Vues sommaires sur les moyens de paix pour la France, pour l'Europe, pour les émigrés

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  • Vues sommaires sur les moyens de paix pour la France, pour l'Europe, pour les emigresAuthor(s): Montlosier, Francois-Dominique de ReynaudSource: Foreign and Commonwealth Office Collection, (1796)Published by: The University of Manchester, The John Rylands University LibraryStable URL: http://www.jstor.org/stable/60233548 .Accessed: 11/06/2014 10:47

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  • VUES SOMMAIRES

    SUB

    DES MOYENS DE PAIX.

    Prix Is. 6d.

    '^CauP

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  • m

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  • VUES SOMMAIRES

    SUR DES

    MOYENS DE PAIX

    POUR

    LA FRANCE,

    POUR

    L'EUROPE, pour les EMIGRES.

    PAR M. DE MONTLOSIER, Ancien Depute aux Etats-Generaux de France, & Membre de

    l'Assemblee Nationale Constituante.

    DE L IMPRIMERIE DE BAYLIS, GRE V ILLE-STREET :

    Et se trouve chez J. DEBOFFE, Libra ire, Gerrard-Street; DEBRETT, Piccadilly ; BOOSE Y, Broad-Street, pres de la Bourse-Royale.

    1796.

    j^ftVA

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  • AVANT-PROPOS.

    J

  • vi

    tion ; & comme l'etat actuel de la France est

    voisin de l'epuisement, tandis que ses ennemis

    n'ont requ aucune atteinte dans leur organisation interieure, un des caracteres de cette guerre est

    d'etre necessairement funeste a ceux qui la redui-

    sent-a une lutte d'ambition.

    On n'a jamais assez reflechi que la Revolution

    Franqaise, quoique anti-sociale dans ses principes & dans ses moyens, etait cependant defendue par ses partisans comme une volont6 & un interet na tional. C'est la le caractere de sa puissance. La

    coalition en se deitournant de son objet primitif a mis en evidence des principes & des interets qui ont paru etrangers a l'ordre social qu'il s'agissait de conscrver. C'est une des causes de sa faiblesse.

    -Dans cette position respective des parties bel-

    ligerantes, leur convient-il de continuer la guerre, & sous quels rapports, sous quelles conditions la

    paixest-elle desirable c'est ce que je me propose d'examiner.

    La cause des emigres n'a pu me paraltre etran-

    gere a cette discussion. Non seulement on les

    accuse au-dedans d'etre les auteurs de la guerre

    etrang&re, mats encore de fomenter tous les trou

    bles interieurs. II n'est pas un mouvemcnt de

    mecontentement dans Paris & dans les departe- mens qu'on n'attribue a leur influence. Mais

    comment se fait-il que des hommes qui ont en-

    2 dure

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  • vii

    dure pendant trois ans dans leurs foyers tous les

    coups de la Revolution, sans pouvoir deployer aucun moyen de force, aient acquis autant d'im-

    portance depuis qu'ils sont au-dehors c'est qu'a. Jeur egard la marche de leurs ennemis a encore

    change de caractere.

    Dans les premiers terns de la Revolution, on

    se contenta de les proscrire comme caste ; & des-

    lors leurs interets isol6s ne se rattachaient a aucun

    autre interet; mais apres les avoir aneantis comme

    caste, lorsque la proscription est venu encore les

    atteindre comme citoyens, leurs interets devenus

    communs a tous leur ont donne pour allies tous les

    ennemis de la Revolution, tous ceux qui souffrent

    de ses injustices. Ainsi le point de force pour le gouvernement

    Franqais *, tant a l'egard des emigres que des

    puissances etrangeres, est lorsqu'il s'attache un ique- ment a l'objet primitif de sa Revolution & de sa

    guerre, le point de faiblesse est lorsqu'il cherche

    a l'outre-passer. D'un cote il peut s'assurer la paix au-dehors 8c

    au-dedans, de l'autre les troubles interieurs & la

    guerre etrangere deviendront interminables. Veut-

    * Par gouvernement je n'entends pas ici seulement le Di- re&oire, mais le Conseil des Cinq-Cents, celui des Anciens, les nouvelles formes judiciaires, toute l'administration.

    il

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  • viii

    il risquer les conquetes de sa Revolution, veut-il

    perpetuer ce mouvement destructeur qui, apres avoir aneanti tout ce qui existait, ne cesse de frap-

    per sur tout ce qui existe, est pres de le frapper lui-mcme ou plutot ne doit-il pas chercher a.

    reparer le vice de son existence actuelle, afin de

    la consolider, jouir avec moderation de ses succes, afin de les assurer Voila toute la question. E11&

    ne roule que sur un seul point: son interet.

    Si, malgre tout l'eclat de ses triomphes, il a un:

    besoin extreme de la cessation de la Revolution &

    de la guerre, si la Revolution ne peut disparaitre

    qu'en ralliant toutes les classes de proprietaires,

    qu'en faisant disparaitre toute l'influenceHdes hommes sans propriete; en un mot, si un veritable

    gouvernement ne peut se retablir en France, que

    par un retour sage vers les idees douces de mode

    ration & d'equite, 1'acquiescement sincere des

    emigres n'est pas moins utile sous ce rapport au

    mouvement interieur de la France, que celui des

    puissances dans ses relations exterieures,

    Quelque caractere de raison que presentent ces

    idees, mon intention n'est pas de faire croire que tous les emigres s'y rallient. Le plus grand nom-

    bre sans doute les adoptent, plusieurs les rejettent. J'ai deja eu soin de marquer dans un precedent

    t-crit * ceux qui se montrent parmi nous les ar-

    * Des Effets de la Violence & de la Moderation dans les Affanes de Fiance.

    dens

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  • dens antagonistes de toute mesure de conciliation.

    En parlant a ce sujet des folies dangereuses de M.

    d'Entraigues & de M.Ferrand, quelques personnes m'ont accuse d'avoir exagere leurs dispositions. II m'est facile de justifier ce que j'en ai annonce.

    Ilfaut que la hi triomphe, ou il faut perir. 11

    faut que la force reste a la lot, ou nous devons etre

    ensevelis (p. 31). Pourquoi les Royalistes purs &

    les Jacobins ne veulent-ils pas de transaction r

    Cest que le grand caractere & le vrai genie veulent,

    jfideles aux principes quils ont adopt is, 6tre d'abord

    cotisequens dans leurs demarches, en avoir une forte- ment prononcee & tout sacrifier a leurs principes (p. 23). Enfin, puisquil faut le dire, j'aime

    mieux voir la France perir que de la voir

    savilir a cet exces d'ignominie, c'est-a-dire, qu'elle ait une autre constitution que l'ancien regime

    (p. 69). Voila les propres paroles de M. d'En

    traigues dans un ouvrage publie il y a peu de tems *.

    On peut trouver facilement dans M. Ferrand

    les phrases correspondantes a ces passages. Au

    moment meme ou j'ecris, il est curieux de lire

    divers ecrits qui s'impriment pour prouver que la

    France va revenir a la constitution de quatorze sie- cles. Je dois prevenir que ces auteurs ne sont point

    * Observations sur la Conduite des Puissances Coalisees.

    b a Bedlam;

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  • X

    a Bedlam; ils sont dans tout leur sens, honores dans leur societe, &justement estimes a plusieuis egards.

    M. de Calonne avait annonce a ce sujet des re-

    cherchgs qu'iln'a probablement pasjuge a propos de publier. S'd y avait renonce, & qu'une dis cussion de ce genre put avoir encore quelque

    interet, je me chargerais bien d'examiner ce qu'il

    y a de reel dans toutes ces vues contradictoires

    sur 1'existence d'une constitution de quatorze siccles.

    Un jour il pourra tre interessant de com

    parer dans leurs assertions tous ceux des ecrivains

    d'une certaine classe qui ont prononce une opi nion a ce sujet. Les uns, comme M. l'Abbe

    Talbert, ne vojent de v constitution en France

    quefdepuis le regne de Lpuis XIV, ce fut ulois

    que la France enfanta sa veritable constitution.

    D'autres la font remoater jusqu'a. Clovis, ou la

    voyent etabhe jusques dans les forets de la Ger manic

    jlls ne spj}t pas mpins divises sur .sa nature que iir son qrig^ne. Les uns ne voyent de constitu-

    i tion que les Etats-Generaux regulierement assem

    bles en trois ordres. lis leur attribuent le droit

    souverajn de legislation. Suivant d'autres il ap-

    paitient aux parlemens, les parlemens seuls repre sented les assemblies du Champ de Mars & de

    Mai.

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  • *i

    Mai. lis ont le droit, suivant M. de Blaire, d'op- j poser la volontSconstante dela loi, a la volonte ] Momektanee du prince. D'autres au contraire

    implorent comme constitutionnel ce vieux adage

    Franqais, si veut le Roi, si veut la loi. Suivant

    eux le Roi est despote en-France, les patlemens I

    ne sont que des instrumens de justice.

    Quelques uns, comme M. d'Entraigues,effacent de notre constitution tous les tems feodaux^ tan-

    dis que'd'autres y voyent le berceau m6me de la 1

    constitution Franqaise, ainsi que de toutes les '

    constitutions de TEurope. Enfin en nous citant

    sans cesse les Champs de Mars & de Mai, les As

    semblies de Barons, les Etats-Generaux & Parti-

    culiers des Pro\ inces, ces profonds observateurs'

    paraissent seulement s'accorder sur un point,-c'est

    que le caractere Franqais ne comporte point des I

    assemblies deliberantes.

    Tandis que chacun s'egare sur le texte de cette "^ pretendue constitution, 'les interets particuliers ne J s'egarent pas sur leur objet. La noblesse, le

    clerge, les cours de:justice, les partisans systema-

    tiques de la liberte, les courtisans, chacuh y decouvre ses interets a l'exclusion de ceux des

    autres; toutes les pretentions marchent ainsi avec l'escorte des chartes anciennes qu'elles ont pu re-

    cueillir en leur faveu'r.

    b 2 Rien

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  • xii

    On voit quelle confusion de vuesj d'idees &

    de langage se trouve parmi ces proneurs de la constitution de quatorze siecles ; mais c'est Cette confusion meme qui a ete precieuse a ses inventeurs. lis ont pense qu'a raison de

    l'impossibilite d'attacher aucune idee fixe a. ce mot constitution de quatorze siecles, i) deviendrait selon les circonstances ce qu'on voudiait. Est-on

    fres-puissant, ce sera le despotisme. Est-on force pour l'ordre public de se mettre dans les mains des cours de justice, ce sera les parlemens. Dans d'autres circonstances, ce serait lea Etats-Ge neraux en trois ordres; dms d'autres ce serait une assemblee unique comme da terns de Charle

    magne, &c.

  • aii

    JFrancg avanl la Revolution; mais aujourd'hui 1'interet est tellement dirige vers les evenemens

    qui se succedent, qu'il me paraitrait inconvenable

    dans la crise actuelle de l'Europe, d'aller ofFrir au

    public des recherches sur la loi gombette, ou sur

    celle des ripuaires, sur les capitulaires de Charle-

    magnes, ott sur les constitutions feodales. Ainsi

    il faut bien que je permette pendant quelque tems a cette tourbe qui a si mal juge le present, de

    defigurer encore le passe. Au reste, quels que soientparmi les emigres les \

    dissentimens qui les partagent, & la haine que les i

    partisans plus ou moins deguises du despotisme t

    ontvouee a. ceux qui veulent avec la Monarchie j un ordre stable & non arbitraire dans leur pays; / ces divisions seront au moins une preuve de la

    sincerite de ceux qui, apres avoir rempli noble-

    ment & franchement les devoirs que leur imposait la fidelite, tout en reconnaissant les bienfaits dea

    peuples bons & hospitaliers qui les ont accueilhs, n'en sont pas moins empresses de se reunir a leur

    patrie & de se rattacher a ses destinees. Je suis du nombre de ces Franqais. Je ne

    pretends a. aucune faveur particuliere. Je n'ai rien a reclamer pour moi seul. Je suis meme k Cet egard dans la position la moins avantageuse. J'ai porte les armes contre le gouvernement ac- tuel; j'ai sollicite sa destruction par tous les

    moyens

    I

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  • xiv

    moyens qui etaient en mon pouvoir. Je n'ai fui ma patrie que pour en combattre les nouveauX'

    mattres, tandis. qu'une multitude de Franqais ne l'ont fuie que pour leur epargner des crimes.

    Mais quoique pour les uns & pour les autres la

    France ne me paraisse pas etre arrivee encore au

    point de sentir la necessite d'une reconciliation

    generale, ce moment doit arriver. Que de nou-

    veaux evenemens, qui me paraissent prochains, hatent ce moment, ou l'eloignent encore, il n'en

    est pas moins du devoir d'un honnete homme de

    chercher a effacer des prejuges qui attribuant a la

    masse entiere des emigres des dispositions, des

    sentimens, une doctrine qui n'appartiennent qu'a un petit nombre, peuvent occasionner des me-

    prises injustes. Que les emigres au lieu de porter leur attention

    vers ces hommes temeraires qui, apres avoir

    usurpe aupres d'eux, les fonctions de tribuns du

    peuple, cherchent a eterniser les maux qu'ils ont

    causes, consultent desormais leur situation; qu'ils n'ecoutent qu'eux-memes & leur veritable s...

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