Bilan des d©faillances d'entreprises en 2013

  • View
    286

  • Download
    0

Embed Size (px)

DESCRIPTION

2745 entreprises

Text of Bilan des d©faillances d'entreprises en 2013

  • a BILAN 2013 dfaillances et sauvegardes dentreprises en France

  • LANALYSEANNUELLE

    Altares est un acteur de rfrence des services aux entreprises. Il fournit ses clients des solutions pour acclrer leur croissance dans deux axes majeurs : dveloppement commercial et gestion du risque financier en France, en Europe et linternational.

    Altares propose depuis dbut 2005 deux cycles danalyses trimestrielles, dans deux domaines spcifiques de la connaissance interentreprises, lis aux changes conomiques : lesdfaillancesdentreprisesenFrance,compltesparlessauvegardesdepuislentreenvigueur

    de la loi au 1er janvier 2006 lesretardsdepaiementenEuropePour chacun de ces thmes, Altares publie chaque trimestre une synthse et une analyse des volutions de tendance ; un bilan semestriel et un bilan annuel viennent complter chaque cycle danalyses trimestrielles.Ces analyses sont disponibles sur simple demande aux contacts ci-dessous, et font lobjet dun envoi par mail, ds parution. Elles sont de plus systmatiquement consultables en ligne, sur le site www.altares.fr et peuvent tre tlcharges au format PDF.

    DATE DE PUBLICATION : JEUDI 16 JANVIER 2014

    ALTARES55 avenue des Champs Pierreux

    Immeuble Le Capitole 92012 Nanterre

    contact@altares.frTl : 01 41 37 51 04 Fax : 01 41 37 50 01

    www.altares.frResponsable des tudes

    Thierry MillonTl : 04 72 65 15 51

    RELATIONS PRESSE :

    VP COMMUNICATION Vronique Pouzeratte

    vpouzeratte@vp-communication.com 111,AvenueVictorHugo75116Paris

    Tl : 06 81 29 81 90 www.www.vp-communication.com

  • DFAILLANCES ET SAUVEGARDES DENTREPRISES : ANALYSE ANNUELLE DALTARES

    Plus de 63 000 entreprises ont dfailli en 2013 (+ 3 % / 2012)

    Plus de 269 000 emplois directement menacs.

    Sur le 4me trimestre, les dfaillances dentreprises se stabilisent un niveau lev (16 000)

    Si 2009 demeure le rfrentiel de crise pour beaucoup dacteurs conomiques B2B, 2013 pourrait bien devenir le marqueur pour nombre de dcideurs B2C ! commente Thierry Millon, Responsable des tudes chez Altares. Assches par une succession de crises depuis cinq ans, de nombreuses entreprises avaient rendu les armes en fin danne 2012, laissant augurer dune anne 2013 bien complique. Le fait est que 2013 a confirm que les plaies de 2009 navaient pas cicatris. Le niveau des dfaillances dentreprises reste comparable celui de 2009, et plusieurs rgions et secteurs signent de nouveaux records de sinistralit. Pourtant, si lindustrie, et par extension le B2B, avait pay le plus lourd tribut la crise de 2009, ce sont dsormais les TPE et les acteurs B2C qui portent les stigmates des tensions conomiques du moment. ajoute t-il.

    Le manque dactivit a scell le sort de nombreuses socits fragilises depuis la crise. Prs dun tiers des socits

    dfaillantes en 2013, nont pas publi de bilan depuis au moins 2010, raction dfensive gnralement adopte pour

    masquer une situation dlicate. La moiti prsentait un compte dexploitation dficitaire et manquait gravement

    de trsorerie. En panne de cash, les deux tiers des entreprises dfaillantes ont tent de jouer du crdit fournisseur et

    retarder leurs rglements fournisseurs de plus de 15 jours.

    Les socits plus importantes, dveloppant plus de 15 M de chiffre daffaires, ne sont pas totalement pargnes puisque prs de 180 dentre-elles, soit autant quen 2009, ont dfailli cette anne. Mais l, tout autant que la difficult garnir un carnet de commande, cest la structure financire qui fait dfaut. La moiti des socits prsentait sur le dernier compte disponible une exploitation dficitaire. Les fonds propres sont par ailleurs puiss et reprsentent en moyenne moins de 12 % du total bilan. Difficile dans ces conditions, non seulement denvisager durablement de poursuivre lactivit mais pas davantage de russir la sortie de procdure collective, cest--dire rembourser le passif et rentabiliser lexploitation. Explique Thierry Millon.

    >

    PANORAMAGNRAL

    3/34

    VP Communication

    Vronique Pouzeratte - Attache de presse

    Tl : 06 81 29 81 90

    vpouzeratte@vp-communication.com

    CONTACTS PRESSE

    Altares

    Thierry Millon - Responsable des tudes

    Tl : 04 72 65 15 51

    thierry.millon@altares.fr

    NANTERRE, LE JEUDI 16 JANVIER 2014

  • NANTERRE, LE JEUDI 16 JANVIER 2014

    Le seuil des 60 000 cessations de paiement a t franchi en 2013

    Le seuil des 60 000 cessations de paiement a t franchi cette anne pour la premire fois depuis 2009, qui en avait

    connu 62 300. 61 468 Redressements Judiciaires (RJ) ou Liquidations judiciaires (LJ) directes ont t ouverts par les

    tribunaux ; un nombre en augmentation de 2,8 % par rapport 2012.

    A ces RJLJ, sajoutent 1 633 ouvertures de sauvegarde (+ 9 %). Ce sont donc 63 101 dfaillances qui auront t prononces

    cette anne (+ 3 %), un nombre trs proche de celui observ en 2009 (63 709).

    La fin de lanne semble vouloir exprimer une meilleure tendance avec un arrt de la hausse des RJLJ. Cependant, encore

    16 000 dfaillances ont t prononces sur le dernier trimestre, un volume comparable celui des quatrimes trimestres

    2008 et 2009.

    2009 2010 2011 2012* 2013*Evolution

    2013/2012 T4 2012 T4 2013Evolution

    2013/2012

    Sauvegardes 1396 1261 1419 1498 1633 9,0 % 381 417 9,4 %

    Redressement judiciaire ou Liquidation Judiciaire directe

    19 614 18 842 18 807 18 475 18 465 - 0,1 % 4 994 5 007 0,3 %

    Dont RJ 19 614 18 842 18 807 18 475 18 465 - 0,1 % 4 994 5 007 0,3 %

    Dont LJ 42 699 40 454 40 211 41 305 43 003 4,1% 11 073 11 061 - 0,1 %

    TOTAL FRANCE 63 709 60 557 60 437 61 278 63 101 3,0% 16 448 16 485 0,2 %

    Dont PME > 50 salaris 666 472 515 562 565 0,5% 144 141 - 2,1 %

    Ensemble Emplois menacs

    257 200 242 500 247 200 268 400 269 300 0,3% 66 900 71 900 7,5 %

    *Situation au 6 janvier

    68 % des jugements sont des liquidations directes en 2013

    Les ouvertures de sauvegardes augmentent (9 %) trois fois plus vite que celles des RJLJ (3 %), mais ne reprsentent toujours

    qu peine 3 % de lensemble des procdures prononces. Lessentiel des jugements (68 %) sont des liquidations judiciaires

    directes.

    La plupart des entreprises se prsentent en effet devant le tribunal tardivement et dans une situation financire

    irrmdiablement compromise. Ce constat est particulirement vrai pour les structures les plus modestes. Prs de 20 % des

    micro-entreprises sans salari se voient immdiatement liquides par le tribunal ; cest linverse pour les socits de plus de

    50 salaris, plus de 80 % sont autorises poursuivre leur activit pour tenter de mettre en place un plan de remboursement

    (redressement) ou de cession.

    Cette possibilit de redressement offerte ces PME-ETI est essentielle pour le maintien de lconomie et de lemploi sur

    les territoires. En effet, si ces socits de plus de 50 salaris concernent seulement 1 % de lensemble des dfaillances, elles

    reprsentent en revanche 25 % des emplois menacs (66 000 sur 269 000 en 2013).>

    PANORAMAGNRAL

    4/34

    VP Communication

    Vronique Pouzeratte - Attache de presse

    Tl : 06 81 29 81 90

    vpouzeratte@vp-communication.com

    CONTACTS PRESSE

    Altares

    Thierry Millon - Responsable des tudes

    Tl : 04 72 65 15 51

    thierry.millon@altares.fr

  • La sinistralit des TPE au plus haut

    Les micro entreprises sans salaris : en dpit dune conjoncture difficile, elles sont toujours moins nombreuses dposer le bilan, avec un peu plus de 24 300 cette anne (- 0,6 %) ; cest 4 400 de moins quil y a cinq ans. Bien que

    ces structures souffrent elles-aussi du contexte conomique, elles peuvent cependant tre financirement un peu

    plus souples, en particulier parce quelles nont pas la contrainte de devoir disposer de la trsorerie indispensable

    au paiement dun salaire. Par ailleurs, le ralentissement des crations dentreprises agit mcaniquement de faon

    favorable sur lvolution des dfaillances dentreprises sans salari. Sur 2013, les RJLJ dentreprises ges de moins de

    cinq ans (une dfaillance sur deux) reculent de 2 % ; sur le dernier trimestre, et la baisse sacclre (- 4 %).

    TPE employant des salaris : 18 400 TPE de 1 ou 2 salaris ont dfailli (+ 6 %), cest 2 200 de plus quen 2009. Prs de 9 500 TPE de 3 5 salaris ont dpos le bilan en 2013 (+ 3 %), volume comparable 2009, et plus de 4 600 TPE

    de 6 9 salaris (+ 10 %). Ces dernires sont gnralement plus anciennes, cest pourquoi nous retrouvons des

    volutions svres sur la sinistralit des entreprises ges dau moins 5 ans (30 000 entreprises ; + 8 %).

    PME de plus de 20 salaris : celles-ci offrent davantage de rsistance. Un peu plus de 1 800 ont t contraintes de dposer le bilan, cest 1 % de moins par rapport 2012. En 2009, elles avaient t 2 000 soit 10 % de plus. Les

    plus grandes dentre-elles demeurent, nanmoins, sous pression. 177 socits dveloppant plus de 15 M de chiffre

    daffaires ont dfailli en 2013, il sagit l dun niveau historique.

    Des niveaux record pour plusieurs secteurs du B2C

    Latonie de la consommation des mnages pse dans de nombreux secteurs, en particulier ceux orients B2C. Dans

    plusieurs activits, le nombre des dfaillances dentreprises 2013 dpasse celui constat en 2009.

    Cest le cas pour le commerce de dtail. 8 523 commerants ont dpos le bilan en 2013. Cela reprsente une

    augmentation de + 4,5 % par rapport 2012. En 2009, ce secteur avait atteint 8 200 dfaillances, volume jamais dpass

    depuis. 694 magasins multi-rayons (+ 9 %) ont dpos le bilan en 2013, cest 25 % de plus quen 2009 ; 200 ont dfailli sur

    le seul dernier trimestre (+ 18 %). Parmi ces magasins, le commerce dalimentation