlent, tantt en clair il suffit de lire les dessins tantt de faon plus obscure - il faut interprter- ce que les Atlantes ou des Anctres inconnus savaient en biologie, en histoire naturelle, en chirurgie, en gographie, en sociologie, en palontologie, et dans la plupart des autres disciplines scientifiques.

    En fait, il se pourrait que toute l'histoire du monde et de l'univers soit conte en glyphes (ciselures) sur les pierres dessins dont la symbolique chappe l'il non averti.

    Nous sommes peut-tre la fin de nos temps, dit le Dr Cabrera, c'est--dire la veille d'un grand cataclysme que les hommes lucides commencent percevoir puisque les Amricains ont enterr chez eux, dans une fuse, les preuves essentielles de notre civilisation.

    Le mme phnomne a d se produire une poque trs ancienne. L'homme ne peut lguer sa science son fils, mais une humanit peut lguer la sienne une autre humanit.

    La connaissance s'est toujours transmise de cette faon, mais c'est vous d'en juger par l'histoire des peuples et ce que vous allez voir ici.

    Alors, nous guidant dans les salles, par les passages en labyrinthe, le docteur nous donna un aperu du texte de la Bibliothque primhistorique d'Ica.

    Nous vmes dfiler, comme dans un film, des scnes qui se droulaient il y a des millions d'annes. Dans un dcor de flore prhistorique disparue, des animaux que seuls connaissent bien les palontologues : dinosaures, brachiosaurus, tylosaurus, ptranodons, tyrannosaurus, brontosaures, protosratux, stagosaures styraco-saures(l) sont dessins avec prcision.

    (1) Notre manque de familiarit avec ces espces disparues explique toute erreur qui se glisserait dans cette numration.

    On voit aussi des hommes chassant des dinosaures, et l'un d'eux, qui probablement revient de la pche puisqu'il porte sur le dos un faix de poissons, attaque un saurien avec des flches.

    Plus dconcertants, des dessins qui paraissent avoir la mme anciennet que les prcdents, reproduisent des espces animales dont l'apparition, d'aprs la science officielle, est beaucoup plus tardive : autruches, kangourous, pingouins, hrons, chauves-souris, cha-meaux, etc.

    Les prhistoriens contestent

    Le Dr Cabrera est d'accord pour juger tonnante cette contemporanit d'animaux qui, en principe, vivaient des milliers d'annes de distance temporelle mais les graveurs des pierres ne se sont pas embarrasss de cette contingence, et sans doute n'avaient-ils pas tort.

    Il appartiendra aux spcialistes de trancher la question, s'ils le peuvent.Nous nous permettons, en toute humilit, de faire remarquer que le sauropode, qui

    vivait au crtac, donc l'poque du tyrannosaurus, ressemblait trangement au kangourou, encore que miss Ruth Moore, dans son livre, L'Evolution, note qu'on pourrait l'appeler le reptile-autruche !

    Et n'a-t-on pas trouv des dessins prcolombiens reprsentant un palaeotherium magnum dont l'espce tait cense avoir disparu il y a 50 millions d'annes (1) !

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  • (1) La reprsentation du toxodon figure sur des poteries de Tiahuanaco et sur des stles du Mexique.

    De mme, le stycosaure, toujours au crtac (80-60 millions d'annes) tait un frre jumeau du rhinocros dont l'arsinoitherium tait le cousin.

    Le mritherium semi-aquatique tait aussi proche de l'hippopotame que le singe aegytopithecus l'tait de l'homme, et rien ne serait moins tonnant que de confondre les uns avec les autres sur un ptroglyphe multimillnaire !

    Cette incohrence apparente est un des principaux arguments avancs par les prhistoriens classiques pour nier la haute anciennet des pierres d'Ica.

    Vers 1968, le Pr amricain N.A. John Rowe vit, Lima, une pierre de la collection du Dr Cabrera.

    Il la retourna plusieurs fois dans sa main, la sentit et le plus doctoralement du monde laissa tomber sa sentence :

    Il s'agit d'un faux !Comme il fallait s'y attendre, les autres pontifes lui embotrent le pas et

    considrrent, sans autre expertise, que la bibliothque d'Ica ne mritait pas leur attention. Les prhistoriens classiques, dit le Dr Cabrera, sont victimes de leurs prjugs, de

    leurs illres et de leurs dcrets-lois.Il y a un quart de sicle que l'on trouve ces pierres graves dans la rgion d'Ica et il en

    reste encore des milliers dcouvrir.Je ne prtends pas tout expliquer, mais ce qui est sr, c'est que les pierres existent, et

    en si grand nombre peut-tre cent mille que toute ide d'imposture est carter. Que certaines reprsentent l'attaque d'un estegosaure par un homme peut signifier qu'ici, au Prou, les conditions cologiques qui ont permis la vie d'animaux dits prhistoriques se sont maintenues jusqu' des temps beaucoup plus rcents que dans d'autres rgions du globe.

    On croyait le clacanthe disparu depuis le dvonien(l), il y a 300 millions d'annes; pourtant on en pche de nos jours sur les ctes orientales de l'Afrique !

    L'argument ne manque pas de poids !Incontestablement, il y a des failles dans la science des prhistoriens classiques !Le gologue Neil Opdyke a not que la disparition de certaines espces de micro-

    organismes marins les radiolaires correspondait une priode de dplacement magntique des ples.

    Il rsultait du phnomne une augmentation de 15 % de la radio-activit la surface de la Terre. De quoi perturber les grands sauriens prhistoriques, dj rendus trs vulnrables par l'effet de leur gigantisme.

    Mais on sait aussi que les changements de polarit du globe sont partiels, c'est--dire qu'ils rgissent certaines zones et en pargnent d'autres ! C'est ainsi qu' Mammouth, en Californie, et sur le site d'Oldway, on a trouv des roches dont les cristallisations taient inverses par rapport la normale! Ces dplacements seraient lis ceux du noyau terrestre jouant le rle de dynamo auto-excite.

    Quoi qu'il en soit, si, pour cette raison, les dinosaures ont disparu du globe, si des dserts sont devenus terrains fertiles et vice versa, il est logique que les effets n'aient pas t partout de mme intensit et que des sauriens aient pu subsister en certaines zones longtemps aprs la disparition gnrale de l'espce.

    (1) Le dvonien est une priode de l're primaire : - 300 - 280 millions d'annes

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  • Personnages examinant avec des loupes des ptroglyphes ou peut-tre des fossiles. Photo Kuroki

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  • Dans les temps primhistoriques : loupes, tlescopes

    Le Muse primhistorique d'Ica(l) contient bien d'autres merveilles incroyables, fascinantes et propres jeter le dsarroi dans la cervelle d'un irrductible de la Conjuration !

    Des dessins, parfaitement gravs et ne pouvant pr ter aucune contestation, reproduisent des hommes examinant des objets avec une loupe.

    Sur d'autres pierres, des astronomes regardent le ciel avec une longue-vue que l'on peut appeler, littralement, un tlescope.

    L'il riv l'oculaire, ils braquent leur appareil, les uns sur une toile de premire grandeur, les autres sur une comte qui file la faon d'un bolide, avec une queue immense et irradiante, la tte tant reprsente par une boule, selon - semble-t-il - l'optique des hommes de tous les temps.

    (1) Prhistoire (tude des poques ayant prcd les temps historiques) est devenu un mot prim, vocateur de cavernes, d'ges du fer, du bronze et d'autres erreurs des pontifes classiques.

    En 1962, nous avons invent le mot primhistorique, avec le mme sens littral mais en sous-entendant une vision nouvelle des temps anciens qui rpudie l'anctre-singe, admet l'authenticit des Anctres Suprieurs et des hautes civilisations disparues.

    Bien sr, ce dtail pourrait laisser supposer que les glyphes appartiennent une poque relativement proche de la ntre! Mais quoi! Ces toiles qui sont des corps clestes n'ont-elles pas toujours t vues en forme de pentacle? Et les comtes, depuis les temps les plus reculs, ne sont-elles pas des ttes cornues, brillantes, avec des queues de lumire (2)? Que l'on se souvienne de Vnus la crinire de feu , du serpent de feu longue queue de tous les peuples primitifs !

    (2) Les comtes, au nombre de plusieurs milliards, sont des astres de consistance gazeuse qui gravitent autour du soleil selon un rythme priodique ou non.

    L'immense comte des pierres d'Ica tait-elle Kohou-tek qui aurait si vivement impressionn nos Anctres Suprieurs qu'ils prouvrent le besoin d'en perptuer le souvenir ? Donner une rponse cette question permettrait peut-tre de dater la Bibliothque d'Ica. Malheureusement, le problme est loin d'tre rsolu !

    Toutefois, il est noter que Kohoutek est particulirement visible dans l'hmisphre Sud, donc au Prou. Il est aussi permis de supposer que la comte d'Ica fut celle qui dclencha une fin du monde , soit lors du grand dluge universel, il y a 12000 ans, soit lors de l'apparition de la comte Vnus, il y a 5000 ans environ.

    Une observation curieuse pourrait appuyer cette hypothse si l'on se rfre au ciel constell qui surmonte le dessin des astronomes du ptroglyphe.

    Ce ciel comporte plusieurs comtes, les unes emprisonnes dans le cercle o voluent des toiles et des sortes d'les que l'on-pourrait appeler des univers singuliers , une autre s'chappant du firmament en direction de la Terre.

    Entre deux astronomes, un dessin suggre une flche aile la queue empenne et la pointe en forme d'toile fleurie dirige vers le ciel.

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  • Astronomes regardant le ciel avec des tlescopes.Comme le message sur plaque d'aluminium envoy en 1972 par le satellite amricain

    Pioneer 10, la cosmographie en haut de la gravure est, peut-tre, destine localiser la patrie cosmique des Intelligences extra-terrestres qui l'ont fait rdiger.Pour le moment cette cosmographie est impntrable. Peut-tre a-t-elle une relation avec une comte des temps anciens datant l'arrive sur la Terre d'Anctres Suprieurs, ou avec une comte des temps futurs qui marquerait leur retour ou des vnements d'apocalypse. Photo R. Charroux

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  • Flche? Fuse? Observatoire spatial? L'interprtation est peut-tre abusive mais le dessin donne bien l'impression de trois actions simultanes : le passage de la comte, l'observation astronomique et le dpart vers le ciel d'un objet volant.

    Le sommet de la pierre reprsente le firmament. Les comtes en sont les lments exceptionnels; les toiles sont de diffrentes grosseurs; les univers singuliers ou univers-les donnent prise des interprtations diffrentes : ils pourraient tre des nuages ou les les d'une terre submerge.

    La graphie de ces les est d'ailleurs conforme celle qui, sur d'autres pierres, reproduit la terre ferme.

    Ce que dit la pierre aux astronomes

    Etudis dans le dtail, les dessins de la pierre dite aux astronomes se prsentent ainsi :

    - Deux personnages tudient un important phnomne cleste l'aide d'un tlescope.- Un objet volant part de la Terre en direction du ciel.- Des comtes trois au moins drivent dans un firmament boulevers.- Dans le ciel, les toiles brillent d'un clat inaccoutum. Certaines sont normes et

    irradiantes, d'autres, beaucoup plus lointaines sans doute, semblent trangres au bouleversement cosmique.

    - Un immense nuage, avec des stries horizontales qui symbolisent la pluie, suit la queue d'une norme comte. Des pluies diluviennes tombent probablement sur la Terre.

    - Les continents reconnaissables leurs hachures et leurs courbes (1) sont demi submergs par ce dluge. Ils ressemblent des les.

    - Tombe sur un vaste continent ou trs grande le, une toile n'irradie plus.- Evnement central et sans doute majeur, une barque vogue sur l'ocan cleste ou

    terrestre, emportant ce qui parat tre trois personnages ou rescaps du cataclysme.Cette dernire explication parat arbitraire, subjective, mais elle est irrsistiblement

    suggre par la barque, l'ocan, les toiles, les les, les comtes.En essayant, la lumire des traditions et des mythologies, de mettre un peu d'ordre et

    de logique dans ce puzzle(2) de mots et d'images, on aboutit une conclusion fascinante et assez claire pour emporter maintes convictions : la scne voque ou reprsente le Dluge.

    Tous les lments traditionnels sont runis pour appuyer cette thse.

    (1) De nos jours, en topographie, les courbes et les hachures, de la mme faon, ont pour objet de figurer la forme et le relief des terrains.

    (2) Puzzle d'autant plus impntrable que, pour les peuples amrindiens, il n'existait jadis qu'un seul mode de temps : le prsent ! Entendez par l que le pass et le futur s'interpntraient sans possibilit de discrimination. Exemple : les Mayas reprsentaient l'enfant, la fois, en train de natre, de vivre sa vie d'homme et de mourir.

    Le Popol-Vuh, livre sacr des anciens Mexicains, est indchiffrable par nos cheminements mentaux habituels de peuples de l'Occident, car les poques se chevauchent en surimpression, avec parfois des retours ou rsurrections de personnages dj morts. Les Mayas avaient des structures mentales diffrentes des ntres et il en tait probablement de mme pour les Incas de San Agustin, de Tiahuanaco et pour les hommes de l'Ica ancien.

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  • Pas d'arche de No sur le mont Ararat

    Telle est notre interprtation de la pierre d'Ica o figurent les astronomes tlescopes.Il en ressort que le dluge figur serait, soit le dluge universel, soit celui, partiel, de

    l'an 3000 avant notre re (dluge d'Ogygs et dluge de Deuclion).Lequel des deux?A priori, le dluge universel cont par la Bible s'inscrit plus naturellement dans le

    thme voqu par les grabados.Certes, ce fut un dluge d'eau, mais motiv par des troubles atmosphriques

    exceptionnels qui impliquent l'intervention de comtes, d'toiles filantes, de mtorites, de temptes, etc., que ne relate pas la Bible dfaillante.Enfin, il y a cette barque, cette arche qui rappelle trangement celle de No, de Xisuthrus, de Manou, de Bochica, de Coxcox, etc. Il s'agirait donc du dluge universel qui noya les continents il y a 12000 ans et engloutit l'Atlantide !

    Dans ce cas, il serait vident que l'arche de No, avec sa cargaison de toutes les espces animales : fourmis, oiseaux, moutons, bufs, chevaux, lzards, brontosaures et autres dinosaures, n'aurait pu atterrir sur les pentes arides du mont Ararat mais, au contraire, en un lieu proche de grandes savanes herbeuses, de marais et de bois touffus, car les grands sauriens prhistoriques taient d'effrayants consommateurs de vgtaux, et les carnivores avaient un besoin non moins vital de chair vivante.

    On se perd alors en conjectures si l'on ajoute foi aux relations mythologiques sur le lieu o la faune antdiluvienne aurait eu des chances de subsister.

    La comte mystrieuseCette explication hypothtique des pierres d'Ica est sduisante et offre l'avantage de

    dater, approximativement au moins, une scne des glyphes, mais la confrontation avec le dluge partiel d'il y a 5000 ans nous rserve des surprises.

    A cette poque, disent les traditions, il se produisit de grands vnements dans le ciel. On y vit des batailles entre longs serpents de feu. Un autre serpent de feu , Vnus la crinire brillante , la crinire de feu , la tte cornue comme celle d'un taureau , fit son apparition au firmament et terrifia les peuples de la terre. Cette comte ou astre en feu, que les Phniciens appelrent Astart, les Assyro-Babylo-niens Ishtar, et les Grecs Astart, provoqua par son intensit calorique d'immenses incendies de forts.

    Mme les maisons brlaient, et les rcoltes et les arbres. Et puis ce fut l'inondation qui mit le comble au ravage; les terres incendies furent

    envahies par les eaux des rivires dbordantes et de la mer tumultueuse.Ces relations sont communes la quasi-totalit des peuples terriens, ainsi que le

    rapportent Velikovsky et Louis-Claude Vincent : Prophtie de la Vala : le ple Nord est l'ouest; le Soleil se couvre de tnbres, la

    Terre s'abme dans la mer; du ciel disparaissent des toiles tincelantes... Les Prtres d'Egypte : il y eut de grands affaissements de continents entiers. Le Codex Chimalpopoca : tout ce qui existait brla et il tomba une pluie de pierres

    de grs... il y eut des phnomnes clestes effrayants... Traditions mexicaines : six toiles tombrent du ciel au temps du dluge...(1)

    (1) Velikovsky, Mondes en collision, Ed. Stock.Louis-Claude Vincent, Le Paradis perdu de Mu, Ed. de la Source.

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  • L'toile tombe sur la terre

    II y a plus tonnant encore. Nous trouvons dans les glyphes de la pierre d'Ica, notamment avec l'toile tombe sur le continent, une relation que Paul Schliemann, petit-fils du clbre archologue allemand, rapportait la Terre de Mu dans sa nouvelle mythologie :

    Lorsque l'toile de Baal tomba l'endroit o il n'y avait plus prsentement que l'eau et le ciel, les sept villes tremblrent et chancelrent avec leurs tours d'or et leurs temples transparents, comme feraient des feuilles d'arbres dans une tempte. Un torrent de feu et de fume s'leva des palais. Les sanglots des mourants et les gmissements de la foule emplirent l'air.

    Le peuple chercha un refuge dans les temples et les citadelles. Alors, le sage Mu, grand prtre de Ra-Mu se leva et dit :

    Ne vous avais-je pas prdit ce qui arrive ? Les hommes et les femmes, habills de leurs plus prcieux vtements, recouverts de

    pierreries, suppliaient : Mu, sauve-nous ! Mu rpondit : Vous mourrez tous, avec vos esclaves et vos trsors. De vos cendres natront des

    peuples nouveaux. Si ces peuples oublient qu'ils doivent dominer les choses matrielles non seulement pour en tre grandis, mais aussi pour ne pas en tre diminus, le mme sort les frappera.

    Les flammes et la fume touffrent ensuite les paroles de Mu. Le pays et ses habitants furent dchiquets et aussitt engloutis dans les abysses

    (1).II faut bien reconnatre, malheureusement, que ce texte, tout comme ceux du colonel

    Churchward relatifs aux tablettes des frres Naacals, n'a jamais t vu par personne d'autre que le Dr Schliemann !

    Nous ne voulons pas insinuer que Churchward et le Dr Schliemann furent des imposteurs, car les mythologies qu'ils rapportent sont vraisemblables, collent avec les traditions et, fait plus incroyable, avec les plus rcentes dcouvertes archologiques, telles celles du Dr Cabrera.

    Pourtant nous devons souligner que les tablettes du Dr Cabrera, qui existent, que l'on peut voir et toucher, sont infiniment plus convaincantes que celles de Churchward.

    (1) A rapprocher de l'Apocalypse de saint Jean o, au chapitre VIII, pour l'ouverture du 7e sceau il se fit des tonnerres, des voix et un grand tremblement de terre... une grle et un feu ml de sang tombrent sur la terre et la troisime partie des arbres fut brle, et le feu brla toute herbe verte... et il parut comme une grande montagne toute en feu, qui fut jete dans la mer...

    Vers 10 : Une grande toile, ardente comme un flambeau, tomba du ciel sur la troisime partie des fleuves. Cette toile s'appelait Absinthe... Cette toile verte comme l'absinthe n'appartient pas en principe aux temps venir, mais au temps pass durant lequel l'toile verte de Baal, ou Vnus, engendra des cataclysmes terrifiants. La vision du prophte n'interfre pas avec le futur mais avec le pass.

    De plus, l'introduction du Continent de Mu dans cette relation, inspire d'une traduction hasardeuse du Manuscrit Troano par Brasseur de Bourbourg, n'est pas accepte par tous les historiens traditionalistes.

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  • A vrai dire, l'toile de Bal ou Baal rappelle que le Baal des Phniciens (Bel des Assyriens, Belin, Belisarna des Celtes) tait le dieu et le reprsentant sur Terre de la plante Vnus. L'toile en question, que l'on peut encore rapprocher de celle des Hbreux, suggre plus logiquement le cataclysme qui dtruisit l'Atlantide.

    En rsum, nous sommes parfaitement en droit de voir dans les dessins de la pierre aux astronomes , soit la description du grand dluge mythologique, soit la chute de l'toile rapporte par le manuscrit vu ou invent par Paul Schliemann.

    Toutefois, nous inclinons pour le dluge universel en raison de la barque ou arche transportant les rescaps, ce qui donnerait une anciennet de 12000 ans la Bibliothque primhistorique d'Ica.

    Mais il est probable que les destructions de mondes obissent des lois cycliques et dans ce sens, l'opration arche de No-toile de Baal se rpterait dates fixes (on a avanc le chiffre de 21000 ans), peu prs de la mme faon et en engendrant les mmes traditions.

    La pierre aux astronomes pourrait donc avoir 21000 que multiplient x annes.

    L'Atlantide il y a 200000000 d'annes

    Deux autres pierres noires arrondies, en andsite, pesant quelque cent kilos, ont une certaine corrlation avec la pierre aux astronomes . Elles paraissent reprsenter un immense ocan ceintur par de hautes montagnes ou par un fleuve qui occupe la moiti du dessin sur le pourtour.

    Quatre continents drivent sur les ocans et comportent des reprsentations d'hommes, d'animaux, de maisons et de montagnes qui devraient aider les identifier.

    L encore, l'imagination sollicite les mythologies pour tenter de trouver une solution l'nigme, et l'on pense la Terre il y a des centaines de millions d'annes, alors que, selon la thorie de Wegener, les continents drivaient sur le magma central.

    Sur le continent C donn pour l'Amrique du Sud par le Dr Cabrera, on peut reconnatre une tte ayant le type des personnages des pierres d'Ica, mais le dessin E nous parat convenir tout autant, avec ses hautes montagnes la cordillre des Andes et son lama.

    A noter la reprsentation d'une maison avec toit, porte et fentre tout fait semblable aux maisons de notre poque. Des lacs, des cercles, des croix et des toiles dissmins sur les continents ont une signification prcise qui nous chappe. Pour nous, l'Atlantide ce n'est qu'une timide hypothse serait en G o l'on voit nettement deux hauts pics montagneux, une sorte d'tre marin queue portant un poisson et une maison d'un caractre particulier.

    Serait-ce l, en G, ou bien en C, ou bien ailleurs, le fabuleux continent englouti dans l'Atlantique aux dires de Platon ?

    Les figures E et F sont si sibyllines que l'on ne peut avancer que des conjectures sans grande consistance.

    Combat des hommes contre les dinosaures

    II existe une multitude de pierres sur lesquelles ont t gravs les grands monstres prhistoriques aujourdhui disparus. Nous avons pu voir l'image de ce que nous croyons tre un brachiosaure, le plus grand des dinosaures. Il mesurait vingt-cinq mtres, pesait jusqua cinquante tonnes et vivait il y a au plus cent quarante millions d'annes.

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  • Carte gographique de l're secondaire ?

    Voici l'interprtation du docteur Cabrera :A : Terre de Mu; B : Amrique du Nord; C : Amrique du Sud; D : Atlantide.Autre reprsentation gographique droite :E : Europe; F : Afrique; G : Asie-Lmurie; H : Australie.Les fleuves sillonnant les ocans seraient des routes de navigation intercontinentale ou des

    courants marins.

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  • En retournant la carte, on peut remarquer que chaque continent pouse une forme de tte de personnage.

    Autre hypothse : ces gravures reprsentent les hmisphres de la plante d'o sont originaires les Intelligents extra-terrestres d'Ica.

    Dans ce sens, le ciel observ par les astronomes des piedras localiserait l'endroit du cosmos o se situe la plante.

    Photo R. Charroux

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  • Toutefois, de grandes pines dorsales, ou plaques blindes triangulaires, plantes depuis la tte jusqu' la queue inciteraient croire que ce dinosaure tait un sauropelta (longueur 5,50 m poids 3,5 tonnes) ou peut-tre un spinosaurus deux trois fois plus long et deux fois plus lourd.

    La scne environnante est riche d'enseignements. Deux hommes, parfaitement visibles sur la photo, vtus d'une sorte de pagne, attaquent le monstre en grimpant sur son dos. L'un d'eux le frappe sur la tte avec une grande hache; l'autre plonge un grand coutelas entre deux pines dorsales.

    Un troisime personnage, sorte d'humanode queue, parat tomber aprs une attaque manque.

    Cette espce d'animal ou de primate est totalement inconnue des anthropologues et des zoologistes. Peut-tre appartenait-elle un chanon disparu ou un type non viable de l'volution classique (1).

    Il est remarquer que les Anctres du temps des dinosaures connaissaient fort bien la fusion des mtaux car, n'en pas douter, la hache et le couteau ont des lames en mtal.

    Sur la pierre de gauche, on voit un animal qui pourrait tre un amphibien : le dendrerpeton (longueur 25 cm). Sur la pierre de droite, on reconnat le premier oiseau qui apparut au cours des millnaires couls : l'archoptryx. Il avait la taille d'un corbeau et vivait il y a 180 millions d'annes.

    (1) Notre ami et correspondant de Tahiti, M. Yves Morel, assure que dans les hautes montagnes du Sud-Vit-Nam vit une population d'hommes poilus qui ont une tte norme, des mains et des jambes trs grosses. Ils sont encore cannibales et redouts des Mos. Tous ces hommes sauvages ont leur colonne vertbrale termine par une petite queue longue de 3 5 cm.

    Une amie vietnamienne de M. Morel, habitant Papeete, a vu plusieurs de ces tres qui, aprs leur capture par des Mos, ont travaill dans la plantation de sa mre.

    Des primates serviteurs des hommes

    L'humanode que l'on voit tomber entre le monstre et l'homme qui attaque pose un problme de nature bouleverser lui seul l'histoire de notre gense : la contemporanit de l'homo sapiens et de chanons paraissant le relier soit un hominien, soit une sorte d'homme-poisson dont on retrouve la trace dans la mythologie avec Oanns(l).

    En effet, il est troublant de noter combien sont ressemblants les reprsentations anciennes de l'initiateur chalden, les primates des pierres d'Ica et serait-on tent d'ajouter le ftus dans le ventre de sa mre!

    L'humanode de l'attaque du dinosaure a trois particularits essentielles : sa queue, son mufle allong et ses mains quatre doigts. On ne s'est pas assez pench sur ce mystre des quatre doigts qu'on ne trouve gure qu'au pays des Incas.

    Orejona, la desse-mre qui atterrit au bord du lac Titicaca avait quatre doigts ses mains et ses pieds; le dieu central et les personnages de la Puerta del Sol, Tiahuanaco, n'ont, eux aussi, que quatre doigts, ce qui laisse imaginer une humanit trangre la Terre ou non compltement dtache de son type originel (2).

    (1) Oanns. A la fois dieu et civilisateur des peuples de Babylonie. C'est le Janus des Romains et le Promthe des Grecs. On le reprsentait mi-homme, mi-poisson (on a dit aussi

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  • moiti grenouille) avec une sorte de queue. Chaque matin, il sortait de la mer pour venir parmi les humains et leur enseignait les sciences. Etymologie : Oanns, Oan, Ogen, Okean, Okeanos, Ocanos.

    (2) Une tude ralise par ordinateur partir de statistiques conclut que dans 250 ans l'homme mesurera en moyenne 12 cm de plus, n'aura plus de dents de sagesse, sera presque deux fois plus intelligent et ne possdera plus que quatre doigts aux pieds, le petit orteil s'tant compltement atrophi.

    Sur le document (p. 24), les primates ont cinq doigts chaque main qui parat palme et n'a pas de pouce. Les queues sont semblables celles des sauriens et les ttes voquent un requin pour le personnage de droite et un mammifre pour celui de gauche.

    On regrette de ne pas trouver dans leur morphologie des rapports avec l'nigmatique dauphin.

    Ces primates taient-ils amphibies? Il y a lieu de le croire.

    Primates d'Ica, mi-hommes, mi-sauriens

    Photo Kuroki

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  • Le docteur Cabrera dans son muse. A sa droite on voit le portrait de son aeul Jeronimo, fondateur de la ville d'Ica. En bas, gauche : la pierre la csarienne.

    Photo R. Charroux

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  • Nombreuses sont les pierres d'Ica qui les reprsentent en auxiliaires et collaborateurs attentionns des hommes suprieurs.

    Leurs bons gnies en quelque sorte !Leurs anctres, peut-tre, dans un systme volutif o les chanons se dveloppent et

    se compliquent des rythmes ingaux. Toutefois, ces auxiliaires d'hommes nous ramnent au singe, en nette rgression depuis quatre mille ans mais qui jadis, chez les Egyptiens, remplissait les tches de matelot, de fonctionnaire et de serviteur zl. On parle des babouins et des guenons qui travaillaient comme mousses dans la mture des vaisseaux de la reine Hatshepsout, quand elle quitta le pays de Pount. Ils grimpaient, pense-t-on, dans les arbres cueillir les fruits hors de la porte des jardiniers et surveillaient les enfants.

    Le singe, au temps du Second Empire thbain, savait entendre ce qu'on disait ds qu'on l'amenait d'Ethiopie, tant plus mallable, prtendaient les cuistres, qu'un colier gyptien(1) .

    L'antiquit, nous apprend le Dictionnaire du XIXe sicle, connaissait sous le nom de cbus une espce de singe qu'elle avait rang parmi les satyres, et dont Pline le naturaliste parle en ces termes :

    On vit aussi aux jeux du grand Pompe l'animal d'Ethiopie nomm cbus, dont les pieds de derrire ressemblent aux pieds et aux jambes de l'homme et les pieds de devant des mains. Depuis ce temps, ces animaux n'ont plus reparu Rome. Pythagore cite un singe suprieur qui vivait au bord de la mer Rouge et dont le nom tait kpos.

    Il y a l de quoi faire rebondir l'irritant problme de l'homogense !

    (1) Dictionnaire de la civilisation gyptienne, d. Fernand Hazan.

    L' Homunculus patagonicus d'Ameghino

    Au sicle dernier, le palontologiste argentin Florentine Ameghino soutint, avec des fortunes diverses, que l'Amrique du Sud tait le berceau de l'humanit.

    A cette poque, les prhistoriens ne juraient que par l'Asie. Ils sont aujourd'hui tents par l'Afrique : le premier homme terrestre, disent-ils, tait de race noire!

    C'est bien possible nanmoins les hominiens et les hommes de l'Ica ancien semblent apporter un beau courant d'eau au moulin d'Ameghino qui n'admettait qu'une seule origine pour l'homme, au milieu de l're tertiaire.

    Selon l'Argentin, notre anctre avait une forme animale, tait moins grand que nous et il le dnomma Homunculus patagonicus.

    Il descendait d'hominids plus primitifs encore et constituait l'volution d'un type qui devait dans les ges se partager entre homme et singe anthropomorphe (1). Entre lHomunculus patagonicus et l'homme se trouvait une srie de chanons : les prothomos (pr-hommes).

    Ameghino appuyait ses thses sur quelques ossements dont un fmur et une vertbre cervicale trouvs Monte Hermoso (province de Buenos Aires), et il expliquait le problme du peuplement du globe en affirmant que lHomo amricain du sud avait pass dans le nord aprs la formation de l'isthme de Panama, et en Asie par le dtroit de Behring.

    La race mongole ou jaune est un rameau de lHomo amricain. Le peuplement de l'Europe se serait effectu par le pont continental unissant le Canada l'Europe au dbut du plistocne (quaternaire ancien).

    (1) Pour y voir clair dans le jargon de la prhistoire, il convient de prciser les sens donns arbitrairement quelques substantifs :

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  • - Primates : ordre de mammifres comprenant les lmuriens, les singes et les premiers types humains avec, pour la main, le pouce oppos aux autres doigts.

    - Homuncule : petit homme. Type humain non encore parvenu son accomplissement.- Hominids : primates suprieurs reprsents par les hommes fossiles et actuels.- Homo et hominien : homme fossile et actuel. Peut s'employer au singulier et au pluriel.

    Csarienne sous anesthsie

    En tant que chirurgien, le Dr Cabrera tire une lgitime fiert de quelques-unes de ses pierres qui prouvent les connaissances en biologie de nos Anctres Suprieurs.

    En vrit, ces pierres sont les plus tonnantes et les plus prcieuses de la collection, car si les autres reproduisent des images du temps pass, celles-ci rvlent les secrets de la chirurgie de demain.

    Il est bien vident que, durant la fin d'aprs-midi que nous passmes dans le muse fantastique du Dr Cabrera, nous n'emes pas le temps d'examiner les 11000 pierres graves qui s'y trouvaient.

    Notre regard ne pouvait qu'embrasser le foisonnement sans avoir la possibilit d'enregistrer, de noter, de dtailler.

    Supriorit physique de la matire dite inerte par les physiciens : alors que notre ambition se limitait photographier notre hte auprs du portrait de son aeul Jeronimo Luis, notre appareil, notre insu, enregistra une image que nous ne dcouvrmes que plus tard.

    Et quelle image! Celle d'un accouchement par csarienne, fixe sur l'andsite il y a 60 millions d'annes , assure le Dr Cabrera!

    Sur la photo (p. 36), on aperoit une centaine de pierres entasses sur des tagres ou poses sur le parquet. L'une d'elles, la plus grosse en bas gauche donne les dtails de l'opration.

    La technique des anctres

    L o le Pr Barnard a chou, l o les meilleurs spcialistes de France, d'Amrique, d'Angleterre et d'Allemagne sont la proie d'alas et d'incertitudes dprimantes, il semble que les chirurgiens prhistoriques aient obtenu des rsultats positifs.

    Des gravures au trait parfait nous assurent avec une grande force et des arguments tantt premptoires, tantt dconcertants que les greffes du rein, du cur... et du cerveau taient pratiques et russies il y a des milliers, sinon des millions d'annes.

    Nous ne sommes pas habilit pour mettre une opinion savante ce sujet, aussi nous bornerons-nous dcrire et interprter de notre mieux les images que nous avons ramenes d'Ica.

    Le Dr Cabrera, chirurgien minent et savant prhistorien, a su les expertiser dans le livre qu'il crit actuellement et qui, trs probablement, marquera une date dans l'histoire de l'humanit.

    Notre matre et ami souligne les techniques diffrentes employes par les Anctres Suprieurs et les chirurgiens classiques de nos temps, type Chris Barnard.

    Le Pr Barnard ne change pas le cur, mais remplace les deux ventricules et la face antrieure des oreillettes malades par des organismes sains correspondants.

    Nous allons, en quatorze images tonnantes, reprsenter la technique prhistorique, qui comporte le remplacement total du cur et de ses grands vaisseaux artrio-veineux.

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  • 1K phase : Le chirurgien palpe la patiente qui est couche sur un lit. L'enfant, dans le ventre de sa mre, ne porte pas de culotte. On voit le couteau qui va servir l'opration : il est en mtal avec lame incorpore dans le manche et fixe par trois rivets Photo R. Charroux

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  • 2e phase : La femme, au nez fortement aquilin, est couche, nue. Devant elle, un chirurgien opre selon la technique classique mais dans le continuum-espace-temps particulier aux Mayas et aux Incas : pass et futur confondus dans le prsent.

    Ainsi, le praticien s'apprte ouvrir le ventre de la patiente avec un bistouri tenu dans la main gauche, tandis que de la main droite il parat retirer dj le bb... qui est vtu d'une culotte!

    Ce dtail est retenu par les contestataires pour prtendre que le graveur de la scne vivait au XVF sicle et avait dj t sensibilis la notion du pch de la nudit instaur par l'Eglise chrtienne. A noter le souffle d'air sortant de la bouche de la femme, signifiant qu'elle est bien en vie.

    Photo R. Charroux

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  • 3e phase : Une sorte de dmon ou d'tre trange, mi-homme, mi-stgosaurus participe la dlivrance.

    Cette fois, il ne s'agit pas d'un primate semblable celui de l'attaque du dinosaure ! L'aide du chirurgien est bien vtu d'un pagne lui confrant un certain caractre humain, mais il porte des pines dorsales comme en ont les stgosaurus.

    On voit que la malade a dans la bouche un tuyau termin par une poire pression.Insufflation d'air, d'oxygne, instillation d'un liquide?En tout cas, il s'agit bien d'un systme destin favoriser le bon droulement de

    l'opration.

    On pense avec quelques raisons que l'opre est place sous anesthsie. Photo R. Charroux

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  • ( Annexe ).

    LA GREFFE DU CUR EN 14 IMAGES

    Dans un ouvrage dit en 1971(1), nous avions relat, d'aprs le Rapport de l'expdition scientifique Mar-madjaidjan en Asie Centrale sovitique que des traces d'intervention chirurgicale sur huit squelettes avaient t releves sur les os, en bordure du thorax.

    L'opration, remontant 100000 ans, avait t russie, comme en tmoignait l'paisseur du prioste.

    Les conclusions du Pr Lonidof Marmadjaidjan permettaient d'tablir qu'aprs rsection des ctes, on avait d transplanter un cur.

    Dans la collection d'Ica, le processus d'une telle opration est grav sur une vingtaine de pierres.

    (1) Cf. Le Livre des Mondes Oublis, chap. 6, 6d. J'ai Lu A 393****

    Le professeur Bohn d'accord avec le docteur Cabrera

    Ces gravures sont assez loquentes pour nous persuader que les Anctres Suprieurs d'Ica avaient des connaissances tendues en biologie et qu'ils taient vritablement capables de faire une greffe du cur.

    Les phases propratoires et les particularits de l'opration elle-mme ont fait comprendre au Dr Cabrera que le rejet tait trs probablement annihil par les proprits trs spciales que possde le sang des femmes enceintes.

    Ce sang, n'en pas douter, contient un principe actif ou une hormone antirejet dont l'absence ou linsuffisance serait la cause de l'incompatibilit gntique (avortement).

    Sa diminution brutale, en fin de gestation, provoquerait le dbut du phnomne de l'accouchement.

    L'hormone antirejet, dit le Dr Cabrera, doit tre recherche dans le sang des femmes enceintes, entre le troisime et le cinquime mois, qui est la priode d'activit la meilleure.

    En 1934, le Pr Bohn, minent biologiste charg de cours la Sorbonne, prsentait une thse qui accrdite celle du Dr Cabrera au sujet du phnomne de rejet.

    Il est admis que l'organisme humain est conditionn pour s'opposer toute intgration force d'un corps tranger : une pine, une balle de revolver, une aiguille casse dans la chair suscitent des ractions dans le but d'liminer sauf cas exceptionnel ces objets qui n'appartiennent pas naturellement au systme physiologique.

    Le Pr Bohn assurait qu'au dbut de la gestation, alors que le spermatozode attaque l'ovule, lorsque ce dernier est fcond et mme lorsque l'embryon commence se dvelopper, l'organisme de la femme a tendance rejeter le corps tranger mle dont la moiti des gnes proviennent du pre.

    Cette intolrance est toujours obligatoire lorsque les tissus reus prsentent des diffrences gntiques, mme lgres, avec les tissus du receveur (l). Il y a alors des possibilits d'avortement, mais la gestation tant une fonction naturelle, l'organisme fminin finit par se soumettre (2).

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  • Le fait de prlever le sang d'une femme enceinte pour oprer une transplantation laisse donc supposer que les Anctres Suprieurs avaient en chirurgie des connaissances assez grandes pour vaincre le phnomne du rejet.

    (1) C'est pour cette raison que la transplantation d'un rein ne russit spontanment que si le donneur est un jumeau rel et possde des gnes identiques ceux du receveur. Lire La Croissance, de James M. Tanner et Gordon Rattray Taylor, Ed. Robert Laffont.

    (2) On avance deux thses pour expliquer le phnomne :a) Le trophoblaste, qui est l'origine du chorion et du placenta, serait dot d'un

    pouvoir particulier permettant la mre d'accepter un corps tranger comme s'il s'agissait d'une structure de son propre tissu.

    b) Selon les Amricains James H. Nelson Jr. et J. Edward Hall, le fonctionnement du systme rticulo-endothlial responsable du rejet est moins actif durant la priode de grossesse.

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  • I - PRISE DE SANG.

    Le chirurgien, droite, tient une poire ou pompe avec laquelle il aspire le sang d'une femme, enceinte en juger par ses seins volumineux et ses ttins turgescents. C'est grce ce sang particulier que le phnomne du rejet sera vit.

    Le poignet de la femme est band, l'aiguille fixe la pompe plonge dans la veine radiale et le sang est refoul par un tube flexible jusqu' un rcipient inclin o il est collect.

    Le liquide est dessin de faon savante, pensons-nous, si les lments sinueux, dans le vase, reprsentent le plasma sanguin et si les petits composants ronds sont les globules rouges.

    La femme est couche sur une sorte de lit pieds.Il convient de lire la photo en plaant le lit horizontalement, ce qui montre clairement que

    le chirurgien lve le bras de la patiente pour que le tube flexible conduise le sang l'horizontale jusqu' l'intrieur du vase collecteur.

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  • On s'aperoit alors que le vase est plac sur un support qui est lui-mme pos sur le rebord du lit. Ainsi, la scne prend sa signification logique. Seul le chirurgien est plac dans une situation anormale ncessite par la faible largeur du galet d'andsite.

    Comme s'il tait dot de double vue et peut-tre l'tait-il le graveur a reprsent les viscres abdominaux de la femme. Photo Kuroki

    II - OPRATION SUR LE DONNEUR.

    Le donneur est sur une table d'opration. Le chirurgien touche ou tte avec ses mains le cur qu'il va extraire, son aide tient un rcipient contenant les instruments chirurgicaux.

    Photo R. Charroux

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  • III - EXTRACTION DU CUR.

    Le chirurgien a sorti de la cage thoracique le cur encore reli l'organisme par l'aorte.En haut du dessin, on aperoit les mains de l'assistant tenant des bistouris.

    Photo R. Charroux

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  • IV - PRPARATION DE L'ORGANE.

    Le cur est compltement sorti. On voit ses vaisseaux sanguins auxquels on a adapt un dispositif, qui est soit un bouchon, soit un appareil d'irrigation (entre la base de l'organe et le rcipient).

    Le chirurgien procde au nettoyage. Il dispose de tout un arsenal de bistouris.

    Photo R. Charroux

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  • V - TRANSFUSION SANGUINE.

    Le receveur, allong sur la table d'opration, est atteint de myocardite avec lsion signale sur le cur, en haut, par un ovale ray. Pour le prparer l'intervention, et toujours dans le but d'viter le rejet, on lui perfuse le sang prlev sur la femme enceinte.

    Le chirurgien introduit une aiguille dans une veine du poignet droit qui a t pralablement band.

    De mme que sur les photos prcdentes, le graveur a reprsent le cur, l'sophage, l'estomac et les intestins du patient. Le receveur respire (un souffle d'air sort de sa bouche) ce qui pourrait signifier qu'il n'a pas t anesthsi.

    Photo R. Charroux

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  • VI - IRRIGATION DU CUR.

    Le cur du donneur est irrigu avec le sang provenant du systme aorte-cave de la femme enceinte. On voit un appareil extracteur de sang (prs du genou du chirurgien) branch dans le systme aortique de la patiente; ce sang servira au cours des phases suivantes pour irriguer et maintenir en vie le cur du donneur. Aucun souffle n'a t dessin la bouche de la femme. Sans doute est-elle sous l'empire d'un anesthsique.

    Photo R. Charroux

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  • VII - PREMIRE PHASE DE LA GREFFE. .

    Le chirurgien incise l'abdomen, premire phase de l'opration. Il semble que sur toutes les gravures le dessinateur, peut-tre pour les besoins de sa mise en pages, ait fait concider le thorax et l'abdomen ! Cette navet prouve que le graveur n'tait pas un chirurgien mais un simple reporter.

    Nous pensons que les chirurgiens du cur avaient des connaissances scientifiques assez tendues pour leur permettre de pratiquer l'anesthsie. Peut-tre avec des plantes.

    Photo Kuroki

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  • VIII - EXTRACTION DU CUR MALADE DU RECEVEUR AVEC SES VAISSEAUX ARTRIO-VEINEUX AU COMPLET.

    Remarquer sous la table d'opration le dessin d'une feuille avec le ptiole (queue) dirig vers la tte du malade. Ce glyphe ainsi orient signifie que le malade est en vie.

    Photo R. Charroux

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  • IX Le chirurgien tient le cur du donneur qui est reli un systme de perfusion faisant fonction de cur-poumons en maintenant l'organe irrigu.

    Le receveur, semble-t-il, reste un certain temps sans avoir de cur.Il est probable que des pierres, pas encore trouves, expliquent comment le patient peut

    demeurer en vie.Peut-tre par des anticoagulants ou par ralentissement artificiel des fonctions organiques.

    Photo R. Charroux

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  • X - INTRODUCTION DU CUR SAIN DANS LA CAGE THORACIQUE.

    L'organe est reli un ballon qui le nourrit avec le sang prlev sur la femme enceinte. Photo Kuroki

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  • XI - LE CUR EST MIS EN PLACE. H est toujours irrigu par perfusion.

    En dessous, sur la mme pierre, on aperoit la premire phase de la greffe : l'incision de l'abdomen.

    Photo R. Charroux

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  • XII - LA TRANSPLANTATION EST TERMINE.

    Le praticien coud la paroi abdominale et le thorax avec une aiguille et du fil (ou avec un bistouri lectrique). Son assistant tient d'une main un rcipient o sont disposs les instruments d'incision.

    Avec l'autre main, il actionne une poire qui insuffle un gaz, probablement de l'air ou de l'oxygne; de plus le malade est reli par la bouche un instillateur qui lui distribue un liquide.

    Quel que soit le sens exact de l'opration, il est vident qu'elle fut dessine par un homme qui avait assist de nombreuses fois des interventions chirurgicales trs savantes, mme s'il tait incapable de les pratiquer, mme s'il a commis des erreurs

  • XIII - SOINS POSTOPRATOIRES.

    L'opration a russi, si l'on en croit la feuille symbolique dispose sous la table (son ptiole est dirig en sens inverse quand il y a mort. Ce symbolisme figure sur de nombreuses pierres d'Ica).

    Le chirurgien, qui a fix un stthoscope ses oreilles, vrifie le bon fonctionnement cardiaque. Il tient dans ses mains l'aiguille enfile ou le bistouri lectrique.

    Le stthoscope (et encore tait-il en bois) passe pour avoir t invent par le mdecin franais Lannec vers l'an 1800. L'instrument dessin sur les pierres est plus ancien de quelques millnaires et semble comporter des tubes en caoutchouc.

    Photo R. Charroux

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  • XIV - DERNIRE PHASE DE L'INTERVENTION.

    Le chirurgien va probablement dbrancher le systme d'instillation.Tout nous laisse croire que l'opration a eu un heureux dnouement.

    Photo R. Charroux

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  • Ils auraient russi la greffe du cerveau

    Notre premire visite au Muse primhistorique d'Ica fut de courte dure car, d'une part, nous ne nous attendions gure faire une dcouverte de cette importance, et d'autre part, nous tions attendus Paracas et Lima o nos places d'avion taient retenues pour un vol Prou-Colombie destination finale du prestigieux site archologique de San Agustin.

    Il nous aurait fallu demeurer plusieurs jours Ica pour reconnatre de faon efficace la prodigieuse collection du Dr Cabrera, mais le sort nous tait dfavorable et nous devions remonter vers le nord, en attendant une plus longue visite qui eut lieu l'anne suivante, en mars 1974.

    Autre malchance, un seul flash lectronique tait encore disponible pour prendre les photos et il ne fournit que dix-neuf clairs! Parmi nos dix-neuf clichs, nous emes pourtant la bonne surprise de trouver deux reprsentations de greffe du cerveau, du moins ce que nous rvla notre hte. Un complment d'illustrations nous fut envoy en France par le Dr Cabrera ou effectu quand nous revnmes Ica en 1974. Le processus de la greffe tait grav sur plusieurs pierres. Le livre du Dr Cabrera donnera in extenso tout le droulement de l'opration.

    Les chirurgiens les plus optimistes croient que tous les organes du corps humain pourront tre remplacs, l'exception du cerveau. En 1974, l'intervention la plus dlicate, pratique par rfrigration localise 28 C, fut l'opration des hmorragies dues des ruptures d'anvrisme.

    Ddicace pour un grand initi

    Des milliers et des milliers de grabados appellent encore notre curiosit mais nous avons fait le plein de merveilleux, en cette journe mmorable.

    Il est temps de rejoindre notre quartier gnral et la perspective d'aventures colombiennes.

    Nous ne quitterons pas la cordillre des Andes, mais il nous faut nous arracher aux magies de notre hte qui insiste pour nous faire les honneurs de son livre d'or. Je crois devoir reproduire ici ce que j'crivis et qui donne la mesure de mon merveillement :

    Aujourd'hui, le 29 avril 1973, le docteur Cabrera Darquea a ouvert pour moi le livre du pass fantastique des hommes. C'est une rvlation, une dcouverte qui va influencer mon cheminement mental habituel et sans doute aussi celui de mes lecteurs.

    Le docteur Cabrera Darquea est non seulement le plus grand dcouvreur du sicle, mais aussi de tous les temps. Son muse de pierres et ses thses ouvriront dans quelques annes l're de la Connaissance vritable qui nous fut cache jusqu' prsent par les Conjurations de contrevrit. Je serais fier d'tre son disciple, s'il le voulait bien, et je lui dis ici toute mon admiration et mon affection.

    R. Charroux.

    Voil, remis dans un certain ordre, ce que nous avons vu Ica dans l'affolement de la trouvaille et dans le chaos des ides suggres, des croyances ananties, des logiques violes...

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  • Durant le chemin de retour, sur la mauvaise route conduisant Pisco, dans la nuit noire o se diluaient la pampa, les rios et les contreforts andins, nous nous demandions, perplexes, si nous n'avions pas t victimes d'un enchantement incaque

    Des tmoins pour accrditer l'incroyable

    Cette dcouverte du muse secret du Dr Cabrera et, surtout, cette histoire fabuleuse du monde que proposent les pierres nous ont paru si fantastiques que nous avons ralis combien il serait difficile de les faire admettre par les prhistoriens et mme par le grand public, si bien dispos qu'il soit.

    Mme avec le crdit apport par les photos, l'aventure tait singulire et pouvait donner prise des contestations, des restrictions, voire la suspicion.

    C'est pourquoi, le 11 mars 1974, l'occasion d'un voyage au Mexique, nous avons insist pour emmener au Prou MM. Robert Laffont et Francis Mazire.

    Le 12 et le 13, MM. Robert Laffont et Francis Mazire taient dans le muse du Dr Cabrera et pouvaient, loisir, voir et expertiser les pierres. Le 14, ils marchaient sur les pistas de la pampa de Nazca; le 15, ils voyaient le Candlabre de los Andes.

    A Ica, l'inspection des pierres se fit en prsence de plusieurs tmoins, dont le colonel F.A.B. Omar Chioino Carranza, directeur du Muse de l'aronautique du Prou, de M. Edmond Borit, d'Ica, qui nous accompagnrent sur tous les sites.

    Outre ces tmoignages, nous pouvons citer les noms du Pr Alejandro Pezzia, conservateur du muse d'Ica qui possde une cinquantaine de pierres, de l'ingnieur agronome Alain Elias et de M. J.J.P. Van Hemelrijck, directeur de l'htel Turista.

    Nous pensons que le colonel Omar Chioino Carranza a rsum l'impression de ces tmoins en dclarant :

    Ces pierres graves sont au nombre de 20000, et sans doute beaucoup plus. Elles sont trs anciennes et il nous est impossible de douter de leur parfaite authenticit.

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  • 2.

    LA CONJURATION DES BIEN-PENSANTS

    Huit annes d'tudes et de rflexion ont permis au Dr Cabrera d'laborer une thse, diffrente de celle des prhistoriens, mais qui, tt ou tard, lui sera substitue dans l'enseignement officiel. Car il faudra bien qu'un jour la vrit remonte la surface comme l'huile remonte sur l'eau .

    Pour le Dr Cabrera, l'homme princeps dcoule d'une mutation slective du tronc primate qui est l'origine du groupe biologique des animaux les plus intelligents. Il ne descend pas du singe, et son avnement fut une aventure absolument exceptionnelle dans l'volution terrestre.

    Une race d'hommes queue de ttard

    L'homme primitif avait des mains pouce long et fin, le mufle allong et une extrmit caudale atteignant le sol. C'est ce qu'enseignent les pierres d'Ica.

    Supposer que ces tres primitifs aient pu tre enseigns par des initis ou des tres intelligents et suprieurs venus d'autres plantes est une possibilit trs vague que je rejette, dit le Dr Cabrera.

    Nous ne suivons pas notre matre et ami dans cette assertion, car il nous faudrait rfuter du mme coup les bases mmes des mythologies et les calculs de probabilit des astronomes les plus volus de nos temps.

    Le physicien amricain Murray Gell-Mann dit que les progrs enregistrs en astronomie et en physique per: mettent de croire en la probabilit d'existence de civilisations extraterrestres.

    Selon le Pr Gurin, on pourrait tabler pour notre galaxie sur 500000 socits intelligentes, dont la quasi-totalit aurait sur nous, en sciences et en techniques, une avance de plusieurs millions ou milliards d'annes. Prs de mille civilisations extraterrestres seraient soit au niveau de la ntre, soit un niveau moindre.

    En ce qui concerne le problme des mystrieux engins clestes lumineux sur lesquels on a recueilli des dizaines de milliers de tmoignages, les opinions et les sentiments voluent de plus en plus vers une thse favorable des contacts ou des messages venus de peuples extraterrestres.

    Je ne pense certainement pas que tous les UFO viennent de notre Terre , a dit le docteur amricain Emerson W. Schildeler.

    La revue Bufoi donne la liste suivante des personnalits scientifiques runies en confrence en novembre 1971 l'universit d'Arizona qui acceptent l'existence des UFO (Objets Volants Non Identifis) : Dr Allen Hynek, directeur de l'observatoire du Dearborn (Illinois), Dr Robert Creegan, Dr Lo Sprinkel, Dr Emerson Schildeler, Dr John Munday, Dr Franck Salisbury, etc., tous professeurs dans des universits amricaines.

    Ces personnalits croient que certains UFO sont contrls par des tres venus de l'espace .

    Cette divergence excepte, nous pensons avec le Dr Cabrera que l'homme primitif tait effectivement semblable l'homme autochtone terrestre, sans pour autant exclure la thse d'immixtions d'Instructeurs venus d'un autre monde.

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  • En fait, ce problme n'est pas fondamentalement celui des Anctres Suprieurs et rside plutt dans l'anciennet qu'il convient d'accorder aux premiers hommes savants de notre plante.

    L'homme est n il y a 30 millions d'annes

    L'homme n'est pas n il y a un million d'annes comme on voulait le faire croire ces derniers temps : il y a 2800000 ans, il existait au Kenya, l'est du lac Rodolphe, et il est certain que l'on trouvera des restes d'un Homo habilis ou sapiens (industrieux ou savant) beaucoup plus ancien encore, en quelque autre partie du monde.

    En bref, les prhistoriens classiques prsentent ainsi l'homme dans ses avatars :Ramapithque : primate s'engageant dans l'hominisation 14 millions d'annes.Australopithque : dj homme; outils grossiers 5 millions d'annes.Homme du Kenya : outils encore grossiers 2 800000 ans.Homo habilis : outils bien fabriqus 2000000 d'annes.Homo erectus : homme trs droit, physiquement semblable nous 1000000

    d'annes (1).Homo sapiens : homme savant (celui de Neandertal) - 80000 100000 ans. Certains

    pensent 200000.

    (1) Ces donnes sont dj primes. Le Pr Bryan Patterson, de l'universit Harvard, a trouv en 1971, Lothagam, au Kenya, des ossements d'un homme qui marchait debout.

    D'autres prhistoriens et des anthropologues, davantage en contact avec les ralits, vont beaucoup plus loin dans leurs thses.

    Ainsi, le Pr A. Delmas, de l'Acadmie de mdecine de Paris, affirme que le premier homme a une anciennet de 30 millions d'annes pour le moins.

    Les raisons ? Notre position verticale qui n'a pu devenir naturelle qu'aprs des dizaines de millions d'annes; nos membres antrieurs qui ne sont pas courts comme ceux des singes et nos bras qui ne sont pas dmesurment longs; la forme, l'orientation et la capacit de notre crne qui sont fondamentalement diffrentes de celles des singes.

    Et le Pr Delmas conclut en ces termes : La quadrupdie, la brachiation (facult de se dplacer de branche en branche) et la bipdie ne paraissent pas devoir tre envisages comme des tapes successives dans l'volution, mais comme des spcialisations trs anciennes et assez exclusives (1).

    (1) Le Dr Cari Johanson, palontologue amricain de l'universit Case Wester, de Cleveland, a dcouvert, prs du village de Dessye (province d'Ouallo, Ethiopie), 300 km au N.-E. d'Addis-Abeba, les os fossiliss d'un homme qui vivait et marchait debout il y a plus de trois millions d'annes.

    Des Extraterrestres implants

    L'expos du Pr Delmas suggre et implique mme une aventure humaine non pas dans le sens imprudemment dcrt par les prhistoriens, mais conforme aux thses que nous avons toujours prnes :

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  • Les hommes, s'ils sont sur la Terre depuis trente millions d'annes, ont d faire clore des civilisations avances malheureusement perdues ou voiles par le temps et les cataclysmes gologiques.

    Nous avons eu des Anctres Suprieurs. C'est l'hypothse la plus probable. Nanmoins, et bien que nous n'y croyions pas, nous ne devons pas rejeter celle de l'existence d'une Terre antdiluvienne d'o l'homme autochtone savant aurait t absent.

    Pour expliquer l'closion des civilisations, on doit alors envisager soit une implantation, soit une immixtion d'hommes venus d'une autre plante.

    Quoi qu'il en soit, l'homme princeps, le premier de tous, serait vieux de millions de millions d'annes. Sa patrie d'origine serait une plante lointaine dans l'espace et dans le temps, sans doute mme extrieure notre univers connu.

    Ce balayage des thories des prhistoriens prims nous engage dans une vision diffrente du pass et dans une expertise enfin--la mesure du privilge que l'homme, de toute vidence, a sur les autres animaux(l).

    Et la primhistoire fantastique que nous voulons substituer la prhistoire fossile devient, de ce fait, la plus probable et la plus authentique.

    (1) La diffrence fondamentale entre l'homme et l'animal semble rsider dans le phnomne de projection qui est nettement plus perceptible chez l'homme, lequel selon nos critres habituels parat savoir mieux imaginer et prvoir. En fait, il sait mieux que l'animal intgrer son esprit- au continuum espace-temps.

    Des documents, des vestiges qui veulent parler

    Voil plus de trois mille ans que les livres sacrs de l'Inde, des pays du Nord et de notre Occident celtique, appuys par les traditions et des crits qui vont de Platon Eugne Beauvois(2), affirment que nous avons eu pour anctres des tres cultivs qui firent clore des civilisations aussi ou plus avances que la ntre en certains domaines.

    (2) Eugne Beauvois, minent crivain traditionaliste. Lire de lui, notamment, Le Paradis de l'Atlantique, 1907.

    Malheureusement, les traces laisses par ces hommes des temps anciens taient rares, ambigus, fragiles et les prhistoriens dits classiques ne daignaient pas leur accorder leur savante attention.

    On savait, par les traditions et des reprsentations graphiques, que des dieux venus de la plante Vnus avaient rgn au Mexique, en Phnicie, en Assyro-Baby-lonie...

    De trs anciens crits de l'Inde (Mahavira, Drona Parva) contaient que les dieux s'taient affronts dans une vritable guerre atomique, qu'ils utilisaient des engins volants pour aller dans l'atmosphre et jusqu'aux toiles, qu'ils avaient connu les observatoires astronomiques, pratiqu les oprations chirurgicales les plus dlicates... Imaginations, dlires, assuraient les docteurs de la vraie science !

    Trouvait-on au Mexique, sur la dalle de Palenque, une fuse spatiale pilote par un cosmonaute, des Codex dcrivant des engins raction, des disques gravs dans les cavernes de Baian-Kara-Ula, au Tibet, dposs par d'anciens astronautes, selon les traductions du Pr Tsum-Um-Nui, de l'Acadmie de Pkin... : imaginations toujours!

    Et avec la mme vertueuse indignation, les archologues-pontifes discrditaient Tiahuanaco, l'arche-condensateur lectrique de Mose, la lampe lectrique qui clairait le rabbin Jechiel au temps du roi Saint Louis (1) :

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  • (1) Nous avons recens ces relations dans Le Livre des Secrets Trahis, chap. 2 et 3 (Ed. J'ai Lu A 378****); Histoire Inconnue des Hommes depuis 100000 ans, chap. 8 (Ed. J'ai Lu A 372****); Le Livre des Matres du Monde, chap. 16 (Ed. J'ai Lu A 382****).

    - Tout cela n'est que spculation insense! se plaisaient-ils dire. Une civilisation ne peut tre reconnue et accepte que si l'on trouve des documents, des constructions, des pierres graves, bref, ce qui est substantiel et peut tre expertis scientifiquement.

    - Et l'Atlantide ?- Du rve, toujours! Le besoin qu'ont les hommes de s'inventer des anctres de qualit

    suprieure ! Absolument rien ne vous autorise penser que les Atlantes - s'ils ont exist avaient matris une science du niveau de la ntre.

    Ces rationalistes svres n'avaient pas tort sur tous les points !Il nous faut bien reconnatre, mme avec l'apport des pierres d'Ica, qu'aucune

    civilisation antique Egypte, Empire des Incas, Mexique, Lepenski Vir, Med-zamor n'a prouv qu'elle avait atteint le stade de l'avion commercial, de l'automobile, du chemin de fer, de la cyberntique, etc., du moins si l'on s'en rapporte aux documents actuellement connus.

    Pourtant, les dcouvertes de vestiges sous-marins Bimini, au large de la Floride (2), prouvent que le grand ocan occidental a englouti des cits inconnues et, pourquoi pas, une civilisation tout entire ?

    (2) Cf. L'histoire commence Bimini, de Pierre Carnac. Ed. Robert Laffont.

    Un choix douloureux : chrtien ou archologue

    Irrductibles, engoncs dans le goitre de leur hargne sournoise, archologues, gologues et prhistoriens rfutaient tout ce qui pouvait gner ou contrarier leurs sacro-saints ukases.

    Ils acceptaient, en tant que chrtiens bien pensants, l'authenticit du Dluge et de Jsus-Christ mais, si on les mettait au pied du mur, si on les poussait dans leurs retranchements de scientifiques ils niaient le srieux de ces lgendes (1), sous le sceau du secret, bien entendu ! Car il importait que de tels propos hrtiques n'arrivent pas l'oreille de Mgr l'Evque et de la bourgeoisie nantie qui assurent le bon ordre de la politique et l'avancement dans leur administration !

    (1) II faut distinguer. L'authenticit du Dluge est atteste par tous les peuples des temps anciens et par toutes les traditions du monde. Lire ce sujet Mondes en collision d'Immanuel Velikovsky (Ed. Stock). Par contre, la non-existence de Jsus-Christ est non moins fortement prouve par des papyrus gyptiens antrieurs de 1500 ans au Messie, papyrus qui relatent les mmes dtails que ceux produits par les Evangiles. Cf. Le Livre du Pass Mystrieux de Robert Charroux, chap. 19 (Ed. J'ai Lu A 398****).

    Certes, il n'est pas toujours facile pour un prhistorien bon teint de croire la fois que l'homme a t cr par Jhovah et qu'il descend d'un anthropode, que les toiles ont t mises dans le ciel pour clairer la Terre et que notre globe est un minuscule et ngligeable grain de nbuleuse, que l'univers a t cr par Dieu il y a 16000 ans et par un grand bang des milliards d'annes auparavant, que notre premier anctre, un dnomm Adam, habitait le paradis terrestre et qu'il tait en mme temps un pauvre type besogneux et expos tous les dangers d'un environnement hostile par nature !

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  • N'importe! Bravement, les bons aptres peignaient leur noble barbe blanche, ajustaient leur col, leur cravate et le ruban de leur boutonnire et, de leur ton le plus doctoral, professaient que les hommes prhistoriques habitaient des cavernes, qu'ils taient vtus de peaux de btes, qu'ils inventrent le bronze il y a 3500 ans. Puis, l'me lgre et sans en dmordre pour autant, ils allaient dcouvrir, Lepenski Vir (Yougoslavie), des villages savamment construits il y a 10000 ans, et mettaient au jour Medzamor (Armnie sovitique) des usines de la mme poque o les brutes armes de massues et de haches de pierre... fabriquaient dix-huit varits de bronze 6500 ans avant qu'ils l'aient invent !

    En fait, ils ne savent pas grand-chose !

    Pchait-on un clacanthe dans les eaux de Madagascar? Impossible! dcrtait la Conjuration. Son espce a disparu depuis 200 millions

    d'annes ! Et les dinosaures ? Plus de dinosaures depuis 60 millions d'annes ! Mais on a trouv... Ah ! Monsieur fait l'esprit fort ! Monsieur conteste ! Glozel ! Glozel est bien authentique pourtant ! Glozel? Connaissons pas, rpondaient les rudits et courageux prhistoriens pour

    qui la route Paris-Vichy-La Ferrire-sur-Sichon (400 kilomtres) est hrisse de barrires magntiques analogues celles qui dfendirent le Potala du dala lama Lhassa contre l'invasion des troupes chinoises !

    Et le Chandelier des Andes, les pistas de Nazca, qu'en pensez-vous ?Du coup, les bons aptres, flairant un pige, battaient prudemment en retraite !Car le Chandelier des Andes, les pistas de Nazca sont absolument inconnus en

    prhistoire et en archologie !Aucun manuel n'en faisait encore tat en 1973.Pensez-donc : des dessins s'gaillant sur quelque trois quatre mille kilomtres

    excusez du peu ! a ne se remarque pas, quand on dispose de millions de francs pour effectuer des recherches !

    Mais o les hommes de la Conjuration voient rouge, c'est quand un quidam dpourvu de peau d'ne attestant sa parfaite docilit a l'outrecuidance de trouver un site archologique, une cit inconnue, un temple englouti sous les eaux, des tablettes et des poteries d'une civilisation inconnue !

    Alors, dans les muses poussireux et dans les socits prhistoriques, c'est le grand branle-bas de combat.

    Il s'agit de faux, bien entendu ! Bien entendu! rpondent les officiels bien pensants.Quelques pontifes, parmi les plus nervs, brandissent mme leurs pantoufles, comme

    pour foudroyer le tmraire qui a os escalader la cordillre des Andes ou plonger dans l'Atlantique pour dcouvrir, leur place, un site archologique dont la dcouverte leur revenait de droit!

    Heureusement, il y a le saint, le merveilleux palladium : l'instar des churs antiques, les pontifes entonnent le chant sacr et magique qui conjure tous les malfices de Satan.

    C'est un faux !Pauvre Boucher de Perthes, pauvre Champollion, pauvre Schliemann, pauvre

    Marceline de Sautuola, pauvre Emile Fradin, pauvre Dr Morlet, en avez-vous subi des affronts, des humiliations, avant que la Conjuration finisse par mettre les pouces !

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  • La conspiration contre Glozel

    Voil quel tait encore, en 1974, le bilan dprimant de l'archologie en France. Du moins, pour les anciens , les pontifes, ceux qui ont fait, invent, fabriqu la prhistoire de grand-papa gteux. Rares ont t ceux dont la bonne foi et la sagacit ont t la hauteur de la ralit des faits.

    Saluons-les au passage : Amde Brouillet, Salomon Reinach, A. van Gennep, E. Esperandieu, J. Loth, Cons-tantinescu-Iasi, V. Madsen, Birger Nerman, etc., qui, tous, taient d'minents professeurs, conservateurs ou membres de l'Institut, ethnographes ou archologues rputs en France, au Portugal, en Norvge, en Belgique, en Roumanie, au Danemark, en Sude ou en Suisse.

    Cela sans oublier les archologues dits sauvages qui, de leurs propres deniers, avec toute leur foi, leur sincrit, leur abngation, et souvent au pril de leur vie, ont effectu les plus prcieuses dcouvertes de l'histoire inconnue des hommes. Avec, gnralement, pour seule rcompense les rises, les insultes et les rebuffades des pontifes de la Conjuration de contre-vrit.

    Heureusement, depuis quelques annes, des prhistoriens de la nouvelle gnration ont rompu avec les errements de leurs prdcesseurs. Ils savent que les cavernes n'taient que des habitations occasionnelles, que les vtements : chapeaux, vestes, pantalons, chaussures existaient il y a 20000 ans, que les hommes du Magdalnien (1) avaient les mmes structures mentales que nous, qu'ils taient capables de rflchir, d combiner, d'crire, de compter, qu'ils savaient modeler, sculpter, dessiner, peindre, tudier le ciel, fondre les mtaux, construire des bateaux, usiner le minerai, russir des oprations chirurgicales.

    Quant aux prhistoriens trangers, ils vont beaucoup plus loin encore et considrent les hommes des temps anciens mme en remontant plus de trente mille ans comme des anctres trs volus qui construisaient des cits, voyageaient de continent continent (2) et dont le cerveau, plus dvelopp que le ntre, tait plus apte apprhender les mystres de linconnu , les arcanes des hautes mathmatiques et de la philosophie

    (1) Magdalnien : poque dite du palolithique ou ge du renne allant de 15000 ans 30000 ans avant notre re.

    (2) Le Pr Thomas Jacobsen, de l'universit de l'Indiana, a trouv la preuve, dans une caverne de Franchti, en Grce, que des liaisons maritimes se faisaient en Mditerrane il y a quatre-vingt-dix quatre-vingt-quinze s