LE RENDEZ VOUS - ?· Je me souviens de ce premier contact. Mon cœur battait la chamade, comme chantait…

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    16-Sep-2018

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  • LE RENDEZ VOUS

    Enfin, le jour de notre premire rencontre ! Voil une semaine que le rendez vous a t fix par tlphone.

    En venant habiter Paris, je dcouvre grce des petites annonces dans un magazine que je ne suis pas le seul aimer la fesse. Je ne classais mme pas ce penchant sous le qualificatif de fantasme. Je ne comprenais pas lexcitation que me procurait la vision dune scne de fesse dans un film, lmotion de ce mot dans un roman, lintrt dune discussion sur le compte rendu de la punition par un pre sur un de mes compagnons de classe. Je pensais tre le seul mamuser par finir les jeux entre camarades du jeudi par un simulacre de fesse. Ce jour l, japprenais que des messieurs se proposaient de donner des punitions et que dautres les demandaient. Je slectionnais tranquillement chez moi celui qui enfin allait me faire le baptme du feu ou plutt, de la fesse.

    Baptme ? En effet, ni mes parents, ni aucun membre de ma famille navaient lev la main sur moi. Des regrets ? Non. Peut-tre naurais-je pas accept ce mode dducation qui mintriguait tant chez les copains de mon ge.

    Le candidat choisi, jcrivais une lettre, inscrivais le numro de lannonce sur lenveloppe et, selon les instructions du magazine, mettais-le tout dans une autre enveloppe. Quelques jours dans la poche de ma veste car je nosais pas la poster, puis encore une semaine pour entendre la voix de mon correspondant au tlphone.

    Je me souviens de ce premier contact. Mon cur battait la chamade, comme chantait Julien Clerc. Une voix svre, grave, habitue ce genre de conversation. Moi, bien sr, jtais intimid, et il le devinait. Il me proposa un rendez-vous pour la semaine suivante. Il naimait pas prcipiter les vnements. Il mexpliqua que lattente faisait partie intgrante de la punition. Maintenant, je pense quil serait malheureux avec le Minitel et Internet

    Une lettre reue me donnait des instructions. Je devais crire sur un cahier dcolier tout ce que je faisais de mal, comme par exemple la vaisselle pas faite le jour mme, les retards ventuels au bureau, les plaisirs solitaires, etc. Je devais venir avec un slip blanc, une chemise, un pantalon en toile et un short. Je ne devais pas tre en retard si je ne voulais pas recevoir un instrument autre que le martinet.

    Toute la semaine je ne pensais qu cela. Lorsque je marchais dans la rue je sentais mes fesses. Je me disais que je mritais une fesse et que je devais aller chez ce monsieur. Le matin en prenant ma douche mes mains sattardaient sur elles en essayant de deviner la douleur. Le jeudi fut le jour le plus dur, sans vraiment savoir pourquoi. Dans la nuit du vendredi je dormais trs mal car je ne rvais que de linstant o je serais devant lui. Une multitude de questions mempchaient de trouver le repos : comment tait-il ? Vais-je accepter de passer lacte ? Oserais-je me laisser baisser le pantalon ? Ne sera-t-il pas du ?

    Toute la journe du vendredi je ne pensais plus qua cela. Le moindre contact sur mes fesses ressemblait des dcharges lectriques. Ridicule ? Amis fesss, souvenez-vous la premire fois que lon vous a donn la fesse je parle bien sr de la fesse accepte, donne par une personne de votre choix comment tiez-vous ce moment l ? Laprs midi jachetais un slip blanc et, arriv chez moi, je regardais dans la glace si celui-ci moulait bien ce qui demain serait le point principal dune fte. Je ne vous ai pas encore dit beaucoup de chose sur moi, mais est-ce important ? Dois-je vous assner les clichs habituels des romans de lettres reues par les journaux : Blond, 22 ans, mignons, beau corps, cul superbe avec le reste et la cerise sur le gteau, lodeur du sable chaud sous le vent du nord Non, jtais normal comme la plupart de vous, pas au point de faire retourner les mecs sur le macadam, mais pas non plus les faire changer de trottoir. Mes fesses avaient la peau dun garon de 22 ans, imberbe, cambres et certainement acceptables pour y recevoir les bonnes fesses quelles ne connaissaient pas.

    Mes rves de la nuit auraient sans doute ressembls des cauchemars pour un enfant qui son pre lui aurait promis une correction pour dbuter le week end. Je me voyais, dans la tenue demande short court, chemise et slip blanc -, entrer dans un salon. Le monsieur venait maccueillir en me tirant loreille pour me faire courber en travers de ses genoux. L, il commence par prendre contact avec mon corps par des caresses, puis il commence la fesse. Je me vois gigoter, ragir cette premire punition. Dun geste il baisse le short et les claques deviennent plus douloureuses encore. Je me rveille, puis nouveau sur ses genoux, je le sens quil attrape llastique du slip et qu'il me dnude. Lair frais sur la chaleur de mes fesses me fait quitter ce rve Je ne dors plus

  • Le mtro. Les gens autours de moi nimaginent pas ce qui se passe en moi. Un garon me regarde, il est mignon. Un autre regarde terre, il est triste. Je mimagine que le premier devine o je vais, que le second vient de recevoir la fesse. Jarrive mme me persuader quil souffre de sasseoir sur les strapontins en bois. Il se lve et saperoit de mon regard sur lui, il hausse les paules et descend de la voiture. As-t-il voulu me dire : Jai mal au cul, et tu trouves a drle ? Je voudrais bien te voir ma place, sur les genoux de mon pre recevoir une fesse ! ?

    Me voici devant limmeuble, un code, lascenseur, le porte, la sonnette, on mouvre

    Bonjour

    Bien sr, tout nest que fiction

    Dominique

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