Les recommandations professionnelles en ?· Synthèse conférence de consensus : prise en charge de…

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    12-Sep-2018

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<ul><li><p>Synthse confrence de consensus : prise en charge de la bronchiolite du nourrisson 21 septembre 2000 Page 1 sur 3 Ralis par nos soins - fvrier 2016 </p><p>Les recommandations professionnelles en kinsithrapie respiratoire Tires de la </p><p>Confrence de consensus : prise en charge de la bronchiolite du nourrisson Le 21 septembre 2000 </p><p>Question 4 - Place de la kinsithrapie respiratoire dans la prise en charge de la bronchiolite du nourrisson </p><p>Le recours la kinsithrapie respiratoire dans les bronchiolites aigus du nourrisson repose sur lobservation de lamlioration clinique franche quelle entrane et sur un avis dexperts (grade C). Elle utilise des techniques de dsencombrement bronchiques recommandes par la confrence de consensus de Lyon de 1994 (grade C). Des travaux de validation de cette pratique dans les bronchiolites aigus du nourrisson doivent tre poursuivis et encourags afin dobtenir une base scientifique solide. Le kinsithrapeute ne se borne pas l'excution de gestes techniques itratifs. Son rle est essentiel dans la surveillance du nourrisson et lducation des familles. La kinsithrapie respiratoire dans les bronchiolites aigus du nourrisson est largement prescrite et prne dans les pays europens francophones : en France, dans des enqutes de pratiques rcentes, le pourcentage de prescription de kinsithrapie dans la bronchiolite varie de 82,5 99 %. En revanche, sa pratique est conteste dans les pays anglo-saxons. Les raisons de cette divergence paraissent reposer avant tout sur lutilisation de mthodes thrapeutiques diffrentes. Les Anglo-Saxons utilisent des mthodes drives de celles appliques l'adulte et au grand enfant. Celles-ci s'appuient essentiellement sur le drainage postural, les percussions et les expirations forces (Conventional Chest Physical Therapy ou CPT). Les effets dltres observs (collapsus bronchiolaire, majoration des sibilances, plus rarement dsaturation) peuvent expliquer le dsintrt des Anglo-Saxons pour la kinsithrapie respiratoire dans les bronchiolites aigus du nourrisson. Les Europens francophones privilgient les techniques expiratoires passives et lentes, associes la toux provoque. Ces techniques prennent en compte les particularits des bronches du nourrisson (troites, riches en cellules mucus et donc hyperscrtantes) qui, associes la raret de la ventilation collatrale, favorisent le collapsus alvolaire, la stase des scrtions, et la formation de bouchons. Dautres techniques, visant au dsencombrement des voies ariennes suprieures, sont associes aux prcdentes. TECHNIQUES </p><p>Techniques de dsobstruction des voies ariennes suprieures </p><p>Il sagit de la dsobstruction rhinopharynge (DRP) qui associe : la DRP rtrograde, par reniflement passif (induit par une expiration passive profonde pralable) </p><p>grce une occlusion buccale concomitante de l'inspiration ; le recueil des scrtions, par la technique dite d'antpulsion pharyngobuccale ; et peut tre complte par le dsencombrement rhinopharyng antrograde ou mouchage. </p><p>On peut y associer l'instillation locale de srum physiologique narine par narine, l'enfant en dcubitus dorsal, la tte tourne sur le ct. Il s'agit de techniques codifies qui peuvent tre apprises aux parents. L'aspiration nasopharynge au moyen d'une sonde est un geste invasif, rserv aux situations critiques, le plus souvent en milieu hospitalier. </p></li><li><p>Synthse confrence de consensus : prise en charge de la bronchiolite du nourrisson 21 septembre 2000 Page 2 sur 3 Ralis par nos soins - fvrier 2016 </p><p> Techniques de dsobstruction des voies ariennes infrieures </p><p>La dsobstruction des voies ariennes infrieures est base sur deux techniques : Lexpiration lente prolonge (ELPr), laquelle on peut assimiler l'augmentation lente du flux expiratoire (AFE lente), consiste en des pressions manuelles thoraco-abdominales entranant une expiration lente et dirige, glotte ouverte. Elle a pour objectif d'viter le collapsus bronchique et la squestration d'air. Elle vise ainsi dsencombrer les bronches distales et amliorer la ventilation alvolaire. Elle doit tre guide par l'auscultation. La technique de la toux provoque, dclenche par une pression trachale brve, applique en fin d'inspiration au-dessus de la fourchette sternale vise obtenir l'expectoration. RALISATION PRATIQUE ET MODALITS DE PRESCRIPTION </p><p>Ces techniques sont codifies. L'valuation de leur efficacit et de leur tolrance au cours de la sance repose sur l'tat clinique, l'auscultation et un score d'encombrement. La tolrance des sances doit tre apprcie sur la coloration cutane, la dyspne, le tirage, la fatigabilit au cours de la sance. Le jury propose de dvelopper le contrle oxymtrique (SpO2tc). Les sances doivent tre poursuivies jusqu' l'amlioration clinique franche du nourrisson. Leur frquence est fonction de lvolution clinique individuelle : deux sances par jour peuvent tre ncessaires la phase d'acm. Labsence dvolution rapidement favorable impose une rvaluation mdicale. La prescription de kinsithrapie n'est pas systmatique : elle dpend de l'tat clinique de l'enfant. Une prescription domicile systmatique nest pas justifie par des arguments scientifiques. FORMATION </p><p>Les mdecins gnralistes et les pdiatres devraient tre en mesure de confier leurs patients des kinsithrapeutes spcifiquement forms ces techniques, l'valuation de l'tat respiratoire du nourrisson et au respect des rgles d'hygine. La bonne ralisation de ces techniques et leur adquation la prescription ncessitent une formation initiale et continue des mdecins et des kinsithrapeutes. Cette formation continue gagnerait tre conjointe. Elle favoriserait la coordination des soins. L'ensemble de ces recommandations est de grade C. </p></li><li><p>Synthse confrence de consensus : prise en charge de la bronchiolite du nourrisson 21 septembre 2000 Page 3 sur 3 Ralis par nos soins - fvrier 2016 </p><p>Question 6 - Quels sont les moyens de prvention ? </p><p> La bronchiolite aigu du nourrisson reprsente un vritable problme de sant publique. La prvention de cette maladie est donc fondamentale et repose actuellement, pour lessentiel, sur des mesures gnrales, dans les familles et dans les structures de soins (ambulatoires et hospitalires). La prvention vise deux objectifs : </p><p> rduire lincidence de la bronchiolite du nourrisson en limitant la transmission des virus en cause ; </p><p> reculer lge de la primo-infection, les formes les plus graves survenant chez les enfants les plus jeunes. </p><p> LES MESURES COMMUNES (DANS LES FAMILLES, EN SOINS AMBULATOIRES, EN HOSPITALISATION) </p><p>Le simple lavage des mains leau et au savon est la premire mesure indispensable llaboration dune protection efficace (grade B). Il doit tre lobjet dune ducation des familles et des soignants. Les antiseptiques hydro-alcooliques sont une alternative possible. La dcontamination des objets et des surfaces est la deuxime mesure indispensable. En collectivit, le sol, le lit, les objets en contact avec lenfant doivent tre quotidiennement dsinfects. Le matriel mdical : stthoscope, table dexamen, pse-bb doit tre dsinfect entre chaque patient. Les dsinfectants usuels conviennent : hypochlorite de soude, alcool 70. Il est souhaitable de limiter les jouets en peluche. Le port des gants a montr son efficacit en association avec le lavage des mains mais na pas montr sa supriorit sur le lavage exclusif des mains. Le port dune blouse spcifique, dont lefficacit est infirme dans deux tudes, nest pas recommand (grade B). AU DOMICILE </p><p>Lducation est lun des matres mots. Elle vise dvelopper les points suivants : Les soins de sant primaires : </p><p> viction des nourrissons des environnements enfums et des lieux publics promiscuit leve; dveloppement de conditions favorables la mise en route dun allaitement maternel ainsi qu </p><p>sa prolongation ; apprentissage du lavage du nez avec du srum sal isotonique dans les rhinopharyngites. </p><p> Les rgles dhygine simples : </p><p> ne pas changer au sein de la famille sans nettoyage pralable les biberons, sucette, couverts; viter dembrasser les enfants sur le visage et en dissuader les frres et surs frquentant une </p><p>collectivit en priode pidmique ; maintenir une temprature des locaux infrieure 19 C, avec aration quotidienne. </p><p> Linformation sur : </p><p> les modes dvolution naturelle de la maladie ; limportance de faire valuer ltat de lenfant par un mdecin de ville avant de ladresser </p><p>lhpital. </p></li></ul>

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