Maroc - Note de Conjoncture DEPF 19 Mai 2014

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    15-Oct-2015

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<ul><li><p>5/25/2018 Maroc - Note de Conjoncture DEPF 19 Mai 2014</p><p> 1/24</p><p>Sommaire</p><p>Vue densemble 1</p><p>Environnement</p><p>international 4</p><p>Contexte national 8</p><p>1. Croissance sectorielle</p><p>2. Elments de la demande</p><p>3. Echanges extrieurs</p><p>4. Finances publiques</p><p>5. Financement de lconomie</p><p>Direction des Etudes et des Prvisions</p><p>Financires</p><p>Ministre de lEconomie et des</p><p>Finances</p><p>Quartier administratif, Entre D, Rabat-</p><p>ChellahTl. : 05.37. 67.74.15/16</p><p>Fax : 05.37.67.75.33</p><p>E-mail :depf@depf.finances.gov.ma</p><p>Note de Con oncture</p><p>Direction des Etudes et des</p><p>Prvisions Financires</p><p>N207Mai 2014</p><p>VUE DENSEMBLE</p><p>Perspect ives favo rables d e la crois sance con om ique n ationale, nour ries par le</p><p>dyn amism e sout enu d es activits tert iaires et par la bo nne p erform ance des</p><p>nouv el les indu str ies naissantes dans un c ontexte de repr ise de la demande</p><p>extrieure et d e redr essement d es financ es p ub liques .</p><p>La reprise delconomie mondiale se poursuit un rythme modr dbut 2014, comme le</p><p>montrent les indicateurs conjoncturels. En termes de perspectives, lOCDE prvoit unecroissance du PIB mondial de 3,4% en 2014 aprs 2,8% en 2013, tire par les conomies</p><p>avances de lOCDE (2,2% aprs 1,3%), en particulier les Etats-Unis (2,6% aprs 1,9%), alorsque la reprise sattnue dans les conomies mergentes (5,3% aprs 5,4% pour les BRIICS).</p><p>Selon la Commission europenne, la croissance de la zone euro devrait enregistrer 1,2% en</p><p>2014, aprs deux annes de contraction. La reprise est mene par lAllemagne (1,8%) et, moindre degr, par la France (1,0%) et lEspagne (1,1%). Cette reprise devrait soutenir la</p><p>croissance dans ses partenaires de la rgion MENA et de lAfrique subsaharienne.</p><p>Sur le premier trimestre 2014, le PIB de la zone euro a marqu une croissance de 0,2%,identique celle ralise au quatrime trimestre 2013 . Lacclration de la croissance enAllemagne (0,8% au T1 aprs 0,4% au T4) et en Espagne (0,4% aprs 0,2%) contraste avec lastagnation en France (0,0% aprs 0,2%) et la contraction en Italie (-0,1% aprs 0,1%), au</p><p>Portugal (-0,7% aprs 0,5%) et aux Pays-Bas (-1,4% aprs 1,0%). Les indicateurs hautefrquence restent globalement encourageants. Lindice PMI composite de lactivit du secteurpriv montre une croissance solide dans la zone euro en avril, malgr les divergencespersistantes entre les pays membres. Le taux de chmage dans la zone euro se stabilise mais</p><p> un niveau lev (11,8% en avril). Pour soutenir la croissance et contenir les risquesdflationnistes, la BCE annonce le maintien dune politique montaire accommodante.</p><p>Aux Etats-Unis, la croissance du PIB a ralenti au premier trimestre 2014 (0,1% en rythme</p><p>annualis aprs 2,6% au T4-2013), en raison des conditions climatiques dfavorables.</p><p>Toutefois, les derniers indicateurs signalent une amlioration de la situation conjoncturelle. Lacroissance amricaine est soutenue par le redressement continu des marchs immobilier,boursier et de lemploi.Le taux de chmage est tomb son plus bas niveau depuis six ans.</p><p>En Chine, la croissance conomique ralentit dbut 2014 (7,4% au T1 aprs 7,7% au T4-2013).</p><p>Globalement, la croissance conomique dans les grands pays mergents a poursuivi sonflchissement dbut 2014, affecte par des contraintes structurelles intrieures ainsi que parles effets du durcissement des conditions de crdit.</p><p>Les prix des produits de baseont enregistr une lgre hausse en avril 2014. Ainsi, les cours</p><p>du Brent se sont tablis 108 dollars en moyenne en avril contre 107 dollars en mars,</p><p>soutenus par les tensions persistantes entre la Russie et l'Ukraine, linterruption de</p><p>l'approvisionnement dans certains pays producteurs ainsi que par la reprise de la demande. </p><p>Au Maroc, lactivit conomique hors agriculture bnficie duneorientation positive en 2014,</p><p>tirant profit du dynamisme continu des activits tertiaires, qui contribuent avec plus de la moiti la valeur ajoute totale dans un contexte de tertiarisation de notre tissu conomique, et de lareprise confirme des activits secondaires, particulirement au niveau du secteur nergtique</p><p>et du secteur industriel qui commence bnficier de lamlioration progressive de la demandeextrieure adresse au Maroc.</p><p>Au niveau du secteur agrico le, la rcolte cralire est estime 67,3 millions de quintaux,daprs les dernires dclarations du Dpartement de lAgriculture, soit une production endessus de la rcolte moyenne des quinze dernires annes de prs de 2 millions de quintaux. Il</p><p>sagit dunebonne performance qui intervient au moment o des inquitudes ont commenc </p><p>safficher sur le rendement de la campagne agricole, en raison du retard pluviomtrique qui a</p><p>caractris la premire phase de cette campagne.</p>mailto:depf@depf.finances.gov.mamailto:depf@depf.finances.gov.ma</li><li><p>5/25/2018 Maroc - Note de Conjoncture DEPF 19 Mai 2014</p><p> 2/24</p><p>Direction des Etudes et des Prvisions Financires </p><p>2</p><p>Les ventes d e ciment, indicateur cl du secteur du btiment et travaux publics, ont affich une baisse de 3,1% fin avril2014, aprs un recul de 3,2% au premier trimestre 2014 et un recul de 16,5% fin avril 2013, marquant une dclrationcontinue du rythme baissier du secteur. La production et la consommation de lnergie lectriquese sont favorablementorientes au terme du premier trimestre 2014, en confirmation de la reprise enregistre un trimestre auparavant. En effet,la production dlectricit a progress de 1,8%, en variation annuelle, aprs une baisse de 3,1% au premier trimestre 2013.Pour sa part, la consommation dlectricit a augment de 2,6% contre une baisse de 0,9% fin mars 2013. Cetteapprciation est lier laccroissement des ventes de lnergie de trs haute, haute et moyenne tension de 1,5%,recouvrant une baisse de la consommation des clients de la trs haute et haute tension de 10,7%, attnue par le</p><p>renforcement des ventes aux distributeurs de 4,3% et de celles de lnergie de moyenne tension de 6,8%. Sagissant dela consommation de lnergie lectrique de basse tension, elle sest apprcie de 6,7%, aprs +5,9% un an auparavant. Sur un autre plan, lactivit du raffinagepoursuit sa reprise dbut 2014, affichant une volution du volume des entres la raffinerie de 31,1% au premier trimestre 2014, tire par la hausse du volume des entres de ptrole brut de 47,5%.</p><p>Aprs lorientation positive de lindice de production des ind us tries m anuf actu rireslors des trois derniers trimestres de2013, les rsultats de lenqute de conjoncturede Bank Al-Maghreb auprs des industriels sont la faveur dune poursuitedu redressement de lactivit du secteur au cours du premier trimestre 2014, avec 52% des industriels qualifiant le climatgnral des affaires de moyen et 30% de bon. Au titre du deuxime trimestre, ces industriels prvoient une amlioration deleurs activits, avec 60% des anticipations pour un climat des affaires moyen et 28% pour un climat bon. Cette dynamiquea t reflte, sur un autre plan, par lamlioration du taux dutilisation des capacits de production de 1,7 point au premiertrimestre 2014, comparativement au premier trimestre de lanne passe pour se situer en moyenne 69,3%.</p><p>Lesecteur tour ist ique</p><p>se comporte favorablement comme en tmoigne la bonne tenue de ses indicateurs. Le nombredes arrives touristiques aux postes frontires sest renforc de 8% au premier trimestre 2014, aprs une hausse de 3%un an auparavant. Cette bonne orientation a t alimente par la poursuite de la croissance du nombre des arrives destouristes trangers deux chiffres (+10%) et, dans une moindre mesure, par la progression des arrives des MRE de 5%.En parallle, les nuites touristiques se sont consolides de 10%, aprs +11% fin mars 2013 , augurant dune poursuitede lorientation positive du secteur en 2014. Cette volution a t tire, particulirement, par la dynamique favorable desnuites des non-rsidents (+11%), impulse par la bonne orientation de lensemble des marchs metteurs.</p><p>Les activits du secteur des tlcommunic at io ns continuent de se raffermir au premier trimestre 2014, favorises,notamment, par la poursuite de la tendance baissire accrue des prix de la communication au cours des dernires annes.Le parc global de la tlphonie sest apprci de 8,3% au premier trimestre 2014, aprs une amlioration de 7,2% un an</p><p>auparavant, impulse par la consolidation du parc de la tlphonie mobile de 9,8%. Pour le parc de lInternet, il maintientsa croissance soutenue, progressant de 57,3%, aprs une augmentation de 46% fin 2013.</p><p>Au niveau de la demande intrieure, la co nsomm ation des mnages devrait tirer profit de la faible volution des prix laconsommation (+0,4% au premier trimestre 2014), conjugue une amlioration des revenus des mnages, en lien,notamment, avec le comportement toujours positif des crdits accords la consommation (+1,9% fin mars), lesrsultats relativement bons escompts de la campagne agricole 2013/2014 et la cration nette de 90.000 postes demploirmunrs au premier trimestre, sachant que les pertes nettes ont concern lemploi non rmunr hauteur de 1.000postes. Cette volution devrait tre, galement, conforte par la hausse, quoique modre, de la masse salariale serviepar la fonction publique (+1,5% fin mars) et par les transferts des MRE de prs de 18 milliards de dirhams fin avril. Parailleurs, le bon comportement des missions au titre de linvestissement du budget de lEtat (+30% fin mars) et delencours des crdits lquipement (+1,6% fin mars aprs -1,3% un an auparavant) augure dune orientation positive deleffort dinvestissement dbut 2014, attnue, toutefois, par la baisse des importations des biens dquipement horsavions (-6,1% fin avril) et du flux des IDE (-21,7%). Ce dernier a t pnalis, essentiellement, par un effet de base dufait que les quatre premiers mois de lanne 2013 ont t marqus par certaines oprations ralises dans le secteur delagroalimentaire. Par ailleurs, il convient de rappeler que la Commission Interministrielle des Investissements aapprouv, dbut 2014, prs de 40 projets d'investissement pour un montant total de 42 milliards de dirhams, pouvantgnrer plus de 2.000 emplois stables et 14.000 emplois indirects.</p><p>Au niveau des chan ges ex trieu rs, le dficit commercial a augment, en glissement annuel, de 3,7% 68,9 milliards de</p><p>dirhams fin avril 2014, enregistrant une attnuation comparativement fin mars 2014 (+9,5 %). Cette volution sexplique</p><p>par le raffermissement des exportations de 4,3% 64,6 milliards de dirhams, soit un rythme dpassant lgrement celuides importations (+4% 133,5 milliards) qui a enregistr un ralentissement comparativement au mois dernier (+7,4%).Lvolution des exportations a bnfici de la bonne tenue des exportations des nouvelles industries, notammentlautomobile (+48,4%), llectronique (+22,9%) et laronautique (+11,8%), attnues, toutefois, par le repli de celles de</p><p>phosphates et drivs de 13,7%. Hors OCP, les exportations ont augment de 9,1%. Le ralentissement de la croissancedes importations a rsult de la baisse enregistre au cours du mois davril et qui a concern surtout les produits</p><p>alimentaires et les produits nergtiques, quoiquilsdemeurent les premiers contributeurs la laugmentation cumule desimportations, avec des hausses de 25,8% et de 7,6% respectivement. Hors ces deux postes de produits, les importations</p><p>ont recul de 1,1% fin avril 2014. Sagissant des flux financiers, ils ont t marqus par lamlioration des recettes devoyages de 3,8% 16,8 milliards de dirhams, en rapport avec la performance du secteur touristique. En revanche, lestransferts des MRE et le flux des IDE ont recul de 1,4% et 21,7% 18 et 7,6 milliards de dirhams, respectivement.</p></li><li><p>5/25/2018 Maroc - Note de Conjoncture DEPF 19 Mai 2014</p><p> 3/24</p><p>Direction des Etudes et des Prvisions Financires </p><p>3</p><p>La situation des ch arges et ress ou rces du Trso r a t marque, fin mars 2014, par une excution favorable desrecettes ordinaires, enregistrant un taux de ralisation de 25,4% et une hausse de 6,8% en glissement annuel pour stablir 52,7 milliards de dirhams. Ce rsultat a t concrtis grce au bon comportement des recettes fiscales qui ont enregistrun taux dexcution de 26,7% et une hausse de 3,9% 48 milliards de dirhams. Cette volution a dcoul, surtout, delamlioration des impts directs (particulirement lIS dont les recettes ont progress de 11,9%) et des impts indirectsrespectivement de 5,9% 22,6 milliards et de 3,8% 19,2 milliards de dirhams, marquant des taux de ralisation respectifsde 29,3% et 23,8%. En outre, les recettes non fiscales ont augment de 62,6% 4,2 milliards de dirhams. Quant auxdpenses ordinaires, sexcutant hauteur de 26,2%, elles ont progress de 2,7% 56,5 milliards de dirhams. Cettevolution sexplique, particulirement, par la hausse des dpenses des biens et services de 4,8%, recouvrant unraffermissement des dpenses de personnel de 1,5% 26,5 milliards et de celles des autres biens et services de 11,8% 13,9 milliards de dirhams. En revanche, les dpenses de compensation ont recul de 3,7% pour atteindre 10,2 milliards dedirhams, soit 29,2% des prvisions initiales de la Loi de Finances. De leur ct, les dpenses dinvestissement ont</p><p>augment de 30% 16,1 milliards de dirhams, soit un taux de ralisation de 36,8%. Compte tenu de ces volutions, ledficit budgtaire a atteint prs de 19 milliards de dirhams. Notons par ailleurs, qu la faveur du redressement desindicateurs des finances publiques, Standard &amp; Poor's a rvis la perspective de la notation du Maroc de "ngative" "stable", tout en confirmant la note BBB-" (investment grade).</p><p>La m asse montai re a augment de 3,7% fin mars 2014, marquant une amlioration par rapport au taux enregistrlanne prcdente (+2,6%) et par rapport aux trois derniers mois. Cette volution a rsult de lacclration du rythme de</p><p>progression, en glissement annuel, des crdits bancaires qui ont augment de 5,3% 736,7 milliards de dirhams, aprsune hausse de 2,1% fin mars 2013. Cette volution recouvre la hausse des crdits caractre financier et des crdits lquipement de 16,3% et 1,6% aprs des baisses de 9,5% et 1,3% , respectivement, un an auparavant, et la dclrationdes taux daccroissement des crdits la consommation et des crdits immobiliers qui sont passs respectivement de+6,6% +1,9% et de +7,1% +3,5%. Sagissant des crances nettes sur ladministration centrale qui ont atteint 148,1</p><p>milliards de dirhams, leur taux de progression a dclr +6,2% fin mars 2014 aprs +27,6% il y a un an. De leur ct,les rserves internationales nettes se sont raffermies de 4,8% 150,2 milliards de dirhams fin mars 2014, aprs un reculde 10,8% lanne prcdente. A fin avril 2014, ces rserves se sont raffermies de 13,1% en glissement annuel pouratteindre environ 163,2 milliards de dirhams, en lien avec lencaissement dun montant de 1,55 milliard de dollars,correspondant lmission par lOCP dun emprunt obligataire sur le march international.</p><p>Au niveau du marc hinter banc aire, le dficit de liquidit bancaire a persist au cours du mois davril 2014 , en raison delimpact restrictif des facteurs autonomes de liquidit, attnu, toutefois, par la baisse du montant minimum de la rserve</p><p>montaire. Afin de combler linsuffisance des trsoreries bancaires, Bank Al-Maghrib a maintenu ses interventionsrgulires pour linjection de la liquidit, essentiellement travers les avanc...</p></li></ul>