Le syndrome de Tako Tsubo, une cardiomyopathie rare mais à ne pas méconnaître

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    27-Dec-2016

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<ul><li><p>de FA inaugurales, 63,5 % de FA anciennes reparties en 37,6 % de FA</p><p>Resumes A97depuis quelques annees, est peu evalue dans la litterature.Objectif. Evaluer lefficacite et la tolerance du diltiazem dans laprise en charge de la MB.Materiel et methode. Sur 22 mois, un recueil prospectif observa-tionnel monocentrique sur la prise en charge des MB au Smur a etemis en place. Les donnees sociodemographiques et cliniques despatients ayant beneficie dune injection de diltiazem, les resultats(reduction ou echec), les effets secondaires ainsi quune echellevisuelle analogique evaluant le ressenti du patient (ERP) allant de 0 a`10 (10 : perception tre`s desagreable du traitement) ont ete colliges.Les resultats sont presentes sous forme demoyenne DS oumediane(quartiles) pour les variables quantitatives et n (%) pour les variablesqualitatives.Resultats. Cinquante-neuf patients dont lage median est de 46 ans(3571) avec un sex-ratio de 48 F/11 H ont ete inclus. Trente-sixpatients (61 %) ont beneficie en premie`re intention avant injection dediltiazem, dune tentative de reduction par manuvres vagales (MV)se repartissant ainsi : 29 (49 %) pour la manuvre de Valsalva, 25(42 %) pour leau froide, 13 (22 %) pour le massage sinocarotidien et10 (17 %) pour la compression des globes oculaires. En labsence detentative de MVou apre`s echec de MV, un traitement par diltiazem IVa ete tente avec un taux de succe`s de 88 %, 7 echecs ont eteenregistres. La dose moyenne de diltiazem utilisee est de20 9 mg en titration : par bolus dans 93 % des cas ou a` la seringueelectrique sur une duree moyenne de 8 4 minutes dans 7 % des cas.Aucun effet secondaire na ete note hormis une hypotension arte-rielle, rapidement resolutive apre`s remplissage. Les echecs dereduction par diltiazem ont conduit a` lutilisation avec succe`s dea` aucun protocole precis. Linteret du diltiazem (Tildiem ), utiliserecidivantes et 25,9 % de FA permanentes. Les antecedents sontrepresentes par lHTA (55,3 %), le diabe`te de type II (18,8 %), lacardiopathie ischemique (18,8 %), linsuffisance cardiaque (14,1 %),les dysthyrodies (4,7 %), les valvulopathies mitrales (4,7 %). Lasymptomatologie est dominee par la dyspnee (42,3 %), les palpita-tions (41,2 %), les precordialgies (30,6 %), les lipothymies (24,7 %). A`ladmission, 35,3 % des patients sont sous AVK et 64,7 % non anti-coagules. Parmi ces derniers, 32,7 % sont exclus de lanticoagulationsans evaluation du risque thrombo-embolique ou contre-indication.56,5 % des patients ont recu un antiarythmique ou un ralentisseur dela frequence cardiaque et pour une grande majorite de lamiodarone(43,5 %), du diltiazem (10,6 %), de la digoxine (10,6 %) et des beta-bloquants (4,7 %). La totalite des patients sont hospitalises avec uneduree moyenne de 8,4 jours.Conclusion.Arythmie cardiaque, de loin la plus commune, toute FA,etant donne son haut potentiel de complications et sa frequenteassociation a` une cardiopathie sous-jacente, justifie une prise encharge respectant les recommandations 2006 de lACC/AHA/ESC et2007 de lHAS. Il est necessaire devaluer aux urgences le risquethrombo-embolique et le terrain cardiologique pour mettre en placeun traitement adapte. Le score Chads 2 pourrait etre utilise danscette strategie.</p><p>doi: 10.1016/j.jeur.2009.03.089</p><p>201</p><p>Utilisation du diltiazem dans la maladie de Bouveret</p><p>M. Khalid, P. Jabre, L. Lepage, C. Penet, C. Jaulin, A. Margenet,J. Marty, X. CombesSamu 94, hopital Henri-Mondor, Creteil, FranceAdresse e-mail : m.doc5@yahoo.fr</p><p>Mots cles : Tachycardie ; Traitement ; SmurIntroduction. La maladie de Bouveret (MB) est une pathologiefrequente en medecine durgence dont la prise en charge ne repond</p><p>1Lechocardiographie met en evidence lanomalie typique du STTdeformant le ventricule gauche en telesystole : akinesie des portionsapicales contrastant avec une hyperkinesie des portions basales.Dans tous les cas, lobstruction coronarienne nest pas en cause maisa` la prise en charge initiale, aucune caracteristique ne permet denfaire le diagnostic si bien que ces patients peuvent etre exposes a` destherapeutiques inappropries, comme la thrombolyse a` haut risque decomplications, notamment hemorragiques, dans cette populationfeminine agee.Conclusion. Le STT est une cardiomyopathie de stress a` coronairessaines. Ainsi, en prehospitalier ou aux urgences, lorsque la presenta-tion est evocatrice dun STT, lexploration coronarographique devraetre preferee a` la thrombolyse.</p><p>doi: 10.1016/j.jeur.2009.03.091Striadyne1 en IVD. Le ressenti du patient a ete vecu comme peudesagreable en cas de reduction avec le Tildiem1 (ERP median = 1[02]) contrairement a` celui observe apre`s echec du Tildiem1 etrecours a` la Striadyne (ERP median = 7 [19]).Conclusion. Le diltiazem par voie intraveineuse en titrationsemble etre un medicament tre`s efficace et sur dans la gestionaigue des tachycardies supraventiculaires de type Bouveret, indui-sant peu deffets secondaires et une tre`s bonne tolerance dupatient.</p><p>doi: 10.1016/j.jeur.2009.03.090</p><p>202</p><p>Le syndrome de Tako Tsubo, une cardiomyopathierare mais a` ne pas meconnatreE. Montassier a, J.-P. Gueffet b, G. Potel aa Service daccueil des urgences, hopital Hotel-Dieu, Nantes, Franceb Service de cardiologie, hopital Laennec, Nantes, FranceAdresse e-mail : lemonlia@yahoo.com</p><p>Mots cles : Syndrome de Tako Tsubo ; Syndrome coronarien aigu ;EchocardiographieIntroduction. Le syndrome de Tako-Tsubo (STT) mime un syn-drome coronarien aigu (SCA) : une douleur thoracique aigueassociee a` des troubles de la repolarisation et a` une elevationmoderee des enzymes cardiaques. Cependant, la coronarographieretrouve des coronaires saines et ce sont lechocardiographie et laventriculographie qui mettent en evidence lanomalie typique dece syndrome, a` savoir une ballonisation apicale transitoire duventricule gauche due a` une akinesie anteroapicale. La strategiede prise en charge du STT doit etre optimisee afin deviterdexposer ces patients a` certaines therapeutiques inapproprieeset a` risque de complications graves.Methode. Etude retrospective sur 15 patients ayant presente unSTT et pris en charge au CHU de Nantes.Resultats. Sur les 15 patients, tous avait une presentationtypique de SCA. Il sagissait de 14 femmes et dun hommedont lage moyen etait de 66 ans. Dans tous les cas, un facteurdeclenchant a pu etre mis en evidence en rapport avec unstress intense. Levolution a toujours ete favorable sans aucundece`s, meme si a` la phase aigue, des complications graves sontsurvenues (choc cardiogenique, fibrillation ventriculaire).Latteinte de la fraction dejection du ventricule gauche (FEVG)est seve`re (en moyenne 20 %), une recuperation comple`te esttoujours retrouvee avec une FEVG evaluee a` 60 % a` 3 semaines.Trois patients ont ete thrombolyses a` tort, sans complicationhemorragique.Discussion. Le STT est une cardiomyopathie rare (0,1 a` 4,9 % desSCA). Il survient le plus souvent chez des femmes menopausees,toujours dans un contexte de stress intense physique ou emotionnel.</p></li></ul>

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