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NW Science Article 29 1 La « Triple Causalité » de la pensée humaine « Critique des théories et croyances d’une causalité... externe » 1. Postulat mono-causal de la « pensée scientifique » en vigueur. - La causalité philosophique, ou physicienne, venue d’« ailleurs ». La logique d’un temps linéaire aboutit… à ce qu’elle veut démontrer ! - Quand la mécanique quantique évite de se « mouiller » ! Indéterminé et probabiliste, le théoricien s’en sort au hasard des « crises ». - Qu’en pensent les biologistes, les médecins et les psys ? Avez-vous déjà croisé une maladie déclarée « sans cause » ? 2. Causalité double, plus créative… mais encore théorique. - Le dédoublement spatiotemporel de J.P. Garnier-Malet. Quand le chercheur arrive à imaginer… tout en pensant ! - La double causalité de Philippe Guillemant. Quand l’individu synchronise deux dimensions temporelles. - Quand l’inconscient castre notre « synchronicité mentale ». Bientôt notre conscience libérera ces idées… qui « nous viennent » ! 3. La pensée humaine et sa triple orientation temporelle. - Phylogenèse néo-lamarckienne vers… « Homo néo-sapiens ». Le chercheur devrait comprendre ses expériences mentales. - Notre capacité mentale à trois « dimensions spatiotemporelles ». Quand la dynamique de survie crée de nouvelles « dimensions ». - La « triple causalité mentale », clé d’une psychologie plus autonome. Que celui qui n’a jamais vécu en 2x3D… se jette la première pierre !

La « Triple Causalité » de la pensée humaine LA TRIPLE CAUSALITE DE LA P… · - La double causalité de Philippe Guillemant. Quand l’individu synchronise deux dimensions temporelles

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    La Triple Causalit de la pense humaine

    Critique des thories et croyances dune causalit... externe

    1. Postulat mono-causal de la pense scientifique en vigueur.

    - La causalit philosophique, ou physicienne, venue d ailleurs .

    La logique dun temps linaire aboutit ce quelle veut dmontrer !

    - Quand la mcanique quantique vite de se mouiller !

    Indtermin et probabiliste, le thoricien sen sort au hasard des crises .

    - Quen pensent les biologistes, les mdecins et les psys ?

    Avez-vous dj crois une maladie dclare sans cause ?

    2. Causalit double, plus crative mais encore thorique.

    - Le ddoublement spatiotemporel de J.P. Garnier-Malet.

    Quand le chercheur arrive imaginer tout en pensant !

    - La double causalit de Philippe Guillemant.

    Quand lindividu synchronise deux dimensions temporelles.

    - Quand linconscient castre notre synchronicit mentale .

    Bientt notre conscience librera ces ides qui nous viennent !

    3. La pense humaine et sa triple orientation temporelle.

    - Phylogense no-lamarckienne vers Homo no-sapiens .

    Le chercheur devrait comprendre ses expriences mentales.

    - Notre capacit mentale trois dimensions spatiotemporelles .

    Quand la dynamique de survie cre de nouvelles dimensions .

    - La triple causalit mentale , cl dune psychologie plus autonome.

    Que celui qui na jamais vcu en 2x3D se jette la premire pierre !

    http://www.nw-science.com/

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    Sur lchelle de notre volution animale, la diffrence de capacit mentale entre le prix Nobel

    le plus dou et le quidam le plus trivial est trs faible, voire infime. Pourquoi donc ? Tous les

    humains ont ceci de spcifique, de plus volu , quils savent penser (seuls ou

    collectivement), puis partager ce qui est pens via lusage de paroles et smantiques, souvent

    porteuses de symboles. Prendre conscience de notre propre dynamique mentale, unique au

    sein de la biodiversit terrestre, est fondamental. Aussi essentiel que de comprendre la

    nature des espaces qui nous adoptent, et des temps initis par chacun (Cf. Article 28).

    Pourtant, nous ne savons pas comment nous pensons ! Pis encore, nul scientifique na su

    dcrire jusqu ce jour comment nos processus de pense prennent naissance, pour ensuite

    se mmoriser et se matrialiser , semble-t-il, dans notre cerveau. Et, comble de

    lironie, les spcialistes du mental, vus sous langle social et psychologique, sembleraient bien

    plus ignorants en la matire que ceux des sciences exactes ! Alors que lhumanit ressasse

    encore et toujours les mmes croyances culturelles et bibliographiques, les consommant

    ainsi aveuglment jusquaux abords de sa probable tombe, il devient urgent de comprendre

    quil est absolument ncessaire de chercher en nous plus de cohrence mentale . Tant

    individuellement que collectivement.

    Cest au cur de cette qute que NW Science nous a dj interpell (Cf. article 26). Cette

    nouvelle publication nous encourage aujourdhui dcouvrir nos propres processus de

    pense, bien sr sous laspect ontologique et scientifique mais, bien plus important, au

    travers dune exprimentation trs quotidienne, vrifiable notre guise. Pour cela,

    plongeant au sein mme de notre architecture mentale, de type R,L,C (Reptilo-Limbico-

    noCorticale), nous allons mieux comprendre comment sassocient, irrmdiablement, nos

    rflexes comportementaux (dvoils par H. Laborit), avec nos penses raisonnes

    (culturelles et construites), et simultanment partir de nos relles intentions issues de

    notre cration permanente (Cf. article 26). Cest par cette plonge en soi que nous pourrons

    enfin prendre conscience de lillusoire dbat entre dterminisme et causalit , car

    litinraire mental quinitie chacun de nous se gouverne via ses propres orientations

    personnelles, de nature temporelle et tri-causale, pilotant chaque instant nos trois actes

    mentaliss plus ou moins synchroniss, savoir nos

    comportements , penses et perspectives !

    http://www.nw-science.com/http://www.nw-science.com/publications/lhomme-cet-animal-createur-de-temps/http://fr.wikipedia.org/wiki/Sciences_dureshttp://www.nw-science.com/publications/psychologie-physique-mentale-ou-spirituelle/http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Laborithttp://www.nw-science.com/publications/psychologie-physique-mentale-ou-spirituelle/

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    Chers amis lecteurs, attention : forts de cette dcouverte et des exprimentations que

    vous en dvelopperez, votre vie future ne sera plus jamais la mme. Les causes de votre

    attitude mentale exploratoire vous appartiendront, pour votre avenir et le meilleur !

    1) Postulat mono-causal de la pense scientifique en vigueur.

    Alors que les sciences dures tiennent le haut du pav pistmologique, notre pense

    scientifique, cultive telle une religion irrversible et entropique, nimagine mme pas que

    le temps puisse tre dune nature toute autre que ce qui a t enseign ! (Cf. article 28).

    Il est par exemple facile de vrifier que la qute temporelle des chercheurs les plus mrites

    finit systmatiquement par sombrer dans un ocan de raisonnements tautologiques, du

    genre ce que nous percevons du temps qui passe ne change rien la faon qua le temps de

    passer. Cest dailleurs pourquoi nous portons une montre au poignet (E. Klein, 19/12/2013).

    Classiquement notre culte scientifique tend nous

    imposer un temps unique et universel, alors quil

    suffit de vrifier que notre perception des dures,

    tout comme celle des distances, varie en fonction du

    capteur et du repre que nous utilisons durant notre

    exprience... toujours en cours !

    Nota : pour lire avec aisance les dveloppements ultrieurs, il est recommand davoir assimil

    les deux publications prcdentes concernant les natures de lespace et du temps.

    . La causalit philosophique, ou physicienne, venue dun ailleurs (la logique dun

    temps linaire aboutit ce quelle veut dmontrer !).

    Nous voici donc tous affubls dun temps unique et univoque, que les physiciens assimilent

    depuis un sicle une flche temporelle et psychologique, qui dsigne symboliquement

    lorientation que prendrait forcment toute exprience du pass vers un futur . Cette

    flche physicienne, dune nature devenue officiellement causale, a ainsi de facto impos une

    entropie tout ce que nous pourrions exprimenter. Or, cette pense dune ouverture

    temporelle infiniment troite, ne tient qu un fil : celui de la continuit dun enseignement

    culturel linaire et tautologique !

    http://www.nw-science.com/http://fr.wikipedia.org/wiki/Sciences_dureshttp://www.nw-science.com/publications/lhomme-cet-animal-createur-de-temps/http://fr.wikipedia.org/wiki/Fl%C3%A8che_du_temps

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    Mais ce nest pas tout. Certes cette flche philosophique nous

    contraint comprendre que toute exprience corporelle possde

    une cause passe , spcifique, mais quen plus cette cause se

    situe invitablement ailleurs , savoir hors du corps tudi.

    Tout se passe comme si le corps expriment ntait jamais en soi

    lorigine de ses propres expriences ! Pour NW Science, cette conception de la cause

    extrieure rappelle le type de confusion conceptuelle quavaient rencontr Aristote et

    Galile lorsquils ont invent limpeto et limpetus (Cf. article 25-1). Cette faon de

    botter en touche conceptuellement sent le souffre. Il est donc essentiel de sy arrter pour

    mieux apprhender lorigine de cette confusion fondamentale.

    Si lon en croit la pense moderne au sujet de la causalit , que le contexte en soit social,

    scientifique ou autre, il semblerait que celle-ci prend toujours racine dans un avant

    temporel, mais jamais dans un devant (ou arrire spatial, ou autre composante 3D ). Ce

    commentaire NW Science peut surprendre, mais il est tout la mesure de notre

    incomprhension sur la vritable nature du temps. En effet, si nous cherchons vraiment une

    approche plus objective sur la cause dynamique dun vnement, dune exprience, il

    sagit simplement de la situer dans lespace et notre temps :

    - Dans lespace, et quelle quen soit la nature matrielle (visuelle, audio,, tactile),

    reprer la cause revient la situer dans le systme de repre collectif choisi (en gnral

    un repre de type euclidien). Ainsi, lorigine de tout vnement survient tout ou partie

    par devant , par derrire , par-dessus , etc.. .

    - Durant notre histoire personnelle, et quelle en soit la nature mmorielle (imagine,

    pense,, ressentie), percevoir une cause revient la situer au sein de notre propre

    temps (par orientation intime). Ainsi, lorigine de nos expriences personnelles merge

    tout ou partie de notre futur - souvent proche - (imagin, ou imaginable), de notre

    pass (mentalis), ou de notre prsent (physiologique).

    Ainsi, chacun de nous peut vrifier partir de soi la cause spatiotemporelle unique

    lorigine de lvnement exprimental quil traverse chaque instant vcu. Cela signifie

    que nulle cause ne peut venir dun ailleurs , mais que par contre toute cause survient par

    interaction, spatiotemporelle 2x3D, entre soi et lenvironnement. Autrement dit : aucune

    cause dun vnement vraiment vcu ne peut survenir sans notre implication !

    http://www.nw-science.com/http://www.nw-science.com/publications/einstein-et-le-miroir-du-temps/http://fr.wikipedia.org/wiki/Causalit%C3%A9_(physique)http://fr.wikipedia.org/wiki/Espace_euclidien

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    En gnral nous prfrons ignorer cette lapalissade, en particulier pour les plus thoriciens

    dentre nous. Mais si nous avons le moindre doute, il sagit alors simplement de revrifier

    encore et encore ce processus interactif pour toute exprience

    vcue, et valider ce fait incontournable quaucune cause ne

    peut survenir sans notre propre participation !

    Face ce constat, il devient plus facile de comprendre en quoi

    une flche temporelle absolue (Cf. ci-dessus), mme dobdience proslytique, ne peut

    suffire expliquer lorigine de nos expriences vcues. Mais, bien plus important, et nous-y

    reviendrons frquemment, vouloir chapper la cause dun vnement que nous vivons

    (exprimentons, , observons) constitue une grave erreur pistmologique. Egalement une

    erreur grossire devenue malheureusement vitale, dans le sens plein du terme.

    . Quand la mcanique quantique vite de se mouiller ! (Indtermin et probabiliste,

    le thoricien sen sort au hasard de son incertitude ).

    A lissue de cet incroyable constat dune science se voulant contemporaine (quelle soit de

    nature sociale, biologique ou physique), mais qui reste encore et toujours la recherche du

    temps perdu , il nous semble opportun de mettre les pieds dans le plat de la science dure ,

    en particulier de physique fondamentale.

    Cette science des lites comprend depuis un sicle deux branches antagonistes : la physique

    classique et relativiste, einsteinienne, et la physique dite quantique, initie par la partition des

    quanta de Max Planck. Pour lessentiel, nous pouvons dire que la physique relativiste sest

    entirement construite sur le principe de causalit (ce qui tait dj la situation depuis Aristote,

    Galile et Newton, et encore vcu comme tel dans notre quotidien). Inversement, la mcanique

    quantique sest entirement implante en postulant l indterminisme comme loi

    fondamentale pour lensemble des ses thories et domaines dintervention. Autrement dit, le

    physicien classique cherche toujours une cause tout effet constat, et ainsi, de facto, oblige

    sa propre flche du temps , exprimentale, passer au travers de sa propre histoire

    (lhistoire de lexprimentateur, ou minima celle de lobservateur). Par contre, le physicien

    quantique, imprgn de probabilisme, ne relie a priori aucune cause observe aucun

    effet quil pourrait ultrieurement constater. Ainsi, il lui est conceptuellement facile de

    ntre aucunement impliqu dans lexprience quil tudie (ni par son origine, ni par sa

    http://www.nw-science.com/http://fr.wikipedia.org/wiki/Max_Planckhttp://fr.wikipedia.org/wiki/Causalit%C3%A9http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tat_quantique

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    consquence) ! Tout en essayant dviter les tournures trop absconses de ces savants, nous

    allons nanmoins chercher en quoi ces deux sciences sont restes jusqu prsent

    incompatibles et, surtout, pourquoi elles se sont toutes les deux loignes du rel vcu

    par chacun de nous !

    Sans entrer ici dans le dtail des dbats entre les physiciens relativistes et quantiques, il

    ressort officiellement un axe conceptuel central et commun lensemble des concepts de

    physique : ou le temps constitue un cadre donn a priori, et donc une grandeur

    fondamentale pour la plupart de leurs thories. Ou alors, a minima, le temps n'apparat

    dans une thorie que si lon prsuppose le principe de causalit. Comprenons par l que le

    pav temporel a donc t jet, mais en catimini, dans la marre de toutes ces thories de

    science dure. En effet, la difficult pistmologique des physiciens ne rside absolument pas

    dans la notion de causalit (par ailleurs fort simple discerner dans la vraie vie), mais dans leur

    non-comprhension de la vritable nature du temps !

    Comment cette incomprhension gnralise se dcline-t-elle alors pour chacune des deux

    physiques ? Noublions pas que, par son acte de naissance, la physique classique constitue

    cette science dont la seule matire reconnue est celle que lon touche , galement que

    lon peut goter, sentir, entendre et voir (lordre naturel des interactions sensorielles est peru et

    discrimin par longueurs donde). Par contre, la physique quantique , par essence, fait

    totalement abstraction de ces notions de matire touchable : elle ntudie que des

    matires probables et imaginables . Autrement dit, cette physique na pas accs la ralit

    quotidienne de lhumain, ou pour le moins, ce nest pas son problme ! Et inversement,

    le physicien classique, et relativiste, ne peut valider ses expriences que sur du concret ,

    dont la probabilit se vrifie 100%, et dont limagination peut seffondrer mentalement

    en ralit pense (Cf. expriences de penses) !

    Ce qui vient dtre expliqu ci-dessus nous rappelle bien entendu les limites originelles, fixes

    a priori, entre la taille du corps et celle du corpuscule, historiquement inaccessible au

    toucher humain. Mais en fait, le fond du vritable dbat ne se situe

    absolument pas au niveau de la taille du corps tudier. La profonde

    erreur pistmologique de la physique a consist ne pas tudier le

    vivant corporel , savoir la dynamique du corps. Cette science

    historique, effectivement non souple, ntudie que des tats ,

    http://www.nw-science.com/http://www.nw-science.com/publications/lhomme-cet-animal-createur-de-temps/http://www.nw-science.com/publications/genese-sensorielle-de-la-vie/http://fr.wikipedia.org/wiki/Exp%C3%A9rience_de_pens%C3%A9e

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    c'est--dire des situations corporelles figes dans un prsent temporel synchronis, en

    gnral ceux des exprimentateurs, ce qui constitue une erreur conceptuelle

    fondamentale ! Car en effet, il est impossible de dcrire la situation exprimentale dun

    point corporel sans en dfinir sa position spatiale et son orientation temporelle.

    Autrement dit, il sagit bien exprimentalement de dfinir la fois des longueurs donde

    perues, spatiales, et ses frquences, temporelles. Ou encore : il est possible de se limiter aux

    frquences mesures, la condition, incontournable, de choisir latmosphre utilise

    pour cette observation (Cf. article 24). Cela revient dire quil faut dterminer les fonctions

    sensorielles utilises pour effectuer la manipulation physique , la mesure et

    lobservation . Et cest ce stade conceptuel prcis que le scientifique sest prcipit dans

    un gouffre intellectuel, mais non raliste : suivant que notre perception exprimentale

    utilise telle ou telle fonction sensorielle, lexprimentateur et lobservateur sorientent vers

    des frquences, des temporalits distinctes. Encore dit autrement, et relativement au

    prsent quil choisit (haptique, mental, imaginaire), il oriente son action de faire ,

    penser ou visualiser , vers son prsent, son pass ou son futur !

    Nous pouvons ainsi nous rendre compte que pour raliser toute exprience par soi-mme, il

    devient indispensable de se dterminer, au travers de sa propre imagination (se tournant vers

    son futur), de ses propres penses (se tournant vers son pass), et de ses propres actes (orients

    vers son prsent). Ainsi, que nous soyons simple quidam ou physicien de haut vol, toute

    exprience que nous menons, mme de pense , nous oblige de fait nous dterminer, donc

    nous mouiller .

    Nota : la physique venir nous expliquera si sa branche quantique doit rester une activit humaine part

    entire, ou devenir une science projective !

    . Quen pensent les biologistes, les mdecins et les psys ? Avez-vous dj crois une

    maladie dclare sans cause ?

    Les sciences du vivant ( ainsi mal nommes) ne possdent pas vraiment ce handicap

    psychologique dtudier des tats figs dans un prsent mort-n. Les scientifiques

    du vivant parlent en gnral de cycles de vie , dactivits, dinteractions et transmissions

    corporelles. Il est facile de vrifier que la notion de temps , certes compris ici comme

    temps vcu , leur semble plus accessible. Par contre, ils ont hrit dun tout autre

    http://www.nw-science.com/http://www.nw-science.com/publications/la-science-prepare-t-elle-notre-avenir/

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    handicap psychologique : de par leur ducation culturelle, ils ont dvelopp un norme

    complexe cognitif face la capacit conceptualiser, dite suprieure , des physiciens. Eh

    oui, pour en tre convaincu, il suffit de vrifier quels profils scientifiques surfent le plus

    aisment sur les vagues conceptuelles des mathmatiques modernes !

    Ce foss psychique sest ainsi largement largi depuis lpoque de Galile, , Varignon et les

    quations diffrentielles, , Hilbert et les oprateurs hermitiens. Au fil des gnrations les

    physiciens, lappui de formulations mathmatiques de plus en plus litistes, sont devenus

    des spcialistes de labstraction, alors que les biologistes et professionnels de notre sant

    ( psychophysiologique ), contraints par la ralit de leurs terrains vcus, se firent

    largement distancer dans cette aptitude fondamentale rechercher puis dcouvrir de

    nouveaux processus de la vie . Ainsi donc la plupart des biologistes, mdecins et psy, se

    sont progressivement loigns de toute pistmologie lmentaire, pour en rester au seul

    sens de la vie connu, malencontreusement religieux, impos par la force au sortir du

    Moyen Age jusqu lpoque de Descartes et son fameux dualisme corps-esprit !

    Malheureusement donc, les sciences exactes , nommes comme telles par les institutions

    en place, sloignent de plus en plus du rel . Du moins, dans le sens pistmologique du

    terme (par opposition au sens thorique ou technologique du terme). Car en effet, lexacte

    ralit dune exprience est toujours celle qui est, tait ou sera rellement vcue , sous

    langle de lobservateur, de lexprimentateur ou mme du penseur. En dautres termes, les

    sciences les plus exactes deviennent, un instant historique donn, celles valides par nos

    sens dominants (visuel, et/ou tactile et/ou audio). Dans un tel contexte contemporain dune

    conscience scientifique de plus en plus assiste par les outils visuels et dinteraction virtuelle,

    pourrons-nous alors vraiment avancer vers

    le graal scientifique tant espr, ou

    plus simplement vers plus de mieux-tre et

    dquilibre social ?

    Ces derniers propos pourraient sembler

    pessimistes pour tout un chacun. Pour en

    vrifier pourtant toute la ralit, coutons

    lavis assum de tel ou tel spcialiste de

    biologie, de mdecine, voire mme de

    http://www.nw-science.com/http://fr.wikipedia.org/wiki/Math%C3%A9matiques_moderneshttp://www.nw-science.com/publications/le-temps-du-changement/http://fr.wikipedia.org/wiki/Espace_de_Hilberthttp://fr.wikipedia.org/wiki/Hermitienhttp://www.nw-science.com/publications/descartes-etait-il-schizophrene/http://www.nw-science.com/publications/comprendre-en-conscience/http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_du_tout

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    sociologie : sur telle ou telle population, il est normal de trouver in fine X% dchecs de

    cause inconnue (point final). Nous pouvons par ce simple constat comprendre mieux toutes

    les limites dun raisonnement, pourtant scientifique, mais mono-causal et intellectuel, dont

    lobjectif principal restera in fine de valider les thories en vigueur, quoi quil puisse en

    coter en vies humaines.

    2) Causalits doubles, plus cratives mais encore thoriques !

    Nous venons de voir que des sciences humaines trop molles aux sciences physiques trop

    dures , les religions, lois et postulats, nous ont culturellement impos des modes de

    penses trop intellectuelles, convenues et peu libres. Il faut reconnatre que, seul contre

    tous , il est risqu socialement, voire physiquement (Cf. Giordano Bruno), de proposer avec

    force insistance une toute nouvelle conception du monde que pourtant nous vivons.

    Rares sont ceux qui sy risquent, en particulier dans une socit de plus en plus financire et

    mdiatise, o toute bizarrerie, o ltrange(r) peut tre rapidement pris parti avant

    mme dtre considr. Pour tayer ces propos nous allons prendre lexemple de deux

    chercheurs courageux, atypiques et en partie altruistes, ayant russi sortir de limpasse

    mono-causale de la science officielle. Puis, nous allons analyser en quoi leurs concepts indits

    mriteraient de prendre plus en compte les dcouvertes de NW-Science.

    . Le ddoublement spatiotemporel de J.P. Garnier-Malet (quand le chercheur

    arrive penser tout en visualisant !).

    J.P. Garnier Mallet a eu cette intuition que le temps et lespace sont par nature associs lors

    de toute exprience corporelle. Il suggre pour expliquer cela que tout corps observateur

    peut se ddoubler en un trajet interne , radial, et un trajet externe , tangentiel. Il

    dcrit le temps , c'est--dire la dure , telle une ouverture temporelle , imperceptible

    pour lobservateur visuel. En tant que lecteur fidle de NW-Science, il est ici facile de

    capter les quelques analogies fondamentales avec le processus de dynamique corporelle,

    toujours initie par impulsion sensorielle, duale car spatiale & temporelle . Nanmoins,

    nous allons regarder en quoi lapproche de ce scientifique atypique ne peut rester que

    visualise et intuitive, au risque de tomber dans certains travers, en partie sotriques car

    construits sur une bibliographie se drobant alors sa propre pense critique, voire

    quotidienne !

    http://www.nw-science.com/http://fr.wikipedia.org/wiki/Giordano_Brunohttp://www.garnier-malet.com/fr-scien/index.phphttp://www.nw-science.com/publications/le-temps-du-changement/

  • NW Science Article 29

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    J.P Garnier Mallet conserve , comme tout scientifique conservateur, la notion culturelle

    du temps linaire. La totalit de son expos sen trouve alors transform, tel un chemin

    de croix tautologique (voir ci-dessus), en une suite de

    dmonstrations algbriques qui na de cesse de vouloir

    prserver tous les physiciens reconnus officiellement, sans

    exception. En quelque sorte, il est daccord avec tout le

    monde (ce qui est politiquement correct), et pioche des

    expressions scientifiques de tous horizons pour alimenter des preuves pour un public

    candide, alors merveill par tant de savoirs.

    Des contradictions notoires grainent galement son expos. En voici deux :

    - Ses ouvertures temporelles seraient imperceptibles pour lobservateur . Mais

    pourrait-on vraiment imaginer, observer, ne serait-ce qu un seul instant , une dure

    dans de lespace a priori extrieur ?

    - Son exprience de pense utilise un deuxime observateur, issu du premier, qui

    percevrait un temps distinct. Sans en avoir conscience, il dcrit ainsi deux dures

    perues ( frquences perues), lune par sa propre pense (culturelle et sonore), et

    lautre par visualisation. Il utilise ainsi deux fonctions sensorielles distinctes, pour in

    fine dcrire un simple ddoublement sensoriel de pense crative !

    Au mme titre que Galile puis Einstein ont confondu diffrentes fonctions sensorielles pour

    tudier la relativit des mouvements (mais ncessairement linaires pour valider leur exprience

    de pense), notre auteur ddouble des dures qui ne sont en ralit pas issues des mmes

    fonctions sensorielles. La simple exprience suivante permet dillustrer cette frquente

    confusion mais pourtant scientifique : vous conduisez votre voiture avec vos membres, en

    parlant votre voisin, tout en veillant sans crainte sur la circulation . Cet exemple montre

    quau quotidien nous savons dvelopper spontanment un dtriplement temporel pour

    conduire notre vhicule. A savoir que pour devenir un habile conducteur, il est ncessaire de

    superposer des frquences sensorielles distinctes (des temps de frquences diffrentes), afin

    de mener simultanment des actes, des paroles, et de lobservation !

    Il est dommage que JP Garnier Mallet nait pu concevoir la dualit corporelle du temps et de

    lespace.

    http://www.nw-science.com/

  • NW Science Article 29

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    Si tel avait t le cas, il aurait compris en quoi la

    relation sensorielle de Brewster est source dun

    ddoublement polaris entre dures exprimes

    (frquences internes) et longueurs associes (celles des

    ondes externes observes ) ! (Cf. Article 10).

    . La double causalit , par Philippe Guillemant. Quand lindividu ne synchronise que

    deux dimensions temporelles.

    Pour Ph. Guillemant, dont la qute sur la synchronicit jungienne la amen dvelopper

    une thorie de double causalit , la difficult conceptuelle est tout autre. Certes, sa

    dmarche est fort intressante au sens dune prise en compte du lien pouvant se dvelopper

    entre un concept scientifique innovant et le plus de conscience qui en dcoule ( ou non).

    Cependant, pour travailler son hypothse doublement causale, il est amen confondre

    thorie quantique et ralit vcue. Ainsi pour lindividu tout nouveau futur lui parviendrait

    par processus de dcohrence quantique , en milieu neuronal. Ce laps de temps issu,

    imagin et puis partir dun futur possible, serait alors la deuxime source causale des

    effets constats. Par ailleurs, le temps ordinaire (prcisons newtonien ), et qui serait a

    priori perpendiculaire au prcdent, resterait une source de cause premire . Mais pour

    expliquer ces thories, et outre lajout dune smantique plutt symbolique ( conscience

    quanto-gravitationnelle ,, dterminisme issu de lextrieur de lespace-temps ), il doit

    malheureusement (voir ci-dessus) se rfrer trop souvent aux savants de bonne rputation

    (Roger Penrose,, Stephen Hawking).

    Ainsi Ph. Guillemant, comme tout physicien jusqu prsent investi sur la notion temporelle,

    rutilise en autorfrence permanente lantdiluvien concept du temps prsent (celui de la

    physique). De cette manire rcursive et tautologique, il induit alors, sans le vouloir, des

    preuves qui de facto nen sont plus ! Mais l nest pas le plus problmatique dans cette

    approche conceptuelle. En effet, il semble mettre en vidence une dualit de nature

    temporelle, entre un prsent identique pour tous ( prsent avant le dluge ), et un futur que

    chacun pourrait dterminer individuellement. Ce choix individuel, dit intentionnel serait

    en fait produit par le cerveau, tel un metteur-rcepteur dinformations quantiques apte

    modifier la ligne temporelle de lindividu concern !

    http://www.nw-science.com/http://www.nw-science.com/publications/ondes-corporelles-observations-polarisees/http://fr.wikipedia.org/wiki/Synchronicit%c3%a9http://synchronicites.net/http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9coh%C3%A9rence_quantique

  • NW Science Article 29

    12

    Outre le fait que lon peroit en permanence cette forte volont de lauteur dutiliser ses

    comptences informatiques et cyberntiques, il est nanmoins intressant de ressentir (en le

    lisant, et surtout en lcoutant) quil a peru au fond de lui (et sa faon de lexposer en devient

    trs expressive ), la nature individuelle du temps. Oui, il pourra certainement bientt le

    confirmer, laide dalgorithmes informatiss (entre autres) : le temps est produit par

    chacun , et se synchronise collectivement via nos interactions individuelles ! Cf. Article 28.

    Ainsi la fameuse synchronicit , par nature vcue en conscience mentale (sinon elle ne

    serait pas), est le rsultat non pas dune causalit double ( perspective vcue ou encore

    intention vraie + ralit physique ), mais dune causalit triple . En effet, si les deux

    seules orientations temporelles du futur et du prsent pouvaient suffire pour induire une

    synchronicit vcue, celle-ci ne serait pas synchronisable au pass pour

    tre mmorise socialement, puis en permettre lvocation, tel

    que le pratique pourtant Ph. Guillemant pour sa double causalit !

    La synchronicit , au sens jungien du terme, ncessite ainsi une

    convergence tri-mentale , une focalisation mentale trois

    dimensions temporelles : futur vis, prsent observ, et pass

    reconnu .

    Nous y reviendrons avec force dtails dans quelques lignes.

    . Quand linconscient castre notre synchronicit mentale. Bientt notre conscience

    librera ces ides qui nous viennent !

    Si lon y regarde dun peu plus prs, et qui se vrifie en particulier chez les deux auteurs

    cratifs voqus ci-dessus, tout se passe dans notre culture comme si nous ne pourrions

    pas a priori dterminer notre histoire vivre . Et cela au sens gnrique, c'est--dire pris

    au sens collectif, mais galement au sens individuel. Nous avons par exemple vrifi que J.P.

    Garnier Malet occulte, alors mme quil est en train de rflchir, ses propres temps

    imagins . C'est--dire ses propres projections ( par dfinition cratives), ou encore plus

    prcisment exprim dans sa dure , ses propres intentions (au sens le plus concret du

    terme) Cf. article 20. Quant Ph. Guillemant, qui ne voile pas son propre futur (et quil

    reconnait volontiers intentionn ), ni son prsent dailleurs (car il est avant tout physicien), il lui

    http://www.nw-science.com/http://www.nw-science.com/publications/lhomme-cet-animal-createur-de-temps/http://www.nw-science.com/publications/liberte-et-plaisir-une-question-vitale/

  • NW Science Article 29

    13

    semble difficile de prendre conscience en live de cette synchronicit quil produit par lui-

    mme. En effet, il sabstient dintgrer cette mmoire en mode limbique (social - qui

    deviendrait alors son pass !). Cet interdit mental loblige, dfaut de prendre conscience

    de cet acte mental in situ (c'est--dire sur le champ ), senqurir de plusieurs formulations

    quantiques (lesquelles sont socialement admises), pour tenter dexpliquer in fine une version

    autorise de sa propre synchronicit mentale .

    Mais pourquoi donc en sommes-nous encore ce stade culturel de rfuter en permanence

    notre totale implication dans lhistoire de notre propre vie ? Car cette difficult concrte

    dasynchronisme psychologique nest pas rserve qu nos deux amis. Elle est en fait

    gnralise. Pour sen convaincre, il suffit pour chacun de nous de le vrifier au travers de

    nos relations personnelles (en nous en particulier), ou dans les mdias en gnral. Qui dentre

    nous se sent en permanence lorigine de ce qui lui arrive ? . Il sagit bien de dire ici qui

    se sent car, jusqu preuve du contraire, nous ne possdons pas encore cette libre

    dtermination mentale pourtant ncessaire toute libre conscience Cf. Article 14.

    Pour rpondre cette question somme toute quotidienne ( et que personne nose en fait se

    poser !), nous allons rechercher une des sources de ce handicap culturel chez le crateur du

    concept de la synchronicit , savoir C.G. Jung. Car en effet ce clbre psychiatre et auteur

    de La Synchronicit, principe de relations acausales (il y a 60 ans), postule que ce processus

    mental appartient la catgorie des phnomnes inconscients . Qui plus est, il produirait

    une corrlation d'un fait psychique et d'un fait matriel !

    Ainsi, nous retrouvons chez linventeur de la synchronicit deux conceptions bientt

    has-been. A savoir la dualit corps-esprit

    de R. Descartes (il y a 370 ans), et

    linconscient de S. Freud (il y a 120 ans).

    Or notre relation corps-esprit nest pas de

    nature duale. Elle est mergente 2x3D -

    Cf. article 18. Par ailleurs, toute mmoire transitoirement inconsciente est

    susceptible dtre rapproprie via un travail corporel, intrieur. Si ce travail savrait

    impossible, cela prouverait en fait linactivit de cette mmoire. Lindividu ne pourrait donc

    lvoquer ! - Cf. article 15. Pour NW Science, ce handicap conceptuel de la psychanalyse

    jungienne est un produit de notre culture judo-chrtienne (les autres cultures possdent le

    mme type de handicap). Notons que les consignes observatoires de celle-ci sont toutes de

    http://www.nw-science.com/http://www.nw-science.com/publications/vers-notre-%c2%ab-liberte-de-pensee-%c2%bb/http://fr.wikipedia.org/wiki/Carl_Gustav_Junghttp://fr.wikipedia.org/wiki/Dualisme_(philosophie_de_l%27esprit)http://fr.wikipedia.org/wiki/Inconscienthttp://www.nw-science.com/publications/descartes-etait-il-schizophrene/http://www.nw-science.com/publications/comprendre-en-conscience/

  • NW Science Article 29

    14

    type limbique et dapprentissage audio. En effet, les autres fonctions sensorielles sont

    largement tempres par des rgles dvotes :

    - elle interdit de trop ressentir par le toucher, - elle recommande de ne pas goter ou sentir ce qui est trop bon , - elle demande de ne pas trop regarder (la femme du voisin, ou lhomme de la voisine), ni

    mme de trop visualiser (des choses interdites ).

    Les interdits, la censure, le pch , etc.., ont ainsi induit par ducation chez Homo

    sapiens une capacit de libre exprimentation trs appauvrie. Pour preuves : quelle

    partie de notre population sestime crative ? Et au sein de ce pourcentage, quelle infime

    partie dentre elle dborde dides nouvelles chaque jour ? Pourtant dans notre socit

    occidentale, tous les enfants, adolescents ou adultes, disposent de temps disponibles pour

    imaginer et concevoir du nouveau. Et cela partir de chaque activit sensorielle ! Certes,

    nous avons limbiquement construit des modles sociaux plus puissants qu lpoque des

    cavernes. Mais lindividu ne bnficie pas lui-mme de cette

    puissance mme symbolique. Il ne peut donc sy retrouver !

    Nous allons ainsi vrifier quHomo sapiens requiert maintenant

    un rel souhait de libert. Une libert de mouvement (pour

    dcouvrir), de pense (pour dcouvrir), c'est--dire denthousiasme

    et de crativit pour sa propre vie !

    3) La pense humaine et sa triple orientation temporelle.

    Cher ami lecteur, quand vous aurez pris pleinement conscience du comment vous avez

    dvelopp mentalement un temps individuel trois dimensions, vous serez face un choix

    de vie trs concret : ou essayer de dissimuler cette comprhension sous le tapis confortable

    de votre inconscient , ou simplement intgrer cette nouvelle ralit dans votre quotidien.

    Ce libre choix, intime, influencera le reste de votre vie !

    . Phylogense lamarckienne vers un Homo no-sapiens ? Quand le chercheur

    prendra conscience de ses propres expriences.

    NW Science a rgulirement voqu le darwinisme de notre volution phylogntique - Cf.

    article 5. En effet, Ch. Darwin est de loin lauteur le plus connu, et le plus suivi pour sa thorie

    http://www.nw-science.com/http://www.nw-science.com/publications/croire-ou-vivre-sa-vie%e2%80%a6-il-faut-choisir/http://www.nw-science.com/editos/%e2%80%9crien-que-pour-vos-yeux%e2%80%9d-decouvrez-notre-genese-en-2x3d/http://fr.wikipedia.org/wiki/Darwinisme

  • NW Science Article 29

    15

    de slection naturelle . Nanmoins cette hypothse darwinienne ne tient compte que de

    laction de lenvironnement , c'est--dire dun espace de matire 3D. Or, cet espace est

    par nature un repre inertiel (inertie au sens de Galile), et ne peut en aucun cas tre source

    dexprience corporelle. Et seule linteraction du corps avec ce milieu 3D est susceptible

    de permettre une adaptation 2x3D , instant aprs instant (vcu).

    Le transformisme de J.B. Lamarck, qui inspira largement Ch. Darwin, dcrit prcisment

    cette adaptation 2x3D, ou volution onto-phylogntique de lorganisme au fil de ses

    environnements. Lamarck y dpeint le processus mergent de cette volution, au sens

    NW Science du terme. Bien plus perspicace que ne le ft Darwin, il vrifie par quel processus

    dynamique chaque individu de chaque espce adapte, puis modifie, ses propres fonctions

    organiques. Il annonce clairement que la fonction fait lorgane !

    Cette simple formulation rejoint nos propres exposs sur le rle

    fondateur des organes sensoriels. Un rle quil est ais dtendre

    tout organe corporel car, trs concrtement, celui-ci gnre

    galement une dynamique de type sensoriel relative son propre

    univers corporel . Ce nouveau regard sur ladaptabilit, puis sur lvolution spontane des

    organes (par impdance 2x3D sensorielle Cf. article 14), permet ainsi denvisager une dynamique

    plus participative de la phylognse Homo (entre autres espces), et simultanment de

    notre ontognse personnelle. Notons quen milieu collectif lvolution phylogntique a

    lieu par interaction et adaptation spatiale et matrielle, de natures darwiniennes (via des

    longueurs donde communes). Et au cours de notre histoire individuelle, lvolution

    ontogntique se produit par interactions puis transformations temporelles et mmorielles

    (via les frquences du corps).

    Bien entendu, comprendre cette dynamique interactive 2x3D conduit revisiter le concept

    gntique (jusqualors matriel), notre concept social et bien dautres encore. Mais ici nest

    pas notre propos. Il sagit de comprendre en priorit pourquoi et comment Homo sapiens

    a dvelopp en lui une temporalit mentale trois dimensions. Et pour cela il est absolument

    ncessaire de laisser de ct notre a priori causal & crationniste (religieux), ou mme

    dterministe & volutionniste (darwinien). Car il ne sagit pas de trouver une loi de la

    cration , ni mme une loi de lvolution , mais bel et bien de dcouvrir dans le processus

    fondateur de la vie nos adaptations et transformations permanentes. Pourquoi ? Nous avons

    largement vrifi scientifiquement que, face tout contexte environnemental majeur,

    http://www.nw-science.com/http://fr.wikipedia.org/wiki/Transformismehttp://www.nw-science.com/publications/vers-notre-%c2%ab-liberte-de-pensee-%c2%bb/

  • NW Science Article 29

    16

    chaque espce sadapte ou disparait. Cela fut ainsi vrifi pour la chimie (des minraux), la

    biologie (des molcules), les plantes, les animaux. Jusquau stade reptilien, la fameuse

    slection naturelle semble oprer face au changement denvironnement . Cette

    slection physique sest produite dans le temps , savoir suivant la fameuse flche du

    temps prsent (accol aux cycles du Soleil et de la Terre !). Or lanimal, pour optimiser ses

    propres activits et conditions de vie, sest socialis. Au-del dun simple comportemental

    reptilien, dit instinctif (lutte, fuite, inhibition), il a dvelopp un mental de groupe, dit

    limbique , dont le niveau le plus abouti ressemblerait celui du mammifre . Notons

    dores et dj que, contrairement au reptile, lanimal social se souvient ,... c'est--dire quil

    sait dvelopper une deuxime temporalit. A savoir son pass !

    Le stade animal sest ainsi transform mentalement par tapes jusqu la matrise optimale

    du prsent, de moteur reptilien & physiologique, puis du pass, de moteur limbique &

    social. Par sa propre libert individuelle de comportement (physique), lanimal a su optimiser,

    dans linstant, sa reproduction et sa nourriture. Puis grce ses expriences et orientations

    collectives (des choix ), il a russi amliorer son efficacit reproductive, nutritionnelle, puis

    relationnelle. Emergeant ainsi au stade social, de mental limbique, le mammifre que nous

    sommes est arriv traverser plus facilement le cycle des saisons. Mais dans ce contexte de

    cycles saisonniers, prdtermins par son lieu de vie sur Terre, il ntait pas encore labri de

    risques majeurs . Car en effet, le prsent comportemental et le pass mental ne

    suffisent pas pour apprhender ce qui pourrait advenir , pour soi et les autres.

    Notre processus dmergence mentale, transformiste, sest alors poursuivi suivant une

    nouvelle orientation temporelle (de notre histoire), celle dun pr-voir ce qui pourrait nous

    arriver . Une orientation pouvant galement prendre la forme dun imaginer comment agir

    pour vivre plus efficacement (mais autrement). Dans un premier temps, au sens reptilien et

    individuel du terme (priorit mergente oblige), puis au sens limbique et

    collectif. Cest ainsi que ce sont dveloppes nos projections

    cratives , daptitude neurosensorielle base sur nos impulsions

    audiovisuelles (tournes vers lhorizon de nos penses ). Par intgration

    mmorielle, notre cerveau a quant lui suivi le mouvement , et

    cr in fine un nouveau moteur associ (article 28). A savoir notre nocortex , sige

    inertiel de notre crativit et de lorientation temporelle vers nos potentiels futurs !

    http://www.nw-science.com/http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9lection_naturellehttp://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Laborithttp://www.nw-science.com/publications/lhomme-cet-animal-createur-de-temps/

  • NW Science Article 29

    17

    . Notre capacit mentale 3 dimensions spatiotemporelles (Quand la dynamique

    de survie cre de nouvelles dimensions ).

    Nous venons de dcrire pourquoi et comment le mental humain, associ ses moteurs

    crbraux, a su construire une architecture dynamique, temporelle et tridimensionnelle, que

    nous avons nomme futur - prsent - pass . Cependant, il ne faut en tirer la conclusion

    quaucun pass ou futur nexistait au stade reptilien ou antrieurement. Si Homo sapiens a

    su dvelopper une tri-temporalit mentale, cest quil a appris simultanment apprhender

    mentalement son propre univers avec trois autres dimensions, apparentes. Cest ainsi que

    des espces ante-reptiliennes (vgtales, ou mme minrales), ont pu physiquement accder

    une dynamique tri-temporelle et se dvelopper en trois dimensions spatiales (Cf. aptitudes

    chimiques ou biologiques, dapparence 3D). Mais retenons surtout ici que la conscience humaine

    tri-temporelle est de nature mentale, dimpulsions sensorielles et de serveur tri-crbral .

    A partir de ce constat chacun de nous peut vrifier au quotidien comment Homo sapiens vit

    son histoire individuelle 3D-temporelle, simultanment lvolution collective de ses

    interactions 3D-spatiales. Comprendre ce processus du vivant spatiotemporel , au sens

    exprimental du corps, devient ainsi fondamental pour vraiment apprhender la nature de

    lexprience en cours (en tout contexte). Ce changement de paradigme pour lexprience de

    la vie est en fait aussi bouleversant mentalement que ne le fut celui du passage du go

    lhlio centrisme. Prenons tmoin la reprsentation du monde en 2D durant lAntiquit, il

    y a peu sur lchelle de lhumanit (le concept du temps ntait pas encore mentalement prsent).

    Car il sagit ici de prendre conscience que le centrisme du corps nexiste pas au cours de

    son exprience, ni dans la vraie vie en gnral (y

    compris celle de lUnivers ). Une exprience relle est

    toujours de nature duale. Une dualit de temps et

    despace. Hors cette dualit spatiale, apprhende via

    un processus de type sensoriel (mme fugitif), aucune

    interaction corporelle nest possible. Et si un

    observateur scientifique reste encore convaincu dobserver son exprience , il se

    trompe. En effet, il sagit toujours de celle du corps apparemment observ . Lexprience

    de lobservateur consiste en son observation !

    http://www.nw-science.com/http://fr.wikipedia.org/wiki/Figure_de_la_Terre_dans_l%27Antiquit%C3%A9http://www.nw-science.com/publications/descartes-etait-il-schizophrene/

  • NW Science Article 29

    18

    Notas :

    1) Le nombre maximum de dimensions spatiales accessible pour notre conscience humaine est de

    lordre de six. La raison en est triple. Tout dabord, ce nombre est directement dpendant de

    notre convention algbrique (ne au Maroc au 8me sicle). Sur cette base mathmatique, il est

    facile de vrifier que la n-sphre atteint son optimal en volume comme en surface autour de la

    dimension 6 . Cette limite dimensionnelle fournit la dveloppe temps-espace f- la plus

    importante. Donc la performance sensorielle la plus leve, avec 3 dimensions temporelles

    associes 3 dimensions spatiales !

    2) Une preuve supplmentaire de la phylogense tri-temporelle de notre espce est vrifiable tout

    moment. Si nous passons en revue chacun de nos cinq sens, nous pouvons y retrouver lvolution

    onto et phylogntique de notre volution mentale (Cf. article 15 - par exemple pour la vue, nous

    pouvons voir- regarder - observer ).

    . La triple causalit mentale , cl dune psychologie plus autonome (que celui qui

    na jamais vcu en 2x3D se jette la premire pierre !).

    Prcdemment nous avons constat que Ph. Guillemant pouvait achopper sur une difficult

    pratique concernant sa thorie de la double causalit . Celle-ci risque de rester non

    atteignable pour le quidam, voire mme pour une majorit de scientifiques. Cette limite

    intellectuelle correspond en fait celle de la thorie quantique, qui est dans le fond une

    science projective et mono-temporelle , pour ne pas dire une science des futurs (une

    projection qui ncessite un investissement mental libr du quotidien). Au mme titre que la

    physique quantique, la physique de Galile est galement une science mono-temporelle, et

    ne conoit que du prsent ! En faisant ce constat, il devient plus

    facile de comprendre pourquoi ces deux physiques ne pourront

    jamais se rencontrer (Cf. article 16). Mais surtout, lon comprend

    galement pourquoi chacune des trois sciences les plus dures ,

    savoir la physique classique, la mcanique quantique et

    lpistmologie (qui ne travaille quavec du pass ), peut sgarer

    dans un temps qui nest pas le sien, tout en revendiquant pour elle-mme une unique

    flche du temps !

    Aprs cette mise au point, revenons sur cette orientation future (alias quantique ), qui

    dterminera, instant aprs linstant prsent , le rsultat de toute exprience individuelle

    http://www.nw-science.com/http://fr.wikipedia.org/wiki/N-sph%C3%A8rehttp://www.nw-science.com/publications/comprendre-en-conscience/http://www.nw-science.com/publications/le-temps-du-changement/http://fr.wikipedia.org/wiki/Sciences_dures

  • NW Science Article 29

    19

    en cours. Nous parlons ici de notre exprience quotidienne et banale, ou tout autant de celle

    dun corps observ par la science. Dans les faits reconnus scientifiquement, si lon intgre

    lensemble des actions collectives sur ce corps, il est fort probable que ces interactions

    deviennent dterminantes dans le futur de celui-ci . Est-ce dire que le corps individuel

    dtermine trs peu son propre futur ? Cest ce que nous a appris notre culture (sociale et

    scientifique). Mais en ralit, nous pouvons tester quil peut en devenir autrement. En effet,

    laction du corps peut tout fait dfinir son orientation, par nature temporelle , bien plus

    rapidement que son environnement, par nature inertiel. Car noublions pas que la frquence

    de laction du corps lui donne sa dure , et son orientation temporelle dinteraction.

    Ainsi, par dmultiplication de sa frquence individuelle, laction du corps peut devenir

    prpondrante sur celle de son environnement. Cest dans ce contexte, via cette condition

    unique de relativit frquentielle , que le corps peut influer son orientation future ( ligne

    temporelle pour Ph. Guillemant). De nombreux exemples dans la vraie vie accrditent cette

    possibilit ( quantique ) : laction atomique sur un environnement macroscopique , celle

    dun flin sur le troupeau (social), celle de notre imagination crative sur les penses

    convenues !

    Ce que nous venons dvoquer est le tmoignage que ce qui peut apparatre dtermin

    pour la collectivit, peut en fait tre causal pour lindividu. Et inversement. Ainsi donc, il

    sagit simplement dune question de point de vue spatiotemporel , et ce dbat scientifique

    sur la causalit peut se rduire une simple discussion intellectuelle . Par contre, prenant

    en compte lexprience duale 2x3D de tout corps tudi, lobservateur vrifie que laction du

    corps peut spontanment se synchroniser temporellement avec la raction inertielle dun

    environnement venir (ou inversement). Telle est

    lquation de la synchronicit pouvant tre

    exprimente par chacun, et situe au cur dune

    dualit active individu-collectivit . Rappelons-

    nous galement que cette dualit temps-espace

    rend possible la dynamique du corps, une

    ondulation vitale pour celui-ci. La diffrence entre cette ondulation corporelle et

    londe sensorielle , mise par impulsion, est de nature matrielle . Une matire qui

    dtermine linertie dynamique que le corps franchit en 3D !

    http://www.nw-science.com/

  • NW Science Article 29

    20

    Maintenant, revenons lessentiel , quotidien : notre permanente proccupation sociale

    et mentale, c'est--dire notre vcu psychologique . Les dsquilibres psychosomatiques,

    mme les plus subtils (ceux que tout un chacun vit au quotidien), ont tous pour origine une

    dsynchronisation temporelle. Cela est vrai pour lindividu, comme pour notre collectivit

    (considre dans son ensemble ). Cette dsynchronisation, entretenue en particulier par nos

    tabous personnels et autres interdits culturels (Cf. 2me partie), provient dun manque, ou

    pour le moins dun dficit de cohrence entre nos trois orientations mentales. A savoir, une

    dcohrence temporelle au sein de notre pense globale vcue en futur+prsent+pass .

    Prenons le temps de tester cette ralit quotidienne. Aucun dentre nous nchappe

    cette difficult de chaque instant, celle dune divergence tri-mentale , c'est--dire entre

    attitude (reptilienne), pense (limbique), et projection (nocorticale).

    Parfois, probablement lors dun retour vers plus dauthenticit personnelle, lindividu peut

    dcouvrir dans sa vie plus de synchronicit , au sens jungien du terme. A bien y regarder, la

    plupart dentre nous russit durant la petite enfance synchroniser attitude et projection ,

    puis au sortir de ladolescence nous relions pense et projection . Mais, pour des raisons

    dasservissement culturel (et galement personnel), la synchronisation temporelle attitude/

    pense/ projection ne se ralise pas. Car la solution psychologique et sociale, voire mme

    scientifique, cette synchronicit est bel et bien l. Il

    sagit en effet, au cur de notre moment vcu, de

    dterminer trois orientations mentales en phase . Il est

    par ailleurs intressant de vrifier qualors, en ce moment

    vcu , nous percevons trois causes temporelles

    synchronises ! Cette version causale de la

    synchronicit mentale est proche du concept

    philosophique de srendipit . Sa version dterministe est

    plutt similaire au processus psychologique de lintention . Mais que nous soyons

    psychologiquement plus causaliste (plus socialis ), ou plus dterministe ( individualis ), il

    est pour chacun essentiel de trouver sa propre solution vers plus de mieux vivre , plus

    dhomostasie voire denthousiasme, plus de libert individuelle et collective (article 20).

    Notre triple causalit mentale en deviendra alors le mdia culturel le plus adapt !

    http://www.nw-science.com/http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9rendipit%C3%A9http://fr.wikipedia.org/wiki/Intentionnalit%C3%A9http://www.nw-science.com/publications/liberte-et-plaisir-une-question-vitale/

  • NW Science Article 29

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    Epilogue : Principe anthropique renverser

    Alors que les dirigeants de notre plante vont bientt dcider du sort de lhumanit, il est

    essentiel de prendre conscience que notre espce Homo sapiens ne peut plus rester

    mentalement en lEtat . Le dveloppement rcent de ses fonctions mentales nest quun

    passage onto et phylogntique vers la suite de sa vie sur Terre, ou non.

    La notion du temps est devenue pour nous une perception tri-mentale. Elle concerne

    notre stade actuel dexploration des possibilits de la vie dans notre milieu . Celui-ci est

    le seul et unique environnement qui nous soit compatible, puisque que nous nous sommes,

    par slection naturelle , adapt lui exactement. Le principe anthropique fort tant une

    utopie intellectuelle, mais rassurante religieusement et politiquement (article 23). Comme ce fut

    le cas pour de nombreuses espces, lavenir de notre humanit est entre nos mains, et plus

    prcisment dans celle dune prise de conscience de la nature du temps. Un temps qui ne

    dpend mentalement que de nous. Allons-nous bientt assumer nos relles intentions

    prsentes... qui pourront ainsi devenir les vritables causes de nos actes futurs ?

    http://www.nw-science.com/http://fr.wikipedia.org/wiki/Principe_anthropiquehttp://www.nw-science.com/publications/science-climat-drame-anthropique/