Partout Ici mai 2015

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Course à pied HOME magazine Marie-Josée Leblanc Home staging MerVeilleuses Karine Champagne Patrice Godin Bruny Surin

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    ENTREVUE

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    Sain le printemps !

    BRUNY SURINENGAGEMENT ET PERSVRANCE

    KARINE CHAMPAGNELA POUSSIRE PEUT ATTENDRE

    PATRICE GODINLA COURSE EN MODE ULTRA

    sign Le Blanc Home Staging / v

    ol 1 Mai 2015

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  • Courir. Petit verbe de 6 lettres qui est sur toutes les lvres et qui change des vies. Pour moi, la course pied a fait partie de ma vie et sest imprime dans ma mmoire sensitive au fil des 15 dernires annes comme une trace de pied dans un bton encore humide.

    En 2e secondaire, lcole tenait une course du midi 1 fois lan. La Course des Marmottes. Cinq kilomtres, si me souviens bien. Je regardais les gazelles raliser des temps sous les 30 minutes en me disant que ce ntait pas pour moi. Pas capable. De 13 15 ans, ctait le club dathltisme ESPOIR de LExternat Sacr-Coeur dont je faisais partie. Comme sprinteuse. Avec comme hros Bruni Surin. Je regardais les demi-fondeurs se faire aller dans le training voisin, pensant que jamais je ne pourrais durer plus de quelques minutes. Des entranements aprs les classes. Le weekend, des amis, sourire en coin, me mettant au dfi, des soirs dados, de les semer, gougounes de plastique aux pieds. Faire des boucles en training des soirs dhi-ver, dchirer mes leggings brods aux couleurs du club cause dune chute. Penser que mes parents vont tre fachs devant cette centaine de dollars trous.

    Jai dj t parmi le top 4 avant la finale du 100m aux Jeux du Qubec. Jai ralis ce jour-l, avec les explications de mon entraneur, que lalimentation y tait pour beaucoup. Davantage proccupe par mon poids que ma performance lge ingrat de 14 ans, je navais pas donn assez dnergie mon corps pour raliser la mme performance en semi-finale quen finale, 1 ou 2 heures plus tard. Mais javais des spikes autographis par Donovan Bailey. Courir, cest la premire vraie source de sueur que jai connue en dcouvrant les centres sportifs, 19 ans. Y aller trop souvent, coups de 1 heure de jogging intense, plus de 5 fois semaine. Avec comme seul objectif non pas la sant, mais la perte de poids. Je me souviendrai toujours dun entraneur-employ qui ma demand si je mentranais pour une discipline prcise. Encore aujourdhui, je me

    demande de quoi j'avais lair, courir comme si ma vie en dpendait.Jaurais pu lui rpondre : Non, je suis juste une fille de 19 ans mal dans sa peau qui veut autant disparatre que trouver qui elle est .

    Courir, ce sont mes magnifiques espadrilles colores si confor-tables que je ne veux pas remplacer. Mon treadmill achet un

    moment de vie o il valait plus pour moi quune voiture ou un bijou prcieux. Cest me sentir imposteur au premier

    5km organis auquel je me suis inscrite, regardant tous ces gens sauter sur place la ligne de dpart.

    Cest mon chien Basilic qui me donne une splen-dide raison dy aller au quotidien, toutou tant souvent plus en forme que moi. Cest faire le vide, prendre lair, parfois tourner en rond en sachant que je vais quelque part avec ces pas. Toujours plus proche de moi, plus loin des tracas. Cest me faire la morale parce que

    je veux sauter une journe, parce que jai man-qu un mois, que je me suis manque, moi. Cest

    faire mon 5 km en mode 3 minutes de course/2 minutes de marche et raconter mon chum que je

    lai fait sans marcher, pour avoir limpression que jy arriverai demain.

    On court aprs le temps, au quotidien, pour tout faire entrer dans un 24 heures bien compt. Alors quon souhaiterait tous arrter de courir au sens figur, un plus grand nombre de gens chaque jour veulent vivre ce verbe et le font, un pas la fois. La seule chose dont je suis certaine, cest que courir donne du temps, fait du bien, rapproche de soi et souvent des autres et peut changer la vie, au complet ou en partie.

    dit rial

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    ENTREVUEPar Catherine Verdon

    La course pied, cest synonyme de quoi pour vous ?

    P : Libert. Cest le premier mot qui me vient.J : Moi aussi. Principalement par mes dplacements. Pour linstant, je nai pas trouv de situation o on ne peut pas passer pied. Que le mtro soit ferm, que le train soit pass pied, on passe partout. P : Je suis jaloux; pas parce quil court plus vite que moi, mais parce quil va travailler en courant. Jaimerais pouvoir le faire. Je lai fait quand je travaillais TVA. De Boucherville, cest 16 km le matin et 16 km le soir, mais je nai pas des horaires fixes. Cette distance fait un bon entranement.

    Ultra-marathon, pour plusieurs gens, a peut sonner comme trop . On devine la question : quand est-ce assez ? Que rpondez-vous cela ?

    P : Ce nest jamais assez. J : Les gens regardent seulement le rsultat et ont limpression quon a commenc a du jour au lendemain. Pour y arriver, cest une trs longue progression, qui, graduelle-ment, nous fait dcouvrir nos limites, tester jusquo on peut aller. Au dbut, je navais pas le got de courir des ultra-marathons. Je me disais, comme tout le monde, que ctait trop long. Sur 10 ans, avec mes progressions, ce nest pas si difficile. Il faut seulement courir et aller plus loin. On court 160 km : le lendemain, nous avons des courbatures, mais 3 jours aprs, cest fini. Cest un travail de plusieurs annes. La prparation est extrmement minutieuse.

    Un peu comme un baccalaurat qui prparerait au doctorat de la course ?

    P : Le corps shabitue tout. Les gens voient le 160 km de faon crbrale. La tte te fait un doigt dhonneur quand tu dis que tu vas aller courir un 160 km. Il faut se prparer mentalement, habituer sa tte a. Il y a un gros travail mental dans ces courses. Si tu te dis que tu fais 80 km et que rendu 80 km, quelquun te dit de continuer, mentalement, tu vas te dire non, non, jai dit 80, je suis 80. Mais, pour 160 km, 80, cest la moiti; ensuite, tu commences gruger dans la moiti de la fin.

    J : De mon premier 160 km, je ne me souviens pas vraiment du premier 40 km; cest le quart de la course. Pour moi, il ne sest rien pass; il en reste encore 120. Mais si javais fait un 40 km, je men rappellerais. Le cerveau sadapte. On arrive au bout, pas sans sen rendre compte, mais ce nest pas si difficile que lon pense. La limite nest pas 160 km. La limite est bien plus loin.

    Comme quoi ?

    J : Je nai aucune ide !P : En Californie, il y a des 200 milles. Donc, 2 fois 160 km.

    Donc l, a te tente ?

    P : Oh oui, vraiment !

    Il y a toute la partie corps : lalimentation, le sommeil, lentranement, qui est srement trs importante pour vous, mais y a t-il dautres choses qui sont primordiales pour vous, comme la mditation peut-tre, qui ferait partie de votre rythme de vie de coureur ?

    P : Je trouve que je ne mdite pas assez. un moment, je me disais que courir, cest comme mditer. Oui et non, ce sont deux choses distinctes. Une aide lautre.

    Est-ce que la course peut remplacer la mditation pour certaines personnes ?

    P : Jai lu le livre dun moine bouddhiste qui disait : Tu cours, tu cours ; tu mdites, tu mdites. Tu ne peux pas faire les deux en mme temps. Jy crois. Mentalement, la mditation, cest une force, pour aider le corps avec la douleur, etc.J : Pour linstant, pour moi, la course se suffit elle-mme. a peut paratre extrmement rptitif, surtout dans mon cas, parce que ce sont des allers-retours. La course, peu importe la distance, ne se passe jamais comme on pense. Tu ne sais jamais, le matin dune course, comment a va aller. Un matin moche o tu penses que tu vas en baver peut se transformer en la meilleure course que tu as eue depuis 6 mois, tout comme un 10 km que tu prvois tre facile peut tre une horreur. Pour un 160 km, tu nas aucune ide de ce qui va tarriver pendant les 24 heures qui suivent. Il faut continuer. Je nai jamais t du, seulement surpris. Par la suite, il faut partager. Cest le plaisir. Il y a toujours de belles histoires raconter. Il faut le faire pour encourager les autres se lancer dans lav