Ulcération pénienne : ne pas méconnaître une artérite

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    04-Apr-2017

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  • JDP 2014 S461

    initiale atypique papulo-pustuleuse, et rvle plusieurs mois aprsle voyage par une biopsie cutane.Observations Un patient de 5 ans sans antcdent notable aconsult en janvier 2014 pour des lsions cutanes du genou droit,survenues fin octobre 2013 environ 1mois aprs un voyage en Gua-deloupe. Il sagissait de papules rythmateuses associes unepustule, lgrement prurigineuses, indolores, sans fivre ni signeextracutan associ. Il ny avait pas de cas similaire dans la famille,ni de notion de traumatisme initial, de plaie ou de piqre dinsecte.Laspect clinique faisait suspecter un granulome corps trangersur possible parasitose, ventuellement associ une pyodermite(pustule). Une biopsie cutane ne montrait que des signes de pru-rigo parasitaire. Une semaine aprs la biopsie est apparu un sillonpapuleux rythmateux, de trajet serpigineux, trs prurigineux,ayant dbut dans la zone de biopsie. Le diagnostic de larva migranscutane tait alors retenu et le patient recevait du Zentel (alben-dazole) per os, raison 400mg par jour pendant 3 jours. Unermission complte du prurit tait obtenue j2, puis un affais-sement total du sillon serpigineux j3. Toutefois, le prurit localrapparaissait 3 semaines plus tard accompagn dune papule ry-thmateuse. Devant cette possible rcidive prcoce, un traitementde seconde ligne par Stromectol (ivermectine) (15mg en priseunique) tait introduit avec une rmission clinique complte etdfinitive en 3 jours.Discussion Une rvlation clinique tardive mais sans ambigutde la parasitose par un geste biopsique sur des lsions inflamma-toires peu spcifiques na jamais t rapporte ce jour dans lalarva migrans. La prsentation clinique initiale limite des papulo-pustules est galement inhabituelle et peut correspondre uneforme purement folliculaire dans un premier temps, leffractionbiopsique ayant peut-tre permis le passage secondaire et tardifde la larve dans le derme. Selon une tude rcente, moins de 10%des larva migrans cutanes se manifestent sous forme dune follicu-lite papulo-pustuleuse, toujours associe des sillons serpigineuxpathognomoniques.Conclusion Notre cas est donc original la fois par la rv-lation clinique tardive de la larva migrans favorise par labiopsie cutane, et aussi par sa prsentation initiale purementpapulo-pustuleuse, sans sillon, pendant plusieurs mois. Ces formesfolliculitiques seraient plus difficiles traiter, ncessitant souvent2 voire 3 cures dalbendazole ou divermectine per os, difficultsparfaitement illustres par notre observation.Mots cls Larva migrans cutane ; Lsions papulo-pustuleuses ;Biopsie cutaneDclaration dintrts Les auteurs dclarent ne pas avoir deconflits dintrts en relation avec cet article. Iconographie disponible sur CD et Internet.

    http://dx.doi.org/10.1016/j.annder.2014.09.519

    Mdecine interne

    P320Atrophie narinaire unilatralepost-syndrome de Wallenberg,observation originale dun cas

    C. Paugam1,, H. Aubert 1, O. Malard2, P. Derkinderen31 Dermatologie, CHU de Nantes, Nantes, France2 ORL, CHU de Nantes, Nantes, France3 Neurologie, CHU de Nantes, Nantes, France Auteur correspondant.

    Introduction Le syndrome de Wallenberg est un syndrome alterneneurologique rsultant dune atteinte postro-latrale du bulbe

    rachidien. Il sexprime initialement par un grand vertige associ,du cot homolatral la lsion, un nystagmus, un syndromecrbelleux, un syndrome de Claude Bernard-Horner (CBH), uneparalysie du voile du palais et une atteinte du nerf trigmin.Sy ajoute une atteinte spino-thalamique controlatrale typedanesthsie thermo-algique pargnant la face. Nous dcrivons lecas dun patient avec une fonte cartilagineuse de laile narinairesans ulcration cutane, dvolution lentement progressive, res-ponsable dune rtraction dans les suites dun accident vasculairecrbral (AVC) du bulbe rachidien.Observations Un patient de 65 ans tait adress en consultationde dermatologie en 2013 pour rtraction de laile du nez gauche type de fonte cartilagineuse. Il avait prsent en 2001 un syndromede Wallenberg avec syndrome crbelleux statique et cintiquegauche, CBH gauche, nystagmus gauche, anesthsie du territoirede la branche V1 du nerf trijumeau gauche et hypoesthsie delhmicorps droit. En 2002, il avait prsent une kratite neurotro-phique gauche type dulcrations micro-ponctues superficiellesavec atteinte lacrymale complte associe une hypoesthsie cor-nenne. En 2006, persistance dun CBH gauche modr. Il tait parailleurs suivi en ORL pour rtraction narinaire gauche depuis 2008.La biopsie ralise en 2009 tait normale. A noter que le patient neconsommait pas de drogue par voie inhale.Discussion Se pose donc, travers ce cas, la question dune neu-rotrophie trigmine cartilagineuse squellaire dun syndrome deWallenberg par atteinte de la branche V2 du trijumeau, sans don-ne ce sujet dans la littrature. Les atteintes du nerf trigminhabituellement rapportes dans la littrature sont des ulcrationscutanes dorigine neurotrophique rapportes sous le terme syn-drome trophique trigmin, faisant suite une atteinte centrale oupriphrique du nerf trijumeau. La physiopathologie du syndrometrophique trigmin reste mal comprise, certains auteurs sugg-rant des traumatismes rpts favoriss par les paresthsies etlhypoesthsie. De tels traumatismes ntaient pas retrouvs cheznotre patient. Dautre part, il ny avait pas dargument pour unepolychondrite atrophiante ni pour une cause infectieuse, inflamma-toire (vascularite), tumorale ou toxique.Conclusion Nous dcrivons une nouvelle manifestation datteintede laile du nez dans le cadre du syndrome trophique trigmin type de fonte cartilagineuse de laile du nez sans ulcration.Mots cls Atrophie narinaire ; Neurotrophie trigmine ;Syndrome de WallenbergDclaration dintrts Les auteurs dclarent ne pas avoir deconflits dintrts en relation avec cet article. Iconographie disponible sur CD et Internet.

    http://dx.doi.org/10.1016/j.annder.2014.09.520

    P321Ulcration pnienne : ne pasmconnatre une artriteF.-X. Danlos1,, A. Saussine1, V. Gautier 2, S. Four3,L. Polivka1, P. Mongiat-Artus4, M. Bagot1, M. Rybojad11 Dermatologie, hpital Saint-Louis, APHP, Paris, France2 Mdecine vasculaire, HEGP, APHP, Paris, France3 Centre clinique et biologique des MST, Paris, France4 Urologie, hpital Saint-Louis, APHP, Paris, France Auteur correspondant.

    Introduction Nous rapportons un cas original dulcrationpnienne rvlant une artrite distale.Observations Un homme de 41 ans consultait pour une ulcra-tion du gland, voluant depuis 2mois. Il sagissait dun patientayant une consommation tabagique estime 20 paquets-anne, etune consommation quotidienne de cannabis. Il navait pas dautrefacteur de risque cardiovasculaire. Sa principale comorbidit taitune maladie de Verneuil se manifestant par des abcs fessiers etinguinaux, sans traitement de fond. Le patient dcrivait une dys-

    dx.doi.org/10.1016/j.annder.2014.09.519http://crossmark.crossref.org/dialog/?doi=10.1016/j.annder.2014.09.520&domain=pdfdx.doi.org/10.1016/j.annder.2014.09.520http://crossmark.crossref.org/dialog/?doi=10.1016/j.annder.2014.09.521&domain=pdf

  • S462 JDP 2014

    fonction rectile brutale complte, depuis 1 an, secondairementassocie une ulcration douloureuse du sillon balano-prputial, fond fibrineux, stendant progressivement. Les examens sui-vants taient normaux ou ngatifs : hmogramme, fonctions rnaleet hpatique, glycmie, bilan lipidique, srologies virales (VHB,VHC, VIH), prlvements locaux microbiologiques. La biopsie delulcre objectivait des remaniements fibro-inflammatoires peuspcifiques du chorion. Lvolution tait pjorative avec extensionde lulcration, douleurs, matite ncrotique et aspect livedodedu prpuce. Le patient dcrivait une claudication douloureuse desplantes. lexamen, on notait un discret livedo des membres inf-rieurs et une abolition des pouls pdieux et tibiaux postrieurs.LangioTDM objectivait un aspect grle des artres sous les trpiedsjambiers, et lartriographie montrait un aspect dartrite distaleBuerger-like (occlusion des artres tibiale antrieure et distaleradiale gauches, stnose distale tibiale postrieure gauche, pasdatteinte des artres iliaques internes, artres bulbo-caverneusesdmodules, sans circulation collatrale). Larrt du tabac taitencourag et un traitement par ilomdine tait dbut permettantun dbut de cicatrisation.Discussion Il sagit dun cas original dartrite distale Buerger-like rvle par une ulcration du gland et inaugure par unedysfonction rectile. La maladie de Buerger ou thromboangiteoblitrante est une maladie inflammatoire vasculaire non athro-mateuse. Elle se manifeste par une claudication intermittente, destroubles trophiques type de phnomne de Raynaud, dulcrationet/ou de ncrose distale pouvant conduire une amputation, chezdes sujets jeunes, fumeurs, de sexe masculin. Mme si le rle dutabac est certain, le mcanisme prcis de la maladie est inconnu.Seules 2 observations de ncrose ischmique pnienne ont trapportes. La dysfonction rectile est galement un symptmepossible de la maladie de Buerger. Dans notre cas, lartriographientait pas typique de maladie de Buerger (4 axes non atteintset absence de collatralit) et en faveur dune artrite diffuseBuerger-like .Conclusion Une artrite distale de type Buerger like peut trervle par une ulcration isole du gland. Cette entit doit treconnue afin de ne pas retarder un traitement adapt, et viter unechirurgie dlabrante.Mots cls Maladie de Buerger ; Thromboangite oblitrante ;Ulcration gnitaleDclaration dintrts Les auteurs dclarent ne pas avoir deconflits dintrts en relation avec cet article.

    http://dx.doi.org/10.1016/j.annder.2014.09.521

    P322Profil clinique et tiologique desvascularites leucocytoclasiques enfonction de lge : propos de 87 casA. Aounallah1,, R. Gammoudi 1, H. Mtawaa1, W. Saidi 1,N. Ghariani 1, L. Boussofara1, M. Denguezli 1, B. Sriha2,C. Belajouza1, R. Nouira11 Service de dermatologie, hpital Farhat Hached, Sousse, Tunisie2 Laboratoire danatomo-pathologie, hpital Farhat Hached,Sousse, Tunisie Auteur correspondant.

    Introduction Le mode de prsentation clinique, les causes etlvolution des vascularites leucocytoclasiques (VL) en fonction delge sont mal codifis. A travers cette srie, nous nous sommes pro-poss dtudier les particularits cliniques et tiologiques de cetteentit en fonction de lge.Patients et mthodes tude rtrospective colligeant de janvier2000 janvier 2011 les patients adultes hospitaliss dans le ser-vice de dermatologie de Sousse ayant un aspect histologique labiopsie cutane en faveur dune VL. Les donnes cliniques, biolo-giques et tiologiques taient compares entre les patients gs de

    plus de 65 ans et ceux qui avaient moins de 65 ans avec un seuil designificativit statistique de 5%.Rsultats Nous avons recens 87 patients rpartis en 32 hommeset 55 femmes. Lge moyen tait de 52 ans [18 80 ans]. Cinquante-deux patients avaient moins de 65 ans (59,8 %) et 35 avaient65 ans et plus (40,2 %). Laspect clinique des vascularites taient type de purpura ptchial (31 %), de purpura ulcr et/ouncrotique (69 %) et/ou de lsions livedodes (8 %). Les lsions si-geaient aux membres infrieurs seulement dans 47 % des cas oustendaient aux membres suprieurs et au tronc dans 37% descas, ainsi quau visage dans 16% des cas. Les manifestations cli-niques extracutanes taient domines par les signes gnraux(38 %), les arthralgies/arthrites (33 %) et les signes digestifs (16 %).Les causes taient varies mais domines par les vascularites sys-tmiques primitives (24,1 %), les maladies auto-immunes (17,2 %)et les infections (12,6 %). Chez 26 patients (29,8 %), ltiologie napas pu tre dtermine. En comparant les 2 groupes dge, lanature, la topographie des lsions cutanes et la frquence desmanifestations extracutanes ne diffraient pas. Lge tait cor-rl positivement avec les marqueurs de linflammation (VS-CRP)(p < 0,0001). Lorigine mdicamenteuse (20 % vs 80 %, n = 10) taientsignificativement plus frquente chez les patients de 65 ans et plus(p = 0,013) de mme que lorigine paranoplasique (2 leucmies, 1mylome et 1 cancer bronchique) (p = 0,024). Le taux de gurisonet de rechutes taient superposables dans les 2 groupes.Discussion Nos rsultats confortent les donnes de la littraturequant au profil pidmiologique et la prsentation clinique des VL.Ils suggrent que leurs tiologies pourraient varier en fonction delge. Les causes mdicamenteuses et les noplasies seraient plusfrquentes chez les sujets gs qui sont le plus souvent tars etpolymdiqus. linverse, nous avons trouv que dans ce mmegroupe les affections auto-immunes taient plus rares.Conclusion Nos rsultats confirment la multitude des tiologiesdes VL et permettent de suggrer dadapter une stratgie danslenqute tiologique en insistant sur les causes mdicamenteuseset noplasiques chez les sujets gs.Mots cls pidmiologie ; tiologies ; VasculariteleucocytoclasiqueDclaration dintrts Les auteurs dclarent ne pas avoir deconflits dintrts en relation avec cet article.

    http://dx.doi.org/10.1016/j.annder.2014.09.522

    P323Scorbut rvl par une vasculariteleucocytoclasiqueE. Tella1,, K. Opletalova1, L. Deschamps2, O. Lidove3,V. Descamps11 Dermatologie, Bichat, Paris, France2 Anatomopathologie, Bichat, Paris, France3 Mdecine interne, Croix Saint-Simon, Paris, France Auteur correspondant.

    Introduction Le scorbut, maladie correspondant aux expressionsde la carence en vitamine C, est connu depuis des dcennies. Ilest rare dans les pays industrialiss, on observe nanmoins unerapparition de cas en France actuellement.Nous rapportons deux observations de scorbut, classiques par leurprsentation clinique avec signes hmorragiques, mais atypiques surcertains points et notamment par limage histologique des lsionscutanes montrant une vascularite leucocytoclasique.Observations Le premier cas tait une femme de 21 ans auxantcdents danorexie mentale, hospitalise pour un tableaude vascularite (altration de ltat gnral, purpura infiltrpolymorphe ptchial et en nappes des membres infrieurs,poly-arthralgies, myalgies). Elle avait galement des signeshmorragiques (gingivorragies, mtrorragies). Le bilan infectieux(hmocultures, ECBU, radiographie de thorax, chographie abdomi-

    dx.doi.org/10.1016/j.annder.2014.09.521http://crossmark.crossref.org/dialog/?doi=10.1016/j.annder.2014.09.522&domain=pdfdx.doi.org/10.1016/j.annder.2014.09.522http://crossmark.crossref.org/dialog/?doi=10.1016/j.annder.2014.09.523&domain=pdf

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