Paludisme d’importation : 4 ans de recueil aux urgences

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    31-Dec-2016

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<ul><li><p>toire et 21 hospitalises avec une DMS de 3,8 jours. dosage therapeutique pour 2 enfants (4,5 %). Les acce`s palustresgraves selon les crite`res OMS colligeaient 17,8 % des acce`s. Le</p><p>Journal Europeen des Urgences (2009) 22S, A27A30chimioprophylaxie correcte. Le diagnostic dAP nimplique quunpatient sur 5 beneficiant dun FS ; ce dernier pouvant etre mis enConclusion. On observe sur la population etudiee une absence deP. falciparum predominait (90 %) devant P. vivax (10 %). La consul-tation netait pas suivie dhospitalisation dans 20 cas (22,2 %).base des resultats du FS, 1 sur les resultats du quantitative buffy coatet 5 autres sur la base dun dossier clinicobiologique concordant etlabsence de diagnostic differentiel. Nous navons pas diagnostiquedacce`s palustre grave. Dix-neuf patients ont ete traite en ambula-defaut, soulignant la valeur des autres examens biologiques (taux deplaquette et leucocyte sanguin, CRP).</p><p>doi: 10.1016/j.jeur.2009.03.428</p><p>0993-9857/$ see front mattersejour (6,8 %), mauvaise observance au cours du sejour (20,5 %),absence de poursuite de la prophylaxie au retour (38,6 %), sous93,8 %. Le diagnostic dAPa ete pose chez 40 patients (23 %), 34 sur la</p><p>valeur predictive negative pour le diagnostic dAP de 94,6, 90,1 etInfectiologie 1</p><p>57</p><p>Paludisme aux urgences</p><p>T. Cotte *, F. Terracol, V. Pagliaroli, V. Labeye, F. Geffard, C. Riou,R. Zidane, J. Demazie`reServicedaccueildesurgences,hopital de laCroix-Rousse, Lyon, France*Auteur correspondant.Adresse e-mail : thierry.cotte@chu-lyon.fr</p><p>Mots cles. Paludisme ; Acce`s palustre ; UrgenceIntroduction. Bien que le nombre dacce`s palustre (AP) soit enrecul en France depuis 2001, les situations cliniques devant faireevoquer ce diagnostic restent frequentes aux urgences.Materiel et methode. Etude retrospective du 1er janvier et 31decembre 2006 portant sur les dossiers de patients presentant unesuspicion clinique dAP dans un service durgence adulte. Le crite`redinclusion est la realisation dun frottis sanguin (FS). Le crite`redexclusions est labsence de voyage en zone dendemie (ZE). Nousavons etudie pour chaque patient les parame`tres lies au voyage, laprophylaxie, la presentation clinique et les resultats biologiques.Resultats. Cent soixante-quatorze patients ont ete inclus. Lescontinents visites sont lAfrique (68,3 % des patients), lAsie(21,7 %) et lAmerique (6,8 %). Le motif du sejour est le tourisme(28 % des cas, duree moyenne de sejour [DMS] de 25 jours), la famille(23 % des cas, DMS de 53 jours) et professionnel (12 % des cas, DMS de51 jours). Seulement 23,6 % des patients ont beneficie dune chimio-prophilaxie correcte (adaptee et observance correcte), donnees audemeurant significativement associees (p &lt; 0,05). Labsence dunechimioprophylaxie correcte est significativement reliee avec levoyage a` but familial et lorigine geographique (lieu de naissance)du patient (p &lt; 0,05). Sur le plan clinique, seul les notions de fie`vreet/ou frisson rapportes par le patient sont relies de faCon statisti-quement significative (p &lt; 0,01) avec le diagnostic dAP. Sur le planbiologique, un taux de plaquette sanguine &gt; 155 G/l, un taux deleucocyte &gt; 4,72 G/l, une CRP &lt; 45 mg/l ont respectivement unepriee en regard des recommandations (47 % groupe 2, 76 % groupe3). Lobservance etait mediocre : arret du traitement au cours du58</p><p>Paludisme dimportation : 4 ans de recueil auxurgencesF. Staikowsky a,*, N. Grandcolas a, C. Dufour a, A. Poupel a,S. Caverivie`re a, M. Renouil a, C. DAndrea a, A. Michault ba Service des urgencesSMUR, GHSR, CHR de La Reunion,Franceb Service de bacteriologie-virologie, GHSR, CHR de La Reunion, France*Auteur correspondant.Adresse e-mail : frederik.staikowsky@wanadoo.fr</p><p>Mots cles. Paludisme dimportation ; Plasmodium falciparum ;ChimiprophylaxieLintensification des voyages contribue a` limportation du plasmo-dium par les voyageurs. Notre departement enregistre environ 150cas de paludisme dimportation (PI) par an. Lobjectif de cetteetude est de decrire lepidemiologie des cas de PI aux urgences a`partir des donnees colligees entre le 1er janvier 2004 et le 31decembre 2007.Materiel et methode. Les cas etaient definis par lassociation fie`vreet presence de plasmodium au frottis ou a` la goutte epaisse liee a` unsejour en zone dendemie palustre hors du departement. Tous les casde PI ont ete investigues sur dossier a` partir dune fiche au contenustandardise.Resultats. En 4 ans, 90 PI ont ete rapportes chez 86 patients (71 %de sexe masculin). La majorite des cas survenait de janvier a` avril(53,3 %) et en aout (11,1 %). Lage median etait de 33,6 17,1 ans(extremes 2 et 71 ans), les enfants de 15 ans et moins composaient21,1 % des cas. Un antecedent de paludisme etait note dans 20 %des cas. Les PI provenaient essentiellement de Madagascar (46,7 %)et des Comores (35,6 %). Les zones de chimioresistance etaient dugroupe 2 ou 3 dans respectivement 48,9 et 51,1 % des cas. Treizepatients residaient habituellement ou regulie`rement en paysdendemie ; pour les autres, la duree moyenne des sejours etaitde 7,6 7,9 semaines (extremes 1 et 28 semaines). Aucune pro-phylaxie netait prescrite dans 46,7 % des cas. La prophylaxieantipaludeenne (n = 44) consistait essentiellement en chloroquine(36,4 %) ou chloroquine et proguanil (31,8 %) ; elle etait inappro-Le traitement etait unique 66 fois : mefloquine (n = 34), halofan-trine (n = 12), quinine (n = 14), chloroquine (n = 5), atovaquone etproguanil (n = 1). Levolution etait favorable pour tous lespatients.</p></li><li><p>Conclusion. Ces resultats montrent que les PI accueillis aux urgen-ces ont souvent une chimioprophylaxie inadaptee aux zones dechimioresistance et que lobservance a ete mediocre.</p><p>doi: 10.1016/j.jeur.2009.03.429</p><p>59</p><p>Conformite de la prise en charge des acce`s palustresaux recommandations nationales dans un servicedurgenceG. Berne, C. Arvieux, J.-P. Gangneux, C. Michelet, J. Bouget *</p><p>Service daccueil des urgences, CHU Pontchaillou, Rennes, France*Auteur correspondant.Adresse e-mail : jacques.bouget@chu-rennes.fr</p><p>Mots cles. Paludisme dimportation ; Recommandations ; Delai detraitementObjectif. Evaluer la prise en charge aux urgences des acce`s palus-tres en conformite avec la conference de consensus de 1999.Methode. Etude retrospective sur 3 ans (20052007) des dossiersreleves grace au codage PMSI et aux fiches de declaration au Centrenational de reference pour le paludisme.Resultats. Quatre-vingt-seize acce`s sur la periode etudiee (agemedian : 26 ans, sexe ratio a` 1,52), 81 acce`s a` P. falciparum dont 9formes graves ont ete recenses. La chimioprophylaxie antipaludiqueetait adaptee a` la zone de resistance et suivie dans 9 % des cas. PourP. falciparum, le delai median dapparition des symptomes a ete de 7 j,le delaimedian de recours aux soins de 2 j, le delaimedian de diagnosticde 9 j. Quatre-vingt-trois patients ont ete admis au SAU (adulte etpediatrique). Dans 60%des cas, uneconsultationambulatoire aprecedeles urgences. Aux urgences, le delai median de prise en charge para-medicale a ete de 9 min, celui de prise en charge medicale de 59 min,celui de rendudes resultats parasitologiques de 52 min. Le delaimedianentre hospitalisation et debut du traitement a ete de 5 h 40. Le delai deprise en charge na pas ete influence par le motif dhospitalisation(suspicion dacce`s palustre ou non, p = 0,5). La recherche exhaustivedes signes de gravite na ete retrouvee que dans moins de 20 % des cas.Sur 12 doses de charge de quinine IV, 7 ont ete utilisees pour des formesgraves et 5 pour des acce`s simples. La voie intraveineuse netaitpas justifiee (pas de signes de gravite ni dintolerance digestive)dans 39 % des cas. Les molecules les plus utilisees per os ont etemefloquine (49 %) et quinine (40 %). Les posologies et durees detraitement etaient adaptees dans 84 et 95 %des cas. Apre`s les urgences,61 % des acce`s simples sans troubles digestifs a` P. falciparum ont etehospitalises, 5 % dans un service inadapte ; 36 % sont retournes audomicile, toujours apre`s mise en route du traitement. Une consultationmedicale de suivi apre`s la sortie des urgences na ete prevue que dans50 % des cas.Conclusions. Les recommandations de 1999 sont respectees en cequi concerne le delai de rendu des resultats parasitologiques et lesmolecules utilisees en premie`re intention, avec un quasi-abandon delhalofantrine. Des efforts sont a` effectuer pour ameliorer la recher-che des signes de gravite, diminuer le nombre dhospitalisations etde recours a` la voie intraveineuse et ameliorer le suivi des patientsapre`s retour a` domicile.</p><p>doi: 10.1016/j.jeur.2009.03.430</p><p>60</p><p>Pertinence de licte`re dans le paludisme gravedimportation a` P. falciparum a` ladmission auservice des urgencesF. Topin a,*, V. Mardelle b, F. Simon a, J.J. De Pina a, A. Puidupin aa Service des urgences, hopital dinstruction des armees Laveran,Marseille, France</p><p>b Service de reanimation, hopital dinstruction des armees Laveran,Marseille, France*Auteur correspondant.Adresse e-mail : francois.topin@free.fr</p><p>Mots cles. Paludisme grave dimportation ; Icte`re ; PertinenceIntroduction. Levolution du paludisme grave dimportation a`P. falciparum est souvent grevee de multiples complications.LOMS a revise en 2007 les crite`res de gravite, mais la pertinencede chacun nest pas assignee. Notre objectif est de decrire lescaracteristiques cliniques, les parame`tres biologiques et levolutiondes acce`s palustres grave dimportation avec icte`re a` ladmission, enparticulier au service des urgences.Materiels et methodes. Nous avons collige dans 353 dossiersdacce`s palustres dimportation a` P. falciparum admis entre le 1er</p><p>janvier 2000 et le 31 decembre 2005, les destinations des voyages, lanature de la chimioprophylaxiemedicamenteuse utilisee, les crite`resde gravite OMS 2000 et le delai dapparition des symptomes. Nousavons compare le groupe des cas dacce`s grave avec icte`re hospita-lises au service des urgences (groupe 1) a` celui des cas dacce`s graveavec icte`re hospitalises en reanimation (groupe 2).Resultats. La population etudiee comportait un effectif de 66patients dont 40 non immuns et 26 semi-immuns. LAfrique Centraleet de lOuest (51 %), et lOcean Indien (47 %) etaient les payspresumes de contamination les plus frequents. Une chimioprophy-laxie medicamenteuse a ete utilisee par 31 patients, dont 15 adap-tes, et seulement 9 ont respecte une prise regulie`re et de dureecorrecte. Il y eut 2 dece`s dans notre population detude. Le delaimoyen de survenue des symptomes a ete de 5 jours, le delai moyen derecours aux soins de 6 jours.Discussions. A` ladmission, la prostration (55 % des patients), lestroubles de la conscience (38 %), et licte`re (36 %) sont les symptomesles plus frequemment rencontres, suivis par linsuffisance renale(15 %), lacidose metabolique et lhyperparasitemie (14 %). Laplupart de ces patients sont non immuns, utilisant une chimiopro-phylaxie medicamenteuse inappropriee. Aucun des 50 patients dugroupe 1 ne sest secondairement aggrave. Parmi les 16 patientsadmis en reanimation (groupe 2), 13 (81 %) sont non immuns. Laprevalence des troubles de conscience, de licte`re ainsi que delinsuffisance renale est respectivement de 94, 14 et 11 %. Dansce groupe, la prevalence a` ladmission, des troubles neurologiques etde linsuffisance renale est significativement plus elevee que dans legroupe 2 mais elle nest vraie pas pour licte`re.Conclusion. Dans notre etude, il apparat que la prevalence delicte`re dans le paludisme grave dimportation est elevee mais que sapertinence semble faible.</p><p>doi: 10.1016/j.jeur.2009.03.431</p><p>61</p><p>Neutropenies febriles dans les services durgence enFrance : resultats dune enquete de pratiquemulticentrique prospectiveS. Andre a, H. Clement a, N. Milpied a, P. Taboulet a, S. Carpentier a,b,M. Billemont a, J.L. Pourriat a, Y.-E. Claessens a,b,*a Service des urgences, Groupe detude de lenquete APLASIE,hopital CochinHotel-Dieu, APHP, Paris, Franceb Sous-commission Recherche, SFMU, France*Auteur correspondant.Adresse e-mail : yann-erick.claessens@cch.aphp.fr</p><p>Mots cles. Neutropenie febrile ; Procedure de soins ; Sepsis seve`reIntroduction.La neutropenie febrile (NF) est une complication fre-quente des chimiotherapies anticancereuses. Elle contribueau developpement de complications infectieuses dont la severiteest mal evaluee et la morbimortalite elevee. Nous avons mene</p><p>A28 Resumes</p></li></ul>