Thrombolyse des infarctus cérébraux causés par une endocardite infectieuse cas illustratif et revue de la littérature

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    05-Jan-2017

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  • e 1 6A90 revue neurolog iqu

    250mg/j et une rducation motrice. La rcupration motricea t mdiocre, la rcupration du langage moyenne. Pro-gressivement avec la rcupration clinique, sest install unsyndrome frontal avec une humeur expansive, mais surtoutune agressivit slective envers son pouse que le patientaccusait dinfidlit au profit dun homme non identifi. Lessorties de lpouse auraient t des occasions pour rencon-trer cet individu qui aurait envisag donc de lempoisonner.Depuis lors, J.S. a refus les mets prpars par sa conjointe,mais a observ tout de mme le traitement qui avait tprescrit, et administr par son pouse. Malgr le traitementneuroleptique propos base dhalopridol, le dlire estrest persistant sur le mme thme, pendant plus de deuxans.Discussion. Les consquences cognitives, psychologiques, etcomportementales des affections neurologiques dpendentde plusieurs paramtres, qui sont : le mode volutif, le sigede la lsion, le systme de neurotransmetteur impliqu, le fac-teur individuel (sexe, ge, ducation, croyance) : les affectionsaigus auront comme consquences des tats confusionnelsou des dlires, alors que les affections chroniques retentirontsur lattention et la cognition.Conclusion. La physiopathologie du syndrome dOthello etdes autres dlires dans les affections organiques restent malconnus, mme si certaines tudes de laboratoires mettent envidence le rle activateur du cortex frontal.

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    Cavernomatose radio-induite : volution plus de20ans aprs lirradiationM. Narringa,, M. Logaka, H. Brasmea, S. Gerberb, M. Zuberaa Groupe hospitalier Paris-Saint-Joseph, universit Paris Descartes,neurologie et neurovasculaire, 185, rue Raymond-Losserand, 75014Paris, Franceb Groupe hospitalier Paris-Saint-Joseph, radiologie, 75014 Paris,FranceAuteur correspondant.Adresse e-mail : mnarring@gmail.com (M. Narring)

    Mots cls : Cavernomatose ; Radiothrapie ; Dtriorationmotrice et cognitiveIntroduction. ct des cavernomes crbraux (CC) spo-radiques ou familiaux, des cas radio-induits volontiersmultiples (ralisant une cavernomatose radio-induite [CRI])ont t rarement dcrits. Leur histoire naturelle nest pasconnue.Observation. Un homme de 69ans a t trait lge de 40ans(1982) par chirurgie et 20 sances de radiothrapie pour unastrocytome frontal droit. Il prsentait depuis une pilepsiesquellaire ainsi que des troubles cognitifs, de la statique etde la marche progressifs, motivant un traitement par L-dopa.Aprs un premier infarctus crbral (IC) sylvien droit en 1997,il a t rhospitalis en octobre 2012pour rcidive dans lemme territoire, lie une fibrillation atriale, et responsabledune hmiplgie gauche complte. Outre les infarctus ancienet rcent, lIRM crbrale a rvl un aspect caractristique decavernomatose avec de multiples hyposignaux punctiformesT2* corticaux et la jonction cortico-sous-corticale, proxi-mit de la cicatrice de chirurgie mais aussi plus distance,toujours en frontal gauche. Il nexistait pas danomalie de laparoi artrielle sur langio-RM et langioscanner crbraux.Comparativement lIRM de 2006, il existait une forte aug-

    mentation du nombre de lsions et dautres avaient augmentde diamtre. La prvention secondaire par anticoagulants at rcuse en raison de la svrit du tableau clinique et desincertitudes quant au risque hmorragique sur cette CRI.9 S ( 2 0 1 3 ) A75A96

    Discussion. La dmonstration de lapparition de certainsCC plus de 20ans aprs une irradiation crbrale etlaugmentation de taille de plusieurs lsions ce stade(comparaison des IRMde 2006et 2012) constituent loriginalitde la prsente observation. Il est vraisemblable que la CRI ajou un rle dans lapparition du dclin moteur et cognitifprogressif de notre patient, sans lien clair avec la survenuedes IC.Conclusion. La CRI volue pour son propre compte plusieursdcennies aprs lirradiation. Une meilleure dfinition deschamps et dosages, la rduction des irradiations prophylac-tiques expliquent sans doute la diminution dincidence.

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    Thrombolyse des infarctus crbraux causs parune endocardite infectieuse cas illustratif etrevue de la littratureE. Ong , L. Mechtouff , E. Bernard , T.-H. Cho , L.L. Diallo ,N. Nighoghossian , L. DerexNeurologie, unit neurovasculaire, hpital neurologique de Lyon,59, boulevard Pinel, 69677 Bron cedex, FranceAuteur correspondant.Adresse e-mail : elodieong@sfr.fr (E. Ong)

    Mots cls : Endocardite infectieuse ; Infarctus crbral ;ThrombolyseIntroduction. Lendocardite infectieuse reprsente une contre-indication classique de la thrombolyse en cas dinfarctuscrbral (IC) en raison dune augmentation potentielle durisque dhmorragie intracrnienne.Observation.Nous rapportons le cas dun patient g de 68anstrait par thrombolyse intraveineuse (IV) par lactivateur tis-sulaire du plasminogne dans les trois premires heures duninfarctus crbral. Il ne prsentait ni fivre ni souffle car-diaque ladmission. LIRM multimodale pr-thrapeutiquene montrait pas de microhmorragies asymptomatiques surla squence T2* cho de gradient ni danvrysmesmycotiquessur la squence angiographique. Le lendemain de la throm-bolyse, une dtrioration clinique fut observe. Le scannercrbral de contrle montra demultiples hmatomes lobairesainsi qu une hmorragie sous-arachnodienne. Une cho-graphie cardiaque trans-sophagienne rvla lexistence devgtations sur la valve mitrale et les hmocultures mon-trrent la prsence de Streptococcus gallolyticus, amenant audiagnostic dendocardite infectieuse (EI). Langiographie cr-brale conventionnelle montra deux anvrysmes mycotiquesdu territoire sylvien distal.Discussion. Notre observation illustre la difficult du dia-gnostic clinique et IRM des infarctus crbraux lis aux EI ensituation durgence, lorsquune thrombolyse est envisage.Quelques cas de thrombolyse intraveineuse ou intra-artrielledes infarctus crbraux lis aux EI ont t rapports, avec desrsultats jugs favorables. Notre cas clinique montre cepen-dant que des complications hmorragiques svres peuventsurvenir dans ce contexte.Conclusion. La scurit et lefficacit de la thrombolyse desIC lis aux EI restent non dmontrs. Les donnes limitesactuellement disponibles suggrent que la thrombolyse IVnest pas recommande lorsquune EI est suspecte.

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    Hypertension artriel et hmorragieintracrbrale au CHU de Brazzaville

    dx.doi.org/dx.doi.org/10.1016/j.neurol.2013.01.212mailto:mnarring@gmail.comdx.doi.org/10.1016/j.neurol.2013.01.213mailto:elodieong@sfr.frdx.doi.org/10.1016/j.neurol.2013.01.214

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