Poemes du monde - Amazon Simple Storage Service ?· Tandis que toi homme blanc: Quand tu es né, tu…

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    POMES DU MONDEIl tenait le poing bien ferm.Le cheval s'tait envol!L'air trs srieux, l'enfantse disait qu'un cheval de rve n'a rien de vrai.Dsormais il ne rva plus.

    Mais l'enfant devint un jeune hommeet le jeune homme s'namoura; sa bien-aime il disait :Toi es-tu, ou non, pour de vrai?

    Quand le jeune homme devint vieux,il pensait : Tout n'est que rve,le petit cheval rvet le cheval pour de vrai.Et lorsque la mort arriva, son coeur le vieux demandait :Et toi, es-tu un rve?Qui sait s'il s'veilla!

    Antonio MACHADO (Espagne)

    Histoire de pirates

    UN FILM DE JEAN-PIERRE POIRELTrois des ntres flot balancs dans le pr,Trois des ntres dans l'herbe bord d'un gros panier.Soufflent dans le printemps les vents qui sont dans l'air,Les vagues dans le pr sont vagues de la mer.

    En tant embarqus, o tenter la conqute,Guids par une toile et bravant la tempte?En route pour l'Afrique, installs la barre,Pour Babylone, ou Rhode Island, ou Malabar?

    Voici une armada qui nage dans la mer -Btail sur la prairie tout fait enrag,Qui charge en mugissant ! Vite il faut nous sauver :Le perron est le port, le potager la terre.

    Robert Louis STEVENSON (cosse)

    Paraboles

    UN FILM DE AURLIEN MAURYIl tait une fois un enfant qui rvaitd'un cheval en carton.L'enfant ouvrit les yeux,ne vit point le petit cheval.

    D'un petit cheval blancl'enfant se remit rver;par la crinire il l'attrapait...Ah, tu ne vas plus t'chapper! peine l'eut-il attrapque l'enfant s'veilla.

    RECUEIL DE POMES

    Saison 1

    Productions Chromatiques

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  • POMES DU MONDE! PAGE2

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    Vamos a contar mentiras

    UN FILM DE XAVIER LACOMBEMaintenant que nous avons le temps (bis)Nous allons raconter des mensonges, tralala, (bis)Nous allons raconter des mensonges.

    Sur la mer courent les livres, (bis)Sur la montagne les sardines, tralala, (bis)Sur la montagne les sardines.

    Je suis sorti du campement (bis)Avec une faim de loup, tralala, (bis)Avec une faim de loup.

    Jai rencontr un prunier (bis)Tout rempli de pommes, tralala, (bis)Tout rempli de pommes.

    Jai commenc lui jeter des pierres (bis)Et des noisettes sont tombes, tralala, (bis)Et des noisettes sont tombes.

    Avec le bruit quont fait les noix (bis)Le gardien du poirier est sorti, tralala, (bis)Le gardien du poirier est sorti.

    Petit gars, ne jette pas de pierres, (bis)

    Ce ne sont pas mes melons, tralala (bis)Ce ne sont pas mes melons.

    Mais ceux dune pauvre vieille femme (bis)Qui habite lEscorial , tralala, (bis)Qui habite lEscorial.

    Chanson populaire (Espagne)

    UN FILM DE JEAN-PIERRE POIRELUn ne avait beaucoup de peine raconter sa vie d'ne un beau cheval blancqui le narguait.Exprime-toi comme un cheval,lui disait le cheval.Et l'ne lui rpondait :je ne puis que m'exprimer comme un nepuisque j'en suis un.Et le cheval irrit lui disait :Un ne se tait devant un cheval.Ne te l'a-t-on pas appris ?Et l'ne pleurait, pleurait.Et ses larmes, c'tait un matin d't torriderafrachissait le sol qui, sa faon,le remerciait.

    Edmond JABS (gypte)

    Lhomme de couleur

    UN FILM DE LAURENT FOUDROT Cher frre blanc, Quand je suis n, jtais noir, Quand jai grandi, jtais noir, Quand je vais au soleil, je suis noir, Quand je suis malade, je suis noir, Quand je mourrai, je serai noir

    Tandis que toi homme blanc: Quand tu es n, tu tais rose, Quand tu as grandi, tu tais blanc, Quand tu vas au soleil, tu es rouge, Quand tu as froid, tu es bleu, Quand tu as peur, tu es vert, Quand tu es malade, tu es jaune, Quand tu mourras, tu seras gris Et aprs cela, tu as le toupet de mappeler

    homme de couleur!!!

    Inconnu (Afrique)

    Lne en peine

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    dsir devenir sage.Les gens dici sont curieux,mais je meffarouche de peu.Cen est fini des villes de trop de certitudes et dincertitudes.Cest Tel Aviv, ville de mon printemps

    ternel que sous les bougainvilles

    dbordantes de lgret jai guri

    de la colre, de la peur et de la guerre.

    Mes semelles de ptales transparents

    me ramnent cette chambreperche au-dessus de la mer laborieuse.

    Les vagues effacent les traces de pas

    des fantmes du pass. Sur le sable blanc,

    tout reste encore crire.Ici je suis enfin libre de vivre. Ici je vous attends.

    Sabine HUYNH (Isral)

    Elsa

    UN FILM DE ANATOLE HUYNHUn jour, aprs une guerre, elle est descendue dun avion, et davion en avion,de paradis perdu en terres inconnues,elle a atterri au bord de la mer Mditerrane.Dans le sable Elsa a plant ses pieds, Tel Aviv, l o la vie est. Elle a choisi lexil pour la libert. Ici ou ailleurs, si le coeur a reconnulespoir, la vie est belle et douce.

    Face la mer, les enfants jouent,courent en riant vers les vagues,pendant que le vent tourne les pagesde son livre de souvenirs.Souvenirs ou rves? Dsiret bonheur dtre libre, dcrire,de vivre clatent dans les couleursdes rubans de ses grands chapeaux,des volants de ses robes fleurs.

    Le soir quand les vagues blanchissentet les toiles souvrent une une, Elsa se retire dans sa chambre minuscule pose sur un toit. Quatre murs percs de quatre fentres ouvertes aux vents. lheure splendide, elle dcroche la lune,en pose le disque sur son gramophone.Elle retire une plume de son chapeaupour la tremper dans la musique du ciel.

    Pigeons et corbeaux accrochent un unles feuillets sur une corde lingetendue entre la porte et le firmament.Des chats veillent, tranquilles sphinx aux yeux de lumire. Chaque clignementpermet aux mots manquants de venir.La potesse trace les constellations possibles. Les cigognes de passage descendent cueillir les mots dElsa et les portent jusqu nous.

    Chers amis, je vous crisdun pays lointain et magiquequi embaume de fleurs somptueuses.Cest l que jai enfin pos mes bagages,laiss repousser mes cheveux,

    Au fils du nomade

    UN FILM DE GRGOIRE MASSARDIERChausse tes sandales

    et foule le sableQuaucun esclave na pitin

    veille ton meEt gote les sources

    Quaucun papillon na frlesDploie tes pensesvers les voies lactes

    Dont aucun fou na os rverRespire le parfum des fleurs

    Quaucune abeille na courtisescarte-toi des coles et des dogmes

    Les mystres du silenceQue le vent dmle dans tes oreilles

    Te suffisentloigne-toi des marchs et des hommes

    Et imagine la foire des toilesO Orion tend son peO sourient les Pliades

    Autour de la flamme de la LuneO pas un Phnicien na laiss ses traces

    Plante ta tente dans les horizonsO aucune autruche na song cacher ses ufs

    Si tu veux te rveiller libreComme un faucon qui plane dans les cieux

    Lexistence et le nant suspendus ses ailes

    La vie la mort

    Hawad (Afrique du Nord)

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    Le noyau de mangue

    UN FILM DE HLNE DUCROCQLa fille du livre tait si jolieQue de nombreux prtendants dsiraient lpouserSes parents demandrent chacun des partisDapporter la preuve quils avaientDe quoi nourrir la bien-aime.

    Tous prsentrent alors des rgimes de bananesDu manioc, des carottes, des ignames,Quantit de feuilles et de fruits.

    Tous, sauf un qui, lui,Ne possdait quun noyau de mangue.Voyant la surprise dans les yeux de chacun,Il expliqua:- Vos fruits sont superbes et bien mrs, Mais mon noyau deviendra, une fois plant, Un bel arbre qui nous fournira de quoi manger Pendant toute notre vie.

    Devant un prtendant si sageMonsieur et Madame Livre nhsitrent pas lui donner leur fille en mariage.

    Inconnu (Afrique)

    Lhurluberlu

    UN FILM DE JEANNE HADORNConnaissez vous lHurluberluDe la rue Lanturlu?

    Il se lve un dimanche,Enfile ses deux manchesDe chemiseAllons bon,Cest son vieux pantalon!

    Ah!quel hurluberluDe la rue Lanturlu!

    Il met des caoutchoucs:Cest pas les siens du tout!Et puis un pardessus:Cest pas le sien non plus!

    Ah! Quel hurluberluDe la rue Lanturlu!

    Au lieu de son chapeauIl sest coiff dun pot,Et il met ses pantoufles la place des moufles

    Ah! Quel hurluberluDe la rue Lanturlu!

    Il a pris lautobusPour aller la gare ;Sembrouillant tant et plus,Le voici qui dclareAu chauffeur-conducteur:Trs cher et honorChaubus de lautofeur,Cher auto chauforHonobus du cherfeur!Laissez-moi dmonter,Je vais tre en retard;Pouvez-vous arrterVotre gus la bare?

    Le chauffeur stupfaitFreine vite larrt.Et notre hurluberluDe la rue LanturluEt notre hurluberluDe la rue Lanturlu

    Court alors au buffetAcheter un billetPuis file chercherUn sandwich au guichet.

    Ah! Quel hurluberluDe la rue Lanturlu!

    Sans trop faire attention,Il va vers un wagonQui tait en garage,Y monte ses bagages,Sinstalle et tt sendortAprs tous ces efforts

    De bon matin il dit:Quel est donc cet arrt?Mais cest Paris, pardi!Lui rpond-on du quai.

    Aprs un petit somme,Il se penche au-dehors,Voit une gare normeEt une fois encoreDemande, un peu surpris:Mais quel est cet arrt?Trifouillis ou Tremblay?Non, pardi, cest Paris!Lui rpond-on du quai.

    Il refait un bon somme,Puis se penche au-dehors,Voit une gare normeEt demande bien fort,De plus en plus surpris:Mais quel est cet arrt?!Bcon ou Bilboquet?Non, pardi, cest Paris!Lui rpond-on du quai.

    Quelle blague! il scrie;jai bien roul deux jours,Et voil qu ParisJe serais de retour!

    Ah! Quel hurluberluDe la rue Lanturlu

    Samuel MARCHACK (Russie)

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    Les dmons

    UN FILM DE AURLIEN MAURYLes nuages fuient en foule,Sous la lune qui senfuitLes nuages fument et roulent,Trouble ciel et trouble nuit.Mon traneau