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Nouvelles N° 2092

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Nouvelles N° 2092 du 2 avril

Text of Nouvelles N° 2092

  • 176 POINTS DAPPUI POUR LALTERNATIVE GAUCHE

    LES LUS DU FRONT DE GAUCHE

    Jeudi 02 avril 2015 - N 2092 - Hebdomadaire - 15, rue Furtado - 33800 BORDEAUX Prix : 0,80 euro

  • ACTUALIT DES LUTTES

    Le 26 mars, 600 personnes, cheminots, usagers, salaris du CER et des associations de cheminots, ont interrompu la sance plnire du CER, rpondant lappel commun CGT et Sud-Rail.Ils ont interpell la direction rgionale pour exprimer leur profond dsaccord sur la politique de lentreprise et sa mise en application au travers de la loi du 4 aot 2014, tant pour les transports de voyageurs que pour le fret ferroviaire (cf Nouvelles 2091).Ils ont de nouveau propos une autre organisation qui permettrait damliorer la situation de lemploi la SNCF, la qualit et la scurit du transport public ferroviaire.Ils ont exig le maintien :- de la dotation dvolue aux activits sociales et culturelles du CER au niveau minimal actuel au-del du 1er juillet, date laquelle la moiti des cheminots va tre verse au compte de comits dentreprise de primtres nationaux,- de la reprsentativit des organisations syndicales telles que les cheminots en ont dcid par leur vote sur la rgion, jusquaux prochaines lections professionnelles, - des comits dentreprise de proximit.La dlgation CGT a refus de prendre part au vote sur la dclinaison rgionale de la rforme ferroviaire, sappuyant sur la non communication des avis du CCE et des CHSCT, et en attendant le rendu du tribunal de Bobigny concernant leurs demandes dtre consults sur chaque tape des 18 mois de la mise en oeuvre de la rforme.

    Une centaine de personnes se sont rassembles place de la Victoire Bordeaux le 28 mars, lappel de la Confdration nationale du logement (CNL) et du Comit dpartemental des associations des familles laques (CDAFAL) girondins pour exiger larrt des expulsions locatives, des coupures dnergie et de fourniture deau.Le mme jour, des rassemblements se tenaient dans toute la France lappel de la CNL, de la CGT, et des associations pour le droit au logement (cf Nouvelles 2091).La direction de la CNL en Gironde, qui devait tre reue le 31 mars par le prfet, veut souligner la situation toujours difficile des locataires : Le bilan 2014 est proccupant avec 1400 dossiers et une augmentation de 11% des assignations au tribunal pour impays de loyer notent Maurice Fourmond et Anny Lartigue, responsables dpartementaux. Quant au recours la force publique pour des expulsions, il a augment de 7% (chiffres de la prfecture de la Gironde).Dans leur intervention, la CNL et le CDAFAL sinsurgent contre cette pratique indigne qui nest pas une solution, mais au contraire le plus souvent une mesure aggravante pour les personnes, familles et leurs enfants. Le maintien dans le logement cote bien moins cher la socit que lhbergement durgence lhtel, dans des conditions souvent prcaires et de promiscuit. Ils pointent lappauvrissement et la prcarisation dune part de plus en plus importante de la population, les loyers trop chers. Seule la mise en place dune vritable scurit sociale du logement prise en charge par lEtat et les bailleurs peut permettre.Pour le PCF, il faut en finir avec cette pratique inhumaine qui touche les plus prcaires. Les difficults se loger et payer un loyer sont de plus en plus grandes pour de plus en plus de monde. Le gouvernement doit se saisir de cette question et mener une politique sociale volontariste en matire de logement.Le PCF se prononce et agit pour larrt des expulsions, la cration dun service public national du logement, la rquisition des logements vides, la baisse des loyers par un encadrement de la loi, la construction massive de vrais logements sociaux (PLAI, logements tudiants, foyers logements) et lapplication de la loi dans toutes les communes.

    MOBILISATION INTERPROFESSIONNELLE ET INTERSYNDICALE

    Public/Priv : en grve pour dautres choixJeudi 9 avril, 10h30, Alles de Tourny Bordeaux

    LGV

    Vite, travailler des alternatives

    PARCOURS DE LA MANIFESTATION

    Dpart 10h30 : Alles de Tourny, rue Esprits des lois, Quai Louis XVIII, cours Victor Hugo, cours Alsace Lor-raine, arrive sur le parvis des Droits de lHomme ct du tribunal.

    En Gironde, les syndicats CGT, FO, FSU, Solidaires appellent tous les salaris, jeunes, privs demplois, prcaires, retraits manifester le 9 avril contre laus-tritDans un appel intersyndical, les organisations syndicales soulignent lurgence de combattre les ingalits sociales, les impasses de la politique daustrit du gouvernement, la surenchre du Medef et de ne pas se soumettre la mthode autoritaire, rappelant lutilisation du 49.3 pour faire passer en force la loi Macron qui intervient dans une situation conomique et sociale trs dgrade (plus de 6 millions de chmeurs, plus de 8 millions de pauvres, 3,5 millions de mal logs dont 41 000 foyers privs dnergie).Elles saluent la contestation et les rsistances sociales qui montent dans plusieurs pays dEurope, en Grce, en Espagne, mais aussi en Belgique et en Allemagne. En France des mobilisations ont lieu dans le priv, comme dans le public, contre les licenciements, pour des augmentations de salaire, pour des moyens pour le service public, pour lamlioration des conditions de travail.

    Retrait du Pacte de responsabilit et de la loi Macron

    Cette exigence passe par des mesures de progrs avec :- une politique ambitieuse envers lindustrie, la recherche et des ser-vices publics de qualit, larrt des restructurations, des licenciements et suppressions de postes,- des augmentations gnrale des salaires du public et du priv, des retraites et pensions, des allocations et minima sociaux, du SMIC,- lgalit salariale et professionnelle entre les femmes et le hommes et larrt de toutes les discriminations,- le respect des droits syndicaux, des nouveaux droits pour les salaris et leurs reprsentants, le respect de la libert dexpression,- llargissement de la rduction du temps de travail sans perte de salaire, le plein emploi qualifi.Pour la CGT, le progrs social est possible aujourdhui et la journe du 9 avril doit constituer une tape forte de mobilisation des salari-e-s dans chaque entreprise et tablis-sement public pour construire collectivement un autre avenir social et conomique.De nombreuses luttes ont lieu en Gironde comme Sanofi, papteries de Bgles, les cheminots, Hrakls, Eurest, Radio France (France Bleu Gironde), Banque Populaire et Caisse dpargne, lAIA, Temex, les trans-

    ports, La Poste, EDFPour la FSU, le 9 avril est le dbut dun processus de mobilisation des salaris du priv et du public, pour obtenir des crations demplois, construire des alternatives aux poli-tiques conomiques, prserver les droits et tous les rgimes sociaux, garantir et promouvoir le service public, laugmentation des salaires dans le public et le priv, et garantir les retraites, les pensions et les mini-mas sociaux.

    Un exemple parlant : lentreprise Sanofi

    Dun ct, 5,5 milliards de profits dont 3,7 verss en dividendes aux actionnaires, soit lquivalent de 50 000 euros de richesses annuelles cres par salari ; une augmentation de ces dividendes pour la 21e anne conscutive ; une prime de bienvenue de 4 millions deuros pour le nouveau PDG.De lautre, des licenciements, notamment dans les activits de la recherche et le dveloppement ; une baisse des investissements ; le refus daccorder une prime de 120 euros pour des salari-e-s posts.Le 6 mars, leur lutte a permis de gagner une augmentation de 80 euros net de leur prime, des embauches en CDI et linvestisse-ment dans loutil de production.

    A larrive, lintersyndicale appelle soutenir Corinne Versigny, secrtaire de lUD-CGT 33, assigne com-paratre 14 heures en rfr devant le tribunal correctionnel, suite une plainte pour diffamation dpose par la Direction de lentreprise Les Fonderies du Blier.

    La CGT a seulement fait que ce qui relve de lexercice du droit syndical et de sa libert dexpression pour la dfense des salaris, des emplois, du territoire, en sadressant lensemble des acteurs publics (Prfet, Conseil Rgional, )

    Notre groupe salue les conclusions de la commission denqute charge de ltude des projets de LGV lis au grand projet du Sud-Ouest (GPSO) qui reprennent nombre des arguments que nous avons depuis longtemps fait valoir au sein de la CUB.Cest dailleurs sur notre initiative que les porteurs des alternatives la LGV ont t entendus, en janvier dernier, par la commission Infrastructures de Bordeaux-Mtropole. Ces lus du Lot-et-Garonne ont fait valoir que les solutions techniques existent pour amliorer la circulation des trains entre Bordeaux et Toulouse, des solutions viables puisquelles permettent la ralisation du trajet en 1h18 contre 1h05 escompts avec le projet de GPSO () en prservant les dessertes locales et lindispensable

    maillage territorial.Nous insistons pour que les alter-natives soient mises trs rapidement sur la table, car les populations du sud-ouest ont besoin dune grande vitesse. Une grande vitesse qui ne se contente pas de relier les mtropoles, mais irrigue tous les territoires et les relie vritablement. Cet argument fort du rapport des commissaires doit tre entendu.Plus largement, nos territoires ont be-soin dun maillage ferroviaire revita-lis, tant pour les voyageurs que pour le transport de marchandises. Nous ne cessons de le rclamer lchelle de lagglomration bordelaise, cela doit devenir une exigence nationale. LEtat doit donc reprendre ses respon-sabilits dans le financement des lignes structurantes du rseau ferroviaire na-

    tional. La ligne Tours-Bordeaux en est une. Le gouvernement doit galement stopper la destruction loeuvre du rseau, ici via la libralisation du trans-port par cars prvue par la loi Macron, l par le projet de destruction massive de lignes Intercits*, parmi lesquelles la ligne Bordeaux-Clermont-Lyon.La demande de Claude Mellier, vice-prsidente aux Infrastructures, Alain Jupp dbut fvrier dorganiser les conditions du dbat sur ces projets est maint