Les unités de supplétifs militaires et les commandos ...· • Les supplétifs des Forces Armées

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  • Les units de suppltifs militaires et les commandos rattachs aux Troupes dAfrique Noire en Extrme-Orient

    En Indochine suite aux oprations malheureuses sur la RC 4, lanne 1951 est caractrise, entre autres, par la conjonction de deux mesures dorganisation :

    La mise en place de bataillons de renfort venus dAfrique Noire sous forme de BMTS ou de Bataillon de Marche,

    La mise sur pied dunits de suppltifs et de commandos notamment au Nord Vietnam o, prcisment, sont implants les bataillons prcdemment cits.

    Les effets de ces deux mesures perdureront jusqu larrt total des oprations la fin de lt 1954. Les BMTS et les Bataillons de Marches furent mis en place principalement au Tonkin o la situation tait juge la plus critique. Cest dans cette zone quils coexistrent avec des formations de deux natures diffrentes :

    Les units de suppltifs : compagnies de commandos suppltifs (CCS), compagnies de suppltifs militaires (CSM) et compagnies lgres de suppltifs militaires (CLSM)

    Les commandos, crs gnralement partir de personnels dunits de suppltifs encadrs par des europens.

    Les units de suppltifs militaires Apparus au Tonkin vers 1890, les partisans sont utiliss comme auxiliaires par les garnisons des postes implants dans les rgions frontalires. Choisis parmi les villageois les plus nergiques et les plus vigoureux, ils recevaient un fusil et des cartouches. A partir de 1950, ils prennent la dnomination de Suppltifs militaires et sont classs en deux catgories :

    Les suppltifs des Forces Terrestres dExtrme- Orient (FTEO) groups en - Compagnies de Commandos Suppltifs (CCS) et Compagnies de Suppltifs Militaires (CSM) qui sont des units mobiles avec un encadrement europen relativement important ainsi quun armement et un quipement significatifs ; - Compagnies Lgres de Suppltifs Militaires (CLSM), units plutt statiques encadrement autochtone utilises pour des missions de garde.

    Les suppltifs des Forces Armes Vietnamiennes (FAVN) groups en Compagnie Lgres

    de Suppltifs Vietnamiens (CLSVN), utilises de la mme manire que les CLSM des FTEO.

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  • Les commandos Dans la stratgie fixe par le Gnral de Lattre pour protger le Tonkin utile venait en bonne place la constitution de Commandos, spcialement entrans au combat de nuit et de jungle. Leur primtre daction se situait lintrieur du Delta et sur tout son pourtour. Mis sur pied en 1951, ils eurent pour mission de traquer le renseignement et dapporter une riposte aux coups de main et aux embuscades du Vietminh. Forts dune centaine dhommes et composs dlments autochtones, ils comprenaient danciens bo do tirs des camps dinternement militaire. Courageux, endurants, ils avaient une parfaite connaissance du terrain, des habitants et de lennemi De jeunes officiers et sous-officiers franais encadraient les commandos : le capitaine Delayen, les lieutenants Rusconi et Romary, l'adjudant-chef Vandenberghe. Ces commandos furent les yeux des autorits militaires auxquelles ils fournirent de prcieux renseignements, fruits dembuscades et de raids-clairs audacieux pousss parfois trs loin en zone vietminh. Mais, une unit de suppltifs ou un commando ne pouvait tre laiss totalement autonome. Elle, ou il, devait tre rattach(e) une unit plus importante du niveau bataillonnaire.

    Aprs avoir tudi les Troupes dAfrique Noire et leurs insignes, ce complment se propose didentifier les units suppltives et les commandos qui leur ont t rattachs ainsi que de prsenter les insignes de ces formations. Mais, cet objectif nest pas sans difficults de plusieurs natures. Le problme du rattachement : Sagissant du type de rattachement, il pouvait revtir trois formes :

    Simplement administratif et logistique, dans ce cas il est difficile de considrer que lunit rattache appartenait au bataillon ;

    Oprationnel, dans ce cas, on peut considrer que lunit fait partie du bataillon dont elle partage la mission ;

    Oprationnel et administratif, ce qui revient au cas prcdent La formation de rattachement a pu voluer au fil du temps. Telle unit a pu successivement tre rattache une formation des Troupes Coloniales puis une formation non coloniale, ou vice versa. Voici un exemple : Le Commando 16 a t rattach, en ce qui concerne ses suppltifs : - de sa cration le 15 juillet 1951 au 5 octobre 1951 au BM 2 / ACF - du 6 octobre 1951 au 28 fvrier 1953 au II/3e Rgiment de Tirailleurs Marocains - du 1er mars 1953 au 31 juillet 1953 la 71e Cie de Quartier Gnral - du 1er aot 1953 au 30 septembre 1953 la 1re Cie de Transport et de QG Quant son encadrement, il tait rattach au CITAPI.

    Premier principe guidant cette tude : La nature du rattachement nest pas prise en considration, la formation a t rattache

    pendant une priode donne un BMTS ou un Bataillon de Marche africain point !

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  • Le problme de linventaire : Pour lessentiel, il existe trois documents pour faire linventaire des commandos et des units de suppltifs rattachs des BMTS ou des Bataillons de marche africains :

    Le Bulletin Spcial de Symboles & Traditions Commandos et Forces Suppltives. Indochine 1945-1954 . Malgr son srieux, il apporte peu dinformations sur le rattachement des units suppltives et des commandos.

    Deux autres sont plus clairants sur cette problmatique. Ils sont tous les deux du mme auteur, Jean-Pierre Pissardy.

    Le premier est larticle Les units africaines en Extrme-Orient paru dans la Revue Militaria , numro 64, dat de dcembre 1990. Les bataillons sont rpertoris et, pour chacun deux, lauteur identifie les commandos et les formations de suppltifs qui lui taient rattachs. Il se limite citer ces formations et ne donne ni dates ni prcisions.

    Le second est louvrage Commandos Nord-Vietnam 1951-1954 publi par Indo-

    Editions en dcembre 1999. Pour chaque commando, lauteur voque ce quil appelle le Rattachement administratif et cite les units de rattachement avec, trs souvent, les priodes. Il est noter que contrairement larticle prcdent les formations de suppltifs ne sont pas cites (trs logiquement puisque ce nest pas le sujet du livre). Tout au plus a-t-on lindication de lunit suppltive partir de laquelle le commando fut cr.

    Le problme est que ces informations ne se recoupent pas systmatiquement. Ici encore, un exemple sur les commandos sera plus explicite. Sagissant des commandos rattachs au 29e BMTS : - larticle de la revue Militaria cite les Commandos 4, 35 et 43, - le livre Commandos Nord-Vietnam cite les commandos 4 et 5. On peut concevoir qu'entre 1990, anne de rdaction de son article, et 1999, anne de parution de son livre, lauteur a d affiner la connaissance des units qui nous intressent. Si certaines taient dans son article et ne se retrouvent pas dans son livre, c'est vraisemblablement que les rattachements n'taient pas avrs ou confirms. Pour cette tude, ne disposant pas dautre source pour les units suppltives, force est dutiliser les indications de larticle de 1990. Par contre pour les commandos, le livre, source la plus rcente, fera foi, moins que des lecteurs aient dautres informations apporter.

    Deuxime principe guidant cette tude : Les units suppltives cites sont tires de larticle de 1990 de Jean-Pierre Pissardy, par contre

    les commandos prsents sont qui figurent dans son livre datant de 1999.

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  • Problme de linsigne port durant la priode de rattachement un bataillon : La question sest pose de la prsentation des insignes des commandos et des units de suppltifs quand il y a pluralit. Il y a deux options :

    Loption minimaliste consistait prendre en compte, pour un mme commando ou compagnie de suppltifs, les seuls insignes ports durant la priode de rattachement. Si lon optait pour cette premire solution, il fallait bien sr connaitre les dates de rattachement ces units colos ainsi que les dates de fabrication des diffrentes versions, ce qui n'avait rien d'vident.

    Loption maximaliste tait de prsenter tous les insignes de la formation sans chercher savoir sils avaient t ports lpoque du rattachement un Bataillon dAfrique Noire.

    Devant la complexit de loption minimaliste, il a t jug prfrable de choisir la solution qui consiste prsenter tous les insignes avec, quand cela est possible, un avis sur linsigne vraisemblablement port pendant la priode de rattachement.

    Troisime principe guidant cette tude : Pour un mme commando ou une mme unit de suppltifs tous les insignes connus seront prsents sans chercher identifier celui ou ceux qui ont t ports pendant la priode de

    rattachement. Problme des insignes prsents dans cette tude : Les insignes des commandos et des units de suppltifs concerns sont relativement rares compte tenu des effectifs et des dures dexistence de ces formations. Il a donc fallu aller piocher de multiples sources (internet, documentation papier, scans dinsignes rels). Afin de ne pas alourdir les prsentations, il nen sera pas fait mention. Si un insigne a t fabriqu par une maison spcialise, lavers et le revers seront prsents. Par contre, sil sagit dinsignes de fabrication artisanale, seul lavers sera prsent. La majorit des scans ont t fournis par un collectionneur qui a pour principe de ne jamais prsenter les dos , ceci afin de ne pas donner dindications aux contrefacteurs puisque, hlas, le monde de la collection a ses aigrefins et ses bidouilleurs sans scrupules. En remerciant trs vivement ce collectionneur, le rdacteur de cet article lassure du respect de cette prescription.

    Quatrime principe guidant cette tude : Dans la mesure du possible, lavers et le revers de chaque insigne sont prsents, lexception

    des insignes de fabrication artisanale dont seul lavers est prsent. Un mot sur la traduction des sinogrammes, des ca