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Thomas Burkovic, Henri Jacquin, Délia Steinmann et · PDF fileDIRECTION Jacques-Alain Miller COORDINATION Jacques Borie ENSEIGNEMENTS Thomas Burkovic, Henri Jacquin, Délia Steinmann

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  • DIRECTIONJacques-Alain Miller

    COORDINATIONJacques Borie

    ENSEIGNEMENTSThomas Burkovic, Henri Jacquin, Dlia Steinmann et Nicole Trglia

    SECRTARIATAntenne de Grenoble

    de la Section Clinique de Lyon4 rue Ren Descartes 38100 Grenoble

    Tl. : 04 76 24 51 95E-mail : [email protected]

    http://section.clinique.online.fr

  • INSTITUT DU CHAMP FREUDIEN

    Sous les auspices duDpartement de Psychanalyse de lUniversit Paris VIII

    Section Clinique de Lyon

    Antenne de Grenoble

    "les embrouilles de l'amour et du dsir"

    Association UFORCA-LYONpour la formation permanente

    Union pour la FORmation en Clinique Analytique

    "les embrouilles de l'amour et du dsir"

    Antenne de Grenoble

    Session 2013

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    INTRODUCTIONpar Jacques-Alain Miller

    Le diplme de psychanalyste nexiste dans aucun pays aumonde. Il ne sagit pas dun hasard ou dune inadvertance :la raison en est lie lessence mme de la psychanalyse.

    On ne voit pas bien en quoi peut consister lexamen de lacapacit tre analyste, puisque lexercice de la psychana-lyse est dordinaire priv, rserv la confiance la plus inti-me accorde par le patient lanalyste.

    Admettons que la rponse de lanalyste soit une opration,est-ce dire une interprtation, sur ce que nous appelonslinconscient. Cette opration ne pourrait-elle constituer unmatriel dexamen ? Dautant plus que linterprtation nestpas lapanage de la psychanalyse et est mme utilise pardes critiques de manuels, documents et inscriptions.

    Linconscient freudien se constitue seulement dans la rela-tion de parole que jai dcrite : il ne peut tre valid endehors de celle-ci et linterprtation analytique est convain-cante non en soi mais par les effets imprvisibles quellesuscite chez celui qui la reoit, et dans le contexte mme decette relation. Il ny a pas de porte de sortie.

    Seul lanalysant pourrait attester alors la capacit de lana-lyste, si son tmoignage ntait pas altr, souvent ds ledbut, par leffet du transfert. Comme nous le voyons, leseul tmoignage valable, le seul susceptible de donner unecertaine garantie concernant le travail, serait celui de lana-lysant post-transfert encore dispos dfendre la causede lanalyste.

    Ce que nous appelons ainsi tmoignage de lanalysantest le noyau de lenseignement de la psychanalyse, en tantque ce qui a pu se clarifier, dans une exprience essentiel-lement prive, est susceptible dtre transmis au public.

    Lacan a institu ce tmoignage sous le nom de passe (1967) et a dfini lenseignement dans sa formulation ida-le, le mathme (1974). Entre les deux, une diffrence : letmoignage de la passe, encore charg de la particularitdu sujet, est limit un cercle restreint, interne un groupeanalytique, pendant que lenseignement du mathme, quidoit tre dmonstratif, est pour tous (et, dans ce cas, lapsychanalyse entre en contact avec luniversit).

  • 2

    Lexprience est conduite en France depuis quatorze ans Paris. Elle fut lorigine de la cration de la Section cliniquede Bruxelles et de Barcelone, de Londres, Madrid et Rome,mais aussi en France, pour la premire fois, Bordeaux.

    Il faut dterminer clairement ce quest et ce que nest pascet enseignement.

    Il est universitaire, il est systmatique et gradu, il estdispens par des responsables qualifis et conduit lob-tention de diplmes.

    Il nest pas une habilitation lacanienne, que cela se situe Paris, Rome, ou Bordeaux, que cela soit propos par desorganismes publics ou privs. Ceux qui y assistent sontappels participants, terme prfr celui dtudiants, poursouligner limportante initiative quils devront prendre letravail fourni ne sera pas extorqu : cela dpend deux, ilsera guid et valu.

    Il nest pas paradoxal daffirmer que les exigences les plussvres concernent ceux qui se mesureront avec la fonctiondenseignants du Champ freudien, fonction sans prcdentdans son genre : puisque le savoir se fonde dans la coh-rence, trouve sa vrit seulement dans linconscient, endautres termes, dans un savoir dont personne ne peut dire je sais . Cela signifie que cet enseignement ne peut treexpos que sil est labor sur un mode indit, mme sil estmodeste.

    Il commence avec la partie clinique de cet enseignement.

    La clinique nest pas une science, elle nest pas un savoirqui se dmontre ; cest un savoir empirique, insparable delhistoire des ides. En lenseignant, on ne fait que suppleraux carences dune psychiatrie qui laisse de ct sa richetradition classique pour suivre les progrs de la chimie,nous y introduisons aussi un lment de certitude (lemathme de lhystrie).

    Dans un mme temps, les prsentations de malades com-plteront lenseignement.

    En conformit avec ce qui, autrefois, a t fait sous la direc-tion de Lacan, nous avanons petit petit.

    (Ce texte, traduit de litalien, est Lintroduction la Section clinique de Rome )

  • 3

    LANTENNE DE GRENOBLE DE LA SECTIONCLINIQUE DE LYON

    Depuis 2005, lAntenne de Grenoble propose une formation la clinique psychanalytique fonde sur ltude de la tho-rie freudienne oriente par lenseignement de JacquesLacan. Elle offre chaque anne une session de formationsur un thme dactualit dans le domaine de la sant men-tale. En 2013, le thme choisi est Les embrouilles de l'a-mour et du dsir.

    La spcificit de lapproche psychanalytique nempche pasla considration des exigences que le traitement du malai-se dans la civilisation impose aux praticiens. Ainsi, les par-ticipants disposent de dispositifs dchange et de rflexion,permettant de vrifier le pragmatisme de la thrapeutiqueanalytique.

    La formation est structure selon une formule articulanttroitement une prsentation de malades, un sminairethorique (avec lecture approfondie de textes) et un smi-naire pratique.

    LAntenne de Grenoble fonctionne selon le modle de LaSection Clinique de Lyon, dont elle dpend. Les thmes desenseignements dispenss et le calendrier des activits sontcommuns aux deux instances. En 2013, les journes de for-mation se drouleront aux dates suivantes : 12 janvier, 9fvrier, 16 mars, 13 avril, 25 mai et 22 juin, 21 septembre,19 octobre, 16 novembre et 14 dcembre.

    La Section Clinique de Lyon fut cre en 1995 par Jacques-Alain Miller, Directeur de lInstitut du Champ Freudien et duDpartement de Psychanalyse de lUniversit de Paris VIII.LInstitut du Champ Freudien sinscrit dans le cadre asso-ciatif ; le Dpartement de psychanalyse, cr en 1968 etrnov en 1974 par le Dr Lacan - qui resta son directeurscientifique jusqu sa mort, en 1981 - fait aujourdhui par-tie de lUniversit de Paris VIII.

    Gre par lassociation UFORCA Lyon, La Section Clinique etson Antenne de Grenoble inscrivent leur activit dans unvaste rseau national et international (liste la fin de la

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    brochure).

    Le programme de chaque anne se droule dans les locauxde lIFSI (Centre Hospitalier Alpes Isre, 3 rue de la Gare,Saint grve), de janvier dcembre, un samedi par mois(interruption en juillet et aot), de 9h 16h (pause entre12h30 et 14h).

    Les prsentations de malades (de 9h 11h) se tiennent encollaboration avec les units d'hospitalisation du PleGrenoble Sud Isre et de Charmeil du Centre HospitalierAlpes Isre (psychiatrie publique). Les participants assistentaux prsentations rpartis en deux groupes.

    Le sminaire thorique et de lecture de textes (de 11h15 12h30) a lieu devant lensemble des inscrits.

    Le sminaire pratique (de 14h 16h) constitue un espacedchange partir de cas prsents par les participants etse droule en deux groupes. Deux enseignants par groupecoordonnent et orientent les travaux.

    Le dtail de ces trois volets ainsi que les conditions gnrales dadmission et dinscription sont prsents dansles pages suivantes.

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    SMINAIRE THORIQUE

    Il est assur par lensemble des enseignants

    Un titre de comdie, faon Marivaux, pour une psychopa-thologie de la vie quotidienne !

    Chez les tres que la langue dit sexus, hommes et femmes,anims de ce mouvement brownien qui fait la ronde de ceuxqui cherchent chez lautre un peu Autre la relation qui vien-drait rpondre au manque quils prouvent pour trouver,quen fait, ce nest pas a !

    Le dsir est la consquence du manque qui fait les sujetsfreudiens, tres sexus incomplets qui auraient perdu leursuffisance avec lexil dun ge dor, moment mythique sinonoriginel, comme le suppose Aristophane, ce convive du ban-quet platonicien, qui se montrait un homme bien rond, unhomme de consensus, dquilibre et de bonne mesure. Pasun homme de dsir !

    Lattrait des sexes opposs semble une constante dans lavie des humains et rien nindique que a pourrait changer.Lacan a pu dire que quiconque, homme ou femme, aime lesfemmes ( lAutre femme ) est htrosexuel. Il y a dans ledsir sexuel un mouvement qui va vers la rencontre de lal-trit de lautre, vers ce quil a de plus rel.

    Ce qui en rsulte, cest le plaisir, cette prime dun affectpriv, parfaitement goste, sans utilit et contingent,incommunicable. Il procure un apaisement du sujet, unesdation de langoisse intime. Le plaisir rencontr teint ledsir, .. pour un temps avant quil ne renaisse de ses cend-res pour brler dun nouveau feu,

    Amour, fils de Venus Aphrodite, est la reprsentation ima-ge du dsir : il pique de ses flches quiconque, dieux oumortels, nul nen est labri. Il est sans loi, si ce nest cellede la contingence comme le chante la Carmen de Mrimedans lopra du mme nom et fait de la recherche du plaisiret de lobjet qui le cause une comdie proche de la tragdie.

    Lamour, la diffrence du dsir, est une passion. Avec lahaine et lignorance cest une des trois passions fondamen-

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    tales et Lacan situe lamour au joint du symbolique et de li-maginaire .

    Lamour est, pour Freud , une passion narcissique, quiconcerne limage rotise du sujet quand il trouve en unAutre limage de ce qui lui manque et vi

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