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Nouvelles N° 2054

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Nouvelles N° 2054 du 10 juillet

Text of Nouvelles N° 2054

  • Toute la rdaction vous

    souhaite un trs bel t !

    NB : noubliez pas de poster vos cartes postales-ptitions.

    Jeudi 10 juillet 2014 - N 2054 - Hebdomadaire - 15, rue Furtado - 33800 BORDEAUX Prix : 0,80 euro

  • 2 Les Nouvelles 10 juillet 2014

    ACTUALITSEN LUTTE

    Lexpertise de laccident ferroviaire de Brtigny-sur-Orge, qui a caus la mort de 7 personnes et des dizaines blesss, traumatis les usa-gers et les agents, souligne ltat de dlabrement jamais vu ailleurs du rseau, ainsi que la mauvaise gestion de la maintenance des rails. Depuis des annes la CGT a alert en vain quant lusure et au dlabrement du rseau.Au final, les experts retiennent 3 fac-teurs ayant conduit laccident : des manuels dentretien trop complexes, impossibles mettre en oeuvre sur le terrain, une insuffisance de prise en compte des anomalies rencontres et un mauvais suivi des interventions.Pour la CGT, si les termes employs paraissent excessifs et tendent gnraliser un tat de dgradation de linfrastructure ferroviaire, nous sommes bien face la ralit des choix exercs par les gouvernements successifs et relays par la direction de la SNCF. Des choix dnoncs par la fdra-tion CGT Cheminots visant une recherche effrne dconomies

    raliser, au dtriment du service public, de la scurit des circulations des biens et des personnes. Cette logique dabaissement des cots, se traduit par plus de productivit, des suppressions demplois, un abaisse-ment de la qualit des formations dispenses et plus globalement une rduction des moyens financiers et matriels qui dgradent les conditions de travail des cheminots et la qualit du service public SNCF rendue aux usagers et la Nation. Pour le PCF, il sagit de garantir la scurit des voyageurs. Mais com-ment alors que le service public du rail est en plein dmantlement avec la mise en concurrence lhorizon ? Sous limpulsion de Guillaume Ppy, la SNCF na pas cess de rduire ses investissements de maintenance, en sous-traitant des activits essentielles, comme le remplacement des rails, des intervenants privs et sous-quali-fis. De son ct, lEtat sest de plus en plus dsengag, rduisant continuel-lement le montant de ses dotations.Si lon cherche des responsabilits dans cet accident, il faut avant tout

    admettre quil aurait pu tre vit si les mises en garde des cheminots avaient t entendues. Mais la course la rentabilit la emport, et la SNCF a prfr investir dans le transport routier ou en acqurant des parts de capital dentreprises trangres.En 2000, suite un accident ayant cot la vie quatre personnes, le Royaume-Uni avait dcid de revenir sur la privatisation du rail, compre-nant que les exploitants privs du rseau ferroviaire ne garantissaient pas la scurit des voyageurs.La mise en concurrence, le dmant-lement ou encore la remise en cause du statut de cheminot sont autant de menaces pour la scurit et lefficacit de notre systme de transport et pour ses usagers.Il serait irresponsable dattendre un nouvel accident mortel avant de com-prendre quun grand service public ferroviaire est indispensable. Il doit tre garanti, conserver le monopole du rail, et soutenir linvestissement que ncessite le rseau ferr franais, qui doit demeurer lun des meilleurs au monde.

    Marisol Touraine a rendu pu-blics les principaux arbitrages concernant les nouvelles rgles des contrats solidaires et responsables applicables en 2015. Pour les Mutuelles de France, les mesures annonces constituent une occa-sion manque pour la rgulation du systme de sant et pour lam-lioration de laccs aux soins de tous.Forfait hospitalier : lobligation de prise en charge de la totalit du forfait constitue un transfert inacceptable de ce risque lourd vers les mutuelles et conduira invitablement une inflation des tarifs des complmen-taires sant.Optique : la mise en place de pla-fonds dans la prise en charge des frais doptique tait une demande du mouvement mutualiste : elle devait

    permettre de mettre un terme linflation galopante des prix consta-te et faire baisser le reste charge des patients. Mais les mesures annonces par la ministre vont lencontre de ces objectifs puisque les plafonds de prise en charge, fixs 470 pour des verres simples, 750 pour des verres complexes et 850 pour des verres trs complexes, sont bien sup-rieurs la moyenne des prix observe aujourdhui. Le lobbying des verriers et des grandes enseignes de loptique a port ses fruits. Cette mesure risque donc dentrainer une hausse des tarifs pratiqus par les opticiens pour saligner sur ces plafonds.Dpassements dhonoraires des mdecins : les plafonds prvus dans le

    projet de dcrets sont bien suprieurs au montant moyen des dpassements observs aujourdhui. En fixant le plafond 125% de dpassements, les pouvoirs publics prennent encore une dcision qui va provoquer une inflation de ces dpassements plutt que de les limiter.Bien loin damliorer laccs aux soins et de limiter le reste charge, ces mesures vont provoquer une hausse des tarifs des complmentaires sant et vont donc contribuer loigner encore les plus prcaires dun accs aux soins de qualit.Pour les Mutuelles de France, il est urgent que le gouvernement se res-saisisse et prenne enfin des mesures qui permettraient rellement de lutter contre le renoncement aux soins.

    Les deux spectacles douverture du festival dAvignon le 4 juillet ont t annuls en raison du mouvement des intermittents qui protestent contre la nouvelle convention dassurance-chmage qui durcit leurs conditions dindemnisation. Lannulation de la pice Le Prince de Hombourg et du ballet Coup fatal fait suite un vote des quipes , a prcis Olivier Py, directeur du festival. Lors dune assemble gnrale le 3 juillet, la majorit des salaris du festival avaient vot pour la grve, et le vote des quipes travaillant sur les spectacles douverture a confirm le lendemain cette dcision. Cependant, en accord avec les sala-ris, la retransmission sur France 2 de

    la rptition gnrale du Prince de Hombourg , pice mythique cre Avignon par son fondateur Jean Vilar en 1951 avec Grard Philipe, a t maintenue. Les intermittents en lutte se sont exprims juste avant cette gnrale en ne se trompant pas de cible : Mes-sieurs du Medef, si vous ne nous aimez pas, nous non plus , ou encore Si vous naimez pas la culture cest que vous en manquez , et en regrettant la soumission du gouvernement.La CGT Spectacle avait appel multiplier les grves le 4 juillet sur tout le territoire et un autre temps fort national le 12 juillet. Mais elle a prcis quelle tait oppose aux blocages car la lgitimit dun mouvement unitaire cest son unit .

    Nous nappelons pas lannulation des festivals, des spectacles et des tournages mais des grves lgitimes par un vote majoritaire. A ce propos, les annulations de festival par des directions ou par des maires (comme au festival de cirque du Mans) doivent tre considres comme des lock out et des entraves au droit de grve. Et lorganisation syndicale mettait en garde le gouvernement, en particu-lier M. Valls et F. Rebsamen, ainsi que A. Filippetti sur le caractre dsinvolte de leurs dclarations publiques : Faire croire que nous avons obtenu satisfaction alors que la convention a t agre et est entre en application depuis le 1er juillet, va produire ses effets dvastateurs pour tous les ch-meurs, intrimaires, intermittents et prcaires .

    Un spot publicitaire diffus la t-lvision prsentait, sur un ton sur-jou, les regrets de la SNCF face au moments pnibles vcus par les usagers lors des mouvements de grve. La direction assure avoir tout mis en uvre pour soulager des voyageurs quasi-martyrs, qui lon distribue des bouteilles deau, dans une mise en scne digne dune opration de secours humanitaire.En rejetant la responsabilit des perturbations sur les cheminots, qui nont fait quexercer le droit de grve que leur garantit la Constitution, la direction de la SNCF cherche se donner bonne conscience. Le conflit naurait-il pas t vitable si elle avait accept dcouter les revendications

    et les propositions portes par les syndicats ?Pire encore, ce spot publicitaire cherche une fois de plus, comme la cyniquement fait le gouvernement, monter les Franais les uns contre les autres. Faussement compatissante, la direction de la SNCF en est rduite pointer du doigts ses propres salaris.Ce sont pourtant ceux-l mme qui contribuent chaque jour faire vivre lentreprise, assurer le transport de millions de personnes au quotidien et qui se battent contre le dmant-lement et la mise en concurrence de leur groupe, dans lintrt de tous les usagers.

    Au nom du groupe communiste et rpublicain, llu communiste de Blanquefort, Jacques Padie, a dnonc la privatisation rampante de luniversit lors du conseil de CUB du 3 juillet.Une dlibration portant sur le renouvellement de lengagement de la CUB dans la nouvelle fondation Universit de Bordeaux, llu com-munautaire citait un des principaux soutiens de Franois Hollande en 2012, lconomiste Thomas Piketty qui dclarait il y a peu : Lentement mais srement, les pouvoirs publics successifs abandonnent les universits franaises. Sous Sarkozy, cela fut fait

    en claironnant que les moyens taient en hausse, au mpris de toute ralit. Sous Hollande, cela se fait dans le silence. Mais la ralit est la mme. Jacques Padie a dnonc cette fondation des Universits bordelaises [qui] ne rpond qu un seul objectif : pallier le manque de moyens des universits par lappel aux finance-ments privs et leurs exigences de rentabilit . Cest une logique dangereuse pour le niveau de nos universits et inqui-tante pour la finalit quune socit fixe lenseignement suprieur et la recherche. Nous voterons donc rso-lument contre cette dlibration.

    TransportLe dmantlement des services publics tue

    Mutuelles de FranceContrats solidaires et responsables

    Grve des intermittentsLe front dAvignon

    Spot publicitaire de la SNCFEt le droit de grve ?

    CUBUne fondation pour privatiser luniversit