œuvres complètes de marcel proust

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  • 1.Facebook : La culture ne s'hrite pas elle se conquiert

2. Facebook : La culture ne s'hrite pas elle se conquiert 3. ARVENSA DITIONS Plate-forme de rfrence des ditions numriques des oeuvres classiques en langue franaiseRetrouvez toutes nos publications, actualits et offres privilgies sur notre site Internetwww.arvensa.com Tous droits rservs Arvensa Editions ISBN epub: 9782368410110 ISBN PDF: 9782368410363 4. NOTE DE LDITEUR Notre objectif est de vous fournir la meilleure exprience de lecture sur votre liseuse. Nos titres sont ainsi relus, corrigs et mis en forme spcifiquement. Cependant, si malgr tout le soin que nous avons apport cette dition, vous notiez quelques erreurs, nous vous serions trs reconnaissants de nous les signaler en crivant notre Service Qualit : servicequalite@arvensa.com Pour toutes autres demandes, contactez : editions@arvensa.com Nos publications sont rgulirement enrichies et mises jour. Si vous souhaitez en tre inform et bnficier d'une version toujours actualise de cette dition, nous vous invitons vous inscrire sur le site : www.arvensa.com Nous remercions aussi tous nos lecteurs qui manifestent leur enthousiasme en lexprimant travers leurs commentaires. Nous vous souhaitons une bonne lecture.Arvensa Editions Photo de couverture : Marcel Proust peint par Jacques-Emile Blanche 1892 5. LISTE DES TITRES uvres compltes de Marcel Proust Arvensa ditions 6. NOTE DE LDITEURPomes en prose et Nouvelles LES PLAISIRS ET LES JOURS Prface dAnatole France Mon Ami Willie Heath La Mort De Baldassare Silvande Violante Ou La Mondanit Fragments De Comdie Italienne Mondanit Et Mlomanie De Bouvard Et Pcuchet Mlancolique Villgiature De Madame De Breyves Portraits De Peintres Et De Musiciens La Confession DUne Jeune Fille Un Dner En Ville Les Regrets, Rveries Couleur Du Temps La Fin De La JalousieRomans LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU Du Ct De Chez Swann lOmbre Des Jeunes Filles En Fleurs Le Ct De Guermantes Sodome Et Gomorrhe La Prisonnire Albertine Disparue Le Temps RetrouvArticles et Lettres PASTICHES ET MLANGES Ddicace Pastiches Mlanges ARTICLES ET LETTRES PARUS DANS LA NOUVELLE REVUE FRANAISE 7. A propos du style de Flaubert Une agonie Un baiser A propos de Baudelaire CHRONIQUES Avertissement LES SALONS ET LA VIE DE PARIS PAYSAGES ET RFLEXIONS NOTES ET SOUVENIRS CRITIQUES LITTRAIRES CORRESPONDANCE Robert de Montesquiou Genevive Straus Madame Catusse Louisa de Mornand Robert de Billy Madame de Caraman-Chimay Cleste Albaret Reynaldo Hahn Extraits divers ENTRETIEN AVEC LIE-JOSEPH BOISTraductions LA BIBLE DAMIENS SESAME ET LES LYSAnnexes LE QUESTIONNAIRE DE PROUST OU MARCEL PROUST PAR LUI-MME CITATIONS BIOGRAPHIE DE MARCEL PROUST MARCEL PROUST PAR PAUL SOUDAY 8. LES PLAISIRS ET LES JOURS (1896) Marcel Proust RomansRetour la liste des titres Pour toutes remarques ou suggestions :servicequalite@arvensa.com Ou rendez-vous sur :www.arvensa.com 9. Illustration : Madeleine Lemaire 10. Table des Matires Prface dAnatole France Mon Ami Willie Heath La Mort De Baldassare Silvande I II III IV V Violante Ou La Mondanit Chapitre I Enfance mditative de Violante Chapitre II Sensualit Chapitre III Peines damour Chapitre IV La mondanit Fragments De Comdie Italienne I Les matresses de Fabrice II Les amies de la comtesse Myrto III Heldmone, Adelgise, Ercole IV Linconstant V VI Cires perdues I IIVII Snobs I II III Contre une snob IV une snobVIII Oranthe IX Contre la franchise X XI Scnario XII ventail XIII Olivian XIV Personnages de la Comdie mondaine 11. Mondanit Et Mlomanie De Bouvard Et Pcuchet I Mondanit II Mlomanie Mlancolique Villgiature De Madame De Breyves I II III IV V Portraits De Peintres Et De Musiciens Portraits de Peintres Albert Cuyp Paulus Potter Antoine Watteau Antoine Van DyckPortraits de Musiciens Chopin Gluck Schumann MozartLa Confession DUne Jeune Fille I II III IV Un Dner En Ville I II Aprs Dner Les Regrets, Rveries Couleur Du Temps I Tuileries II Versailles III Promenade IV Famille coutant la musique V VI VII VIII Reliques IX Sonate clair de lune I II 12. X Source des larmes qui sont dans les amours passes XI Amiti XII phmre efficacit du chagrin XIII loge de la mauvaise musique XIV Rencontre au bord du lac XV XVI L'tranger XVII Rve XVIII Tableaux de genre du souvenir XIX Vent de mer la campagne XX Les perles XXI Les rivages de loubli XXII Prsence relle XXIII Coucher de soleil intrieur XXIV Comme la lumire de la lune XXV Critique de lesprance la lumire de lamour XXVI Sous-bois XXVII Les marronniers XXVIII La mer XXIX Marine XXX Voiles au port La Fin De La Jalousie I II III 13. Prface dAnatole France Pourquoi m'a-t-il demand d'offrir son livre aux esprits curieux ? Et pourquoi lui ai-je promis de prendre ce soin fort agrable, mais bien inutile ? Son livre est comme un jeune visage plein de charme rare et de grce fine. Il se recommande tout seul, parle de lui-mme et s'offre malgr lui. Sans doute il est jeune. Il est jeune de la jeunesse de l'auteur. Mais il est vieux de la vieillesse du monde. C'est le printemps des feuilles sur les rameaux antiques, dans la fort sculaire. On dirait que les pousses nouvelles sont attristes du pass profond des bois et portent le deuil de tant de printemps morts. Le grave Hsiode a dit aux chevriers de l'Hlicon Les Travaux et les jours . Il est plus mlancolique de dire nos mondains et nos mondaines Les Plaisirs et les jours, si, comme le prtend cet homme d'tat anglais, la vie serait supportable sans les plaisirs. Aussi le livre de notre jeune ami a-t-il des sourires lasss, des attitudes de fatigue qui ne sont ni sans beaut ni sans noblesse. Sa tristesse mme, on la trouvera plaisante et bien varie, conduite comme elle est et soutenue par un merveilleux esprit d'observation, par une intelligence souple, pntrante et vraiment subtile. Ce calendrier des Plaisirs et des Jours marque et les heures de la nature par d'harmonieux tableaux du ciel, de la mer, des bois, et les heures humaines par des portraits fidles et des peintures de genre, d'un fini merveilleux. Marcel Proust se plat galement dcrire la splendeur dsole du soleil couchant et les vanits agites d'une me snob. Il excelle conter les douleurs lgantes, les souffrances artificielles, qui galent pour le moins en cruaut celles que la nature nous accorde avec une prodigalit maternelle. J'avoue que ces souffrances inventes, ces douleurs trouves par gnie humain, ces douleurs d'art me semblent infiniment intressantes et prcieuses, et je sais gr Marcel Proust d'en avoir tudi et dcrit quelques exemplaires choisis. Il nous attire, il nous retient dans une atmosphre de serre chaude, parmi des orchides savantes qui ne nourrissent pas en terre leur trange et maladive beaut. Soudain, dans l'air lourd et dlicieux, passe une flche lumineuse, un clair qui, comme le rayon du docteur allemand, traverse les corps. D'un trait le pote a pntr la pense secrte, le dsir inavou. C'est sa manire et son art. Il y montre une sret qui surprend en un si jeune archer. Il n'est pas du tout innocent. Mais il est si sincre et si vrai qu'il en devient naf et plat ainsi. Il y a en lui du Bernardin de Saint-Pierre dprav et du Ptrone ingnu. Heureux livre que le sien ! Il ira par la ville tout orn, tout parfum des fleurs dont Madeleine Lemaire l'a jonch de cette main divine qui rpand les roses avec leur rose. Anatole France Paris, le 21 avril 1896 14. Mon Ami Willie Heath Mort Paris le 3 octobre 1893 Du sein de Dieu o tu reposes... rvle-moi ces vrits qui dominent la mort, empchent de la craindre et la font presque aimer. Les anciens Grecs apportaient leurs morts des gteaux, du lait et du vin. Sduits par une illusion plus raffine, sinon plus sage, nous leur offrons des fleurs et des litres. Si je vous donne celui-ci, c'est d'abord parce que c'est un livre d'image. Malgr les lgendes , il sera, sinon lu, au moins regard par tous les admirateurs de la grande artiste qui m'a fait avec simplicit ce cadeau magnifique, celle dont on pourrait dire, selon le mot de Dumas, que c'est elle qui a cr le plus de roses aprs Dieu . M. Robert de Montesquiou aussi l'a clbre, dans des vers indits encore, avec cette ingnieuse gravit, cette loquence sentencieuse et subtile, cet ordre rigoureux qui parfois chez lui rappellent le XVIIe sicle. Il lui dit, en parlant des fleurs: Poser pour vos pinceaux les engage fleurir. Vous tes leur Fige et vous tes la Flore Qui les immortalise, o l'autre fait mourir! Ses admirateurs sont une lite, et ils sont une foule. J'ai voulu qu'ils voient la premire page le nom de celui qu'ils n'ont pas eu le temps de connatre et qu'ils auraient admir. Moi-mme, cher ami, je vous ai connu bien peu de temps. C'est au Bois que je vous retrouvais souvent le matin, m'ayant aperu et m'attendant sous les arbres, debout, mais repos, semblable un de ces seigneurs qu'a peints Van Dyck et dont nous aviez l'lgance pensive. Leur lgance, en effet, comme la vtre, rside moins dans les vtements que dans le corps, et leur corps lui-mme semble l'avoir reue et continuer sans cesse la recevoir de leur me : c'est une lgance morale. Tout d'ailleurs contribuait accentuer cette mlancolique ressemblance, jusqu' ce fond de feuillages l'ombre desquels Van Dycka souvent arrt la promenade d'un roi ; comme tant d'entre ceux qui furent ses modles, vous deviez bientt mourir, et dans vos yeux comme dans les leurs, on voyait alterner les ombres du pressentiment et l douce lumire de la rsignation. Mais si la grce de votre fiert appartenait de droit l'art d'un Van Dyck, vous releviez plutt du Vinci par la mystrieuse intensit de votre vie spirituelle. Souvent le doigt lev, les yeux impntrables et souriants en face de l'nigme que vous taisiez, vous m'tes apparu comme le saint Jean-Baptiste de Lonard. Nous formions alors le rve, presque le projet, de vivre de plus en plus l'un avec l'autre, dans un cercle de femmes et d'hommes magnanimes et choisis, assez loin de la btise, du vice et de la mchancet