La politique internationale du marxisme

  • View
    220

  • Download
    0

Embed Size (px)

DESCRIPTION

Jean Longuet - La politique internationale du marxisme (1918)

Text of La politique internationale du marxisme

  • Librairie F. ALCAN, 108, Boul. St-Germain, PARIS

    Majoration temporaire

    1O % du prix marqu

    (Dcision du Syndicat des diteurs du 27 Juin 1917)

    POLITIQUE

    DO

    Gen

    erat

    ed o

    n 20

    15-0

    1-03

    06:

    13 G

    MT

    / h

    ttp:

    //hdl

    .han

    dle.

    net/

    2027

    /mdp

    .390

    1501

    9093

    056

    Publ

    ic D

    omai

    n in

    the

    Uni

    ted

    Stat

    es, G

    oogl

    e-di

    gitiz

    ed /

    htt

    p://w

    ww

    .hat

    hitr

    ust.

    org/

    acce

    ss_u

    se#

    pd-u

    s-go

    ogle

  • DU MME AUTEUR

    A LA LIBRAIRIE F. ALCAN

    Le Sultan et les Grandes Puissances (traduction de l'Anglais de

    Malcolm MAC COLL). Paris, 1900.

    A LA LIBRAIRIE JUVEN

    Terroristes et policiers (tude historique sur l'affaire Azeff), en

    collaboration avec G. SILBER. Paris, 1908.

    A LA LIBRAIRIE QUILLET '(

    Le Mouvement Socialiste International (Tome VIII de l'Encyclop-

    die Socialiste). Paris, 1913.

    A LA LIBRAIRIE DU PARTI SOCIALISTE

    Les Socialistes Allemands contre la guerre et le militarisme.

    Paris, 1913.

    A LA LIBRAIRIE DE LA RAISON

    L'Evolution du Mouvement Socialiste en France. Paris, 1906

    (puis).

    A LA L'TRANGER

    Le Socialisme au Japon. Ptersbourg, 1907 (puis).

    L'Affaire Azeff, traduction sudoise de H. BRANTING. Stockholm.

    1908.

    Socialisme et Religion, J. JOHNSON. Londres. 1916.

    Gen

    erat

    ed o

    n 20

    15-0

    1-03

    06:

    13 G

    MT

    / h

    ttp:

    //hdl

    .han

    dle.

    net/

    2027

    /mdp

    .390

    1501

    9093

    056

    Publ

    ic D

    omai

    n in

    the

    Uni

    ted

    Stat

    es, G

    oogl

    e-di

    gitiz

    ed /

    htt

    p://w

    ww

    .hat

    hitr

    ust.

    org/

    acce

    ss_u

    se#

    pd-u

    s-go

    ogle

  • JEAN LONGUET

    DpuUfde la Seine

    LA

    POLITIQUE INTERNATIONALE

    DU MARXISME

    KARL MARX ET LA FRANCE

    Le pangermanisme est aussi ractionnaire

    et aussi puril que. le panslavisme,

    KARL MARX et F. ENGELS

    PARIS

    LIBRAIRIE FLIX ALGAN

    108, BOULEVARD SAINT-GERMAIN, 108

    1918

    Tous droits de reproduction, de traduction et d'adaptation

    rservs pour tous pays.

    Gen

    erat

    ed o

    n 20

    15-0

    1-03

    06:

    13 G

    MT

    / h

    ttp:

    //hdl

    .han

    dle.

    net/

    2027

    /mdp

    .390

    1501

    9093

    056

    Publ

    ic D

    omai

    n in

    the

    Uni

    ted

    Stat

    es, G

    oogl

    e-di

    gitiz

    ed /

    htt

    p://w

    ww

    .hat

    hitr

    ust.

    org/

    acce

    ss_u

    se#

    pd-u

    s-go

    ogle

  • $0/'

    Gen

    erat

    ed o

    n 20

    15-0

    1-03

    06:

    13 G

    MT

    / h

    ttp:

    //hdl

    .han

    dle.

    net/

    2027

    /mdp

    .390

    1501

    9093

    056

    Publ

    ic D

    omai

    n in

    the

    Uni

    ted

    Stat

    es, G

    oogl

    e-di

    gitiz

    ed /

    htt

    p://w

    ww

    .hat

    hitr

    ust.

    org/

    acce

    ss_u

    se#

    pd-u

    s-go

    ogle

  • AVANT-PROPOS

    Depuis plus d'un demi-sicle, les crivains anti-socialistes

    de toutes nuances ont multipli leurs attaques contre la

    doctrine et la mthode .de Karl Marx. Ils se sont telle-

    ment acharns depuis 40 ans contre le granit de sa pense,

    crivait il y a quelques annes Paul Louis, qu'ils s'imagi-

    nent l'avoir pulvris et ananti. Mais ce sont prcisment

    les violences des rfutations et la rptition continue des

    attaques, qui attestaient la force du systme marxiste . En

    vain les conomistes vulgaires proclamaient priodique-

    ment sa faillite, tandis que journalistes et politiciens des

    classes possdantes exaltaient le revisionnisme d'Outre-

    Rhin, annonant chaque jour l'abandon de ces dogmes

    uss par le Socialisme international en gnral, par la

    Social-Dmocratie allemande en particulier, sous l'in-

    fluence des Bernstein, des David, des Heine, des Legien,

    des Sudekm de tous ceux la seule et noble excep-

    tion d'Edouard Bernstein qui allaient devenir les paran-

    gons du no-socialisme imprialiste et sur lesquels, cette

    poque, nos publicistes conservateurs ne tarissaient pas

    d'loges.

    Le marxisme demeurait le fondement solide de l'action

    proltarienne dans les Deux-Mondes. Le socialisme inter-

    JEAN LONGUET 1

    Gen

    erat

    ed o

    n 20

    15-0

    1-03

    06:

    13 G

    MT

    / h

    ttp:

    //hdl

    .han

    dle.

    net/

    2027

    /mdp

    .390

    1501

    9093

    056

    Publ

    ic D

    omai

    n in

    the

    Uni

    ted

    Stat

    es, G

    oogl

    e-di

    gitiz

    ed /

    htt

    p://w

    ww

    .hat

    hitr

    ust.

    org/

    acce

    ss_u

    se#

    pd-u

    s-go

    ogle

  • 2 LA POLITIQUE INTERNATIONALE DU MARXISME

    national moderne voyait en lui non le dogme rigide d'une

    secte, mais la mthode fconde de recherche et d'inves-

    tigation , dont parla un jour Kautsky. Sur cette base tho-

    rique s'tait leve la plus vaste association que le monde

    ait connue depuis le Christianisme, groupant, encadrant

    travers l'univers des millions de proltaires organiss poli-

    tiquement et conomiquement, comme classe.

    Cette doctrine, elle n'lait pas plus allemande que fran-

    aise ou anglaise d'autant plus qu'en l'incorporant

    son action quotidienne, la Dmocratie Socialiste Interna-

    tionale l'avait complte et sur certains points dpasse,

    grce la riche exprience de ses organisations politiques

    et conomiques, aux enseignements qu'elles avaient tirs

    de l'action et de la pratique de la dmocratie industrielle

    d'Angleterre et de France pendant un demi-sicle, de l'ex-

    prience du trade-unionisme anglais et amricain, du syn-

    dicalisme franais et allemand, de la coopration belge,

    anglaise ou Scandinave, des mouvements agraires d'Italie

    et des Etats-Unis, de la vie parlementaire et municipale en

    Angleterre, en France, en Suisse, en Allemagne, en Italie,

    des leons d'idalisme rvolutionnaire dont elle tait rede-

    vable au proltariat de Hussie.

    A la .faveur de l'effroyable tempte qui depuis quatre ans

    s'est dchane sur le monde, un certain nombre de pol-

    mistes se sont efforcs, dans les pays de l'Entente, d'attein-

    dre et de diminuer cette philosophie proltarienne, cette

    doctrine et cette mthode d'action prouves et glorieuses

    du Socialisme, en les dnonant aux masses, livres

    toutes les passions chauvines de l'heure, comme spcifi-

    quement allemandes , voire pangermanistes . Ainsi

    au moment mme o ils avaient le plus la bouche les

    mots d" union sacre , il s'agissait pour ses adversaires

    de disqualifier et si possible de dtruire la doctrine d'un

    des grands partis de la nation. En France, cela parut d'au-

    Gen

    erat

    ed o

    n 20

    15-0

    1-03

    06:

    13 G

    MT

    / h

    ttp:

    //hdl

    .han

    dle.

    net/

    2027

    /mdp

    .390

    1501

    9093

    056

    Publ

    ic D

    omai

    n in

    the

    Uni

    ted

    Stat

    es, G

    oogl

    e-di

    gitiz

    ed /

    htt

    p://w

    ww

    .hat

    hitr

    ust.

    org/

    acce

    ss_u

    se#

    pd-u

    s-go

    ogle

  • AVANT-PROPOS

    tant plus facile raliser que les socialistes, absorbs par

    la dfense nationale, songeaient trs'peu aux controverses

    doctrinales, ngligeaient les recherches historiques, et par-

    fois mme semblaient oublier jusqu'au maintien des prin-

    cipes qui sont leur raison d'tre.

    Pour tayer cette campagne, de perfides adversaires

    dcidrent de s'appuyer sur une vieille thse anarchiste

    bien oublie et qui, pendant des annes, avait servi de base

    l'action de Bakounine, dans la premire Internationale.

    Dans la lutte qu'il avait d soutenir contre la bohme rvo-

    lutionnariste, enfusionnisleet dsorganisatrice du thori-

    cien de la pandestruction , Marx avait t maintes fois

    accus par lui faute de meilleur argument de vouloir

    faire triompher dans l'Internationale des influences et une

    mthode allemandes .

    La classe ouvrire europenne n'ayait fait qu'an cas

    bien mdiocre de ce grief puril. Contre l'anarchisme de

    Bakounine, aussi bien que contre le mutuellisme de

    Proudhon ou le communisme utopique des premiers grands

    socialistes franais ou anglais, elle s'tait rallie la con-

    ception d'un mouvement de classe raliste, unitaire et dis-

    ciplin, dont Karl Marx lui avait donn la ligne direc-

    trice. Au lendemain de la guerrede 1870-71, tes accusations

    de pangermanisme , n'avaient pas troubl un eut ins-

    tant la grande majorit des socialistes franais et, au Con-

    grs de La Haye ea 187.2, tous les rfugis de la Commune,

    Edouard Vaillant, Landrin et leurs amis blanquistes aussi

    'bien que Dereure, Charles Longuet, Paul Lafargue,

    embrassaient rsolument le parti de Marx contre Bakou-

    niae (l).

    (1) Le mme argum