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  • Noir Jaune

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    Samedi 7 janvier 2006 LE QUOTIDIEN DU SPORT ET DE L’AUTOMOBILE *60e ANNÉE - No 18 822 - 1,80 � France

    métropolitaine

    MORMECK VEUT TOUT Jean-Marc Mormeck, champion WBC-WBA des lourds-légers, affronte cette nuit (3 h 10, heure française), à New York, l’Américain O’Neil Bell, le tenant IBF. Une victoire offrirait au Français un titre mondial unifié et une place dans la légende de la boxe. (Pages 2 et 3, et notre éditorial)

    Jean-Marc Mormeck, ici avec l’un de ses deux entraîneurs, Lucien Dauphin, s’apprête à livrer le match de sa vie, celui qui peut lui offrir le titre mondial unifié des lourds-légers. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, deux Français seulement, Marcel Cerdan, en 1948 chez les moyens, et Alphonse Halimi, en 1957 chez les coq, ont réussi à atteindre cet objectif suprême. (Photo John Smock/Sipa Press)

    TENNIS

    MONFILS DÉFIE FEDERER (Page 12)

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    RUGBY

    PARIS PREND LE POUVOIR (Pages 10 et 11)

    AUTO-MOTO

    LE COUP DE FORCE DE PETERHANSEL (Pages 18 et 19)

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    BASKET

    RIGAUDEAU DIT NON À LA FÉDÉRATION (Page 17)

    SPÉCIAL CALENDRIER 2006 Pour son premier numéro de l’année, « L’Équipe Magazine » vous offre le calendrier de tous les événements sportifs de 2006. Un supplément de 32 pages où vous retrouverez, entre autres, le programme complet des Jeux Olympiques d’hiver de Turin (10-26 février) et celui de la Coupe du monde de football (9 juin-9 juillet).

    FOOTBALL

    EVRA FILE À MANCHESTER UNITED (Page 4)

    LA COUPE DE FRANCE VUE DU NORD (Pages 5 à 8)

    L’ÉQUIPE samedi : ALLEMAGNE, 2,05 � ; ANTILLES, LA RÉUNION, 1,3 � ; AUTRICHE, 2 � ; BELGIQUE, 3 � ; ESPAGNE, 3,75 � ; GRÈCE, 1,95 � ; ITALIE, 3,65 � ; LUXEMBOURG, 3 � ; PAYS-BAS, 2 � ; PORTUGAL CONT., 1,8 �.

    AU JO

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    (32e finale), reççeçoit Paris-SGço

    Strasbourgg Football, CoFootball Cooupe de France,ou d F (32e finale)e), reççeçoit Nancyço

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    Bourgoing reçeçoit Briveço

    Clermontermont reçeçoit Pauço

    Toulouse reçeçoit Bayonneeço

    BiarritzBiarritz reçeçoit Toulonço

    RUGBY, Top 14

    Bordeaux

    Auxerre

    Dijon

    Lyon

    Grenoble

    ReimsReims

    ParP sris MetzM

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    Limoges

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    Cherbourgg

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    1 -5

    Le temps pluvieux autourl i t ç

    du golfe du Lion. Du Languedoc-Roussillon au delta du Rhône, les pluies sont temporairementent soutenues tandis que le littoral connaît des averses. Il neige encore un peu sur le sud Massif central et sur les Pyrénées orientales. Du Centre au Nord, petites pluies ou neige sont possibles. Petites pluies éparses du Nord-Picardie au Limousin et jusqu’à l’Auvergne. Partout ailleurs, la grisaille est tenace. Éclaircies de la Côte d’Azur à la Corse.

    Brest

    Marseilleille

    PerpignnaanP

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    NiceNiceNi

    7 5

    2 -2

    2 -1

    LE DESSIN

    L’ÉDITO

    MORMECK ET L’HISTOIRE

    ONGTEMPS, la boxe professionnelle mondiale futL gérée par deux organisations – la WBA et le WBC – aux compétences déjà discutées. Et cela ne s’améliora pas quand, il y a un peu plus de vingt ans, des dissidents décidèrent de créer une troisième fédération, l’IBF, puis une quatrième, la WBO. Il ne se passa notamment plus une semaine sans qu’un « Championnat du monde » se dispute quelque part, ce qui retira beaucoup de sens à bon nombre de ces « titres » nouvellement attribués. Devant une telle inflation, L’Équipe décida, par respect pour le lecteur, de ne plus appeler les combats ainsi montés par cette dénomination et usa à leur endroit d’une formule générique reprenant le mot « Championnat », suivi du nom de la fédération qui l’organisait. Il y a eu, cependant, des exceptions à cette règle. Concernant des matches incontestables et légitimés par l’aval d’au moins trois des quatre organismes précités. Pour ne prendre que quelques rares exemples du passé, Hagler-Hearns chez les moyens en 1985, Tyson-Spinks (lourds, en 1988) ou Lewis-Holyfield (lourds, en 1999) sont de ceux-là. La rencontre qui opposera la nuit prochaine à New York Jean-Marc Mormeck à l’Américain O’Neil Bell aussi. Oui, WBA, WBC et IBF sont sur ce point d’accord : le boxeur français a mérité qu’on lui donne une chance d’entrer dans la galerie des très grands. C’est d’autant plus remarquable que, depuis la création de cette catégorie dont Jean-Marc Mormeck peut légitimement espérer devenir le patron incontesté – les lourds-légers –, seul Evander Holyfield est parvenu un jour à faire l’unanimité, c’était en 1988. Le mensuel américain The Ring, référence absolue en la matière, ne s’y est d’ailleurs pas trompé, puisqu’il a décerné une de ses comptées « ceintures 2005 » au Guadeloupéen. Et, s’il fallait définitivement montrer ce que Championnat du monde signifie, il suffirait de rappeler que, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, deux Français seulement, Marcel Cerdan, en 1948, et Alphonse Halimi, en 1957, ont atteint cette plus haute marche. C’est dire si Jean-Marc Mormeck est aux portes de l’Histoire.

    LA MÉTÉO

    BOXE CHAMPIONNAT DU MONDE DES LOURDS-LÉGERS

    « C’est un jeu pervers » JEAN-MARC MORMECK parle de son sport, se projette aussi vers un avenir qu’il envisage en lourds. Il est irritable. Normal, il va prendre des coups, en donner plusencore. Ilparaît serein : il enest certain, il ne peutpas perdre, ou alors « sur un coup du sort ». Il parle avec un certain fatalisme, un vrai recul sur son sport et ses à- côtés. Jean-Marc Mormeck est prêt. À entrer dans l’histoire. NEW YORK – de notre envoyé spécial

    « Vous voilà à New York. C’est une lumière particulière ? – C’est un rêve de gosse. Les quar- tiers style Brooklyn, les séries télé comme Arnold et Willy qui débar- quaient de Harlem. J’adore ces tours immenses qui laissent quand même

    une impression d’espace. Ces taxis qui semblent plus nombreux que les autres voitures… j’aime tout ici. C’est un rythme spécial, vivant, vibrant.

    – Boxer au Madison Square Garden ne donne-t-il pas un surcroît de pression ? N’avez vous pas intérêt à vous dire :

    “ Je vais boxer comme à Pouchet ” ? – Je ne me dis rien. Parfois, quand je suis crevé, je revois le passé et je me dis : petit garçon de Bobigny, t’a vu ce qui t’arrive ? C’est génial. Je suis un privilégié. Je vis de l’extraordi- naire. L’autre fois, je boxais à Las Vegas (en 2003), là c’est à New York, le Madison… C’est sûr que dans ce lieu mythique j’aimerais faire une superprestation. Mais c’est ça qui m’a motivé pour m’arracher à l’entraînement, répéter sans cesse les mouvements. – La frontière entre l’adréna- line positive et la pression est infime, non ?

    – C’est une question d’équilibre. Je sais faire la part des choses. Ça n’est qu’un combat. Les moments les plus durs sont derrière moi. Quand je défendais mon titre avec l’impres- sion que personne n’était au courant, que tout le monde s’en foutait, ça c’était dur. Je me disais : pourtant t’as rien fait de mal.

    « J’ai hâte de me mettre au travail pour les lourds »

    – Cette nuit, en cas de défaite, vous perdez tout… – C’est la vie. Pourquoi je me tracas- serais ? Qu’est-ce que ça va changer si je n’ai plus de ceinture ? J’y suis

    arrivé. J’ai prouvé. Qu’est-ce qu’on retiendra plus tard ? Qu’en 2005, Mormeck a unifié le titre. Pour la première fois depuis Alphonse Halimi (en 1957). Le titre IBF serait la cerise sur le gâteau, mais tout ça n’est qu’un jeu. Je peux perdre à chaque instant. Je préfère perdre maintenant plutôt qu’il y a quelques mois. – Le parcours de Bell a des similitudes avec le vôtre. Peu de combats amateurs (12 pour Bell contre 15 pour Mormeck), un début d’enfance loin de ses parents (*)... Ça vous le rend plus humain ? – Je m’en fous, complètement.

    – Vous avez besoin de le haïr ? – Non, je ne le déteste pas, je ne l’aime pas non plus. Il parle beau- coup, dit qu’il aime le sang, que je suis un taureau et qu’il va jouer les matadors. Ça doit lui faire plaisir. Pfff… – Vous n’avez pas besoin de le visualiser, de donner un visage à celui que vous comptez martyriser ? – Non. Pour moi, Bell c’est un nom. Je veux rencontrer celui qui a la cein- ture IBF, quel qu’il soit. Les vidéos ça ne m’intéresse pas. C’est inutile d’essayer de s