Le pseudo-myxome péritonéal : un diagnostic à ne pas méconnaître devant une ascite exsudative

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    30-Dec-2016

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<ul><li><p>A164 68e Congrs de la Socit francaise de mdecine interne, Saint-Malo, 1214dcembre 2013 / La Revue de mdecine interne 34S (2013) A80A180</p><p>Lors de sa dernire hospitalisation il est not la prise rpte dedoucheschaudes, demanirequasi compulsive, avecuneffet rapidemais bref sur les symptmes, et ceci depuis les premires crises il ya des annes. Nous voquons, par exclusion, le diagnostic de SHC,et proposons au patient un sevrage complet du cannabis. Le patientna pour linstant pas prsent de nouvelle crise.Discussion. Depuis sa premire description par Allen et al. en2004 [2], plus de 130 cas ont t dcrit, permettant de mieuxconnatre les caractristiques de ce syndrome, avec une volutionen 3phases, des prodromes strotyps, le signe quasi pathogno-monique de la prise compulsive de douche chaude et labsence dercidive aprs sevrage dnitif. Divers critres diagnostiques ontt proposs, les plus rcents reposant sur la plus grande srie por-tant sur 98patients [3]. Le mcanisme physiopathologique seraitune diminution du pristaltisme intestinal, un retard de vidangegastrique et une dysrgulation du systme limbique au niveauhypothalamo-hypophysaire, lis la stimulation chronique par letetrahydrocannabinol sur le rcepteur cannabinoide 1 (CB1) pr-sent au niveau crbral et intestinal. Le caractre cyclique serait li la longue demie vie du THC et sa liposolubilit. Leffet bnquedes douches chaudes serait li la stimulation des centres ther-morgulateurs hypothalamiques, rprimant celle du CB1ou unevasodilatation cutane entranant une redistribution du ux vascu-laire de lintestin vers la peau, levant la vasodilatation intestinaleinduite par la stimulation de CB1 [1].Conclusion. Le SHC est un syndrome mconnu, li lusagechronique du cannabis, dont la frquence est probablement sousvalue. Sa connaissance permettrait de rduire les errances diag-nostiques, mme si un bilan exhaustif semble important pourcarter les autres causes de vomissements.Rfrences[1] Galli, et al. Curr Drug Abuse Rev 2011;4(4):2419.[2] Allen, et al. Gut 2004;53(11):156670.[3] Simonetto, et al. Mayo Clin Proc 2012;87(2):1149.</p><p>http://dx.doi.org/10.1016/j.revmed.2013.10.296</p><p>CA174Intrt du TEP scanner danslexploration dun syndrome devomissements cycliques idiopathiquesA. Lachauda, E. Guedjb, S. Poli a, N. Cohena,P. Belenotti a, A. Benyaminec, N. Enea,J. Serratricea, P.-J. Weilleraa Mdecine interne, CHU la Timone, Marseille, Franceb Mdecine nuclaire, CHU la Timone, Marseille, Francec Mdecine interne, Assistance publiqueHpitaux de Marseille,Marseille, France</p><p>Introduction. Le syndrome de vomissement cyclique idiopathique(SVCI) est une affection dnie par des accs de vomissementsdurant de quelques heures quelques jours et spars par sesintervalles libres de symptmes. Le SVCI volue dans un contextefamilial. Il peut tre associ des douleurs abdominales une photo-phobie de lavre et unedshydratation avecdes troubles ioniquesmajeurs. La normalit des examens complmentaires enparticulierdimagerie neurologique est ncessaire au diagnostic. Il est ainsirapproch de la migraine (critres de ROME III). Nous rapportonslaspect du TEP scanner crbral au cours des accs propos duneobservation chez ladulte jeune.Patients et mthodes. Un patient g de 20ans prsente depuislge de 13ans des accs de nauses et vomissements avec dshy-dratation, ne rpondant pas aux traitements symptomatiques antinaupathiques. Le diagnostic de SVCI est nalement voqu aprs7 ans dvolution, confort par une exploration par TEP scannercrbral.Rsultats. Un jeune homme de 20ans est adress en 2011pourlexploration de crises rptes de vomissements dont les explo-rations endoscopiques sont restes ngatives. Il a un pass de</p><p>convulsion fbrile et est en chec de formation professionnellecompte tenu de la frquence des crises. Celles-ci surviennent lematin au rveil et sont prcdes la veille dune sensation depesanteur intestinale. Les vomissements sont abondants incoer-cibles ncessitant une rhydratation intraveineuse de plusieursjours chaque pisode, justiant un amaigrissement de 3kilos.Lexamen neurologique est normal en particulier on ne notepas de syndrome crbelleux. Limagerie crbrale par rso-nance magntique est normale, ainsi que la ponction lombaireet llectroencphalogramme. Lexploration biologique ne montrepas de syndrome inammatoire au moment des accs de vomis-sements. Il existe en revanche une alcalose hypokalimique avecparfois un retentissement sur le trac lectrocardiographique,justiant des hospitalisations rptes et une rhydratation IV.Linterrogatoire rapporte la notion de migraine familiale. Le dia-gnostic de SVCI est voqu et une exploration par dbit sanguincrbral est propose pour objectiver le trouble circulatoire. Cedernier montre un hypermtabolisme intense touchant linsulapostrieur droit et un hypomtabolisme de la rgion insulo-operculaire gauche et du cortex parital au moment dun accs. Letraitement par amitriptyline instaur est spectaculairement ef-cace, avec deux ans de recul.Discussion. Le SVCI est caractris par des crises de vomisse-ments strotyps, durant de quelques heures quelques jours.Ce syndrome reste mal connu, pourtant il entrane une morbiditimportante et retentit sur la qualit de vie des patients. On estimeque jusqu 14%despatients suivis pour vomissements inexpliqusprsentent un SVCI. Lhypothse dune dysautonomie, est souleve.Son association des phnomnes migraineux et lefcacit destryptans fait discuter son origine vasculaire. Notre observation etles anomalies de limagerie fonctionnelle crbrale retrouves aucours de la crise appuient cette hypothse.Conclusion. Le SVCI reste largement sous-diagnostiqu et sondiagnostic est avant tout clinique sur la ngativit du bilan etles critres de Rome III. Il est possible que limagerie TEP puisseconforter le diagnostic et permet de mieux comprendre la ra-lit dune pathologie fonctionnelle en objectivant les phnomnesmicrovasculaires.Pour en savoir plusEwans RW, et al. Head. 2013;53:9846.</p><p>http://dx.doi.org/10.1016/j.revmed.2013.10.297</p><p>CA175Le pseudo-myxome pritonal : undiagnostic ne pas mconnatredevant une ascite exsudativeS. Mrabet , A. Bouker , A. Atig , N. Ghannouchi ,E. Benjazia , M. Khelifa , F. BahriMdecine interne, CHU Farhat Hached, Sousse, Tunisie</p><p>Introduction. Le pseudo-myxome pritonal est une maladie rare,classiquement dpiste par la dcouverte de glatine au coursdune laparotomie. Grce limmuno-histochimie, il est dsormaisadmis que son origine est principalement appendiculaire et nonovarienne. Il sagit dune pathologie maligne border line du faitde son invitable progression en labsence de prise en charge th-rapeutique adapte.Patients et mthodes. Nous rapportons une observation dunpseudo-myxomepritonal rvl par une ascite exsudative isole.Rsultats. Il sagit dune patiente ge de 60ans mnopause, sansantcdents pathologiques, hospitalise pour une ascite de grandeabondance. Lexamen physique ne rvle ni vre, ni syndromedmateux ou tumoral ni signes dhypertension portale. La ponc-tion dascite a ramen un liquide jaune citrin, exsudatif de formulelymphocytaire avec prsence de quelques cellules pithliales denature bnigne. La biologie a montr un syndrome inammatoire.Par ailleurs, le bilan hpatique, la fonction rnale, la calcmie etlhmogramme sont normaux. Le bilan tuberculeux est revenu</p></li><li><p>68e Congrs de la Socit francaise de mdecine interne, Saint-Malo, 1214dcembre 2013 / La Revue de mdecine interne 34S (2013) A80A180 A165</p><p>ngatif. Le scanner abdominopelvien a objectiv seulement uneascite de grande abondance et pas dautres anomalies et le dopplera trouv des veines sus-hpatiques permables. La colonoscopietait difcile faire cause de labondance de lascite.Une clioscopie diagnostique a mis en vidence une ascite demoyenne abondance sreuse avec innombrables vsicules libresxes au pritoine, une conversion en laparotomie ralise pourmieux explorer le pritoine a montr un appendice friable, perfor,faisant sourdre un liquide glatineux.Lexamen anatomopathologique a conclu un mucocle appen-diculaire rompue avec prsence dun adnome appendiculairefestonn avec dysplasie de bas grade et un pseudo-myxome pri-tonal avec prsence dimplants pithliaux non invasifs de mmeaspect que celui du revtement appendiculaire dnissant lamala-die glatineuse de pritoine.Aprs lappendicectomie et une chirurgie de cytorduction, lapatiente a t programme pour une chimiothrapie.Conclusion. Notre observation nous mne penser au pseudo-myxome pritonal devant une ascite exsudative dont lenqutetiologique reste ngative avant la clioscopie et avertir le chirur-gien sur la possibilit dun pseudo-myxome pritonal pour uneprise en charge adquate.</p><p>http://dx.doi.org/10.1016/j.revmed.2013.10.298</p><p>CA176Adnocarcinome colique etacromtastase du talusK. Maatallah , K. Ben Abdelghani , L. Souabni ,A. Ben Tekaya , S. Kassab , A. Laatar , L. ZakraouiRhumatologie, centre hospitalo-universitaire Mongi Slim, Tunis,Tunisie</p><p>Introduction. Les mtastases des mains et des pieds (acromtas-tase) sont inhabituelles. Lesmtastasesdespieds reprsentent0,1%de toutes les localisations secondaires. Au dpart, le tableau cli-nique peut tre trompeur retardant ainsi le diagnostic.Patients et mthodes. Nous rapportons lobservation originale demtastase du talus dorigine digestive, mimant une talalgie.Observation. Mme Z.S., ge de 63ans, a consult pour une talal-gie gauche voluant depuis 2mois, dintensit progressive, dallureinammatoire et rsistante au traitement mdical. Linterrogatoirene rvlait pas de notion de traumatisme. Il y un an, elle aprsent un adnocarcinome de la jonction recto-sigmodienneclasse pT3-N1-M0selon la classication TNM. Elle a eu alors unehemicolectomie gauche avec rsection et anastomose colo-rectalesans traitement adjuvant. Six mois plus tard, elle a dvelopp desmtastases pulmonaires, qui ont t traites par chimiothrapie.Lexamen rvlait une douleur la pression du talon gauche. Ilny avait pas de signes inammatoires en regard ni dulcrationcutane. La mobilisation de la cheville ntait pas douloureuse.En revanche, larticulation sous-talienne tait limite et de mobi-lisation douloureuse. Limagerie standard a objectiv une largelsion htrogne du talus gauche prdominance lytique, nesaccompagnant pas de rupture de la corticale. Il existait un pais-sissement des parties molles en regard. La scintigraphie osseusea montr un foyer de xation intense localise au talus gauche.Limagerie par rsonance magntique du pied a mis en videncece processus tissulaire lytique qui envahissait les parties molles enregard, et entranait une disparition de la graisse sous-cutane. Ilny avait pas danomalies de larticulation sous-talienne. Une biop-sie osseuse faite au sein de la lsion et a permis de conrmer lediagnostic. Il sagissait ainsi dune mtastase osseuse et des partiesmolles par un adnocarcinome bien diffrenci. Au vu des ant-cdents de la patiente et de laspect histologique, le diagnostic delsion secondaire du talus a t ainsi retenu. Une amputation de lajambe gauche a t effectue. La patiente a galement recu une 2e</p><p>ligne de chimiothrapie. Les suites sont simples aprs un recul decinq mois.</p><p>Conclusion. Lacromtastase du pied est une entit rare. Sa prsen-tation clinique peutmimer les pathologies les plus banales du pied.Il faut toujours garder lesprit cette ventualit, surtout lorsquilexiste un contexte de noplasme malin primitif connu.</p><p>http://dx.doi.org/10.1016/j.revmed.2013.10.299</p><p>CA177Cholangite sclrosante ischmique aucours de la maladie de Rendu-Osler. propos dun casQ. Maestraggia, A. Servettaza, V. Laurant-Nola,R. Kianmaneshb, D. Sommacaleb, R. Jaussaudaa Mdecine interne, maladies infectieuses et immunologie clinique,CHU Robert-Debr, Reims, Franceb Service de chirurgie digestive et hpato-biliaire, CHU Robert-Debr,Reims, France</p><p>Introduction. La maladie de Rendu-Osler est une angiomatoseautosomique dominante, caractrise par des anomalies vas-culaires cutanes, crbrales, pulmonaires et hpatiques. Lesmalformations artrioveineuses hpatiques sont bien dcrites, enrevanche latteinte des voies biliaires sous formede cholangite scl-rosante est rare et moins connue.Patients et mthodes. Nous rapportons le cas dune patienteatteinte dune cholangite sclrosante ischmique marquantlvolution dune maladie de Rendu-Osler.Observation. Une patiente de 63ans, suivie en mdecine internepour une maladie de Rendu-Osler avec stules artrioveineuseshpatiques sans atteinte pulmonaire ou crbrale, tait hospitali-se pour douleurs de lhypochondre droit fbriles. Ses antcdentstaient marqus par des bactrimies et arthrites Staphylo-coccus aureus et un syndrome de Gougerot-Sjgren. La patienteprsentait un amaigrissement, une vre et des douleurs delhypochondre droit aggraves par lalimentation. Lhypochondredroit tait sensible la palpation. Il ny avait pas dictre cutano-muqueux. Lexamen articulaire tait normal. La biologie mettaiten vidence un syndrome inammatoire (CRP=156mg/L) et unecholstase anictrique (PAL=535UI/L ; GGT=580UI/L ; bilirubinetotale =8mmol/L). Le scanner abdominal et la Cholangio-IRMmettaient en vidence des lsions multifocales intrahpatiquesvocatrices de stules artrioveineuses et de petites dilatationssegmentaires microkystiques des voies biliaires intrahpatiques.Les scanners crbral et thoracique ne retrouvaient aucune anoma-lie. Trois hmocultures revenaient positives S. aureus Meti-S. Leschographies cardiaques transthoracique et transsophagiennene retrouvaient ni endocardite, ni insufsance cardiaque hautdbit. Une biantibiothrapie vise antistaphyloccoccique taitinitie devant lhypothse dun abcs hpatique porte dentrenasale (pistaxis rptes). Lapyrxie tait rapidement obtenue,nanmoins lanorexie et les douleurs de lhypochondre droit semajoraient malgr 6 semaines dantibiothrapie. Biologiquement,persistaient la cholstase (PAL=354UI/L ; GGT=456UI/L ; Biliru-bine totale =10mmol/L) ainsi que le syndrome inammatoire.Une nouvelle tomodensitomtrie abdominale montrait plusieursnouvelleshypodensits intrahpatiquesdu foiedroit. LaCholangio-IRM conrmait latteinte des voies biliaires avec des dilatationset stnoses tages associes des dilatations biliaires kystiquesvolumineuses. Le diagnostic de cholangite sclrosante tait retenu,permettant dinterrompre le traitement antibiotique et dinitier untraitement par bevacizumab.Discussion. Cette patiente a donc prsent deux complicationssimultanes de lamaladie de Rendu-Osler, dune part une bactri-mie S. aureus porte dentre nasale et dautre part une cholangitesclrosante ischmique. Il est probable que linfection systmiqueait favoris le dveloppement de la cholangite ischmique. Notreobservation met en vidence les possibles errances diagnostiques(suspicion initiale dun abcshpatique) et lintrt de la cholangio-IRM pour poser le diagnostic.</p></li></ul>

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