Click here to load reader

Etude des Diatomées de Gisement Quaternaire de Saint-Saturnin (Puy de Dǒme)

  • View
    263

  • Download
    8

Embed Size (px)

Text of Etude des Diatomées de Gisement Quaternaire de Saint-Saturnin (Puy de Dǒme)

  • ~~ ~ __ - ~~ 1 Int. Revue ges. Hydrobiol. 1 67 1 2 1 1972 1 321-351 1

    .

    FRANCOISE GASSE

    Laboratoire de Geologie du Quaternaire C.N.R.S., Bellevue

    Etude des Diatonikes de Gisement Quaternaire de Saint-Saturnin (Puy de DGme)

    Study of Diatoms of the Quaternary Deposit of Saint-Saturnin (Puy-de-DBme, France)

    T a b l e d e s m a t i 6 r e s

    I. Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

    A. Description du gisement. . . . . . . . . . . . . . . B. Etendue et nature du gisement. . . . . . . . . . . .

    111. Etude systematique des diatom& e t repartition des espAces A. Etude systbmatique . . . . . . . . . . . . . . . . B. RBpartition verticale des diatomees . . . . . . . . . .

    IV. Interpretation des rksultats . . . . . . . . . . . . . . . A. Profondeur de lancien lac . . . . . . . . . . . . . . B. CaractAres chimiques des eaux lacustres . . . . . . . .

    V. Observations sedimentologiques . . . . . . . . . . . . . A. Vitesse de sedimentation . . . . . . . . . . . . . . B. Variations saisonniAres . . . . . . . . . . . . . . . C. Presence de vivianit6 . . . . . . . . . . . . . . . .

    VI. Conclusions. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

    11. Cadre geologique . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

    VII. R6sum6, Summary . . . . . . . . . . . . . . . . . . VIII. Bibliogrephie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

    . . . . . . . . 321

    . . . . . . . . 321

    . . . . . . . . 321

    . . . . . . . . 322

    . . . . . . . . 324

    . . . . . . . . 324

    . . . . . . . . 3 3 4

    . . . . . . . . 3 3 4

    . . . . . . . . 3 3 4

    . . . . . . . . 336

    . . . . . . . . 3 3 8

    . . . . . . . . 338

    . . . . . . . . 348

    . . . . . . . . 3 4 R

    . . . . . . . . 3 4 8

    . . . . . . . . 3 5 0

    . . . . . . . . 350

    I. I n t r o d u c t i o n En bordure le la Limagne, au Sud de Clermont-Ferrand, le gisement de

    diatomite de Saint-Saturnin (Puy-de-DBme) affleure ti proximite de cette localit6, dans le lit de la Monne. De forme lenticulaire, sa puissance maximale est de lordre de 5 mktres. I1 fut signal6 dks 1893 par HERIBAUD.

    11. C a d r e g e o l o g i q u e Le gisement repose sur les terrains oligoches de la Limagne, dgge Stampien

    infbrieur. Au N-W, la diatomite est en contact avec une coulee basaltique (Fig. 1) issue des Puys de la Vache et de Lassolas. Cette couli)e, au niveau du gisement, est epaisse de 15 mktres.

    A . Description du gisement La coupe donnee Figure 2 permet de replacer le gisement dans son cadre

    geologique.

    21 Internationale Revue, Ud. 57, 11. 3

  • 322 FRANFOISE GASSE

    Diotomitr El Morner et colcoiros ( Stompien moyen)

    mi Granite b biotite . . Fig. 1. Localisation du Gisement

    a) A la base de laffleurement, on observe les terrains Stampiens, repr6sentes ici par des grks arkosiques horizontaux, alternant avec des argiles sableuses verdbtres.

    b) Ces terrains sont en contact avec les dBp8ts diatomiferes par lintermkdiaire dune formation Bpaisse de 60 It, 80 centim&tres, e t presentant un pendage NE-SW de 25 iL 30. I1 sagit dun pal6osol form6 au dkpens des sediments stampiens (BROUSSE & coll.).

    Une couche de cendre, de 2 centimetres dhpaisseur, sobserve sur toute 1Qten- due du gisement.

    c) Ce paleosol est surmonti: par la diatomite elle-mhme, oh abondent des empreintes de feuilles de Phani:rogames . Elle pr6sente deux faciks: - iL la base, cest une roche varvhe, oh des feuillets sombres, daspect cartone,

    dune Bpaisseur moyenne de 2 millimAtres, alternent avec de minces couches blanchbtres. - vers le sommet, elle devient, par contre, Claire et pulvkrulente, homogene. Surajouti:e au fin litage des varves, on observe une stratification plus grossikre,

    de type lenticulaire. Deux datations absolues au C14 ont permis dattribuer un bge de 7500 ans + 160 ans B.P.l) b la base du gisement, et de 5250 ans -& 150 ans B.P. iL son

    sommet (BROUSSE & coll., Meme G . DELIBRIAS). d) La diatomite est surmonti:e, avec un passage brutal, par un niveau detriti-

    que grossier, au dbpens duquel se developpe le sol actuel.

    B. Etendue et nature du gisement La diatomite affleure en rive gauche de la Monne sur une longueur approxi-

    mative de 35 mktres. Aucun autre affleurement na B t B d6cel6. Par ailleurs,

    l) B.P. : before present.

  • N

    s-w

    N- E

    rn

    5p05127

    Fig

    . 2.

    Cou

    pe d

    u G

    isem

    ent d

    e St

    . Sat

    urni

    n L

    lr

    n

    -

    -

    Dio

    tom

    ita

    Som

    met

    ho

    mop

    ine

    --

    /

    /-

    /

    A -

    Bore

    trh

    Iit

    h

    Cou

    che

    de

    cen

    dre

    r

    il-

    Gri

    r o

    rko

    riq

    ucr

    S

    tom

    pien

    ..

    ..

    _

    . -

    infd

    rieu

    r

    ddtr

    it iq

    ur

    . - - -

    Arp

    ile

    grov

    elcu

    re

    _-_

    vert

    e

    . ..

    . ..

    _--

    G

    P s s E. 8 e

  • 324 FRAN~OISE GASSE

    de la coulhe, correspondant vraisemblablement au depot de la couche de cendre prkckdemment citee, aurait permis, en barrant la depression, la formation du lac.

    111. Etude s y s t e m a t i q u e des D i a t o m h e s e t r e p a r t i t i o n d e s e s p h c e s

    Littude rapportke ci-dessous a Btb realisbe B partir de 16 echantillons prbleves sur une m6me verticale. Ces echantillons sont affect& dun chiffre correspon- dant au niveau de prblhvement, mesure en metres B partir de la base de laffleure- ment (Fig. 2). Tous les echantillons se sont revelbs tres riches en frustules de Diatomkes.

    A . Etude s ~ s t ~ ~ a t i ~ u e La flore diatomique de Saint-Saturnin sest avhrbe trhs variee puisque nous

    avons pu identifie 196 especes et variktbs. La liste des Diatombes de Saint- Saturnin presentbe par HERIBAUD (1893, 1902) apparait done fort incomplete et cet auteur omet, par ailleurs de preciser le lieu de prelevement de ses kchan- tillons.

    Le catalogue systematique des especes rencontrbes figure dans le tableau ci-dessous. La taxonomic de certaines formes mentionnbes par HERIBAUD a revue gr$ce B 1Index de MILLS (1933-1935) et dautres travaux plus recents (HUSTEDT, 1930-1964; CLEVE-EULER, 1951 -1955; VAN LANDINGHAM, 1967- 1969). La plupart des especes observ6es ici sont communes dans les eaux lacustres actuelles. Nous nous attacherons toutefois B la description de quel- ques formes pour lesquelles le microscope Blectronique B balayage nous a fourni des images completant les donnbes morphologiques jusqub present connues).

    Melosira distans (EHR.) KUTZ. aff, Tar. alpigena GRUN. P1. I, Ph. 1 a 6

    Description en microscopie optique. Forme de petite taille ; diametre de 4,5 ?I 6 p, hauteur de 3 B 6 p. Ornementation trhs delicate: 22 9 25 stries en l o p , lkgerement spiralkes. Les pores, trop fins, ne sont pas discernables. Sulcus et pseudosulcus tres accentues. Col nettement individualisb. Dents terminales triangulaires et courtes. Disque valvaire plat, perfore dans sa region periphbrique, dbpourvu de structure en son centre.

    Cette forme rappelle Melosira distans var. alpigena par sa taille, sa face con- nective B profil carre et son sulcus. Elle en differe cependant par la finesse de son ornementation.

    Au microscope electronique B balayage, le manteau prksente une surface. rugueuse oh les rangees de chambres apparaissent dans des depressions linbaires Ces chambres montrent, vers lexthrieur, une ouverture ronde, sauf B proximiti. des dents terminales oii elles sont allongbes. Elles ont un diamhtre de lordre de 0,2 p et on en compte 30 B 35 en 10 p. Aucune membrane obstruante nest observable. Les dents terminales sont libres sur toute leur longueur. Elles sont creuses et lbpaisseur de leur paroi est denviron 0,15 p. Le col, legerement sail- lant, est orne de fines granulations.

    l) Les 6lectromiorophotographies par balayage ont At6 rbalis6es B laide de lappareil Stbr6oscan du Museum National dHistoire Naturelle, avec lagr6ment de Monsier la Professeur LAFPITTE, que je tiens 3L remercier.

  • Fig. 3 b

    '1 i 3100 I *'O l,oo E-;.

    Fig. 3a

    1 Meloriro itolica vor. " " " % tenuirrima 0 L% 2 Meloriro pranuloto vor. augustissirno

    2" 4 Stephanodiscus ostrea

    Qff var a l p i p n a Fig. 3

  • 326 FRANFOISE GASSE

    Fig. 4 A,

    . - . . . . . . . . .

    Fig. 4 - A : Stephanodiscus astraea var. minutula. 1 - Face externe de la zone pBriphBrique dune valve. Certaines Bpines ont 6tB corrodBes

    e t ont disparu. 2 - Face interne de la zone pBripherique dune valve.

    3 - Coupe schkmatiqae de la zone peripherique dune valve. - en hant, coupe dans le plan dune cr6te radiaire dBpourvue darkoles, passant par une

    Bpine marginale e t un pore saillant du manteau. - en bas, coupe dans le plan dune depression radiaire areolee.

    Explication des symboles utilisks: FE: face externe, FI: face interne, a : ar6ole, bm: bourrelet annulaire limitant le manteau, cr: cr6te radiare, dr : depression radiaire, dv: disque valvaire, em: Bpine marginale, fi: foramen interne dune areole, m: manteau, pm: pore simple du manteau, psm: pore saillant du manteaii, moi: membrane obturante interne.

  • Etude des Diatombes de gisement quaternaire 327

    0

    00 -0

    Fig. 4A,

    Au point de vue ultrastructurale, nos spitcimens sopposent b Melosira distans par leurs chambres b ouverture ritduite, dallure simple, e t par leurs dents termi- nales triangulaires, creuses e t non capitites b leur extrhmitit (MILLER, 1969).

    Melosira italica (EHR.) KUTZ. var. tenuissima 0. MULLER P1.11, Ph. 7 B 10

    Valves cylindriques de 3,5 B 4,5 p de diamittre, de 7 B 10 p de longueur. Paroi du manteau trits finement ornementite: 18 rangites de perforations en l o p , nettement spiralites, se redressant parfois litgerement aux extrAmitits de la valve. Au microscope hlectronique b balayage, ces perforations apparaissent comme de simples pores ronds, de 0, l p de diamittre. Le sulcus est assez profond. Le col, de 1 p de hauteur est ornit de deux rangees de granulations (40 en 10 p)., Les dents terminales, triangulaires et de taille r6guliAre, ont une base adhitrente i% la paroi du manteau, puis deviennent libres B la moitiit de leur longueur.

    Stephanodiscus astraea (EHR.) GRUN. var. minutula (KUTZ.) GRUN. P1.111, Ph. 15 ti 22, Fig. 4 A

    Frustule discoide, de 8 b 30p de diametre, pritsentant plusieurs ceintures connectives sans ornementation. Le disque valvaire, B fortes ondulations con- centriques, est perforit daritoles. Reparties en doubles ranghes radiaires dans la z6ne phriphbrique, ces arholes perdent leur disposition rhgulihe dans la rhgion centrale. Sur la face externe, les ranghes phriphhriques darholes se situent au

  • 3SSVfJ 3SI06NQdJ 8ZE

    F i g . 4 - B : E p i t h e m i a z e b r a . S t r u c t u r e d e s c h a m b r e s .

    E x p l i c a t i o n d e s s y m b o l e a u t i l i s h s : a l : a r t i c u l a t i o n l a t k r a l e d ' u n e c l o i s o n t r a n s v e r s e , a m :

    a r t i c u l a t i o n m 6 d i a n e d ' u n e c l o i s o n t r a n s v e r s e , c t : c l o i s o n t r a n s v e r s e , c p : c h a m b r e p r i m a i r e ,

    c a : c h a m b r e s e c o n d a i r e , m : m a n t e a u , p c r : p o r e d u c a n a l r a p h k e n , p c s : p i l i e r t r a v e r s a n t

    l a c b a m b r e s e c o n d a i r e

    f o n d d e 1 k g A r e s d e p r e s s i o n s l i n k a i r e s , e t n o n e n t r e d e f o r t e s s a i l l i e s l a m e l l a i r e s t e l

    q u e l e p r o p o s e l a d i a g r a m m e d e O K U N O ( 1 9 6 4 ) . E x t b r i e u r e m e n t , l e s a r b o l e s ,

    q u i a t t e i g n e n t 0 , 3 p d e d i a m e t r e a u c e n t r e d e l a v a l v e , s o n t d k p o u r v u e s d e

    m e m b r a n e o b t u r a n t e ( P h . 1 7 - 1 9 , F i g . 4 A J . P a r c o n t r e , s u r l a f a c e i n t e r n e ,

    e l l e s a p p a r a i s s e n t c o m m e d e p e t i t e s s a i l l i e s I e n t i c u l a i r e s , d e 0 , 5 p d e d i a m B t r e

    P l a n c h e I

    M e l o s i r a d i s t a n s ( E m . ) K U T Z . a f f . v a r . a l p i g e l z a G R U N .

    ( a ) P h o t o g r a p h i e s e n m i c r o s c o p i e o p t i q u e .

    P h . 1 a - 1 b . P o r t i o n d e c o l o n i e e n v u e c o n n e c t i v e : 2 f r u s t u l e s a s s o c i h s e n c h a i n e t t e .

    ( b ) E l e c t r o m i c r o p h o t o g r a p h i e s p a r b a l a y a g e .

    V a l v e i s o l B e v u e s o u s d i f f e r e n t 5 a n g l e s .

    P h . 2 : R 8 g i o n d u s u l c u a

    P h . 3 : F a c e c o n n e c t i v e

    P h . 4 : D B t c h i l d e s p o r e s d u m a n t e a u

    P h . 5 : D i s q u e v a l v a i r e e t c o u r o n n e d ' 8 p i n e s p h r i p h 8 r i q u e s

    P h . 6 : S n l c u s e t f a c e i n t e r n e d u m a n t e a u A s t r u c t u r e g r o s s i k e

  • Planche I 329

  • 330 FRANFOISE GASSE

    perforBes dun Btroit foramen central (Ph. 21 -22, Fig. 4A2). Sur cette face, on distingue un pore lhgkrement excentrique, trks saillant, B base grossikrement quadrangulaire (Ph. 21). Ce m6me type de pore sobserve chez certains Thalas. siosira, tels que Thalassiosira gracilis (HASLE & HEIDAL, 1970).

    Une couronne dbpines marginales delimite extkrieurement le disque valvaire et le manteau. On compte 8 Bpines en l o p . Sous cette couronne dhpines, il existe un cycle de gros pores regulikrement repartis (1 toutes les 3 Bpines), B struc- ture complexe. Saillant extkrieurement, ils prbentent, sur la face interne, une base trilobBe et lorifice, circulaire, termine un court canal cylindrique (Fig. 4, A, -A2). Cette structure rappelle celle des apicules marginales de genre Thalas- siosira (OKUNO, 1964), bien que la canal interne soit, chez ce dernier, beaucoup plus dhveloppe. Lultrastructure de Stephanodiscus astraea semble ainsi plus proche de celle du genre Thallassiosira que de celle, souvent trks complexe, des Cyclotella (ROUND, 1970). La figure 4 A, donne une coupe schhmatique de la zone pkripherique dune valve.

    Meridion circulare (GREv.) AG. P1.11, Ph. 11 iL 14

    Valve claviforme de 15 B 40 p de long; de 4 B 8 p de large. La valve est partagbe en chambres transapicales, dhlimitbes par de fortes cloisons internes, sappuyant contre le manteau. Ces cloisons, parfois incomplktes, correspondent aux larges stries sombres observbes au microscope optique. Les chambres sont librement ouvertes du cbth interne, et fermhes extkrieurement par une membrane criblbe. Les pores perforant cette membrane criblhe sont align& en rangees transapicales (14 en 10 p presentant 8 pores en 1 p). Ces rangites de pores representent les fines stries claires visibles en microscopie optique. Elles sont toujours inter- rompues au niveau du pseudoraphe et se prolongent latkralement jusquau bord du manteau. La membrane criblee semble, en section, avoir un structure spon- gieuse. La chambre apicale la plus large possbde un pore B mucilage trks saillant, B deux lobes linhaires.

    P l a n c h e IT

    AjeEosira italica (EHR.) KUTZ. var. tenuissima 0. MULLER (a) Photographies en microscopie optique

    Ph. 7: Frustules associes en chainette (b) Electromicrophotographies par balayago

    Ph. 8: Valve isolee, face connective Ph. 9: Dktail de la region du col e t du sulcus Ph. 10: Detail de lextrbmite dun frustule; couronne d6pines terminales par lesquelles

    sarticulent deux frustules consecutifs

    Meridion circulare (CRE.) Ac. (a) Photographie en microscopie optique

    Ph. 11 : Vue valvaire (b) Electromicrophotographies par balayage

    Ph. 12: Face interne dune portion de valve, montrant le pole apical 6largi o t les

    Ph: 13: D6tail du pole apical. Pore A gelke saillant, linkaire Ph. 14: Detail de la structure dune chambre transapicale; section de la membrane

    chambres transapicales

    criblee externe sectionnee

  • Planche I1 331

  • 332

    Achnanthes lanceolata (BREB.) GRUN. P1. IV , Ph. 23 it 28

    Valve lanc6oke elliptique, b p6les apicaux arrondis, de 12 p de longueur sur 4 p de large. La valve araphidbe montre une tache hyaline en forme de fer b cheval, dans la zone laterale de laire centrale. Stries transapicales nettes, lkgerement radiales (13 h 17 en 10 p) . E n microscopic Blectronique par balayage, ces stries correspondent it deux series de chambres transapicales lineaires, librement ouvertes vers linterieur, fermees. exterieurement par une membrane criblee. Chaque membrane criblee est perforbe de 3 rangees transapicales de pores ronds, de 0 , l p de diamAtre environ. Les deux valves presentent ce type de chambres.

    Sur la face interne de la valve araphidbe, laire en fer it cheval apparait comme une simple depression, contrairement it la representation de HELMCKE et al. (1953-1964) qui voient lb une z8ne saillanfe. Dautre part, elle est dbpourvue de structure et ne repond pas, ainsi, it la description faite par OKUNO (1964) pour des specimens fossiles.

    Epithemia zebra (EHR.) KUTZ. P1. V, Ph. 29 L 34. Fig. 4 B

    Valve fortement convexe sur la face dorsale, concave du cote ventral, parfois 16g6rement capitbe aux extr8mitBs. bongueur 60 it 70 p, largeur 10 it 14 p .

    La face interne de la valve montre une s6rie de fortes cloisons transapicales, verticales, sappuyant latkralernent sur la manteau. On en compte 3 ou 4 en 10 p. Elles divisent la valve en chambres primaires. Chacune delle presente une articulation, parfois deux (Ph. 30), dans sa zbne mkdiane. Les chambres primaires sont librement ouvertes vers IintArieur. Du cote externe, ces chambres primaires sont limitees par une membrane percee de 3 ou 4 rangees de chambres secondaires it contour circulaire. Les chambres secondaires souvrent librement dans les chambres primaires. Un pilier, parallele au plan apical (Ph. 32, Fig. 4B) traverse la chambre secondaire et semble sappuyer sur une membrane criblee externe recouvrant lensemble de la plaque valvaire (Ph. 34).

    Le raphk, tubulaire, est biarque et souvre exterieurement par une fente courbe; inthrieurement, il montre un gros pore ovoide au niveau de chaque chambre primaire.

    P l a n c h e I11 Stephanodiscus astraea (EHR.) GRUN. var. minutula (EHR.) (;RUN. (a) Photographies en microscopie optique

    (b) Electromicrophotographies par balayage Ph. 15-16: Disque valvaire

    Ph. 17 - 18: Vue dun frustule entier, montrant 16pivalve ti bombement axial. Plusieurs ceintures connectives sont visibles

    Ph. 19-20: Epivalve isolke. Face externe. On observe les ar6oles du disque valvaire, la couronne d6pines marginales, les deux types de pores du manteau

    Ph. 21-22: Epivalve isol6e. Face interne. Sur le disque valvaire, on observe les arboles obtur6es par une membrane lenticulaire a perforation unique, un pore saillant excentrique (ps). 8ur le manteau, se distingue un cycle de pores saillants i base trilobhe

  • 334 FRANFOISE QA4SSE

    Rhopalodia gibba (EHR.) KUTZ. P1. V, Ph. 35

    La structure valvaire est fondamentalement la meme que celle dICpithernia zebra. Elle en diffbre par sa grande rhgularith. On observe, entre chaque forte cloison transverse, une fine c8te rectiligne, separant la chambre primaire en deux demi-chambres. Dans chaque demi-chambre, deux ranghes de chambres secondaires, tr& dblicates, donnent, B la valve, lallure quadrillhe visible en microscopie optique. Le canal rapheen ne montre pas de pores internes.

    B. Repartition verticale des Diatomees Parallelement au spectre qualitatif, nous avons Btabli un spectre quantitatif

    en hvaluant, pour chaque bchantillon, le pourcentage des diverses especes, par comptage de 500 individus rbpartis sur plusieurs preparations (chaque valve Btant considerbe comme un individu). Nous avons ainsi pu realiser les dia- grammes de frbquence des especes ou des genres les plus abondants (Fig. 3A).

    IV. I n t e r p r e t a t i o n des resultats La plupart des Diatombes ici observhes vivant encore actuellement, nous

    essaierons de retracer quelques caracteres de lancien milieu lacustre. Dans ce but, nous avons fait figurer, dans le tableau ci-dessus, quelques particularites Bcologiques relatives ti chaque esphe. Les donnbes mentionnhes ont 6th htablies essentiellement daprbs les travaux de HUSTEDT (1937 -1939), KOLBE (1932), FOGED (1965) et CHOLNOKY (1968).

    A. Profondeur de lancien lac Le groupe des Diatomees littorales est represent6 par un trbs grand nombre

    despbces, puisque 149 especes sur 196 lui appartiennent. Par contre, les especes euplanctoniques sont peu varibes, mais sont, pour la plupart, abondan- tes. Citons Melosira granulata et sa varibtb angustissima, Stephanodiscus astraea, Stephanodiscus hantxschii, Asterionella formosa . . . Limportance relative de ces deux grandes classes Bcologiques eat illustrbe par le diagramme B de la figure 3. Nous faisons abstraction, dans ce diagramme, des Diatomhes alloch- tones, crenophiles ou ahrophiles, trbs rares quelques soit lhchantillon considBr6.

    Dans 16chantillon 0, 31,6% de la population totale des Diatomhes sont euplanctoniques. La mise en eau du lac semble donc avoir &ti? brutale, ce qui

    Planche I V Achnanthes lanceolata (BREB.) GRUN. et sa varihth rostrata (OST.) HUST. (a) Photographies en microscopie optique : Achnanthes lanceolata

    Ph. 23: Vue valvaire de la valve araphidee Ph. 24: Vue valvaire de la valve raphidhe

    (b) Electromicrophotographies par balayage Achnanthes lanceolata

    Ph. 25: Face interne de la valve araphidhe Ph. 26: Dktail de la rkgion centrale montrant la depression en fer ii cheval Ph. 26: Detail de la region du p61e apical. Structure des chambres transapicales

    Ph. 27 : Face interne de la valve raphidbe Ph. 28: Detail: chambres transapicales et fente du raphe

    Achnanthes lanceolata var. rostrata

  • 336 FRANFOISE GASSE

    ne surprend pas pour un lac de barrage cause par un phhomkne volcanique. La nette predominance des especes planctoniques, que nous observons entre les cotes 3,50 et 4,50, essentiellement due au pullulement de Stephanodiscus astraea (Fig. 3 A, 4), traduit lexistence dune phase plus profonde. Ce fait peut &re mis en parallele avec une recrudescence de lhumidit6 du climat regional marquee, dans les diagrammes polliniques, par une poussee de 1Aulne debutant B la cote 3,25 (BROUSSE & coll.).

    Vers le sommet du gisement, la flore typiyuement pelagique tend subitement disparaitre. Elle estrelayke par le groupe des Fragilaria et de Melosira distans

    aff. var. alpigena. La rapidite du phhomhne conduit B imaginer une vidange brutale de la cuvette, dorigine geologique, intervenue avant le comblement total du bassin.

    B. Caractbres chimiques des eaux lacustres a) La f lo re de S a i n t - S a t u r n i n e s t f r a n c h e m e n t aquadu lc i co le

    En effet, les formes les plus abondantes sont oligohalobes indiffhrentes, dans le sens defini par KOLBE (1932). Telles sont Melosira italica et sa variBtk tenuissima, Stephanodiscus, Asterionella formosa, la plupart des Fragilaria . . . De plus, certaines especes sont halophobes ; citons Meridion circulare, Tabellaria fenestrata, Navicula gastrunz.. . . b) P H d e s e a u x l acu8 t r e s

    La grande majoritk des especes rencontres montrent une nette affinite pour un milieu alcalin. Nous classons 10 formes comme alcalibiontes, 116 formes comme alcaliphiles ou indifferentes au PH. Les acidophiles sont, par contre, trhs rares (7formes) et leur frequence est negligeable. Ces faits reflittent lexistence dun lac aux eaux de tendance nettement alcaline. c) Richesse des e a u x en e l e m e n t s n u t r i t i f s d i s s o u t s

    Les deux genres dominants, ,Stephanodiscus et Melosira, sont consider& comme typique des eaux eutrophes (HUTCHINSON, 1967). Melosira granulata, comme sa varibt6 angustissisma dont le pourcentage atteint 320/,, est, daprks HIJSTEDT, la Diatomee la plus caractbristique des lacs eutrophes europeens (HUSTEDr, 1930 - 1964). Les Fragilaria les plus frequents ici (Fragilaria con- struens, Fragilaria brevistriata, Fragilaria pinnata) abondent Bgalement dans de tels milieux. A linverse, les formes specifiques des milieux oligotrophes font pratiquement defaut : les Cyclotella sont absents, Tabellaria fenestrata est ex- ceptionnelle. Les Diatomees de Saint-Saturnin paraissent ainsi avoir colonisit un milieu riche en elements nutritifs dissouts (616ments mineraux tels que Si, Ca, Fe, P, et matiere organique) et le petit lac fossile de Saint-Saturnin presente les

    P l a n c h e V Epithemia zebra (ERR.) KUTZ.

    Ph. 29-30: Valves entihres, face interne Ph. 31 -32-33: Dktail de la structure des chambres primaires et secondaires. Les

    articulations des cloisons transverses sont indiquees dune flhche Ph. 34: Face externe dun frustule. A gauche, ceintures connectives e t membrane

    criblee. A droite, canal rapheen dans la region du nodule median Rhopalodia gibba (Em.) 0. MULLER

    Ph. 35: Face interne de la valve. A gauche, allure densemble. A droite, detail montrant la structure des chambres

  • 22 Internationale l i e ~ u r , Bd. 57, H. 2

  • 338. FRANFOISE GASSE

    caracthristiques dun lac eutrophe. Toutefois, remarquons que leutrophie cor- respond genBralement h un stade avance de 16volution lacustre. Or, dans le cas pr&ent, ce fait est enregistre d6s la base du gisement, bien quencore plus accent& vers son sommet. On peut voir lit une conskquence du lessivage du palltosol prkexistant par les eaux dalimentation du lac. Ce lessivage aurait entrain6 une accumulation des produits de degradation de la matiere organique d6s la mise en eau du lac.

    Signalons que, de faCon genitrale, eutrophie et alcalinite sont deux caractltres ktroitcment lies. Nombreuses mesures faites dans des lacs actuels montrent que les eaux eutrophes possedent un PH superieur h 8 (BASS BECKING et al., 1960).

    V. O b s e r v a t i o n s s e d i m e n t o l o g i q u e s A. Vitesse de skdimentation

    Les iiges absolus des bchantillons 0 et 525, mesur6s au CI4, sont respectivement de 7500 ans f 160 ans B.P. et de 5250 ans 1 150 nns B.P. Ainsi, le depot de diatomite sest effectue en 2250 ans, et nous evaluons B 2,34 mlttres par 1000 ans la vitesse moyenne de skdimentation.

    Cette vitesse de sedimentation parait particuliltrement Blevke lorsquon la compare ii celle dautres diatomites lacustres du Massif Central Frangais. Les diatomites villafranchiennes de Murat (Cantal) avaient une vitesse de sbdi- mentation (calculbe daprlts 1Bpaisseur des varves annuelles) de lordre de 45 centimlttres par 1000 ans (FOURNIER-GASSE, 1965). La vase B Diatomkes du lac Pavin (Puy-de-Dome) se dbpose, depuis 5000 am, B la vitesse moyenne de 20 centimbtres par 1000 ans et cette vase contient, de plus, 300% deau environ (GASSE, 1970).

    La vitesse de skdimentation des diatomites varie donc considhblement en fonction du lac 6tudiB. Or, les flores diatomiques des 3 formations prkcitbes,

    P l a n c h e V I Photographies en rnicroscopie optique, de quelques Diatomkes caractkristiques du dkp6t

    de Saint-Gaturnin. Ph. 36: Melorisa granulata (EHR.) (;RUN. var. angustissima 0. MULLER Ph. 37: Melosira varians (Em.) KUTZ. Ph. 38 : Stephanodiscus hantzschi GRUN. Ph. 39: Fragilaria sp. aff. inflata PANT. Ph. 40: Cemtoneis arcus (EHR.) KUTZ. Ph. 41 : Navicula laaceolata (Ac.) KUTZ. Ph. 42: Navicula costulata GRUN. Ph. 43: Frustulia vulgaris (THw.) CL. Ph. 44: Navicula americana EHR. Ph. 45 : Pinnularia sp. Ph. 46: Pinnularia borealis EIIR. Ph. 47: Gyrosigma attenuatum (KUTZ.) CL. Ph. 48: Cymbella cistula HEMPR. Ph. 49: Epithemia sorex KUTZ. var. amphicephala OST. Ph. 50: Cymatopleura solea (BREB.) W. SM. Ph. 51 : Surirella helvetica BRUN

    LBchelle est figurBe par un trait vertical B gauche de ohaque photographie et representant 10 P

  • Pla'nche VI 339

    36 37 3

    40

    i

    3

    42

  • 340

    HP

    FRANFOISE GASSE

    Tableau systematique e t repartition verticale des

    Explication des symboles ntilisks : 1: espi.ce littorale, p : espece euplanctonique HI: halophobe, HL: halophile, I: indiffhente

    Liste des diatomkes

    - _ _ - -~ Nelosira arenaria MOORE

    M. distuns (EHR.) KUTZ. (aff. var. alpigena GRUN.)

    M . granulatu (EHR.) RALFS var. ungustissima 0. MULLER

    M . islandicn 0. MUI,LER M. italica (EIIR.) KUTZ.

    M . variuns (Em.) K ~ ~ T z . var. tenuissima 0. M ~ L L E R

    htephanodiscus astraea (EHR.) GRUN. var. minutula (EHR.) GRUN.

    S. hantzschii GRUN. Tetracyclus rupestris (A. BRAUN) GRUN. Tabellaria fenestrata (LYNG.) GRUN. Meridion circulare (GRE.) As. Diatomu anceps ( EHR.) KIRCH.

    D. elongntum (LYNG.) As. D. hiemale (LYNc.) HEIBERC

    var. mesodon (EHR.) GRUN. Opephora martyi HER. Eragilaria bidens HBIBERQ

    F. brevistriata GRUN. F . capucinu DESM.

    var. mesolepta RABH. F . construens (EHR.) GRUN.

    var. binodis (EHR.) GRUN. var. venter (EHR.) GRUN.

    F . sp. (aff. inflata PANT.) F. intermedin GRUN. F. lupponica GRUN. F. leptostauron (Em.) RUST. F. pinnata EIIR.

    F. ltirescens RALFS var. Eancettula (SCHUM.) HUST.

    Ceratoneis a r m s (Em.) KUTZ. Synedra a c u ~ KUTZ.

    var. angustissima GRUN. var. radians (KuTz.) HUST

    8. capitata EHR. 8. minuscula GRUN. 8. parasitica (W. SM.) HUST. S. rumpens KUTZ. 8. tenera W. SM.

    Remarques 6cologiques

    ~

    AA

    AL AL I AT,/] AL/l

    AB AB

    AA AL

    I I AR AL

    I A I; AL AL/1 AL/1 AL/l

    AL I

    AL

    I

    I

    AL I AL

    AL/l

    HI

    HP/I HP/I I

    HP H P

    ~-

    0

    el el e

    e el el e

    0

    HP

    I

    I I I

    I

    HL/I I

    HL/I I

    I 1

    e

    e\ 3 e

    el J

    e

    0 0,25 1,25

  • Etude des Diatomkes de gisement quaternaire 3.21

    diatomees fossiles de Saint-Saturnin

    AA: acidophile, AL: alcaliphile, AB: alcalibionte. 0: diatomke de milieu oligotrophe, e: diatomke de milieu eutrophe

    ____ ~ ~ ~ . ~ _ _ _ _ _ _ - Pourcentages relatifs dans les profondeurs suivantes (m)

    + 0,4 + I , '-

    2,75 -

    8

    $2,4 098

    18,5

    493

    + 0,4

    +

    2,4

    5,4 I +

    0,3 l 1 I +

    0,2 0,3 0,7 ~ 0,4 0,2 1 092

    1 I

    0,3 0,1

    5,6

    + + 2 I 2

    I

    5,7 ' 6,4

    1,7 2,l

    + + 0,4

  • 342 FRANQOISE GASSE

    - -_ ~ Liste des diatomhes

    ~ ~~ ~~~ -

    8. ulna (NITZSCII.) EHR. var. am,phirhynchus (EHR.) GRUN. var. biceps KUTZ. var. danica (KUTZ.) GRUN. var. apathulifera GRUN.

    8. vaucheriae KUTZ. Asterionella formosa HASALL Eunotia fallax A. CL.

    E. form,ica EHR. E . lunaris (EHR.) GRUN. E . pectinolis (KUTZ.) RABH.

    var. minor (KUTZ.) RARH. Cocconeis sp. (aff. diminuta PANT.)

    C. plucentula EHR. var. euglypha (EHR.) CL. var. klinoraphis GEITLER

    Achnanthes clevei GRUN. A. exigua GRUN.

    var. constrictu TORKA var. heterovaluata KRASSKE

    A. kryophila PETERSEN A. lanceotata (BREB.) GRUN.

    var. elliptica CLEVE var. rostratn (OST.) HUST. var. ovalis HER.

    A. lapidosa KRASSKE A. minutissima KUTZ.

    Rhoicosphenia curaata (KUTZ.) GRUN. Diploneis ovalis (HILSP) CLEVE

    var. oblongella (NAEo.) CLEVE Amphipleura pellucida KUTZ. Frustulia vulgaris (THWAITES) DE TONI Stauroneis unceps EHR.

    forma gracilis RABH. var. hyalina BRUN et PER.

    S. aff. muriella LUND f. triundulata LUNI S. phoenicenteron (NITZSCII.) EIIR. S. pyginaeu KRTEGER

    N . americana Elm. N. bacillum (EHR.) HUST. N . contenta ORTJN.

    var. biceps (ARN.) CL. N. costulatu GRIJN. N. cryptocephala KUTZ. N . cuspidata KUTZ.

    var. heribaudi h?. dicephala (EHR.) W. SM. N. disjuncta HUST.

    Navicula aratn GRUN.

    __ 1 1 1 P 1 1

    P 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1

    1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1

    I 1

    1

    1 1 1

    Remarques Bcologiques -

    iL/I iL/I i L IL

    IL

    IA iL/I

    4L 41, 9L

    4L 41, 4L 4L [

    l/AL AL AL AL I AL I AA

    I

    AL/I I I AL AL AL AL AL AL AB

    L [

    L r HL/I

    I/HP I/HL

    I/HL I I I

    I I 1

    I I

    I

    I I

    I/HP I/HL

    I I I I/HL I/HL

    0

    e

    1 3 1 J

    l,25

  • Etude des Diatomees de gisement quaternaire 343

    ~~ - Pourcent

    I

    1,50 , 1,75 ~

    I ~

    , , 038 6,s 1 3,4

    I + + I +

    2,oo

    194

    6,2

    1,7 2,4

    ~

    ' 0,8 + ~ +

    ~

    + 0,6 4,2

    +

    I

    I

    1

    es relatifs c

    i,OO I 3,25 ~ ...

    1

    ~

    0,li I 0,5

    1,5 7

    I +

    ~

    I

    0,5 1,4

    0 3 1 +

    urs suivantes (rn)

    0,4

    +

    i-

    +

  • Liste des diatomees ~~ ~ ~~ ~~

    N . gastrum DONK. N . hungarica GRUN. N . Zanceolata (AG.) KUTZ. N . mayeri A. CL.

    var. acutiuscula A. CL. N. minima GRUN. var. atomoides GRUN.

    0

    N . menisculus SCHUM. N . muralis GRUN. N . peregrina (EHR.) KUTZ. N . pupula KUTZ.

    var. rectangularis (GREG.) GRUN. var. capitata HUST.

    var. acuta (W. SM.) V. H. var. tenella (BREB.) V. H.

    N . radiosa KUTZ.

    N . rhyncocephala KUTZ. N . subhamulata GRUN. N . subatomoides HUST. N . tantula HUST. N . viridula GRUN. N . sp. I N . sp. I1

    debris

    Caloneis silicula (EHR.) Pinnularia acrospheria (BREB.) W. SM.

    P. aestuarii CL. var. minor CL. P. biceps GREG.

    var. minor CL. P. borealis EHR. P. debilis PANT. P. Revniptera KUTZ.

    var. constricta HUST. P. major (KUTZ.) CL. P. mesolepta (EHR.) W. SM.

    var. turbulenta A. CL. P. nobilis ESIR. P. aff. subcapitata GREV.

    var. paucistriata GRUN. P. stauroptera (GRuN.) CL.

    P. sp. 2 debris

    P. sp. 1

    Neidium affine (EHR.) CL. var. amphirhynchus (EHR.) CL.

    var. gregori A. CL. N. aff. incurvum (GREG.) OST.

    N . iridi.9 (EHR.) CL. Gyrosigma attenuatum (KUTZ.) CL.

    G. acuminatum (KUTZ.) CL. var. gallicum (GRuN.) CL.

    0,251

    I '

    1 1 1

    1 1

    1 1

    I I

    I I

    1 1 1 1 1 AL/S

    Remarques 6cologiques

    ~~ ~~

    I AL I/A

    I/H AL

    AL I I I I

    AL

    AA

    AL

    i~

    AL AL

    I ? AL/I AL/I

    1

    i

    1

    0,4

    + +

    I E

  • Etude des Diatombes de gisement quatemaire 345

    Pourcent :s relatifs dam les ~-

    *ofondeurs suivantes (m)

    1,50 , 1,75 -~

    + j 0,2

    0,4 0,2 02 0,6

    i

    0,6

    0,3

    +

    +

    +

    + +

    2,oo

    0,3

    +

    + +

    +

    +

    I +

    +

    +

    3,25

    +

    +

    + -1- +

    +

    +

    +

    3,50

    +

    3,75 ~~

    +

    + + +

    i,oo i,25 5,OO

    +

    0,5

    +

    +

    +

    0,2

    +

    + 092

    5,25

    23 Internationale ltevue, Bd. 57, H. 2

  • 346 PBANCOISE GASSE

    Listct des diatomees

    _ _ ~ - ~ ~ Amphora ovalis KUTZ. var. pediculus KUTZ.

    A . sp. I A. fip. 2

    Cymbella aspera (EHR.) Ct. var. minor (V. H.) CL.

    C . cesatii (RABH.) GRUN. C. cistuZa (HEYPR.) KIRCH.

    var. hebetata PANT. C. ehrenbergii KUTZ. C. helvetica KUTZ. C. heteropleura (EHR.) KUTZ. C. leptoceros (EHR.) KUTZ. C. microcephala GRUN. C. sinuata GREG. C. tumida (BREB.) V. H. C. ventricoaa KUTZ.

    Gomphonema acuminatum EHR. var. pusillum GRUN.

    var. sarcophagus (GREG.) V. H. G. angustatum (KUTZ.) KABH.

    G. augur EIIR. G. constrictum EHR.

    forma italica KUTZ. var. capitatum (ERR.) CL. var. subcapitatum GRUN.

    var. auritum BRUN

    var. pusillum MAY var. pulvinatum (A. BRAUN) GRUN.

    var. micropus (KUTZ,) CL.

    G. gracile EHR.

    G. intricatum KUTZ.

    G. parvulum KUTZ.

    ~

    I

    I I I I I I I I I I 1 1

    1 1 1 I 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1

    var. subellipticum CL. 1 Rhopaladia gibba ( E m . ) 0. MULLER 1 Epithemia sorex K ~ ~ T z . ! 1

    var. amphicephata OST. 1 E. turgida (EHR.) KUTZ. 1

    E. zebra (EHR.) KUTZ. 1 var. granulata (Em.) KUTZ.

    Hantzschia amphioxys (Em.) GRUN. Nitzschia amphibia GRUN.

    var. acutiuscula GRUN. var. umbrosa CL.-E.

    N . communis RABH. N. aff. bacata HUST. N. dissipata (KUTZ.) GRUN. N . fonticola GRUN. N . frustulum (KUTZ.) GRUN.

    1 1 1

    1 l(P)

    Remarques 6cologiques

    AL

    AL/I I AL

    I

    AL AL I AL/l I

    AL

    AL

    AL ? I

    I

    AL/:

    I I I AB AB

    AB

    AB I/AI AL

    AL

    4L AB AL

    [/HL

    [/HL

    [/HL [/HL I/HL I/HL I

    I/HL

    I

    I

    I

    AL/I I I I

    I

    /HL I/HI I/HL

    I/HI

    I/HI I/HI I/HI

  • Etude des Diatomkes de gisement quaternaire 347

    ~~ _ _ _ ~ - ~. - - Pourcentages relatifs dans les profondeurs suivantes (m)

    I

    0.6

    + I +

    2,75

    0,2 ~-

    + I i- I ti

    0,4

    + + 092

    + 0 3 1 +

    1,75

    +

  • Liste des diatomees

    var. tabellaria GRUN.

    debris N . subtilis GRUX.

    CymafoplPura elliptica (BREB.) W. 63.1. var. hibernictc (W. SM.) v. H.

    C. solea (BREB.) W. SM.

    S. lapponica A. CL.

    s. c8p. I

    sururirella biseriata BREB. 8. helvetica BRUIT.

    S. linearis W. SM. 8. robustn EHR. var. longissinaa A. CL.

    debris

    Remarques Bcologiques

    I 1 1

    1 1 1 1 1

    UP)

    94 3 2 0,5 0,5

    I AL/l

    AL

    A I,

    AA I

    -

    31 29 12 7

    21

    l /HL I/HL

    /HL HP

    e

    0 1 0,25 ---I-

    1

    +- i

    1,25

    + +

    toutes trois dorigine essentiellement biogbnique, traduisent des conditions Bcologiques diff&rent

  • Etude des Diatomkes de gisement quaternaire 349

    ~ ___ _ _ Pourcentages relatifs dans les profondeurs suivantes (m)

    1,50

    + +

    +

    . -

    2,00

    i-

    ! + I + I I +

    +

    +

    3,50 -.

    0,2

    +

    +

    .-

    +

    + +

    4,50 ~~

    0,3

    +

    c

    5,OO

    +

    +

    +

    -

    5,25

    +

    Les varves ont ainsi enregistre lhvolution cyclique du phytoplancton, rythmire par les saisons.

    C. PrCsence de vivianite

    Dabondants nodules de vivianite, phosphate de fer octohydrat6, Fe,(PO,),. 8H,O, determinee par radiodiagramme X de poudre, se rencontrent dans la diatomite de Saint-Saturnin. Ce mineral avait dejB kt6 signale, dans ce gise- ment, par LACROIX (1901)) qui la considere comme un mineral kpigenique des tiges de vegetaux sup8rieurs.

    Signalons que la vivianith a dejh B t B trouvite dans les carrikres de diatomite de Murat, sous forme de rognons et de grands cristaux bien individualish. Elle semble associee, B Saint-Saturnin comme B Murat, aux niveaux riches en debris vegktaux. Par ailleurs, nous savons que phosphates et matieres organiques sont souvent associes dans les sediments et que leur presence depend de lenvironne- ment (PH e t Eh en particulier) (KRUMBEIN & GARRELS, 1952). Ces elements sont stables en milieu kgt5rement alcalin et faiblement reducteur.

    Ainsi, la presence de vivianite confirme et complete les caracteristiques du milieu lacustre fossile ditcelbes par lanalyse des Diatomees. La richesse en ions PO;- et en maticires organiques reflhtent leutrophie des eaux ; la formation de cristaux de vivianiti! traduit un milieu de sirdimentation alcalin e t legerement reducteur.

    VI. C o n c l u s i o n s

    LBtude des Diatombes du gisement de Saint-Saturnin apporte quelques donnkes nouvelles relatives A ultrastructure de certaines formes fossiles tr&s courantes d a m les depots lacustres dElurope. La microscopie klectronique par balayage nous conduit Q des descrip-

  • 350 [email protected] GASSE

    tions morphologiques plus complktes, e t il scrait souhaitable de comparer nos specimens fossiles avcc les formes actuelles. Dautre part, nous pouvons retracer quelques traits caracteristiques du bassin lacustre oil ces Diatomees prospthient. I1 devait sagir dun lac de dimension trks restreinte, peu profond, form6 brutalement B la faveur du barrage dune depression topographique locale, par une coulee de laves. Ce lac, aliment6 par des eaux douces lessivant un sol preexistant, devint rapidement tres productif e t la biomasse, essentiellement constituee de DiatomBes, saccumula rapidement au fond du bassin. Les shdiments, qui ont enregistre les fluctuations saisonnikres du phytoplancton, refletent les conditions denvironnement : eaux eutrophes, milieu 1BgAremcnt alcalin e t rBducteur. 1,etude des Diatomees du lac fossile de Randanne e t du lac dAydat pourrait conduire B dinterressantes comparaisons, ces trois formations lacustres, dailleurs peu Bloignhes geographiquement, ayant une origine gbologique semblable.

    VII . RBsumk La diatomite de Saint-Saturnin sest dkposBe au fond dun petit lac de barrage, dorigine

    volcanique. La flore de DiatomBes, tr&s riche, est proche de celle des lacs actuels europeens. La microscopie 6lectronique par balayage a permis de completer la description structurale de quelques formes courantes de ce gisement. LBtude palBoBcologique conduit A retracer les caractkristiques des eaux lacustres: eaux peu profondes, a tendance alcaline, nettement eutrophes. Leutrophie du lac se traduit par une forte vitesse de sedimentation, due B la grande productivitb du lac.

    Summary Saint-Saturnin diatomite has deposited in the bottom of a small volcanic dam-lake;

    Diatoms flora, very rich, is likely tha t of present European lakes. Reflecting electron microscopy has allowed to complete structural description of some common species of this deposit. Paleoecological study leads to reconstitute the characteristics of lacustrian waters: not very hollow ones, with alkaline tendency and eutrophic. The eutrophy of the lake is shown by a high speed of sedimentation, due to the large productivity of the lake.

    VIII. Bib 1 i o gr ap hi e

    BASS BECKINO, L. G., KAPLAN, I. R., & MOORE, D., 1960: Limits of the natural environ- ment in terms of PH and oxidation-reduction potential. - The Journ. of Geol. 68, Nb. 3.

    BRQUSSE, R., & coll.: Comblement e t Brosion depuis la pbriode Atlantique dans la vallBe de la Monne, pres de Saint-Saturnin (Puy-de-Dbme, Bull. du B.R.G.M. (a paraitre).

    CHoLNoKY, B. J., 1968: Die okologie der Diatomeen. - Lehre. CLEVE-EULER, A., 1951 -1955: Die Diatomeen von Schweden und Finnland. - Kungl.

    Svenska Vetenskapsdemiens Hanlingar. Fjarde Serien. Teil I, 11,111, IV, V. DRLIBRIAS, G . : Ces datations ont kt6 effectuBes par Meme DELIBRIAS, G., Laboratoire des

    faibles radioactivites, C.N.R.S., Gif-sur-Yvette. FOGED, N., 1964: Fresh-water Diatoms from Spitzbergen. - Tromso Museum Skrifter XI,

    Universitetsforlaget, Tromso-Oslo. FOURNIER-GASSE, F., 1965 : fitude de quelques gisements diatomifhres diluvergne. -

    D.X.S., Fac. des Sc., Orsay. GASSE, F., 1969. - Les sediments B Diatomees du lac Pavin (Auvergne). - Ann. de la

    Stat. Biol. de Besse-en-Chandesse 4: 221 -237. HASLE, 0. R., & HEIDAL, B. R., 1970: Some species of the centric diatom genus Thulassio-

    siru studied in the Light and Electron microscopes. - Nova Hedwigia 31: 559-590.

  • Etude des Diatomkes de gisement quaternaire 35 1

    HELMCKE, J. G., & KRIEGER, W., 1953- 1964: Diatomeenschalen im elektronenmikro- skopischen Bild, Teil I-V. - Weinheim.

    HERIBAUD, J., 1893 : Les Diatomkes dAuvergne. - Clermont-Ferrand. - 1902: Les Diatomkes fossiles dAuvergne. - I p r Mkmoire, Clermont-Ferrand e t Paris. HUSTEDT, F., 1930- 1964: Die Kieselalgen Deutschlands, Osterreichs und der Schweiz. -

    In: Rabenhorsts Kryptogamenflora, Vol. 7, 3 tomes, Leipzig. - 1937 - 1939 : Systematische und okologische Untersuchungen iiber die Diatomeenflora

    von Java, Bali und Sumatra. - Arch. Hydrobiol., Suppl. Band 15-16. HUTCHINSON, G. E., 1967: A treatise on limnology, Vol. TI . - New York, London,

    Sydney. KOLBE, R. W., 1932: Grundlinien einer allgemeinen Okologie der Diatomeen. - Ergebn.

    Biol. 8, Berlin. KRUMBEIN, W. C., and CARRELS, K. M., 1952: Origin and classifications of sediments in

    terms of PH and oxidation-reduction potential. ~ Journ. of Geol. 60: 1-33. LACRQIX, 1901 : Minkraux de France. 4, 487, Paris. VAN LANDINGHAM, S. L., 1967 - 1969: Catalogue of the fossil and recent genera and species

    of Diatoms and their synonyms. - Weinheim. MILLER, U., 1969: Fossil Diatoms under the scanning electron microscope. - S.G.U.,

    Ser. Nr. 642, Am. 63 Nr. 5, Stockholm. MILLS, F. W., 1933- 1935: An index to the genera and species of the Diatomaceae and their

    svnonyms. - London. OKONO, H., 1964: Fossil diatoms. - I n : HELMCKE & KRIEGER, Diatomeenschalen im

    elektronenmikroskopischen Bild, Teil V. - Weinheim. PERSOONE, G., SORQELOOS, P., GROLIERE, C., et OMALY, N., 1968: Sur la limnologie de

    quelques lacs du Puy-de-Dbme: physico-chimie et plancton de surface. - Ann. de la Stat. Biol. de Besse-en-Chandesse 3: 41 -114.

    ROUND, F. E., 1970: The delineation of the genera Cyclotella and Xtephanodiscus by light microscopy transmission and reflecting electron microscopy. - Nova Hedwigia 31 :

    Madame FRANCOISE GASSE Laboratoire de Gkologie du Quaternaire, C.N.R.S. 92 Bellevue 1, Place A. Briand France

    591 -604.