LETTRE DE CONJONCTURE - rhone-alpes. ?· LETTRE DE CONJONCTURE Observatoire économique de l’agriculture…

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    13-Sep-2018

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<ul><li><p>LETTRE DE CONJONCTUREObservatoire conomique de lagriculture de Rhne-AlpesNovembre 2013</p><p>Mtorologie</p><p>Calamits</p><p>Lgume</p><p>Lait</p><p>Caprin</p><p>Ovin Equin</p><p>Fourrage</p><p>Apiculture</p><p>Vin</p><p>Fruit</p><p>Chtaigne</p><p>Noix</p><p>Grandes cultures</p><p>Semences</p><p>Plantes parfum, aromatiques et mdicinales</p><p>Tabac</p><p>Approvisionnement local</p><p>Agriculture biologiqueDgts de la faune sauvage Installation Transmission</p><p>AIN</p><p>ARDECHE</p><p>DROME</p><p>ISERELOIRE</p><p>RHONE</p><p>SAVOIEHAUTE SAVOIE</p><p>Viande bovine</p><p>Oeuf - volaille</p><p>Formation emploi</p><p>Agritourisme et productions fermires</p></li><li><p>Lettre de conjoncture - Observatoire conomique de lagriculture de Rhne-Alpes - Novembre 2013 3 2</p><p>2013 confirme les dcades en 3, dfavorables pour lagriculture, beaucoup dentre nous se souviennent des inondations de mai 1983 et de la trs forte sche-resse qui suivit tout lt.1993, na pas t une trs bonne anne, certes sans calamits importantes, except un gel de printemps.</p><p>2003, ctait le gel de printemps qui frappait produc-teurs de fruits et viticulteurs puis une svre scheresse qui rduisait fortement la production fourragre.</p><p>2013, moins catastrophique que 2003, nanmoins les pluies exces-sives jusqu fin juin et le dficit densoleillement, excepts les mois de juillet et aot, impacteront les rsultats de trs nombreuses ex-ploitations, fragilisant leur quilibre conomique et leur revenu. Si lon y rajoute la libralisation des politiques mondiales et europennes des marchs agricoles qui provoque une instabilit et une volatilit des prix agricoles qui rendent difficilement grables nos exploitations agricoles qui auraient besoin, au contraire, de stabilit, de rgularit.</p><p>Le poids des investissements et des immobilisations, le temps ncessaire ladaptation de nos exploitations saccommode trs mal de ces politiques.</p><p>Ce nest pas la rforme de la PAC sur le fond qui changera les choses pour les annes venir.</p><p>Certes, cette rforme, malgr les effets de la convergence, consolidera globalement les soutiens notre agriculture rgionale.</p><p>En effet, les handicaps naturels : relief, structure dexploitation, potentiel agronomique faible et, trs souvent, une climatologie rgionale dfavo-rable pnalisent nos rendements et notre comptitivit.</p><p>La sortie des rfrences histo-riques et le renforcement du sou-tien la politique des zones de montagne et llevage consoli-deront lagriculture Rhne Alpine.</p><p>Pour autant, aprs les annonces de Franois HOLLANDE Cournon, tout nest pas arbitr et quelquefois le diable se niche dans les dtails .</p><p>Tout au long de cette anne, nous avons pu, encore une fois, dplorer :</p><p> les difficults, notamment pour le lait (chvre et vache),</p><p> les difficults rpercuter sur laval nos cots de production face une grande distribution rendue toute puissante par sa concentration excessive.</p><p>Cest un mal bien franais : nos voisins europens ne vivent pas tous nos difficults. Il faudra bien, un moment ou un autre, que lon nous donne les possibilits dorganisations (encadrement lgislatif) afin daboutir un meil-leur partage de la valeur ajoute.</p><p>Ce nest qu ce prix que les agriculteurs pourraient tre considrs comme de vritables acteurs conomiques et que la profession pourrait devenir attractive pour linstallation et le renouvellement des gnrations.</p><p>Jo GIROUD Prsident de la Chambre dagriculture du Rhne</p><p>La conjoncture</p><p>agricolede Rhne-Alpes</p><p> Climat gnralAprs plusieurs annes marques par un printemps sec, le printemps 2013 est particulirement frais et humide. Ainsi, le mois de mai 2013 est un des mois les plus frais et les plus pluvieux des dernires dcennies mme si Rhne-Alpes a connu des tempratures conformes aux valeurs de saison en juin. Le mois de juillet a t ensoleill et chaud - forte vague de chaleur dans sa deuxime quinzaine -, mais galement arros, avec des orages accompagnant la priode de fortes tempratures et amenant des prcipitations importantes en fin de mois. Le mois daot a t normalement chaud et peu pluvieux.</p><p> Niveau des eauxA la fin aot, la situation des cours deau est bonne dans lensemble, avec des dbits qui ont atteint leurs niveaux dtiage, mais qui restent suprieurs aux niveaux de saison.</p><p>Il en est de mme pour les nappes, avec des niveaux en baisse, mais toujours proches ou suprieurs aux normales saisonnires.</p><p>Situation des napes rgionales fin aot 2013</p><p>Mtorologie</p><p>Sources Mto France, DREAL</p><p>Sommaire Mtorologie p.3Calamits p.4Lait p.5Viande bovine p.6Caprin p.7Ovin p.8Equin p.9Oeuf - Volaille p.10Vin p.11Fruit p.12Chtaigne p.13Noix p.14Lgume p.15Grandes Cultures p.16Semences p.17PPAM p.18Tabac p.19Agriculture biologique p.20Comptes de lagriculture Rhne-Alpes 2012 p.21Dgts de la faune sauvage p.25Alimentation, Circuits courts, Tourisme et Services p.26Installation-Transmission p.28Ain p.31Ardche p.33Drme p.35Isre p.37Loire p.39Rhne p.41Savoie Mont-Blanc p.43</p></li><li><p>Lettre de conjoncture - Observatoire conomique de lagriculture de Rhne-Alpes - Novembre 2013 4 Lettre de conjoncture - Observatoire conomique de lagriculture de Rhne-Alpes - Novembre 2013 5</p><p> IsreSuite aux intempries du printemps des amnagements ont t pris pour les parcelles inondes durablement en priode de semis que les agriculteurs ntaient pas cer-tains de pouvoir mettre en culture. Dans 31 communes, il a t accept quaucun semis ne soit ralis sur ces parcelles tout en bnficiant du paiement des DPU (Droits Paiement Unique) et de la MAE (Mesures Agri-Environ-nementales) rotationnelle. Heureusement, les conditions climatiques de fin de printemps ont permis beaucoup dexploitants de semer des espces prcoces.Les jachres dclares en gel fixe ou annuel ont pu tre ptures ou fauches sans autorisation pralable.</p><p> RhneLe Comit national de gestion des risques sanitaires (CNGRA) sest runi le 9 octobre. Il a reconnu en calamit les pertes de rcoltes sur cerises, pches et abricots lies aux pluies, au froid, et au faible ensoleillement. Pollinisation et nouaison ont t perturbes notamment sur cerises. Une mission denqute, le 12 juillet, a va-lu les taux de perte moyens 40 % en cerise, 62 % en pche et nectarine et 35 % pour les abricots. Toute la zone de production du dpartement est concerne. Les crdits dindemnisation slvent prs de 1,1 million , dont plus de 900 000 pour les fruits. Le CNGRA a refus de reconnatre les pertes de fond Odenas et Quinci-en-Beaujolais suite lorage du 2 mai (ravinements sur des parcelles de vignes). </p><p> LoireCet t le dpartement a subi des orages de grle. Celui du 6 aot, trs violent et accompagn de grlons de 10 cm de diamtre a touch une quinzaine de communes et 110 exploitations agricoles.- Environ 70 000 m2 de surfaces couvertes ont t en-dommages (le changement de couverture ncessite, en grande majorit, un dsamiantage).- Les impacts de grle ont fortement endommag les plas-tiques et bches de protection des silos et fourrages enru-banns ainsi que des serres. - Les vignerons du secteur ont vu leur rcolte totalement dtruite avec des impacts importants sur les ceps.</p><p> Savoie-Haute-Savoie : deux reconnaissances calamits1- Apiculture en Savoie et Hte-Savoie, perte de rcolte de plus de 30% qui succde deux annes dj trs dfavo-rables. Sadditionne ce dficit de miel de la mortalit de cheptel et de lessaimage, pertes non ligibles aux cala-mits mais qui font lobjet dun plan de soutien national. 2- Grle sur des fourrages (foin, pture) en Haute-Savoie le 20 juin. 4 communes du Haut-Chablais ont t classes en calamits agricoles. La grle est tombe plusieurs reprises en Haute-Savoie cet t, occasionnant de gros dgts en marachage et </p><p>horti-ppinire-arbo, mais ces productions ne sont pas li-gibles car thoriquement assurables. Dans les faits, lassu-rance grle nest pas toujours possible et quand elle lest, le cot est trs lev au regard du taux de couverture minime. </p><p> AinApiculture: froid et pluies du printemps ont perturb la fcondation des reines et compromettent les essaims de 2014. La rcolte de miel du printemps toutes fleurs a t quasi nulle : 0 10 % dune anne normale. Miel dacacia, entre 5 et 40 %. Sur une production moyenne de 40Kg par ruche, la productivit tait denviron 5 Kg en juillet. Les rcoltes de miel de tilleuls et de chtaigniers ne com-penseront vraisemblablement pas les pertes du printemps car fin juin, 80% de la rcolte est ralise. Marachage : dans le Val de Sane principalement, fin juin on constatait : salades, pertes de 30 40 %, radis, envi-ron 30 % de pertes. Pommes de terre, 2 types de pertes : pieds pourris par excs deau et plants rcolts mais avec un rendement probablement amoindri. Carottes : pertes pures estimes 1/3 et dclassement pour 1/3. A la suite de la mission denqute du 3 juillet, un dossier a t dpos mi-septembre pour un passage en CNGRA en octobre. </p><p> DrmeLinstruction des dossiers calamits 2012 se poursuit, certains paiements (env 2 042 000 ) sont effectifs. Les conditions climatiques du dbut danne ont impac-t les cultures. Le Comit Dpartemental dExpertise a valid une demande de reconnaissance en pertes de fonds sur lavandes-lavandins. Il a aussi reconnu le ca-ractre exceptionnel de trois orages de grle (8, 29 juil-let et 7 aot) et valid certaines demandes de recon-naissance. Ces dossiers seront prsents au CNGRA. Le CDE a galement mis en avant la ncessit pour larbo-riculture dlaborer une nouvelle mthode dindemnisation du prjudice datteinte la durabilit des arbres aprs des pisodes de grle. Le barme dpartemental des calami-ts agricoles est en cours de rvision.</p><p> ArdcheEn abricot, les conditions climatiques pendant la floraison ont engendr une mauvaise pollinisation et un volume de production dficitaire pour les varits prcoces.Les conditions fraches et humides du printemps ont pro-voqu en cerise des chutes physiologiques parfois im-portantes et des clatements de fruits. En marachage quelques cultures prcoces ont t trs perturbes. Des orages de grle se sont abattus dans lt causant des dgts sur vigne, arbo et maraichage dans quelques com-munes des Cvennes et des Ctes du Rhne septentrionales. Coulures en viticulture : pertes principalement en Gre-nache et merlot.</p><p>Calamits</p><p>Sources Ccile Crozat (CA69), Sylvie Fanjat (FDSEA 38), Gilles Chomienne (CA42), Florent Michez (CA Savoie Mont Blanc), Patrick Nivot (CA01), Alice Bouton (CA26)</p><p> La production : faible reprise en France, les marchs restent tendusLe recul de la production mondiale tend sestomper avec une reprise en Nouvelle-Zlande et dans lunion euro-penne, mais la production continue baisser en Russie et en Australie. Les marchs restent tendus avec une de-mande mondiale soutenue et les stocks sont reconsti-tuer. Pour cela, il faudrait une vritable reprise de la pro-duction qui a baiss depuis le dbut de lanne 2013 de 0,9 % au sein de lunion europenne sur sept mois, de 6,5 % en Australie sur sept mois, et de 9,7 % en Nouvelle-Zlande sur huit mois.</p><p>En France, la collecte peine rebondir, mais deux indica-teurs permettent de penser une reprise de la production :- pour la premire fois le nombre de vlages augmente en juin de plus 5 %,- le nombre de femelles laitires de plus de deux ans en juillet 2013, progresse de plus 0,4 %. Ce chiffre en Rhne-Alpes est de - 0,4 %. Lcart continue se creuser avec les bassins laitiers de lOuest de la France.</p><p> Le march : augmentation du prix du lait en EuropeLe prix moyen franais pay aux producteurs sur 12 mois, de septembre aot est de 325,25 euros aux 1000 l contre 337,15 euros en Allemagne pour la mme priode.Selon FranceAgriMer, le prix franais pay aux producteurs pouvant inclure des avances est de 369,40 euros au mois daot contre 374,47 en Allemagne.La valorisation beurre poudre reste leve avec 396,3 euros aux 1000 l.Le ratio charge alimentation prix du lait mensuel a baiss depuis la fin du premier trimestre 2013, il est de 28, 14 %. Lindice IPAMPA (Indice des Prix dAchat des Moyens de Production Agricole) reste malgr tout un niveau lev.</p><p> Le contexte rgional La majorit des oprateurs et des enseignes de la grande distribution ont appliqu la prconisation du mdiateur. Cela a amen une amlioration nette de la valorisation. Lenjeu est maintenant de conserver cette avance dans les acquis, notamment dans le cadre des prochaines n-gociations avec la grande distribution. Celles-ci se livrent une concurrence trs dure et de ce fait, na pas ou peu rpercut les hausses sur les prix de vente aux consom-mateurs, linverse de ce qui sest pass en Allemagne. La concurrence violente que se livrent les enseignes se fait au dtriment des fournisseurs.</p><p> Plan rgional stratgique laitA lissue des assises de la filire laitire, lensemble de la profession travaille prparer avec les pouvoirs publics, un plan rgional stratgique pour cette filire. Lenjeu majeur est de conserver les volumes de production dans </p><p>les territoires, aprs le retrait des quotas laitiers. Cette filire se prpare passer dune logique de droits produire administratifs, une logique de besoins des entreprises. Le premier besoin mis en avant par lensemble des acteurs est lentretien dune ambiance laitire dynamique et forte en amont des collecteurs et transformateurs. Le travail de fond sur le revenu, sur la matrise technique, sur les cots et sur la comptitivit de la filire restera prioritaire. Lim-portance de notre bassin de consommation et la richesse de notre mix produit devront galement tre valorises.</p><p>Collecte hebdomadaire de lait de vache en France</p><p>Lindice IPAMPA - Lait de vache/situation en juillet 2013</p><p>Les indices PVC (prix de vente au consommateur) des diffrents produits laitiers/situation en aot 2013 </p><p>Lait</p><p>Sources CNIEL, FranceAgriMer, Observatoire conomique de la filire laitire de Rhne-Alpes - Rhne-AlpElevage</p></li><li><p>Lettre de conjoncture - Observatoire conomique de lagriculture de Rhne-Alpes - Novembre 2013 6 Lettre de conjoncture - Observatoire conomique de lagriculture de Rhne-Alpes - Novembre 2013 7</p><p> Bovins maigresDepuis le 1er juillet, loffre nationale stoffe pour les mles de 8 11 mois (+ 6 400 ttes). Les cours quant eux ont entam une dcroissance passant de 2,85 2,65 au cours de lt pour les broutards charolais. Les disponibili-ts en lgre hausse et la faiblesse de la demande lex-portation expliquent cette baisse. Cest le cas pour lItalie, lEspagne qui auraient tendance privilgier les broutards lgers des Pays dEurope Centrale et Orientales (Hongrie, Roumanie, Slovnie). Les ventes progressent cependant vers les pays du Maghreb. La faible disponibilit de mles de 3 5 mois (- 57 000 ttes/2012) pourrait faire repartir la hausse le cours du maigre et avoir une incidence sur le niveau des exportations</p><p> Gros bovins finis Si le nombre de bovins (+ 8 mois) abattus est en baisse de - 6 % en cumul depuis le dbut danne (+ 0,9 % en Rhne-Alpes), on constate que labattage de jeunes bovins a permis de palier le manque de disponibilits en femelles.</p><p>En effet, la demande en gros bovins finis ltranger a diminu depuis le dbut danne de 63 % (soit 48 500 ttes). Le dficit laiss par la Turquie nest pas combl par les approvisionnements du Liban et dautres pays du pourtour mditerranen. </p><p> Pour les femellesLheure est la stabilisation des cheptels de reproductrices au dtriment des abattages. Ct prix, la viande de jeunes bovins a trouv preneurs face des prix de femelles d...</p></li></ul>