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L’histoire: explication causale ou compréhension « Les historiens racontent des événements vrais qui ont l’homme pour acteur: l’histoire est un roman vrai. » (Veyne, 10)

L’histoire: explication causale ou compréhension

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L’histoire: explication causale ou compréhension. « Les historiens racontent des événements vrais qui ont l’homme pour acteur: l’histoire est un roman vrai. » (Veyne, 10). Contenu du cours. - PowerPoint PPT Presentation

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  • Lhistoire: explication causale ou comprhensionLes historiens racontent des vnements vrais qui ont lhomme pour acteur: lhistoire est un roman vrai. (Veyne, 10)

  • Contenu du courstant donn que le travail de lhistorien consiste comprendre les faits passs, sur quoi repose cette comprhension. Des lois ou de lempathie? Ou ni un ni lautre.Quel rle pour limagination?Peut-on expliquer le comportement (autrement que) de faon causale?Est-ce que la causalit implique le dterminisme?Le dveloppement des coles historiques: Les Annales et au-delCritique de lide de mentalit.

  • Ricoeur maintient que le rcit joue un rle important dans la formation de lidentit. Est-ce la mme chose de lhistoire qui est galement un rcit?Comment dgag le vrai du faux? Quel est le rle de lhistoire dans la formation de lidentit?

  • Quest-ce que lexplication en histoire?

  • RemplissageFaire comprendre, comme le journal du matin, invoque causes.Mthode critique pour tablir les faits, mais pas de mthode historique: lexplication est lexplication de tout un chacun.

  • Naturalit de lexplicationDu point de vue de la logique, lexplication de lhistorien ne diffre pas de celle de lhomme de la rue. Le mode de raisonnement mis en uvre pour expliquer la Rvolution franaise nest pas logiquement distinct de celui quutilise lhomme de la rue pour expliquer laccident ou le rsultat des lections. (Prost, 1996, p. 158)

  • Objet de lhistoireHumain (quoiquon puisse faire lhistoire de cours deau ou dune colonie de chimpanzs ou dabeilles)Collectif: soit le fait est reprsentatif, soit il a eu des consquences sur le destin et la vie des autres. Concret: il ny a de socit concrte que localise dans le temps et dans lespace.

  • Allez acheter une bote de conserve chez lpicier nest pas un fait historique. Pour tre historique, il faut que le fait ait la capacit de provoquer un changement. (Prost, 182)

  • EnchanementLexplication tablie des liens entre les vnements.Remplissage des trous par lhistorien.La rapport entre les vnements historiques nest pas de pur succession, mais denchanement: les vnements ont une influence sur ceux qui suivent.

  • QuestionQuel est ce mode de raisonnement?

  • Explication nomique

  • Lois?Hempel/DrayHempel: lexplication la mme forme quelque soit le domaine (neutre quant au sujet).Covering laws: toute explication revient subsumer des vnements sous des lois.

  • Structure de lexplicationlois scientifiquesconditions antcdentes___________________fait expliquer.

  • Bulles de savon (explanandum): air froid dans le verre, chauff par les parois chaude du verre, film de savon. Lois sur les gaz et change de chaleur entre les corps (explanans).

  • Types de loiProbabiliste: 70% que cela se produise ou de forte chance.Elliptique: je ne formule pas la loi parce quelle est trop vidente.Esquisse: approximative. Les trappeurs avancent rapidement dans louest cause du fait quils permettent aux indiens davoir des fusils, ce qui place ceux qui nen ont pas dans une situation indsirable.

  • Explication gntiqueExpliquer stades menant un vnement: indulgences9ime sicle donnes parce que les mohomettans qui mourraient allaient directement au ciel. Puis avec dclin des croisades, indulgences du jubilie chaque cent ans pour subventionner voyage des plerins, puis augmentation de la frquence.Semblable en science.

  • Explication dispositionnelleInvoquer le temprament dun individu.Dcision dpend de son ambition ou bien sens de la famille ou religion (Bush).

  • MotivationExclusivisme mthodologique: unit de la science.Exclure intention et conscience.

  • ProblmeDe quel type sont les lois gnrales? Ne sont-elles que des gnralits empiriques (en gnral, les gens )? Est-ce que les causes invoques sont les causes contributives?Quel type de connexion entre les vnements (causale ou rationnelle?)Lexistence de lois implique-t-elle le dterminisme?

  • Parenthse sur le dterminisme

  • Mode dexplication Carr: Faire de lhistoire, cest rechercher des causes (145)Montesquieu: Il y a des causes gnrales, soit morales, soit physiques, qui agissent dans chaque monarchie, llvent, la maintiennent ou la prcipitent [les hommes ne sont pas] conduits uniquement par leurs fantaisies.

  • Deux dviationsDterminisme historique

    Hasard historique

  • Dterminisme: lhistoricismeIsaiah Berlin (Historical Inevitability): lhistoricisme de Hegel et Marx est inacceptable car son explication des actions humaines en termes de causalit implique que les hommes ne jouissent pas de leur libre arbitre, et encourage les historiens se soustraire lobligation de porter une condamnation morale contre les Charlemagne, les Napolon et les Staline de tous les temps. (Carr, 151)

  • DterminismeTout ce qui arrive une cause et naurait pu arriver diffremment sauf si quelque chose dans la cause ou les causes avait t diffrent.Laxiome que tout a une cause est la condition de notre capacit de comprendre ce qui se passe autour de nous (sinon Kafka).

  • SmithVous saluez. Il commence vous engueuler.Libre arbitre?Essayer didentifier la cause de son comportement.

  • HistorienAxiome de lhistoire que le comportement a des causes. La fonction spcifique de lhistorien est dexplorer ces causes. (155)Causes superficielles et causes profondes.Invitable? Extrmement probable est plus juste.

  • Diffrence de valeur des histoires: tient ce quelles nisolent pas toutes les mmes causes profondes.Puissance de lAngleterre: pas ses institutions politiques, mais causes conomiques.

  • 2. Hasard: Nez de CloptreThorie selon laquelle lhistoire ne se ramne qu de laccidentel, suite dvnements dtermins par des causes fortuites.Bataille dActium: Passion dAntoine pour CloptreAlexandre de Grce: 250 000 personnes sont mortes de cette morsure de singe.

  • GibbonLes Grecs, lorsque leur patrie eut t rduite au rang de province romaine, attriburent les triomphes de la rpublique sa fortune plutt qu ses vertus. (Carr, 159)Les thories de laccidentel en histoire prvalent dans les groupes sociaux ou les nations qui sont au creux de la vague. (Carr, 160)

  • Condition ncessaire les hommes pourraient ignorer toute coutume, ne vivre que par coups de gnie et coups de folie, lhistoire pourrait ntre faite que dhapax: la rtrodiction deviendrait alors impossible (186)Par chance, le clavier de chaque socit est limit (universelle, culturelle, ethnique).Tout nest pas possible.

  • Interprtation rationnellePrsence de laccidentel rend impossible cette interprtation rationnelle.De mme que lhistorien choisit dans locan infini des faits ceux qui ont un sens pour son entreprise, il nextrait de la multiplicit des squences cause/effet que celles, qui ont un sens historique; et le critre du sens historique, cest la capacit de lhistorien les insrer dans son schma dexplication et dinterprtation rationnelles. (166)

  • Causalit irrgulireLa causalit fonctionne plus ou moins rgulirement selon les vnements.Il existe une certaine constance, sans quoi la vie est impossible, mais elle nest rien nest dtermin compltement. Probabilit.

  • Causalit confuseContingence et dterminisme: termes qui dcrivent une impressions.Nous navons quune perception confuse de la causalit.Causalit quotidienne faite de rapports causaux singuliers derrire lesquels on peroit une rgularit.Brique dans la vitre (jamais vu).

  • Causalit sublunaireProcessus peuvent se rpter, mais pas ncessairement (pas constance). La causalit est ncessaire et irrgulire.Il peut y avoir des exceptions.La causalit saccompagne toujours dune restriction mentale (179)

  • Retour: la comprhension

  • Critique de lempirisme

    Histoire nest pas une science, ce nest pas quelle est une science particulire (Dilthey),cest un art (interprtatif).Les choses auraient pu se passer autrement.

  • Louis XIV qui compte sur guerre civile pour conqurir Angleterre.Raison: ce quil croit, ses dsirs et motivations.

  • Pas loiLa causalit est confuse et globale, lhistoire ne connat que des cas singuliers de causalit quon ne saurait riger en rgle: les leons de lhistoire saccompagnent toujours de restriction mentale. (197)Clause ceteris paribus: plusieurs pages.Oakeshott: Du moment o lon considre les faits historiques comme des illustrations de lois gnrales, lhistoire est congdie.Mthode de lhistoire: accumulation graduelle de dtails. Mise en srie continue (intermdiaire).

  • DrayLhistorien doit pntrer derrire les apparences, sidentifier avec les protagonistes, se projeter dans ceux-ci de faon imaginative.Tout vnement influence la conscience des acteurs historiques: Toute histoire implique des significations, des intentions, des volonts, des peurs, des imaginations, des croyances. (Prost, 155)Situations auxquelles les humains donnent sens et sadaptent.

  • CollingwoodPour lhistoire, lobjet dcouvrir nest pas le pur vnement, mais la pense exprime en celui-ci. Dcouvrir cette pense, cest dj la comprendre.

  • Description de la mthode: DiltheyCar la comprhension pntre dans les expressions de la vie dautrui grce une transposition que lon effectue partir de la plnitude de ses expriences personnelles. (cit par Prost, 157)Re-enactment (Collingwood): rinfuser de la vie dans lhistoire.

  • Si lhistorien essaie de matriser lhistoire dune pense dans laquelle il ne peut pas entrer personnellement, au lieu dcrire lhistoire de celle-ci, il rptera simplement les phrases qui enregistrent les faits extrieurs de son dveloppement: les noms et les dates, et des phrases descriptives toutes faites. (Prost, 167)

  • Exemple: dit de lempereurPour ce faire, il doit envisager la situation que lempereur tentait de rgler et il doit la considrer de la mme manire que lempereur. Ensuite il doit voir pour lui-mme, prcisment comme si la situation de lempereur tait la sienne, comment on peut faire face une telle situation: il doit apprcier les diffrentes possibilits daction, et les raisons de choisir lune plutt quune autre lhistorien revient donc lexprience de lempereur dans son propre esprit, et cest seulement par cette opration quil parvient une connaissance proprement historique

  • ReconstructionLe but de ces explications est de montrer que ce qui a t fait tait la chose faire tant donn les raisons donnes, plutt que la chose qui est faite dans de telles occasions, peut-tre en accord avec certaines lois. (261)Action approprie tant donn ce que croyait lagent.

  • Types dexplicationCe que jaurais fait (proche, empathie)Distance: reproduire le calcul de lagent (souvent assez loign).Pas empathie: difficult avec moi-mme, alors imaginez avec autrui (quoi que a peut arriver)

  • Rtrodiction ajusteRtrodiction concernant le roi: psychologie dpoque, connatre la mentalit de lpoque (183; meutes causes par impts nouveaux, etc.). Paysage historique.Conclusions plus ou moins vraisemblables fondes sur suppositions quant ce qui est normal pour x (ou un type de x) dans une situation y (ou un type de situation y): exemple des esclaves romains sous Spartacus.

  • Sens historiqueComprendre le pass supposera donc que lhistorien reconstruit dans sa tte la normalit de lpoque et quil sait la rendre sensible au lecteur. (210)Coutumes, habitudes, types propres chaque poque. Les hommes nagissent pas par caprice.

  • Conception de lhommeExprience historique (Romains et Brsiliens et le jeu).Lexprience historique est donc compose de tout ce quun historien peut apprendre droite et gauche dans sa vie, ses lectures et ses frquentations. Aussi nest-il pas tonnant quil nexiste pas deux historiens ou deux cliniciens qui aient la mme exprience, et que les querelles sans fin ne soient pas rares au chevet du malade. (190)

  • Lhistoire comme amitiLa question du champ dexprience de lhistorien prsente de ce fait une certaine importance: plus il est large, plus lhistorien a de chances de comprendre des situations historiques diverses. (Prost, 160)Il ne peut cependant vivre toutes les vies. Importance de lexprience dautrui et de sinsrer dans le prsent.

  • Explication contrefactuelle

  • Le rle de limagination en histoireImaginer une autre histoire est le seul moyen de trouver les causes de lhistoire relle(Prost, 175)Quest-ce qui aurait t le cas si ?Mortalit pendant la premire guerre mondiale: les femmes meurent moins!Les allis prservent les conditions de vie des population alors que ce nest pas le cas de lAllemagne (rvolte).

  • MthodeAron:Dcoupage du phnomne effetDiscrimination des antcdents et sparation de celui dont on veut estimer lefficace.Construction dune volution irrelleComparaison des images mentales avec les vnements relles.

  • vit lillusion de la fatalitInclure galement champ dexprience (reprsentation du pass des acteurs historiques) et horizon dattente (croyance sur le futur des acteurs historiques).Rle de ces reprsentations dans lhistoire montre que lvnement ntait pas inluctable.

  • Histoire des Annales

  • NaissanceFebvre et Bloch (1929): Ne pas isoler les paliers de la ralit sociale (unicit des sciences de lhomme). Histoire totale. (Inlfuence de Vidal de la Blache) Braudel reprend le flambeau avec plus tard Le Goff (devient plus une histoire des mentalits. Mme appel lunicit)

  • Histoire vnementiellePriorit lhistoire des groupes sociaux et des forces collectives.

  • Histoire conomiqueLabrousse (La crise de lconomie franaise la fin de lancien rgime): Le maximum du prix du pain concide avec la prise de la Bastille.

  • Histoire scientifiqueRanke: indivulg permettra dtablir les faits.Marxismecole franaise: lien entre production et population (Le Roy Ladurie: il nest dhistoire scientifique que du quantifiable)

  • Histoire immobileLe Roy Ladurie (Lhistoire immobile) soutient que rien, absolument rien na chang au cours de cinq sicle (XIV au XVIII), socit emptre dans son co-dmographie.Dabord conomie et dmographie, ensuite structures sociales, puis faits intellectuels.

  • DouteConcernant le dterminisme et la structure des rapports.Contraception autant tat desprit que conomie: prsente avant pousse des population.thique puritaine avant uniformisation du travail.Et puis, pas vraiment de rsultats satisfaisants (pas de rponses au pourquoi: augmentation de la fcondit).

  • AnthropologiePartie de lcole des Annales qui tait intresse par changements intellectuels.Influence de lanthropologie: description dense ou paisse.Sexualit, philosophie du chtiment, travail et loisir, attitude vis--vis la jeunesse, la mort.Plus pertinentes notre vie que les faits et gestes des rois ou prsidents.

  • Paul VeyneLe pain et le cirqueEvergtisme grec et romainCirculation des richesses dans la socit antiqueRedistribution du surproduit accapar par les dominants.

  • FoucaultHistoire de la folie lge classique, Surveiller et punir, lhistoire de la sexualit.Structuralisme: mutationnisme et permanence.tudie les grands socles immobiles et muets.Rgles de la production de la pense

  • Mthode gnalogiqueRemonter en amont du geste de partage qui dlimite la folie, degr zro de la folie. Aucun des concepts de la psychopathologie ne devra, mme et surtout dans le jeu des retrospections, exercer de rle organisateur. (187)

  • Faire taire la foliePlus de langage commun. Lhomme fou ne parle au fou qu travers la mdecine et le fou, pris dans les contraintes. Rsultat: oublie la folieLe langage de la psychiatrie, qui est monologue de la raison sur la folie, na pu stalir que sur un tel silence. (1988)Fait larchologie de ce silence.Dchirure qui permet lhistoire.

  • ProjetFaire lhistoire de la folie: faire une tude structurale de lensemble historique notions, institutions, mesures judiridiques et policires, concepts scientifiques qui tient captive une folie dont ltat sauvage ne peut jamais tre restitu en lui-mme (192)

  • Folie nexiste que dans une socitLa folie ne peut se trouver exister ltat sauvage. La folie nexiste que dans une socit, elle nexiste pas en dehors des formes de la sensibilit qui lisolent et des formes de rpulsion qui lexcluent ou la capturent. (p. 197)

  • Fonction de la psychiatriePsychiatrie sovitique: on a limpression de voir deux fonctions trs diffrentes la fonction mdicale de la psychiatrie, dune part, et la fonction proprement rpressive de la police, de lautre venir se croise un moment donn, dans le systme dont on parle. Mais, ds le dpart, la psychiatrie a eu pour projet dtre une fonction dordre social. (P. 333)

  • Deux fonctionsLa psychiatrie sest tout de suite perue elle-mme comme fonction permanente dordre social, et elle ne sest servie des asiles qu deux fins: dabord, traiter les cas les plus dramatiques ou les plus gnants, et en mme temps se donner une sorte de caution, de garantie, dimage de scientificit, en faisant apparatre le lieu dinternement comme hpital. (333-334)

  • Fonction dhygine publiqueCest nous de rparer ces dsordres (sociaux). Nous sommes une fonction dhygines publique. Cest la vraie vocation de la psychiatrie. Et cest son climat, et cest son horizon de naissance. De telle sorte que ce qui se passe en USRR, ce nest pas laccouplement monstrueux dune fonction mdicale et dune fonction policire, qui nauraient rien voir lune avec lautre. Mais cest simplement lintensification, la solidification dune parent de rseau, qui navait pas cess de fonctionner. (p. 334)

  • Critique de la notion de mentalits

  • Pour en finir avec les mentalitsAnthropologie, histoire: pr-logique, pr-scientifique.Outillage mental: affecte lintgralit de la vie mentale.Plus profond que lidologie, les croyances ou les conceptions du monde.

  • InexplicatifInvoquer une mentalit particulire, ce nest en gnral que redcrire les phnomnes que lon juge tranges ou ncessitant une explication. La question qui se pose demble est de savoir comment la mentalit ainsi invoque peut elle-mme tre explique. (Lloyd, 1993, p. 18)

  • Faits sociauxIl est plus fcond dinterprter les problmes en termes sociologiques plutt que purement psychologiques. (24)Explication par le biais de contextes socio-politiques.

  • Chine/Grce: VI III av JC: Printemps et Automnes: III II aprs: Dynasties Qin et Han. Unification.

  • Philosophie et sciencesPrsentes dans les deux cultures.Invention: textule, mtalurgie, papier, etc.Chine: domination de la cutlure crite Courts avec scientifiques dans les deux cas.

  • Diffrencesthique, cosmologie, logique et mathmatique, pistmologie.Rsistance la thorisation abstraite.Refus des positions extrmes (scepticisme total ou absence de changement)En politique, pas de grands principes, seulement pratique.

  • Source de diffrencesPolitique: pas de polis, pas de discussion dmocratique, tentative de convaincre les pairs de lagora.Ils devaient soumettre leurs ides au monarque.Rapport au langage: la posie est un moyen de dcouvrir la vrit. Le problme est que les mots ne dsignent plus ce quils devraient: rectification des noms. Antidote la polmique.

  • la possibilit de linnovation et de la rvision politiques radicales qui existait en Grce peut avoir fait tomber des inhibitions quant linnovation radicale dans dautres domaines de lexprience, y compris divers domaine de lenqute thorique. (203)

  • Critique de la critique de la notion de mentalit

  • Nisbett

    Nisbett, R., I. Choi, K. Peng et A. Norenzayan. 2001. Culture and Systems of Thought: Holistic versus Analytic Cognition.Psychological Review.

  • La logique et lethnographie Les philosophes empiristes du 18ime et 19ime sicle, incluant Locke, Hume et Mill, ont crit propos des processus cognitifs commesils taient les mmes pour tous les adultes normaux. Cette hypothse duniversalit a t adopte par la psychologie du 20ime sicle, et ellea t prdominante, des travaux de premire heure en psychologie cognitive de Piaget en passant par les thoriciens de lapprentissage du milieu du sicle jusquaux sciences cognitives contemporaines. ... Les processus fondamentaux tels que la catgorisation, lappren-tissage, linfrence inductive et dductive, et le raisonnement causal sont gnralement prsums tre les mmes pour tous les humains. (Nisbett et al. 2001. Culture and Systems of Thought: Holistic Versus Analytic Cognition. Psychological Review, p. 291)

  • Cultures et systmes de pense Nisbett prtend que la diversit sociale qui existe entre cultures affecte non seulement les croyances propos daspects spcifiques du monde, mais galement (A) les systmes mtaphysiques nafs un niveau profond;(B) les pistmologies tacites;(C) la nature des processus cognitifs.

    Rle de lorganisation et des pratiques sociales sur le dveloppement et lutilisation des processus cognitifs.

    Cultures ont diffrentes mentalits (groupe de processus psychologiques perception, raisonnement, mmoire, attention et croyances, thories et valeurs auxquelles ils donnent naissance).

  • pense analytique La pense analytique implique le dtachement de lobjet de son contexte, une tendance porter son attention sur les attributs des objets pour les attribuer des catgories, et une prfrence pour lusage de rgles propos des catgories pour expliquer et prdire le comportement des objets. (N. 293)

    Les infrences reposent sur la dcontextualisation des structures du contenu, lusage de la logique formelle et lvitement de la contradiction.

  • Pense holistique Pense holistique: orientation vers le contexte ou le champ comme tout, incluant lattention aux relations entre les objets focaux et le champ, et une prfrence pour lexplication et laprdiction dvnements sur la base de telles relations. (N, p. 293)

    Elle est base sur lexprience plutt que la logique abstraite, la dialectique (reconnaissance de la contradiction et de la multiplicit des points de vue).

  • DiffrencesContinuit versus caractre discret C voient le monde comme une collection de choses interlies et sinterpntrant. G voient le monde comme une collection dobjets discrets qui peuvent tre caractriss par des proprits universelles.

    Le champ versus lobjet C portent leur attention sur la complexit du champ perceptuel ou conceptuel. Lobjet individuel nest pas un point de dpart conceptuel. G portent leur attention sur les objets centraux et leurs attributs (jamais compris forces comme le magntisme ou le comportement des vagues).

  • Prdictions

    (1) C plus dpendants du champ que G.(2) G plus susceptibles de commettre lerreur dattribution fondamentale (EAF)(3) C groupent les objets en fonction des relations, G groupement dobjets en fonction de lappartenance une classe.(4) C prfrent les arguments bass sur les principes du holisme et de la continuit.

  • Rsultats 1

    Attention: Description de ce qui se passe dans un aquarium. Amricains rfrent au poisson focal, japonais larrire-plan.

    Rod and Frame test: prsente aux participants un dessin avec un rectangle qui encadre une tige. Doivent dire quand la tige est verticale. Dpendance au champ=influence du cadre sur le jugement.C plus influencs que A.

  • Rsultats 4 La faon de sy prendre en situation de conflit argumentatif: Conflit entre mre et fille. A prennent parti pour un ct, C tentent de trouver une voie moyenne et de rsoudre la contradiction (systme lgal. NOTE: cest vrai galement des personnes plus ges)

  • Rsultats 4 (suite)

    Prfrence de C pour arguments dialectique (preuve de Dieu pour unifier les points de vue), A prfrent arguments logiques (chaquecause une cause, il doit y avoir une premire cause non-cause).

    Amricains plus convaincus par un argument contredit que par le mme argument non-contredit (effet dinoculation, disconfirmationbiase): A plus en faveur dun projet quand on prsente de faibles arguments lencontre de celui-ci que lorsque que largumenten faveur est considr isolment. C moins convaincus.

  • Exemple tude sur la peine de mortLes participants en faveur de la peine de mort croient que les tudesmontrant que la peine de mort ne rduit pas le crime ont des vicesmthodologiques et ne sont pas attirs par les conclusions quelles tirent. La mme chose est vraie pour les opposants la peine de mort qui ont lu une tude indiquant que la peine de mort fonctionne.De faon remarquable, aprs avoir lu les deux tudes contradictoires,les participants rapportent tre plus convaincus de la rectitude de leur point de vue que les participants qui nont lu aucune tude.

    Mais pas plus normatif de croire plus X parce quon vient de lire des vidences montrant que Y est plausible.

  • Narration

  • RicoeurLcriture de lhistoire et la reprsentation du passDanto: diffrence entre science et histoire: type de schme organisateur. Lhistoire raconte des histoires.Intrigues, rcits producteurs dintelligibilit.Synthse de lhtrogne.

  • Narration ou rcitOrganiser la matire selon lordre continu de la chronologie, et mettre limage au point de telle sorte que, par la convergence des faits, le narr sera tout dun tenant et dune suite (Stone, 117).

  • Fin des rcits?Rejet de lhistoire vnementielle = fin des rcits.Nouvelle histoire (Annales).

  • Retour du rcitUne faon de rendre accessible cette information: Guillaume le marchal de Duby ou le fromage et le vers, GinzburgPas la seule: tableau, patchwork.

  • Cinq diffrencesSujet: pauvresAnalyse et description: plus dhistoire (rcit)Nouvelles sources (registres, peintures, etc.)InconscientConduites rvlent signification symbolique

  • ProblmeSi le souvenir est une image, comment ne pas le confondre avec la fantaisie, la fiction ou lhallucination?. Solution: Lexprience de la reconnaissance.Problmes: mmoire empche, manipule et oblige.Lhistoire na pas le privilge de la mmoire (celui de la reconnaissance: seul et prcaire gage de la fidlit de la mmoire)

  • Fabrication de lauthencitPeterson, Commercializing folk cullture.Premier disque de country en juin 1923. Fiddlin John Carson. Refuse de le distribuer.Contre les conventions (jazz)Images de ferme et famille.Attrait de lauthenticit: cherche vieillards chantant chanson dautrefois. Fonctionne pas.

  • Musique pour dbilesCampagne contre ville, artisanat contre industrie.Hillbilly: origine rurale.un montagnard blanc illtr de Caroline du Nord, du Tennessee ou des environs qui voue sa foi et sa fidlit la BibleIntellectuellement, ce sont des dbiles.

  • IntgrismeTenue de concours de fiddlin au cours du premier quart du 20ime sicle.Prsent comme musique traditionnelle ou ancienne. Candidats prsents comme montagnards ou fermiers alors que beaucoup travaillent la ville.Vainqueur non mentionn: Strokes venu des contreforts des Appalaches (faux, il appartient des musiciens qui veulent introduire manire jazze dans leur jeu).

  • FordVilles modernes: excroissances pestifres, vie peu naturelle, tordue, replies sur elle-mme compare celle des gens de la campagne.Usage du tabac, alcool, licence: responsable, les trangers (noirs, immigrants).Multiplie initiatives (concours, publie livre de danse contre le Charleston).Problme avec ses gagnants qui perdent leur candeur.

  • Musique WASPSauvegarder et propager musique et valeurs blanche.Recueillir musique sur le terrain.Les uvres de nos musiciens sont teintes de notes trangres et donc il faut rassembler nos efforts pour encourager lpanouissement dune forme de nationalisme musical amricain. motions enracines dans le peuple

  • Habitants des montagnesPas musique amrindiennePas gospelPas jazz (commercial)Musique prserve dans les montagnes.

  • Radio commercial George Hay (Nashville)Commence avec vritables hillbilly, mais pas pour longtemps. Engage des pros. Invente des noms, portent costume. Confond les New Yorkais.Fruit jar drinkers, gully jumpers, the Possum Hunters.

  • Fruit jar drinkers

  • Possum Hunters