Le devenir du langage chez l’enfant implante cochléaire : étude rétrospective multifactorielle

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    30-Dec-2016

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    transtympanique. Cette technique est prometteuse dans la simula-tion de la chirurgie mini-invasive otologique.

    http://dx.doi.org/10.1016/j.aforl.2013.06.443

    P091Les otites externes ncrosantesdorigine fongique. propos de 11 casA. Mediouni , H. Chahed , Y. Yassine , Y. Mellouli ,R. Bechraoui , N. Beltaief , G. BesbesRabta, Tunis, TunisieAuteur correspondant.

    But de la prsentation. Lotite externe dorigine fongique estune forme rare mais grave dotite externe ncrosante. Nous assis-tons depuis quelques annes une recrudescence de cette formedotite externe chez des patients diabtiques gs. Nous nous pro-posons danalyser les caractristiques cliniques et lvolution danscette forme dotite externe, qui nous met devant des difcultsdiagnostiques et thrapeutiques.Patients et mthodes. Il sagit dune tude rtrospective ralisesur une priode de cinq ans, de 2008 2012, colligeant les dos-siers de 11 patients pris en charge dans notre service. Loriginefongique de ces otites externes a t retenue devant un prl-vement auriculaire isolant lagent fongique et/ou sur le rsultatanatomopathologique de biopsies.Rsultats. Ltude concerne 11 cas dotite fongique, ce qui repr-sente 22% du total dotites externes prises en charge dans le servicependant cette priode (50 dossiers). Lexamen clinique trouvait unconduit auditif externe stnos avec une otorrhe dans tous lescas. Une atteinte des paires crniennes a t note dans cinq cas.Le scanner des rochers a montr en plus de la classique ostitedu tympanal, une ostolyse tendue la base du crne chez septpatients, une participation de loreille moyenne chez sept patients,une atteinte des espaces profonds de la face chez cinq patients etune thrombose de la veine jugulaire interne chez trois patients.Tous les patients ont t traits au dpart par une antibiothra-pie probabiliste antipyocyanique pendant une dure moyenne dedeux mois, sans amlioration. Trois de nos patients ont ncessitdes dbridements itratifs sous-anesthsie gnrale. La culture apermis lisolement de lagent mycosique dans un dlai moyen de45 jours chez dix de nos patients. La biopsie de bourgeonnementdans le conduit auditif externe a mis en vidence une aspergilloseinvasive chez deux de nos patients. Les agents fongiques en causetaient : un candida albicans dans cinq cas, un candida parapsy-losis dans un cas, un aspergillus avus dans quatre cas, et uneassociation aspergillus avus et candida kefyr dans un cas. Le trai-tement antifongique sest bas sur le uconazole dans les six casde candidose avec consolidation au voriconazole pour un patient,sur lamphotricine B suivie dune consolidation par le voriconazoledans trois cas et par litraconazole uniquement dans un cas et ce ciquand il sagissait dun aspergillus avus. La dure totale du trai-tement antifongique variait entre quatre et neuf mois. Six de nospatients ont bien volus, deux patients ont une otite persistante,deux patients ont t perdus de vu et un autre est dcd. Le reculmoyen est de 11mois.Conclusion. Lorigine fongique de lotite externe ncrosante a vusa frquence augmenter au cours de ces dernires annes, il sagitprobablement dune infection secondaire une antibiothrapie large spectre prolonge sur des otites initialement bactriennes. Ilsagit souvent de formes svres ncessitant un traitement agressif.

    http://dx.doi.org/10.1016/j.aforl.2013.06.444

    ORL pdiatrique

    P092Le devenir du langage chez lenfantimplante cochlaire : tudertrospective multifactorielleE. Truya,, M. Morel b, S. Thomasb,G. Lina-granadea, S. Kernc, F. Meunier ca CHU de Lyon, Lyon, Franceb Universit Claude-Beranrd Lyon 1, Lyon, Francec Universit Lyon 2, Lyon, FranceAuteur correspondant.

    But de la prsentation. Introduction. Limplant cochlaire offreune rhabilitation de laudition efcace aux enfants sourds svreset profonds qui leur permet datteindre un niveau de langageoral suprieur celui des enfants appareills avec des prothsesamplicatrices (Miyamoto et al., 2008). Cependant, la variabilitinterindividuelle dans les rsultats est trs forte (Svirsky et al.,2004). De plus, les rsultats dcrits varient dune tude lautre.Cette htrognit peut tre mise sur le compte de diffrencesmthodologiques.Objectif. La recherche a pour objectifs de dcrire le niveau delangage oral atteint par les enfants sourds aprs plusieurs annesdutilisation de limplant et didentier les principaux facteurs pro-nostiques.Patients et mthodes. Cent quatre-vingt-un dossiers denfantssourds svres profonds bilatraux prlingaux implantscochlaires entre les annes 2000 et 2010 ont t consults. Sontexclus les enfants avec cochle compromise (post-mningitiqueou par malformation). Les comptences en perception, en intel-ligibilit de la parole, en comprhension lexicale ainsi quenproduction morphosyntaxique de ces enfants ont t mesuresaprs trois et cinq ans dimplantation et compares celles desenfants tout-venants normo-entendants. Sont exclus les enfantsavec moins de cinq ans de recul. Leffet des variables suscep-tibles dexpliquer les diffrences de comptences, dont lge limplantation, le type de surdit, les caractristiques familialeset individuelles des enfants a t considr (Niparko et al., 2010 ;Boons et al., 2012). Les mthodes statistiques taient des tests deStudent non apparis et des tests de corrlations multivaries.Rsultats. Les analyses statistiques montrent un effet de lge limplantation avec les enfants implants avant 18mois obtenantde meilleurs rsultats pour lensemble des mesures lexceptionde celles de la perception. De meilleurs seuils auditifs prim-plantatoires sont associs une meilleure intelligibilit, mais nilvolutivit, ni ltiologie de la surdit napparaissent comme desfacteurs pronostiques. La prsence de troubles associs est un fac-teur de mauvais pronostic sur les rsultats langagiers. Une atteintevestibulaire est tendanciellement un facteur pronostic ngatif sur ledveloppement perceptif et sur la production syntaxique. On notegalement un effet positif de certaines caractristiques familialeset du mode de communication sur le dveloppement linguistique trois ans post-implant mais plus cinq ans.Conclusion. Ils conrment la forte variabilit dcrite par la litt-rature : tandis quune majorit denfants parvient une excellenteperception, une parole intelligible, et une production de phrasesrelativement complexes, une minorit prsente un faible niveaulinguistique en comparaison avec les enfants tout-venants.

    http://dx.doi.org/10.1016/j.aforl.2013.06.445

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