LE FABULEUX DESTIN DE PETER ?· si flasque qu’il semblait incapable de se mouvoir. Il portait une…

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    16-Sep-2018

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  • LE FABULEUX DESTINDE PETER BCHER

    Par Patatovitch

    Version 2.0

    Prologue

    Borgin se rveilla dans une cage. Lodeur doucetre et enttante lindisposa tout de suite.- Bonsoir, Matre Nain, je naurais jamais cru que mon serviteur puisse frapper si fort. Ou alors cest les nains nesont plus ce quils taient.Lnorme homme qui parlait tait affal sur un tas de coussins en face de lui quelques distances. Il tait si gros,si flasque quil semblait incapable de se mouvoir. Il portait une toge blanche ouverte sur le sein droit borde dunlarge liser arc-en-ciel. Il samusait avec deux pierres prcieuses et semblait lire un vieux livre. Devant lui, unepetite table porte un assiette de biscuits et une flasque de lalcool et quelques verres. Il reprit.Borgin remarqua ce moment quil tait nu comme un vers. Borgin bni sa barbe qui lui permettait de garder unminimum de dignit. Il lui restait cependant son inamovible amulette dadamantine. - Oui, cest fou ce quun nain peut cacher dans ces vtements. Vos richesses et celles vos dfunts amis viennent point nomm renflouer ma caisse. Vous ne pouvez pas imaginer ce que je peux dpenser.Borgin tait encore compltement sonn. Il se rappelait maintenant. Lembuscade. Tous ses compagnons tus. Etpuis ce coup sur la tte alors quil combattait des hommes-btes. Le sorcier en armure sur cet espce de chevaldform, ce devait tre lui.Il regarda autour de lui. Une grotte naturelle, un nain ne pouvait pas sy tromper malgr le nombre incroyable detentures, coussins et tapis qui emplissaient de cette salle. Ce symbole dessin au mur en face de lui: Slaanesh.- Vous regardez la dcoration, cher Matre ? Elle est assez sommaire, jen conviens, mais songez que cest unancien terrier dhommes-btes. Cest en progrs tout de mme, non ?

    Un long silence sabattit. Borgin reprenait possession de ses membres et tous ses esprits.- Vous vous tes un monstre !- Un monstre ! Immdiatement les grands mots. Cher Matre, vous me dcevez. Jesprais autre chose dunrudit comme vous.Sa face bouffie se fendit dun large sourire et une longue langue sinueuse sortit de sa bouche.- Disons que je ne suis pas un enfant sage, Matre Nain.

    - Saviez vous que jai quitt le droit chemin, il y a pas si longtemps de cela. Voyons, ctait il y a 3 ou 4 ans.Jtais une loque. Vous mauriez vu lpoque, vu mauriez donn trois sous. Ecoutez-moi.Borgin regarda son gelier plonger dans ses souvenirs.- Je nai jamais t un bon sorcier. Mon premier matre ma toujours dit que jarriverai rien, le mauvais--tout quil mappelait. Limbcile, sil savait. Dommage quil soit dj mort. Oh non, pas par moi. Jaurais aimpourtant. Une bte fivre.Aprs lui, jai pris la route. Comme vous et vos compagnons, je me suis fait aventurier. Jai voyag dans tout leSud de lEmpire. Mais la prophtie de mon matre me poursuivait. Je restais un mauvais sorcier et je le seraisrest si je navais pas dcouvert mon second matre.Jtais alors un mendiant vivant de larcins, perptuellement en qute de mon poison. Car jtais comment disaitmon ami Heinrich, mdecin Nuln, une belle rputation vous savezToxicomane Ce mot nest pas beau, ne trouvez-vous pas, Matre ?Matre Nain ? Vous mcoutez ?- Vous mcurez ! Espce de fou ! Tuez-moi et quon en finisse ! - Vous tuez, certes, nous y viendrons. Mais pas tout de suite, il me plat de vous raconter mon histoire. Car lesesprits levs sont rares par ici et je reois peu de visite. Ce nest pas Flicit que je vais raconter cela.Il appela :- Flicit, viens ici !Un orc apparu. Est-ce bien un orc ? Borgin se le demandait. Il avait un visage vraiment hideux, plus que cela,drangeant. Un visage non-orc au possible. Il tait accoutr de la mme manire que son matre. Il se prosternadevant lui.Il baragouina en Reikspiel :- LElu veut ?

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  • - Renifle donc ce nain.Lorc sapprocha de la cage de Borgin. Le nain recula. Felicit mit sa tte tout contre les barreaux. Puis se tournavers son matre :- LElu donner nain Flicit ?Borgin profita de cet instant dinattention pour assener un violent coup de poing lorc qui tituba quelques pasen arrire sous le choc. Lnorme homme se mit rire.- Ah, ah, ah, bien fait pour toi Flicit. Disparat maintenant.Lorc seffaa en saluant son matre une dernire fois.- Cet orc sest joint moi parce quil avait t chass de sa tribu. Depuis, il me sert de laquais. O en tais-je ?Ah oui, ma palpitante histoire. Donc, jai rencontr mon second matre. Un grand dmoniste, ctait un tre queje nai jamais vraiment compris. Il disait se sentir appeler par les Royaumes du Chaos. Pour arriver jusqu cesombre endroit, il avait recrut une petite bande de rprouvs dont jeus lhonneur de faire partie. Comprenez,Matre Nain, les routes de lEmpire ne sont pas sures ! ah ahha.Il saisit un flacon et se servit un fond de verre dun liquide translucide.- De la vodka kislevite vole un marchand, il y a une semaine environ. Je ne vous en propose pas, cher Matre.Je connais le sens de lhonneur des nains. Il consiste, en gros, mourir de faim devant une table garnie. Amoins que vous soyez diffrent mais jen doute.Il but.- Donc je disais que ce personnage mamena jusque dans la steppe kislevite. L, Ille [Slaanesh est androgyne]me gratifia, dun don qui sut apais ma faim de drogue. Pensez donc, je scrte mon propre poison.Joignant le geste la parole, sa longue langue tubulaire passa sur son avant-bras. Elle rcolta une large quantitdun liquide incolore que Borgin avait pris pour de la sueur.- Ds lors mon matre me devenait inutile. Puisque ctait lui qui me fournissait en drogue. Jen connaissais lamagie autant que lui et il me refusait laccs ses grimoires. Lors dune escarmouche, jai tent de lassassiner.Jai chou. Mais lui mpargna. Je nai jamais compris pourquoi il ne me tua pas ce jour-l. Ille lui avait peut-tre dit quelque chose mon sujet... Je ne vois que cela. A moins quil croyait pouvoir me dominer ?Toujours tait-il que dix jours plus tard, je dclenchais un affrontement. Nous nous affrontmes, cette fois, jevainquis et il mourut. Ses suivants furent massacrs sans piti. Mais pourquoi mavait-il pargn ? Aurais-je dulpargner une fois, moi aussi ? Ille lui avait fait signe que je serais le vainqueur, cest certain. Non ?Peut-tre que quelquun comme vous, Matre Nain, sens, raisonnable, pourrait me donner son avis, mmmh ?

    Lcho dun cri horrible envahi la pice. Il glaa le sang de Borgin. Il reconnaissait la voix. Lars, son compagnonnorsce.- Bandits ! Que faites vous Lars !- Ah, le preux chevalier norsce sappelait ainsi ? Ingrid doit en avoir fini avec lui. Il nest dsormais ni preux nichevalier ni norsce. Ah ah !- Vous lavez tu, maudits ! jaurais votre peau, je vous le jure, foi de nain !Borgin faisait bouger la cage en secouant ses barreaux avec rage.- Du calme, Matre Nain. Lorsque vous connatrez Ingrid vous changerez peut-tre davis.Il cria en direction de lentre :- Flicit va donc me chercher Ingrid et sa sur !Lorc parut, salua et partit en courant.- Vous connatrez un peu donc, mon petit monde. Ingrid est gentille vous verrez, je la considre comme monbras droit. Elle est magicienne aussi, cest mon apprentie en quelque sorte. Il regarda le nain qui agrippait toujours les barreaux. - Non. Il sourit largement. Elle nest pas encore assez puissante pour pouvoir rver prendre ma place.

    Quelques minutes scoulrent.Borgin vit entrer Ingrid et sa sur. La premire tait nue le corps couvert de peintures, sa bouche tait colorede sang. Elle tenait en laisse une autre femme nue aussi- qui tait sa copie conforme lexception dunehideuse couronne de doigts autour de la tte. La seconde avait lair absente, le regard vide. Elle taitcompltement barbouille de sang.Elles passrent devant la cage, la premire adressa un long et langoureux regard au nain. Elles sapprochrent deleur matre et sagenouillrent. - Tu nous a fait appeler, Elu ?- En effet.Ce dernier leur tendit la main. La premire sen saisi et passa un coup de langue dans la pomme. La seconde necessa que lorsque quil retira sa main et que son double tire la laisse. La premire se releva.- Ton offrande sest bien pass, Ingrid ?- Oui, Elu, il me semble quIlle a entendu ma prire. Cependant, elle dsigna la cage du doigt, pourrais-tu medonner aussi ce vigoureux nain ?

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  • - Ahha ! Gourmande, ne soit pas presse. Chaque chose en son temps. Tu en as bien vite fini avec ce norce. Jepensais quil te durerait au moins deux jours.- Il tait pas aussi rsistant que javais cru.- On ne peut plus se fier personne. Ahha !- Elu, alors, ce nain ?- Tu es donc insatiable. Jai demand son avis drudit sur le fait que jtais un Elu. Assis-toi et coute-le, cestun savant.Ingrid sauta sur les coussins et sinstalla contre son matre. Son double dbile qui recommenait lcher reut uncoup de pied avant daller se blottir dans un coin.- Alors Matre Nain, nous vous coutons.- Vous voulez savoir ce que vous tes : des fous dgnrs, des assassins, des dcadents, vous ne valez guremieux que des gobelins ! Vous tes la lie de lhumanit ! Je vous vomis ! Je vous excre ! Vous croyez tre desmatres, vous ntes que des esclaves ! Vos faux dieux ne font que flatter vos bas instincts pour mieux vouscorrompre. Regardez cette femme.Il dsigna du doigt le double idiot dIngrid qui ayant limpression dtre revenu en grce revint vers sa sur.- Voil, ce que vous serez ! Voil ce que vous tes dj ! Des sangsues dpourvues de penses qui lchent lesfuroncles du Chaos ! Toutes les sangsues doivent se dire matresses ! Regardez-vous ! Vous navez pas honte !- Tais toi, nain, tu me fatigues. Tu ne peux pas savoir tout ce quoffre Slaanesh. Une vie de volupt et de plaisirpour ceux qui navait droit quaux ruisseaux de vos villes.- Non, je ne tairais pas, il faudra me tuer ! Nos cits sont belles et vous tes dans une grotte insalubre ! Ah ! oui,vraiment, je le dis : quelle gloire !- Nain, a y est, je me vexe. Il se saisit de sa flasque de vin, la brisa et marmonna des mots du pouvoir. Le visage du nain se crispa alors quilessayait de lutter contre linfluence magique. Sa rsistance cda en quelques

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