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ACF RD Congo RAPPORT D’ENQUETES NUTRITIONNELLES ANTHROPOMETRIQUES ZONES DE SANTE DE MOSANGO ET DE VANGA PROVINCE DU BANDUNDU OCTOBRE 2006 REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO Réalisée par : Le PRONANUT L’Equipe RPN / ACF L’Inspection Provinciale de la Santé du Bandundu Les Bureaux Centraux des Zones de Santé de Mosango et de Vanga Financée par :

ACF RD Congo RAPPORT D’ENQUETES NUTRITIONNELLES ......Vanga), grâce aux différentes campagnes de supplémentation réalisées par le Ministère de la Santé avec l’appui de l’UNICEF

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    RAPPORT D’ENQUETES NUTRITIONNELLES ANTHROPOMETRIQUES

    ZONES DE SANTE DE MOSANGO ET DE VANGA

    PROVINCE DU BANDUNDU

    OCTOBRE 2006

    REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

    Réalisée par :

    Le PRONANUT L’Equipe RPN / ACF

    L’Inspection Provinciale de la Santé du Bandundu Les Bureaux Centraux des Zones de Santé de Mosango et de Vanga

    Financée par :

  • SOMMAIRE SOMMAIRE ................................................................................................................................................... 2 REMERCIEMENTS ....................................................................................................................................... 3 RESUME........................................................................................................................................................ 4 INTRODUCTION ........................................................................................................................................... 7 OBJECTIFS................................................................................................................................................. 11 METHODOLOGIE ....................................................................................................................................... 12 1. Type d’évaluation et taille de l’échantillon................................................................................... 12 2. Populations cibles .......................................................................................................................... 13 3. Variables mesurées ........................................................................................................................ 13 4. Indicateurs et valeurs utilisées ..................................................................................................... 14 5. Outils d’analyse .............................................................................................................................. 15 DEROULEMENT DE L’ENQUETE ............................................................................................................. 15 RESULTATS POUR LA ZONE DE SANTE DE MOSANGO ..................................................................... 16 1. ANTHROPOMETRIE........................................................................................................................ 16

    1.1. Distribution de l’échantillon selon l’âge et le sexe ........................................................................ 16 1.2. Prévalence de la malnutrition aiguë exprimée en Z-score par groupes d’âge ............................. 16 1.3. Prévalence de la malnutrition aiguë exprimée en % de la médiane par groupes d’âge............... 18 1.4. Prévalence de la malnutrition aiguë exprimée en fonction du périmètre brachial (PB)................ 18 1.5. Couverture de quelques services de santé .................................................................................. 19

    2. MORTALITE RETROSPECTIVE ..................................................................................................... 19 RESULTATS POUR LA ZONE DE SANTE DE VANGA ........................................................................... 20 1. ANTHROPOMETRIE........................................................................................................................ 20

    1.1 Distribution de l’échantillon selon l’âge et le sexe ........................................................................ 20 1.2 Prévalence de la malnutrition aiguë exprimée en Z-scores par groupes d’âge ........................... 20 1.3 Prévalence de la malnutrition aigue exprimée en % de la médiane par groupes d’âge............... 21 1.4 Prévalence de la malnutrition aiguë exprimée en fonction du périmètre brachial (PB)................ 22 1.5 Couverture de quelques services de santé .................................................................................. 23

    2. MORTALITE RETROSPECTIVE ..................................................................................................... 23 DISCUSSION .............................................................................................................................................. 24 ANNEXES ................................................................................................................................................... 26

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  • REMERCIEMENTS Action Contre la Faim remercie le Médecin Inspecteur Provincial de son soutien pour la réalisation des enquêtes nutritionnelles des Zones de Santé de Mosango et de Vanga, ainsi que les autorités sanitaires et administratives des territoires de Bulungu et Masi-Manimba, district sanitaire de Kwilu. ACF remercie également les chefs des quartiers et des villages pour leur collaboration dans la récolte des données, grâce à leur connaissance des villages et de la population. Nous remercions, enfin, tout particulièrement les équipes qui ont participé à la réalisation de l’enquête sur le terrain, pour leur patience et leur professionnalisme. La préparation et la coordination de ces deux enquêtes ont été assurées par : Pour la zone de santé Mosango

    - Monsieur Lusebya Sumaili, Coordinateur PRONANUT provincial; - Docteur Misiti Jean Robert, Médecin Chef de Zone de Santé de Vanga - Docteur Marikani Jean, Médecin Chef de Zone de Santé de Mosango a.i.

    Pour la zone de santé Vanga

    - Madame Emilie Mandu, Directrice Adjointe PRONANUT; - Messieurs Lutete Samy, Superviseur RPN/ACF - Jean-Pierre Bisimwa, Superviseur RPN/ACF.

    Les Chefs d’équipes d’enquête : Pour la zone de santé Mosango

    - Damas Muwala - Mukwa Gaasu - Maleki - Mwananzori Gaby - Mukwela Claudine - Bidiki

    Pour la zone de santé Vanga

    - Mandondo Remy - Malulu Mathieu - Muzinga Edo - Simi Ikie - Kiala Thos - Kibete Ernest

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  • RESUME Les enquêtes ont été réalisées du 23 au 26 octobre 2006 dans les Zones de Santé de Mosango et Vanga. Les enquêteurs ont suivi une formation sur les méthodes d’échantillonnage et la prise des mesures anthropométriques du 20 au 22 octobre 2006. OBJECTIFS

    - Déterminer la prévalence de la malnutrition aiguë globale chez les enfants de 6 à 59 mois dans chaque zone de santé.

    - Evaluer la couverture de 3 services de santé basiques : la vaccination contre la rougeole, le déparasitage au Mébendazole et la supplémentation en vitamine A.

    - Évaluer le taux de mortalité rétrospective de la population sur les 3 derniers mois. RESULTATS Enquête de Mosango : 958 enfants ont été mesurés. Après saisie, 18 données ont été exclues car elles présentaient des incohérences. L’analyse nutritionnelle porte donc sur les données de 940 enfants. Enquête de Vanga : 969 enfants ont été mesurés. Après saisie, 17 données ont été exclues car elles présentaient des incohérences. L’analyse nutritionnelle porte donc sur les données de 952 enfants.

    Groupes d’âge Indicateur Mosango Vanga

    Malnutrition Aiguë Globale P/T< --2 z et/ou œdèmes

    16,7% [13,4%-20,5%]

    10,7% [8,1%-14,0%]

    Z-scores Malnutrition Aiguë Sévère P/T< --3 z et/ou œdèmes

    4,4% [2,7%-6,8%]

    2,3% [1,2%-4,3%]

    Malnutrition Aiguë Globale P/T< 80% et/ou œdèmes

    12,1% [9,3%-15,6%]

    6,9% [4,9%-9,8%]

    6 - 59 mois

    % Médiane Malnutrition Aiguë Sévère P/T< 70% et/ou œdèmes

    3,1% [1,8%-5,2%]

    1,4% [0,6%-3,0%]

    Malnutrition Aiguë Globale P/T< --2 z et/ou œdèmes

    19,3% [14,7%-24,8%]

    10,9% [7,3%-15,9%] Z-scores

    Malnutrition Aiguë Sévère P/T< --3 z et/ou œdèmes

    5,3% [3,0%-9,0%]

    2,1% [0,7%-5,1%]

    Malnutrition Aiguë Globale P/T< 80% et/ou œdèmes

    14,9% [10,9%-20,0%]

    6,9% [4,1%-11,2%]

    6 - 29 mois

    % Médiane Malnutrition Aiguë Sévère P/T< 70% et/ou œdèmes

    3,6% [1,8%-6,9%]

    1,3% [0,3%-4,0%]

    Taux de mortalité rétrospective sur les 3 derniers mois (/10.000/jour) Taux de mortalité rétrospective des moins de 5 ans (/10.000/jour)

    0,78 [0,51-1,06]

    1,93 [1,06-2,81]

    0,40 [0,19-0,62]

    1,23 [0,38-2,09]

    Couverture vaccinale contre la rougeole (enfants >= 9 mois)

    Confirmée par une carte Selon l’accompagnant Pas vacciné

    17,0% 79,7% 3,3%

    49,3% 45,4% 5,2%

    Couverture de la supplémentation en vitamine A

    Selon l’accompagnant Pas de supplémentation

    97,1% 2,9%

    93,5% 6,5%

    Couverture du traitement vermifuge (Vermox)

    Selon l’accompagnant Pas de supplémentation

    97,3% 2,7%

    94,4% 5,6%

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  • DISCUSSION Ces enquêtes nutritionnelles réalisées dans les 2 zones de santé du district du Kwilu s’inscrivent dans le cadre des activités mises en place par le programme RPN (Renforcement du Programme Nutritionnel) d’ACF qui visent à documenter la situation nutritionnelle dans les différentes zones potentiellement vulnérables au niveau national. La sonnette d’alarme a été lancée simultanément par la FAO à travers son bulletin d’information sur sécurité alimentaire et par la coordination provinciale de nutrition. Les taux de malnutrition aiguë globale dans les Zones de Santé de Mosango (16,7%) et Vanga (10,7%) sont supérieurs au seuil d’alerte (estimé à 10% MAG par la politique nationale de nutrition en RDC). La malnutrition peut s’expliquer par les raisons suivantes: • Pauvreté : l’indice de pauvreté humaine de la Province du Bandundu est de 43,6%, au-dessus de la

    moyenne nationale estimée à 41% (Source : Rapport Monographie, avril 2005). • La méconnaissance des principes d’alimentation : d’après l’analyse de la sécurité alimentaire

    réalisée par l’équipe ACF en octobre 2006, il ressort: - 83,7% de la population consomme du manioc accompagné par les feuilles riches en cellulose

    appelées « fumbwa ». Le manioc est un tubercule pauvre en protéine et prédisposant à des maladies nutritionnelles graves (malnutrition aiguë, Konzo, goitre)

    - La consommation des céréales et légumineuses est très faible. Leur production est principalement destinée à la vente sous forme de troc (pratique qui incite les paysans à tout vendre et se priver de ses propres produits par le désir éhonté de biens matériels)

    - Faible disponibilité alimentaire dans les ménages, seulement 33,3% des ménages qui avait de la nourriture le jour de l’évaluation.

    • Faible production agricole due à la rareté de l’espace agricole, à la pauvreté du sol, aux techniques agricoles archaïques, à l’absence des innovations et des intrants agricoles (Source : Rapport FAO, août 2006)

    • Dans la contrée, les activités agricoles constituent les principales sources de revenu de la population. Cette production étant faible entraîne des faibles revenus (environ 1 USD) qui ne permettent pas à la population d’accéder facilement aux soins de santé primaires (Rapport, Zone de santé Mosango, 2004).

    La couverture vaccinale contre la rougeole confirmée par la présence d’une carte de vaccination dans les deux zones de santé de Mosango et Vanga est faible, à 17,0% et 49,3% respectivement. Rappelons que l’OMS recommande une couverture minimum de 80% de vaccination pour prévenir une épidémie. Le programme élargi de vaccination est présent dans les deux zones de santé mais connaît d’énormes problèmes logistiques qui ne permettent pas de maintenir la chaîne de froid de manière continue. Les ruptures de stock d’antigène sont également fréquentes. La couverture de la supplémentation en vitamine A est satisfaisante (97,1% pour Mosango et 93,5% pour Vanga), grâce aux différentes campagnes de supplémentation réalisées par le Ministère de la Santé avec l’appui de l’UNICEF et autres partenaires internationaux. Tous les enfants de moins de 5 ans sont bénéficiaires de la supplémentation tous les 6 mois d’après les recommandations nationales en RDC. Idéalement la supplémentation en vitamine A devrait être intégrée dans les activités de routine des soins de santé primaire. D’après l’OMS, une supplémentation en vitamine A bien conduite contribuerait à la réduction de la mortalité infantile liée aux infections d’une manière générale de 25%. La mortalité sera réduite de 50% en cas de rougeole et réduite de 40% en cas de diarrhée. La couverture de déparasitage au Mébendazole est également satisfaisante, à 97,3% pour Mosango et 94,3% pour Vanga grâce aux campagnes spécifiques.

    Les taux de mortalité rétrospectif sur les 3 derniers mois sont acceptables pour la population totale, mais au-dessus du seuil d’alerte pour les moins de 5 ans ; à 1,23 pour 10000 par jour. Ces taux sont cohérents avec les taux de malnutrition aigue, et montrent que la situation nutritionnelle et sanitaire est à considérer de façon urgente.

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  • RECOMMANDATIONS

    • Renforcer les capacités techniques des zones de sante pour la prévention, la détection et la prise en charge des cas de malnutrition selon les standards nationaux

    • Promouvoir les actions visant à améliorer la sécurité alimentaire des ménages • Lancer une enquête en sécurité alimentaire au niveau des ménages afin de déterminer les

    stratégies de survie de la population et de définir les activités nécessaires pour éliminer les causes alimentaires de la malnutrition.

    • Réaliser une enquête en eau et assainissement afin de définir les activités nécessaires pour

    éliminer les causes sanitaires de la malnutrition. • Augmenter la couverture des soins de santé primaire. • Sensibiliser la population sur la nécessité de vaccination des enfants contre la rougeole.

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  • INTRODUCTION La province du Bandundu compte 4 districts : Kwango, Plateaux, Mai-ndombe et Kwilu. Les 2 ZS enquêtées se trouvent dans le district du Kwilu qui compte 5 territoires, 49 secteurs, 8 cités, 503 groupements, 4 822 villages pour une superficie de 78 127 km². Ces territoires sont Bulungu, Masi-Manimba, Bagata, Idiofa et Gungu. La zone de santé rurale de Vanga s’étend sur une superficie de 2. 600 km2 et est située dans le territoire administratif de Bulungu. La population totale est estimée à 209.136 habitants, soit une densité moyenne de 77 habitants au km2. Elle est limitée :

    Au N-E par la zone de santé de Djuma; Au Sud par la zone de santé de Bulungu; Au S-O par la zone de santé de Mosango; A l’ouest par la zone de santé de Yasa Bonga.

    La zone de santé de Mosango est une zone rurale située dans le territoire de Masi-manimba, collectivité de Mosango. D’une superficie de 3.303 km², elle compte une population de 86.221 habitants (données actualisées, BCZ Mosango, janvier 2006) avec une densité moyenne de 26 habitants/km². Elle est limitée :

    Au Nord par la zone de santé de Bonga, Au Nord-est par la zone de santé de Vanga, Au Sud par la zone de santé de Mwanza, Au Sud-est par la zone de santé de Pay, À l’Est par la zone de santé de Lusanga, À l’ouest par la zone de santé de Masi.

    Le climat de ces zones est de type tropical. La moyenne annuelle des précipitations est comprise entre 800 et 1.500 mm/an, les températures variant entre 20°C et 25°C. Le calendrier comprend deux saisons bien marquées:

    - La saison des pluies (ou saison chaude) qui s’étend de septembre en avril. - La saison sèche, caractérisée par une période plus ou moins longue de sécheresse et par des

    nuits relativement fraîches, s’étend de mai à aout. Le relief est dominé par des plaines et quelques a collines, avec un sol argilo sablonneux. L’altitude varie en moyenne entre 500 et 600m. La végétation est principalement constituée de savane boisée. Le district du Kwilu est traversé par les rivières Kasaï, Kwilu, Inzia, Kwenge, Lutshima, Lufuku, Bwele, Luie, Gobari, Nko, Kamutsha, principalement. Ces zones sont situées à environ 100 km de Kikwit, une des villes commerciales de la province de Bandundu. Elles peuvent être atteintes par route à partir de Bandundu, ou par avion depuis l’aéroport de Kikwit. Cependant certaines aires de santé restent enclavées, et aucun moyen de transport public ou privé n’y est organisé. Les guerres qui ont secoué le pays dans les dernières années n’ont pas épargné la Province de Bandundu, où l’on a observé les méfaits ci-après:

    - Le déplacement de la population (guerres de Kenge et de Bolobo, population refoulée d’Angola), qui a conduit à la dislocation des ménages, le mariage précoce et la désertion scolaire chez les jeunes filles, la mise en place de camps de regroupement, qui ont induit la promiscuité et l’apparition des maladies endémiques.

    - La destruction/ confiscation des biens de production et de biens privés (bétail, hôtels, véhicules, bateaux, etc.), qui a entrainé le dérèglement des circuits économiques existants

    - Le non respect des droits de l’homme - L’établissement d’un climat de peur, l’absence de paix sociale.

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  • Bien que les conflits armés n’aient pas été majeurs dans la province du Bandundu, ils ont entraîné le ralentissement de tout processus de développement économique et social dans une province en mal de développement (source : Rapport Monographie, avril 2005).

    1. Sécurité alimentaire. La population du district du Kwilu en général est en grande partie rurale, autochtone. Les activités principales sont l’agriculture de subsistance, l’élevage de petit bétail, la pêche artisanale, suivies de la chasse, le petit commerce (essentiellement d’huile de palme), la cueillette de champignon et fougère « misili ». Le manioc est la principale culture. Bien que produits localement, les aliments aux valeurs nutritives élevées (maïs, haricot, arachide, niébé) ne sont guère consommés mais vendus pour faire face aux sollicitations des besoins sociaux divers : santé, scolarisation des enfants, habillement, etc. La vente de la production alimentaire locale est souvent faite sous forme de troc contre des produits manufacturés : produits de beauté, pagnes, babouches, etc. Le petit bétail est généralement utilisé comme capital pour régler les frais de scolarité, les conflits familiaux, etc. La plupart des ménages n’ont pas la possibilité de constituer un stock alimentaire, a fortiori pendant la période de soudure de juin jusqu’à la prochaine récolte, en septembre. Le revenu moyen est bas (la dépense alimentaire par personne et par jour est de 81 FC, soit 0,16$US, loin en dessous du seuil absolu de pauvreté qui est de 1$US par personne et par jour. Source : Rapport FAO, sept 2006). Ajoutons que le mauvais état des routes de desserte agricole reliant le Chef lieu du territoire à d’autres milieux périphériques contribue non seulement à l’enclavement de ce dernier mais aussi aggrave l’insécurité alimentaire dans la zone. Le régime alimentaire est essentiellement glucidique, pauvre en minéraux, très pauvre en protéines. La consommation de protéines animales est réduite pour la majorité de la population : l’apport en protéines moyen par personne et par jour est de 29 gr soit 42% en dessous de la norme de 70g recommandée. En accompagnement de l’aliment de base, le manioc, les populations du Kwilu utilisent les feuilles de manioc (80% des ménages), la courge, les chenilles, les champignons et en faible quantité le poisson (il est consomme 50% des ménages, en quantité faible, comparable à un ingrédient d’assaisonnement (Source : Rapport OMS, sept 2006)). La viande est réservée aux grandes occasions telles que les fêtes et les autres grandes manifestations. La dévastation des forêts, le raccourcissement de la durée des jachères et les feux de brousses répétés d’année en année diminuent constamment la fertilité des sols du Kwilu constituant ainsi une grave menace sur la sécurité alimentaire. Les rendements de toutes les cultures vivrières sont largement inférieurs à ce que l’on pourrait atteindre en améliorant la qualité des semences, la fertilité et les techniques culturales. Plusieurs phytopathologies prévalent au Kwilu, et affectent principalement le manioc (la cochenille, la mosaïque et l’araignée verte) ; les attaques de charançons qui dévastent les autres productions après récolte. Ces fléaux causent souvent des dégâts considérables entraînant des disettes périodiques dans le district du Kwilu. Le recours à des variétés résistantes et une meilleure fertilisation permet de faire face à la situation. Pour la sécurité alimentaire des populations souvent victimes de ces disettes, la différentiation des cultures devrait être envisagée. Au cours de la période de 1982-1997, la CODAIK, le SENASEM, l’INERA, le SNV, et d’autres projets ont multiplié et diffusé dans la partie Sud de la Province des semences améliorées de maïs (Bandundu 1 et Kasaï 1), d’arachide (JL 24 et Mandingu et P43), de manioc (F100 et Kinwani), de soja (TGX 888), de niébé (Vira 7 Muyaya). En 1994-95, un Plan Semencier avait été mis au point bénéficiant des contributions de 4 partenaires : l’INERA de Kiyaka, la ferme semencière primaire de Lusanga, le SNV et les associations de multiplicateurs. Les rôles respectifs étaient répartis comme suit :

    Amélioration variétale: INERA Kiyaka, Production des semences, formation des multiplicateurs: SENASEM,

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  • Vulgarisation des semences, suivi des multiplicateurs: SNV, Multiplication et diffusion des semences aux producteurs: Associations des multiplicateurs.

    De 1999 à 2003, la FAO a diffusé des semences d’arachide, de maïs, de haricot. Le PNR de son côté a fourni des semences de riz, notamment les variétés : IRAT 112, R66. Ces services ont touché 4 territoires du Kwilu (Bulungu, Gungu, Idiofa et Masi-Manimba). Les fermiers et les Associations ont reçu la formation des multiplicateurs de semences, pour relayer les services spécialisés tels que le SENASEM et le PNR. Ils ont donné des résultats satisfaisants. Mais depuis une dizaine d’années les services chargés de la filière semence sont en veilleuse. Un plan semencier devrait sans conteste être mis en place en prenant en compte l’adaptabilité aux conditions locales et les besoins de promouvoir les cultures susceptibles d’accroître le revenu des paysans. De plus en plus, les demandes en semences sont très élevées et vont augmenter compte tenu du fait que les productions croissent et se diversifient sans que les rendements ne se soient sensiblement améliorés. Les engrais et les produits phytosanitaires contribuent à améliorer les rendements des cultures. Leur diffusion et promotion sont gérées par le SENAFIC (Service national des fertilisants et des intrants connexes). Pour la Province du Bandundu ce service est basé à Kikwit. Outre le SENAFIC d’autres services et projets ont diffusé des engrais et des outils agricoles. Il s’agit du SENASEM, de la CODAIK, du PNR, de la FAO. Mais en raison de leur faible pouvoir d’achat les paysans accèdent difficilement aux engrais chimiques. La vulgarisation des engrais naturels, en particulier l’enfouissement de la biomasse et l’agroforesterie aux légumineuses (Leucose, Mucuna…) initiée par le SNV a donné des bons résultats et devrait être poursuivi et consolidé conjointement avec la traction bovine, en raison du surcroît de travail manuel que cela impose. Le milieu physique dans son ensemble est favorable à l’élevage. Il est fait des savanes herbeuses et des prairies de bonne qualité disponibles et variées. Les potentialités naturelles sont donc considérables : les petits ruminants, les porcs, les poules, les canards, les pintades peuvent se développer dans tous les territoires de la Province. Les bovins de la race N’dama sont rustiques et trypanotolérants. Ils ont fait leur preuve dans la Province et ont connu une expansion très rapide au cours des 50 dernières années. Même sur des pâturages naturels peu améliorés, tels les savanes et les steppes du Kwilu, les N’Dama se portent bien moyennant une supplémentation en minéraux (blocs à lécher). D’une manière générale, la principale contrainte de la production dans le Bandundu est la débâcle des exploitations agricoles due à l’absence des crédits agricoles, à la défectuosité des voies de communications, à la mauvaise qualité des opérateurs économiques du secteur, à la vétusté du matériel de production et à l’absence de subventions de l’Etat dans le secteur.

    2. Santé publique et soins de santé primaire Le district de la Kwilu compte 21 Zones de Santé et 21 Hôpitaux Généraux de Référence, 502 Centres de Santé fonctionnels, ce qui représente une capacité totale de 5186 lits. La zone de santé de Mosango compte 15 aires de santé, toutes avec centres de santé fonctionnels, et un Hôpital Général de Référence, d’une capacité de 550 lits. Il est géré par les Sœurs des Pauvres, et appuyé par MEMISA Belgique dans son Projet des soins de santé pour les 6 thèmes suivants :

    - amélioration de l’accessibilité aux soins, - fonctionnalité du système de santé, - soins de qualité, - engagement de personnes et de la communauté, - collaboration inter et intra sectorielle, - lutte contre les maladies (SIDA, Malnutrition et Trypanosomiase).

    La zone de santé de Vanga comporte :

    - 1 HGR (Hôpital Général de Référence) avec une capacité de 385 lits, - 4 CSR (Centres de Santé de Référence)

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  • - 24 CS (Centres de Santé) - 8 PS (Postes de Santé) - 1 CNT (Centre Nutritionnel Thérapeutique).

    A cela, ajoutons les activités NAC (Nutrition Assise Communautaire). Les maladies les plus fréquentes sont le paludisme, les IRA, (infections respiratoires aiguës), les maladies diarrhéiques, la malnutrition, les IST et le VIH/SIDA. La zone bénéficie des appuis de :

    - USAID avec le projet SANRU I, II et III (Appui médical pour la Santé Rurale) - TEAR FUND avec le projet d’adduction d’eau et de lutte contre la trypanosomiase. - UNICEF et ACF par des formations sur le traitement de la malnutrition sévère, et appui au CNT.

    Les structures sanitaires sont faiblement fréquentées par la population, comme le montrent les chiffres suivants :

    Indicateurs % Le taux d’utilisation de service curatif 22,0 % Les consultations prénatales 66,0 % Les consultations préscolaires 75,0 % Les accouchements assistés par un personnel qualifié de santé 55,4 % Les Vaccinations chez les enfants de moins de 1 an pour le DTC3 53,0 % Les vaccinations en VAT2+ chez les femmes enceintes 22,0 % Table 1 : Les indicateurs sanitaires observés dans le district sanitaire de Kwilu, rapport annuel 2005.

    Quelques données épidémiologiques : • Causes de morbidité : Par ordre de fréquence ou d’importance pour une complétude de 89%:

    - Le paludisme ; - Les infections respiratoires aiguës (IRA) ; - Les maladies diarrhéiques ; - La fièvre jaune ;

    • Les épidémies : La province de Bandundu a connu la plus grande épidémie au monde de la Fièvre

    Hémorragique Virale/Ebola à Kikwit en 1995: 315 cas contre 250 décès ont été notifiés. 80 % de cas étaient le personnel soignant à cause de l’ignorance de la maladie et de la détection tardive (100 personnes ont été contaminées par 2 malades). Plusieurs autres épidémies ont été déclarées : l’épidémie de choléra, diarrhée, rougeole, coqueluche, et de paludisme. En 2003, la province a connu les épidémies de Rougeole, de Coqueluche, et de diarrhée. Au total 4541 cas de rougeole avec 113 décès ont été notifiés et la maladie a atteint presque toutes les Zones de Santé de la province et toutes les tranches d’âge. La rougeole et la coqueluche sont des maladies évitables par la vaccination ; elles peuvent survenir sous forme épidémique à cause de la faible couverture vaccinale enregistrée : VAR 53 % et DTC3 53 %. Quant à l’épidémie de diarrhée, affection appartenant au péril oro-fécal, l’augmentation des cas peut s’expliquer par la faible proportion de la population ayant accès à l’eau potable (28%) à l’Hygiène alimentaire défectueuse parmi les pauvres.

    • Les mesures de lutte: Les mesures de lutte préventive sont encore faibles dans la province (18% des

    moins de 5 ans ont dormi sous une moustiquaire dans les 12 derniers mois, et 0,2 % ont dormi sous une moustiquaire imprégnée). Seulement. Il faut ajouter à cela l’inexistence quasi totale de mesures de lutte anti-vectorielle par l’assainissement du milieu

    - La vaccination des mères et des enfants de 0 à 11 mois est encore très faible : plusieurs enfants et mères ne sont pas vaccines et ceux qui débutent ne terminent pas la série (un taux d’abandon élevé de 16 %).On ajoute à cela une faiblesse de la chaîne de froid de 26 % dans les Zones de Santé.

    - Une faible participation des organes de participation communautaire dans les activités de vaccination et surveillance des maladies à base communautaire.

    - Accès faible a l’eau potable.

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  • Les besoins des populations en eau potable sont importants et les problèmes dans ce domaine se posent avec acuité. La société nationale de la régie des eaux (REGIDESO) est présente dans la zone mais ne disponibilise de l’eau potable qu’à une partie faible de la population dans les deux territoires.

    LOCALISATION Capacité/

    production installée

    Population desservie

    Nombre de ménages

    Nombre des abonnés

    actifs

    Taux de dessertes

    Bulungu 19701 m³ 42.122 7020 - - Masi- Manimba 4.442 m³ 77.105 12850 249 0,40 % Table 2. Distribution de la REGIDESO, rapport 2005. En dehors de la REGIDESO, les structures ci-après sont intervenues dans la distribution d’eau potable dans le Bandundu. Il s’agit de :

    - Le service national d’hydraulique rural ‘’SNHR’’ en sigle qui a inventorier 350 sources aménageables

    - Le Projet SANRU dans 30 zones de santé a répertorié 150 sources d’eau. - Certaines ONG intervenant dans le domaine de la santé. - Les missions catholiques et protestantes à travers leurs actions sociales au profit des populations

    environnantes comptent et gèrent plusieurs sources d’eau. - Le corps de la paix, pendant la période qui a précédé les pillages de 1991 et 1993, a aménagé

    plusieurs sources d’eau. - Les fonds Canada-Congolais de coopération.

    Malgré ces interventions, la ZS de Mosango compte seulement 21 sources d’eau aménagées, pour un total de 217 villages desservis. La situation sanitaire des zones de santé est donc préoccupante car à ceci, il faut ajouter le faible revenu de la population qui ne lui permet pas l’accès facile aux soins de santé primaire.

    3. Nutrition La situation nutritionnelle dans le district de Kwilu est préoccupante. L’alarme a été lancée à la suite d’un dépistage rapide réalisé par la FAO en collaboration avec le PRONANUT, montrant un taux de 28,6% de malnutrition aigue globale. Un centre nutritionnel thérapeutique (CNT) est intégré à l’hôpital général de référence de Vanga qui admet en moyenne 65 bénéficiaires par mois. Ce CNT fonctionne avec le soutien financier de l’UNICEF et de l’église protestante. La zone de santé de Mosango à deux CNT, respectivement intégrés dans l’hôpital général de référence de Mosango et dans le centre de santé de référence de Tumikya. La moyenne des nouvelles admissions est de l’ordre de 100 bénéficiaires par mois par centre. Ces deux CNT fonctionnent sans financement et sont en voie de fermeture si aucune aide d’urgence n’est envisagée pour assurer la continuité des activités. Aucune enquête nutritionnelle n’a été menée dans les deux zones de santé afin d’archiver la situation nutritionnelle. Cette enquête est donc réalisée pour documenter la situation nutritionnelle, et proposer des recommandations pour adresser les problèmes rencontres.

    OBJECTIFS

    - Déterminer la prévalence de la malnutrition aiguë globale chez les enfants de 6 à 59 mois dans chaque zone de santé.

    - Evaluer la couverture de 2 services de santé basiques : la vaccination contre la rougeole, le déparasitage au Mébendazole et la supplémentation en vitamine A.

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  • - Évaluer le taux de mortalité rétrospective de la population sur les 3 derniers mois.

    METHODOLOGIE

    1. Type d’évaluation et taille de l’échantillon La méthodologie d’enquête utilisée est celle du sondage en grappes à 2 degrés. Une enquête nutritionnelle de 30 grappes de 30 enfants âgés de 6 à 59 mois permet d’obtenir une estimation représentative de la prévalence de la malnutrition aiguë, avec un intervalle de confiance de 95%. L’analyse a été réalisée avec les logiciels Epi Info5, Epinut et Nutrisurvey. L’enquête rétrospective de mortalité a été conduite dans toutes les familles désignées par la méthodologie, y compris celles n’ayant pas d’enfants de 6-59 mois.

    Une méthodologie d’évaluation de type transversal par sondage en grappes à deux degrés a été choisie, en raison de la taille de la population. Les données de population ont été fournies par le Bureau Central de Zone de Santé (BCZS). D’après les évaluations antérieures sur la répartition démographique de la population, le groupe des moins de 5 ans représente 18% de la population totale. Les échantillons sont constitués de 30 grappes de 30 enfants de 6 à 59 mois, ce qui permet une analyse statistique avec un intervalle de confiance de 95%. Néanmoins, 32 grappes sont tirées au sort et deux grappes sont mises en réserve pour soit remplacer la grappe qui serait éventuellement inaccessible, soit pour compléter les données manquantes à la suite des absences observées des enfants faisant partie de l’échantillon.

    • Le premier degré de sondage est la grappe Chaque grappe sélectionnée est composée d’un groupement d’habitations. Il peut s’agir d’un village entier ou d’un quartier. Pour l’analyse statistique, chaque grappe doit être constituée de 30 enfants de 6 à 59 mois. Cependant, sur le terrain 32 enfants sont enquêtés, dans le cas où certaines données ne seraient pas complètes ou correctes. A partir du centre de la grappe, une direction est choisie au hasard en faisant tourner un crayon sur le sol. L’équipe prend alors cette direction et compte le nombre de maisons (x) qu’elle rencontre à gauche et à droite jusqu’à l’extrémité de la zone enquêtée. Toutes les maisons sont numérotées à l’aide d’une craie. Un numéro entre 1 et x est tiré au sort à l’aide de la table des valeurs aléatoires. Ce numéro correspondra à la première maison que l’équipe enquêtera. Les maisons suivantes seront choisies de proche en proche sur la droite à partir de la sortie de la dernière maison. La maison choisie est celle dont la porte d’entrée est la plus proche de la dernière maison visitée. Lorsqu’on atteint l’extrémité de la direction choisie avant d’avoir complété la grappe (32 enfants de 6 à 59 mois), on repart du centre du village et on choisit une nouvelle direction au hasard. Toutes les étapes sont alors à répéter jusqu’à ce que l’échantillon soit complet. Lorsque la grappe ne peut être complétée dans ce village, l’équipe se rend dans le village le plus proche de l’aire de santé sélectionnée pour compléter la grappe.

    • Le second degré est la famille La famille est définie comme les personnes qui partagent le même plat. Si plusieurs familles vivent dans la même maison, elles sont enquêtées une par une, séparément. Tous les enfants de 6 à 59 mois de la famille sont mesurés et les données sont collectées dans le questionnaire « enfants de 6 à 59 mois ». La grappe est complète une fois que 32 enfants de 6 à 59 mois ont été enquêtés quel que soit le nombre de familles enquêtées sur la mortalité rétrospective. Si les enfants de la maison sont absents au moment où l’équipe passe, il faut repasser à leur domicile avant la fin de la journée. S’ils ne sont pas présents en fin de journée, ils sont notés sur la liste des absences observées, dont le nombre constituera une grappe supplémentaire à enquêter à la fin pour compléter l’échantillon. Celle-ci ne peut-être réalisée que si le nombre d’enfants absents est supérieur ou

    12/31

  • égal à 5% de la totalité des enfants enquêtés. Pour cela deux grappes de réserve ont été tirées au sort et ainsi on a eu 32 grappes au lieu de 30. Si les enfants se trouvent au Centre de Santé ou au Centre Nutritionnel, l’équipe va les enquêter en fin de journée sur ce lieu. Si un enfant dans une maison est un visiteur temporaire (présent dans le foyer depuis moins de 3 mois), il n’est pas inclus dans l’évaluation car il ne représente pas la situation nutritionnelle de la famille. Si des individus sont dépistés selon les critères de malnutrition modérée ou sévère, les familles sont sensibilisées sur les centres nutritionnels existants à proximité. Les enquêteurs remplissent ensuite un ticket de référence qu’ils leur remettent et les orientent vers les structures adaptées les plus proches. Si des problèmes de sécurité apparaissent dans un village sélectionné et que les équipes ne peuvent pas s’y rendre ou que la population a fui, une nouvelle grappe est sélectionnée au hasard parmi les grappes de réserve auparavant tirées au sort. Enquête de mortalité rétrospective : Dans chaque maison sélectionnée selon la méthodologie, qu’elle comprenne un enfant éligible pour l’enquête nutritionnelle ou pas, on va récolter les données sur la mortalité. 2. Populations cibles Les individus enquêtés sont les enfants de 6 à 59 mois et leurs familles. La situation nutritionnelle des enfants de 6 à 59 mois est considérée comme étant la plus sensible au niveau de la population et est donc utilisée comme indicateur. 3. Variables mesurées 3.1 Enfants de moins de 59 mois Le poids: Les enfants sont mesurés nus avec une balance de type Salter de 25kg avec précision de 0,1kg. La taille: Les enfants de plus de 85 cm sont mesurés debout. Les enfants de moins de 85 cm en position couchée. La taille était prise avec une précision de 0,1cm. Le périmètre brachial (PB): le PB n’est un indicateur de malnutrition que chez les enfants de plus ou égal à 75 cm. Il est mesuré au mm près sur le bras gauche, au milieu du coude et de l’épaule. Les œdèmes: La présence d’œdèmes est évaluée par une pression du pouce exercée sur le dessus du pied de l’enfant pendant 3 secondes pour mettre en évidence le signe de godet. Pour être considérés comme des signes de malnutrition, ils doivent être bilatéraux et symétriques. L’âge: Il était souvent difficile d’évaluer l’âge exact d’un enfant, la date de naissance n’était pas toujours précise. Le calendrier des événements et/ou guide de détermination d’age est indispensable pour aider à évaluer la date de naissance. Le sexe.La couverture vaccinale contre la rougeole: Une carte de vaccination est demandée à la mère. Si celle-ci est absente, les enquêteurs demandent à la mère si l’enfant a été vacciné. La couverture vaccinale est définie comme le nombre d’enfants vaccinés, avec et sans carte, par rapport au nombre total d’enfants en âge de se faire vacciner. Notons que les activités du Programme Élargi de Vaccination (PEV) sont intégrées dans les structures des soins de santé primaire à travers la Consultation Pré Scolaire et prévoient la vaccination des enfants contre la rougeole à partir de 9 mois. La couverture de supplémentation en vitamine A : On demande de même à la mère si l’enfant a reçu une supplémentation en vitamine A. La supplémentation en vitamine A est réalisée à travers les campagnes de traitement préventif de masse. D’après le protocole national, la supplémentation en vitamine est administrée aux enfants à partir de 6 mois et doit être intégrée dans les activités préventives de routine des structures de soins de santé.

    3.2 Informations concernant la famille Dans chaque famille visitée, les données suivantes sont récoltées :

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  • Taille de la famille au jour de l’enquête et nombre d’enfants de moins de 5 ans Nombre de personnes qui ont rejoint la famille dans les 3 derniers mois, et parmi eux, le nombre d’enfants de moins de 5 ans Nombre de personnes qui ont quitté la famille dans les 3 derniers mois, et parmi eux, le nombre d’enfants de moins de 5 ans. Nombre de naissances au cours des 3 derniers mois Nombre de décès survenus lors des 3 derniers mois, et parmi eux, le nombre d’enfants de moins de 5 ans.

    4. Indicateurs et valeurs utilisées Enfant de 6 à 59 mois

    Indice Poids pour Taille Cet indice sert de référence pour mettre en évidence l’émaciation significative de la malnutrition aiguë. Il est calculé d’après les données de référence NCHS. Pour une taille donnée, une courbe de distribution du poids de la population de référence est dessinée. L’expression du poids pour la taille en Z-Score (P/T (Z)) compare le poids observé (PO) de l’enfant sélectionné au poids moyen (PM) de la population de référence. L’écart type (ET) de la population de référence est utilisée comme unité de mesure: P/T (Z) = (PO - PM) / ET. L’expression du poids pour la taille en % de la médiane mesure la différence entre le poids observé et le poids moyen de la population de référence pour un enfant ayant la même taille. Les résultats sont exprimés en Z-score (ou écart-type) selon les normes internationales. Etant donné que les critères d’admission et de guérison en centre de nutrition sont exprimés en pourcentage de la médiane, les résultats de l’enquête sont donnés aussi sous cette forme.

    Malnutrition Expression en Z-scores Expression en % de la médiane

    Sévère P/T = 120 mm et < 125 mm Risque élevé de malnutrition PB > = 125 mm et < 135 mm Risque faible de malnutrition PB > = 135 mm Pas de malnutrition Table 4: Valeurs de PB et signification nutritionnelle pour les enfants de plus de 65 cm de taille Mortalité rétrospective

    14/31

  • La formule suivante est appliquée aux données récoltées: Taux de mortalité rétrospective= 10,000/a*f/ (b+f/2-e/2+d/2-c/2), ou : a =nombre de jours dans la période rétrospective b = nombre de résidants dans le ménage au jour de l’enquête c = nombre de personnes qui ont rejoint le ménage au cours de la période rétrospective d = nombre de personnes qui ont quitté le ménage au cours de la période rétrospective e = nombre de naissances au cours de la période rétrospective f = nombre de décès au cours de la période rétrospective Les résultats sont exprimés en décès / 10.000 personnes/ jour. Les valeurs seuils utilisées pour les taux de mortalité sont : Seuil d’alerte Seuil d’urgence Population totale 1 / 10.000 / jour 2 / 10.000 / jour Groupe des moins de 5 ans 2/ 10.000 / jour 4 / 10.000 / jour Table 5 : Seuils d’alerte et d’urgence pour les taux de mortalité rétrospective 5. Outils d’analyse Toutes les données ont été analysées à partir du logiciel Nutrisurvey. Le logiciel EPI-INFO 5.0 / EPINUT a servi également pour l’analyse en complémentarité avec Nutrisurvey.

    DEROULEMENT DE L’ENQUETE Six équipes constituées de 3 personnes, 1 superviseur chef d’équipe et 2 peseurs mesureurs, ont réalisé le travail de terrain. Les enquêteurs ont été recrutés parmi les nutritionnistes, les infirmiers et les relais communautaires de la zone. Les superviseurs étaient les personnes qui s’étaient distinguées par leur savoir-faire au cours de la mise à niveau. Une formation a eu lieu du 20 au 22 octobre 2006. Elle avait pour but la mise en commun des connaissances et la normalisation des pratiques de mesures anthropométriques de manière théorique et pratique. Les enquêtes ont été réalisées simultanément du 23 au 26 octobre 2006 dans les Zones de Santé de Mosango et Vanga sans interruption.

    15/31

  • Résultats pour la zone de santé de Mosango

    1. ANTHROPOMETRIE 958 enfants ont été mesurés. Après saisie, 18 données ont été exclues car elles présentaient des incohérences. L’analyse nutritionnelle porte donc sur les données de 940 enfants. 1.1. Distribution de l’échantillon selon l’âge et le sexe

    Garçons Filles Total Classe d’âge (mois) N % N % N %

    Sex. ratio

    06 – 17 145 49,2 150 50,8 295 31,4 0,97 18 – 29 119 50,9 115 49,1 234 24,9 1,03 30 – 41 83 48,8 87 51,2 170 18,1 0,95 42 – 53 88 50,0 88 50,0 176 18,7 1,00 54 – 59 30 46,2 35 53,8 65 6,9 0,86 TOTAL 465 49,5 475 50,5 940 100,0 0,98

    Table 6: Distribution de l’échantillon selon l’âge et le sexe, zone de santé de Mosango, octobre 2006

    -150 -100 -50 0 50 100 150

    06 – 17

    18 – 29

    30 – 41

    42 – 53

    54 – 59

    Distribution age / sexe de l'echantillon

    Garcons

    Filles

    Graphe 1 : distribution âge – sexe de l’échantillon, zone de santé de Mosango, octobre 2006 1.2. Prévalence de la malnutrition aiguë exprimée en Z-score par groupes d’âge

    Indice poids taille =-3 et=-2 Z-scores Œdèmes Classe d’âge

    (mois) N

    N % N % N % N % 06 - 17 295 11 3,7 33 11,2 247 83,7 4 1,4 18 - 29 234 5 2,1 41 17,5 180 76,9 8 3,4 30 - 41 170 2 1,2 15 8,8 152 89,4 1 0,6 42 - 53 176 2 1,1 22 12,5 148 84,1 4 2,3 54 - 59 65 2 3,1 5 7,7 56 86,2 2 3,1 TOTAL 940 22 2,3 116 12.3 783 83,3 19 2,0

    Table 7: Répartition par age de l’indice poids/Taille exprime en Z-scores, zone de santé de Mosango, octobre 2006

    16/31

  • Œdèmes Indice poids / taille

  • 1.3. Prévalence de la malnutrition aiguë exprimée en % de la médiane par groupes d’âge

    Indice poids taille =70%=80%

    Œdèmes Classe d’âge (mois) N

    N % N % N % N % 06-17 295 5 1,7 31 10,5 255 86,4 4 1,4 18-29 234 2 0,9 29 10,4 195 83,3 8 3,4 30-41 170 1 0,6 8 4,7 160 94,1 1 0,6 42-53 176 1 0,6 12 6,8 159 90,3 4 2,3 54-59 65 1 1,5 5 7,7 57 87,7 2 3,1

    TOTAL 940 10 1,1 85 9,0 826 87,9 19 2,0 Table 10 : Répartition de l’indice P/T en fonction de l’âge exprimé en % de la médiane, zone de santé de Mosango, octobre 2006

    Œdèmes Indice poids / taille

  • 1.5. Couverture de quelques services de santé

    1. Vaccination contre la rougeole Sur les 878 enfants âgés de 9 mois ou plus et donc éligibles pour la vaccination contre la rougeole selon le protocole du programme élargi de vaccination en RDC:

    149 enfants seulement (soit 17,0%) sont vaccinés avec carte à l’appui. 700 enfants (soit 79,7%), seraient vaccinés d’après les dires de leurs mères mais sans carte pour

    le prouver.

    2. Supplémentation en vitamine A Sur les 940 enfants enquêtés 913 ont reçu une supplémentation en vitamine A, soit 97,1 %.

    3. Déparasitage Sur 808 enfants âgés de 1 an ou plus :

    786 ont été déparasités soit 97,3%. 22 n’ont pas été déparasités soit 2,7%

    2. MORTALITE RETROSPECTIVE

    Sur l’ensemble de la population enquêtée, ont été répertoriées :

    3994 personnes vivantes le jour de l’enquête (N), parmi lesquelles 1011 enfants de moins de 5 ans soit 25,3%.

    28 décès ont eu lieu dans les 3 derniers mois, dont 17parmi les moins de 5 ans. 73 naissances 126 personnes ont rejoint le ménage, parmi lesquelles 23 enfants de moins de 5 ans 130 personnes ont quitte le ménage, parmi lesquelles 10 enfants de moins de 5 ans

    Le taux de mortalité rétrospectif dans la population générale sur la Zone de Santé de Mosango s’élève donc à 0,78 décès /10.000 / jour (intervalle de confiance a 95% : 0,51-1,06). Le taux de mortalité des moins de 5 ans est de 1,93 décès /10.000 / jour (1,06-2,81).

    19/31

  • Résultats pour la zone de santé de Vanga

    1. ANTHROPOMETRIE

    969 enfants ont été mesurés. Après saisie, 17 données ont été exclues car elles présentaient des incohérences. L’analyse nutritionnelle porte donc sur les données de 952 enfants. 1.1 Distribution de l’échantillon selon l’âge et le sexe

    Garçons Filles Total Classe d’âge (mois) N % N % N %

    Sex. ratio

    06 – 17 132 51,4 125 48,6 257 27,0 1,06 18 – 29 103 47,0 116 53,0 219 23,0 0,89 30 – 41 98 45,8 116 54,2 214 22,5 0,84 42 – 53 90 48,1 97 51,9 187 19,6 0,93 54 – 59 34 45,3 41 54,7 75 7,9 0,83 TOTAL 457 48,0 495 52,0 952 100,0 0,92

    Table 14: Distribution de l’échantillon selon l’âge et le sexe, zone de santé de Vanga, octobre 2006

    -150 -100 -50 0 50 100 150

    06 – 17

    18 – 29

    30 – 41

    42 – 53

    54 – 59

    Distribution age / sexe de l'echantillon

    Garcons

    Filles

    Graphe 3 : distribution âge – sexe de l’échantillon, zone de santé de Vanga, octobre 2006 1.2 Prévalence de la malnutrition aiguë exprimée en Z-scores par groupes d’âge

    Indice poids taille =-3 et=-2 Z-scores Œdèmes Classe d’âge

    (mois) N

    N % N % N % N % 06 - 17 257 4 1,6 17 6,6 233 90,7 3 1,2 18 - 29 219 3 1,4 25 11,4 191 87,2 0 0,0 30 - 41 214 3 1,4 7 3,3 203 94,9 1 0,5 42 - 53 187 3 1,6 17 9,1 165 88,2 2 1,1 54 - 59 75 2 2,7 14 18,7 58 77,3 1 1,3 TOTAL 952 15 1,6 80 8,4 850 89,3 7 0,7

    Table 15: Répartition par age de l’indice poids/Taille exprime en Z-scores, zone de santé de Vanga, octobre 2006

    20/31

  • Œdèmes Indice poids / taille

  • Indice poids taille =70%=80%

    Œdèmes Classe d’âge (mois) N

    N % N % N % N % 06-17 257 2 0,8 12 4,7 240 93,4 3 1,2 18-29 219 1 0,5 15 6,8 203 92,7 0 0,0 30-41 214 1 0,5 8 3,7 204 95,3 1 0,5 42-53 187 1 0,5 11 5,9 173 92,5 2 1,1 54-59 75 1 1,3 7 9,3 66 88,0 1 1,3

    TOTAL 952 6 0,6 53 5,6 886 93,1 7 0,7 Table 18 : Répartition de l’indice P/T en fonction de l’âge exprimé en % de la médiane chez les enfants âgés de 6 à 59 mois, zone de santé de Vanga, octobre 2006

    Œdèmes Indice poids / taille

  • 1.5 Couverture de quelques services de santé

    1. Vaccination contre la rougeole Sur les 883 enfants âgés de 9 mois ou plus et donc éligibles pour la vaccination contre la rougeole selon protocole du programme élargi de vaccination en RDC:

    436 enfants seulement (soit 49,4%) sont vaccinés avec carte à l’appui. 401 enfants (soit 45,4%), seraient vaccinés d’après les dires de leurs mères mais sans carte pour

    le prouver.

    2. Supplémentation en vitamine A Sur les 952 enfants enquêtés 890 ont reçu une supplémentation en vitamine A, soit 93,5 %.

    3. Déparasitage Sur 822 enfants âgés d’au moins 1 an, 776 ont été déparasités soit 94,4%.

    2. MORTALITE RETROSPECTIVE

    Sur l’ensemble de la population enquêtée, ont été répertoriées : 4145 personnes vivantes le jour de l’enquête (N), parmi lesquelles 1022 enfants de moins

    de 5 ans (soit 24,65%). 15 décès (n) ont eu lieu dans les 3 derniers mois, dont 11 parmi les moins de 5 ans. 62 naissances 504 personnes ont rejoint le ménage, parmi lesquelles 55 enfants de moins de 5 ans 504 personnes ont quitte le ménage, parmi lesquelles 45 enfants de moins de 5 ans

    Le taux de mortalité rétrospectif dans la population générale sur la Zone de Santé de Vanga s’élève donc à 0,40 décès/10.000 / jour (intervalle de confiance à 95% :0,19-0,62). Le taux de mortalité rétrospectif des moins de 5 ans est de 1,23 décès/ 10.000 / jour (0,38-2,09).

    23/31

  • DISCUSSION Ces enquêtes nutritionnelles réalisées dans les 2 zones de santé du district du Kwilu s’inscrivent dans le cadre des activités mises en place par le programme RPN (Renforcement du Programme Nutritionnel) d’ACF qui visent à documenter la situation nutritionnelle dans les différentes zones potentiellement vulnérables au niveau national. La sonnette d’alarme a été lancée simultanément par la FAO à travers son bulletin d’information sur sécurité alimentaire et par la coordination provinciale de nutrition. Les taux de malnutrition aiguë globale dans les Zones de Santé de Mosango (16,7%) et Vanga (10,7%) sont supérieurs au seuil d’alerte (estimé à 10% MAG par la politique nationale de nutrition en RDC). La malnutrition peut s’expliquer par les raisons suivantes: • Pauvreté : l’indice de pauvreté humaine de la Province du Bandundu est de 43,6%, au-dessus de la

    moyenne nationale estimée à 41% (Source : Rapport Monographie, avril 2005). • La méconnaissance des principes d’alimentation : d’après l’analyse de la sécurité alimentaire

    réalisée par l’équipe ACF en octobre 2006, il ressort: - 83,7% de la population consomme du manioc accompagné par les feuilles riches en cellulose

    appelées « fumbwa ». Le manioc est un tubercule pauvre en protéine et prédisposant à des maladies nutritionnelles graves (malnutrition aiguë, Konzo, goitre)

    - La consommation des céréales et légumineuses est très faible. Leur production est principalement destinée à la vente sous forme de troc (pratique qui incite les paysans à tout vendre et se priver de ses propres produits par le désir éhonté de biens matériels)

    - Faible disponibilité alimentaire dans les ménages, seulement 33,3% des ménages qui avait de la nourriture le jour de l’évaluation.

    • Faible production agricole due à la rareté de l’espace agricole, à la pauvreté du sol, aux techniques agricoles archaïques, à l’absence des innovations et des intrants agricoles (Source : Rapport FAO, août 2006)

    • Dans la contrée, les activités agricoles constituent les principales sources de revenu de la population. Cette production étant faible entraîne des faibles revenus (environ 1 USD) qui ne permettent pas à la population d’accéder facilement aux soins de santé primaires (Rapport, Zone de santé Mosango, 2004).

    La couverture vaccinale contre la rougeole confirmée par la présence d’une carte de vaccination dans les deux zones de santé de Mosango et Vanga est faible, à 17,0% et 49,3% respectivement. Rappelons que l’OMS recommande une couverture minimum de 80% de vaccination pour prévenir une épidémie. Le programme élargi de vaccination est présent dans les deux zones de santé mais connaît d’énormes problèmes logistiques qui ne permettent pas de maintenir la chaîne de froid de manière continue. Les ruptures de stock d’antigène sont également fréquentes. La couverture de la supplémentation en vitamine A est satisfaisante (97,1% pour Mosango et 93,5% pour Vanga), grâce aux différentes campagnes de supplémentation réalisées par le Ministère de la Santé avec l’appui de l’UNICEF et autres partenaires internationaux. Tous les enfants de moins de 5 ans sont bénéficiaires de la supplémentation tous les 6 mois d’après les recommandations nationales en RDC. Idéalement la supplémentation en vitamine A devrait être intégrée dans les activités de routine des soins de santé primaire. D’après l’OMS, une supplémentation en vitamine A bien conduite contribuerait à la réduction de la mortalité infantile liée aux infections d’une manière générale de 25%. La mortalité sera réduite de 50% en cas de rougeole et réduite de 40% en cas de diarrhée. La couverture de déparasitage au Mébendazole est également satisfaisante, à 97,3% pour Mosango et 94,3% pour Vanga grâce aux campagnes spécifiques.

    Les taux de mortalité rétrospectif sur les 3 derniers mois sont acceptables pour la population totale, mais au-dessus du seuil d’alerte pour les moins de 5 ans ; à 1,23 pour 10000 par jour. Ces taux sont cohérents

    24/31

  • avec les taux de malnutrition aigue, et montrent que la situation nutritionnelle et sanitaire est à considérer de façon urgente. RECOMMANDATIONS

    • Renforcer les capacités techniques des zones de sante pour la prévention, la détection et la prise en charge des cas de malnutrition selon les standards nationaux

    • Promouvoir les actions visant à améliorer la sécurité alimentaire des ménages • Lancer une enquête en sécurité alimentaire au niveau des ménages afin de déterminer les

    stratégies de survie de la population et de définir les activités nécessaires pour éliminer les causes alimentaires de la malnutrition.

    • Réaliser une enquête en eau et assainissement afin de définir les activités nécessaires pour

    éliminer les causes sanitaires de la malnutrition. • Augmenter la couverture des soins de santé primaire. • Sensibiliser la population sur la nécessité de vaccination des enfants contre la rougeole.

    25/31

  • ANNEXES

    Annexe 1 : Questionnaire sur la mortalité rétrospective

    Enquête sur la mortalité rétrospective sur la Zone de Mosango/Vanga Fiche de relevé des données par grappe

    Date: Equipe numéro: Grappe numéro : Village :

    Population au J. de l’enquête

    Personnes arrivées dans les 3 mois (exclure les

    naissances)

    Personnes parties dans les 3 mois (exclure les

    décès)

    Personnes décédées dans

    les 3 mois

    Total < 5 Total < 5 Total < 5

    Naissance dans les 3

    mois

    Total < 5 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31

    26/31

  • Annexe 2 : Questionnaire des enfants de 6 à 59 mois

    Enquête nutritionnelle sur la Zone de Mosango/Vanga Fiche de relevé des données par grappe Age de la population cible : 6-59 mois

    Date: Equipe numéro: Grappe numéro : Village : Date d’inclusion : Date d’exclusion : N° Date

    naissance Age

    (mois) Sexe* Poids

    (XX, X kg)

    Taille (cm)

    PB (mm)

    Œdème **

    Vaccin. rougeole

    ***

    Vit. A ****

    vermox *****

    1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32

    * sexe : 1=garçon, 2=filles ** oedèmes bilatéraux: 2=absence ; 1=présence *** vaccination rougeole (enfant de plus de 9 mois) : N=non, H=oui sans carte, O=oui avec carte **** Vitamine A : 1=reçu, 2=non reçu ***** Vermox : 1=oui, 2=non

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  • Annexe 3. Synthèse des grappes tirées au sort, Zone de santé de Vanga, octobre 2006.

    Aires de santé Population totale

    Enfants 6 à 59 mois

    Nombres de grappes

    1.BADIMUBUMBA 5605 953 1 2.BELEMIES 9742 1656 1 3.BILILI 6507 1106 1 4.FATIMA 5770 981 1 5.GRAND PORT 4415 751 1 6.KIBONGO BULUNGU 5985 1017 0 7.KILUNDA 11048 1878 2 8.KIMANU 5821 990 1 9.KIMBUBIDI 9625 1636 1 10. KINZAMBI 7655 1301 1 11. KIYAKA 7094 1206 1 12. KYALU 5551 944 1 13.LUKALA 4644 789 1 14.LUNIUNGU 7322 1245 1 15.MAYOKOMUSANGU 7042 1197 1 16.MBAMBA 9178 1560 1 17.MBENGI 8531 1450 1 18.MBUSHI 9164 1558 2 19.MOBU 7043 1197 1 20.MOLYAMBU 8830 1501 1 21.MUKINZI 4000 680 1 22.MUPULU 8321 1415 1 23.NDUNGA 9334 1587 1 24.NILUNDUNSIYA 8657 1472 1 25.NSALU 9829 1671 2 26.NZABALUNYUNGU 10149 1725 1 27.VANGA 4969 845 1 28.ZABAKILUNDA 7305 1242 1

    TOTAL 209136 35553 30 Pas de sondage = 1185 Nombre tiré au hasard = 687

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  • Annexe 4. Synthèse des grappes tirées au sort, zone de santé de Mosango, octobre 2006.

    Aires de santé Population totale Enfants de 6 à 59 mois

    Nombres de Grappes

    1.KASAI 4010 682 1 2.KINZANDA 3370 573 1 3.KIPEMBI 3040 517 1 4.KIPWANGA 6289 1069 2 5.KITAMBO 4078 693 2 6.KIZAMBA 1 5348 909 2 7.KIZAMBA 2 9836 1672 3 8.KIZEZENGO 6920 1176 3 9.KUMBI 5834 992 2 10.MANGUNGU 6056 1030 2 11.MOSANGO 12805 2177 4 12.MUDIAMBU 5028 855 2 13.MULUMA 4415 751 1 14.TOMIKYA 4960 843 2 15.YENVI 4232 719 2

    TOTAL 86221 14658 30 Pas de sondage =489 Nombre tiré au hasard =429

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