Note de Conjoncture DEPF de Mars 2014

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    19-Oct-2015

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<ul><li><p>Sommaire </p><p>Vue densemble 1 </p><p>Environnement </p><p>international 4 </p><p>Contexte national 8 </p><p>1. Croissance sectorielle </p><p>2. Elments de la demande </p><p>3. Echanges extrieurs </p><p>4. Finances publiques </p><p>5. Financement de lconomie </p><p>Direction des Etudes et des Prvisions </p><p>Financires </p><p>Ministre de lEconomie et des </p><p>Finances </p><p>Quartier administratif, Entre D, Rabat-</p><p>Chellah </p><p>Tl. : 05.37. 67.74.15/16 </p><p>Fax : 05.37.67.75.33 </p><p>E-mail : depf@depf.finances.gov.ma </p><p>Note de Conjoncture </p><p>Version provisoire Direction des Etudes et des </p><p>Prvisions Financires </p><p>N205 Mars 2014 </p><p>VUE DENSEMBLE </p><p>Le dynamisme confirm des principales activits non agricoles conforte les </p><p>perspectives de croissance de lconomie nationale dans un environnement </p><p>international en redressement continu. </p><p>Lconomie mondiale poursuit son redressement progressif, mene par les pays avancs qui </p><p>bnficient toujours des conditions financires accommodantes. Les conomies mergentes, </p><p>confrontes, quant elles, aux effets de la politique montaire amricaine, affichent une </p><p>croissance modre. </p><p>Aux Etats-Unis, le PIB a enregistr une croissance de 2,4% en rythme annualis au quatrime </p><p>trimestre 2013 (aprs 4,1% au T3), en raison du repli des dpenses publiques et dune moindre </p><p>contribution des stocks, mais aussi du bon comportement des dpenses de consommation des </p><p>mnages et des exportations. Les perspectives de croissance de lconomie amricaine restent </p><p>solides, soutenues par le redressement continu des marchs boursier, immobilier et de lemploi. </p><p>Dans la zone euro, aprs une sortie de rcession au deuxime semestre 2013, la croissance </p><p>continue de samliorer graduellement, dans un contexte de moindre consolidation budgtaire. </p><p>Selon la Commission europenne, le PIB de la zone euro devrait crotre de 1,2% en 2014 et de </p><p>1,8% en 2015, aprs un repli de 0,4% en 2013. Le march de travail se stabilise lentement </p><p>dans la zone euro avec un taux de chmage qui restera lev. Pour contenir les risques </p><p>dflationnistes, la BCE devrait maintenir lorientation accommodante de sa politique montaire. </p><p>Les indicateurs conjoncturels sont globalement encourageants dbut 2014. Ainsi, lindice PMI </p><p>composite de la zone euro a atteint un plus haut de 32 mois en fvrier, signalant une </p><p>acclration de la croissance de lactivit du secteur priv. Lindice de lactivit globale montre </p><p>un renforcement de la croissance en Allemagne et en Italie et une lgre contraction en France. </p><p>Afin de contenir les risques inflationnistes et la dprciation de leurs monnaies, plusieurs pays </p><p>mergents ont t contraints durcir leur politique montaire (Brsil, Russie, Inde, Turquie, </p><p>Afrique du Sud). </p><p>Dans la rgion MENA, la croissance devrait samliorer en 2014 pour stablir, en moyenne, </p><p>3,8% aprs 2,1% en 2013, selon le FMI, malgr les effets de linstabilit politique dans certains </p><p>pays de la rgion, et ce dans un contexte de consolidation de la croissance dans les autres </p><p>pays avec les effets bnfiques de la reprise mondiale. </p><p>Les prix des matires premires ont accus une lgre remonte en fvrier 2014, suite des </p><p>craintes sur la perturbation de loffre, accentues par la crise gopolitique en Ukraine. Ainsi, les </p><p>prix du Brent ont atteint 109 dollars en moyenne en fvrier contre 107 dollars en janvier et 117 </p><p>dollars il y a un an. Les cours des produits alimentaires ont rebondi de 4% en fvrier. </p><p>Au niveau national, la croissance de lactivit hors agriculture devrait sacclrer en 2014, </p><p>sous le double effet de la consolidation de la demande intrieure et du dynamisme retrouv de </p><p>la demande trangre adresse au Maroc. Les nouvelles industries naissantes (automobile, </p><p>aronautique...) bnficient ainsi de la reprise mondiale. </p><p>Dun autre ct, lvolution rcente de la campagne agricole 2013/2014 a lev les inquitudes </p><p>qui pesaient sur le comportement du secteur. Selon les donnes du Dpartement de </p><p>lAgriculture, la couverture vgtale au niveau des crales est globalement satisfaisante et </p><p>volue positivement compte-tenu des rcentes prcipitations qui devraient impacter </p><p>positivement le droulement de lactuelle campagne. En effet, avec un cumul pluviomtrique </p><p>moyen de 194 mm au 14 fvrier 2014, ces prcipitations ont donn lieu un taux de </p><p>remplissage des barrages usage agricole de 68%. A ct de la craliculture, dont la </p><p>contribution la valeur ajoute agricole ne dpasse pas 30% au maximum, la campagne </p><p>agricole devrait tirer profit de la performance des activits de llevage, soutenues par le </p><p>surplus du stock fourrager de la campagne agricole prcdente et par le bon tat actuel du </p><p>couvert vgtal, et de la bonne tenue de larboriculture fruitire et des cultures marachres, </p><p>reflte par les bons rsultats affichs lexport, dus, notamment, aux premiers effets du Plan </p><p>Maroc Vert. </p></li><li><p> Direction des Etudes et des Prvisions Financires </p><p>2 </p><p>Au titre du mois de fvrier 2014, le volume des ventes de ciment a connu une baisse de 5,4%, en glissement annuel, </p><p>aprs un repli de 12,8% le mois prcdent, en raison, notamment, des importantes prcipitations qui ont caractris le </p><p>Royaume durant ces deux mois. A fin fvrier 2014, le volume de la consommation de ciment sest contract de 9,1%, </p><p>aprs une baisse de 18,4% un an auparavant. Par ailleurs, il y a lieu de signaler la lgre acclration de lencours des </p><p>crdits accords la promotion immobilire (+3,4% aprs +0,5% fin 2013), ouvrant la voie au redressement de la </p><p>situation du secteur dans les prochains mois. </p><p>Le secteur de lnergie lectrique connait une orientation globalement favorable pour ses indicateurs en dbut danne. </p><p>La production dlectricit sest renforce au titre du premier mois de lanne 2014 de 6,8%, en variation annuelle, en </p><p>consolidation du raffermissement de 3,9% du quatrime trimestre et la lgre hausse de 0,8% du troisime trimestre 2013. </p><p>Cette volution rsulte de la bonne orientation de la production prive qui sest inscrite en hausse de 27,3%, aprs un </p><p>retrait de 3,3% fin dcembre 2013 et de 20,8% un an auparavant. Toutefois, cette volution a t attnue par la baisse </p><p>de la production nette totale de lONEE de 10,7%, aprs la bonification de 14,4% la mme priode de lanne passe. </p><p>Sagissant de la consommation dlectricit, elle sest amliore de 2,5%, aprs une hausse de 1% un an pass, en </p><p>rapport avec laccroissement de la consommation de lnergie lectrique de trs haute, haute et moyenne tension de 1,8% </p><p>et de celle de basse tension de 10,5%. </p><p>Au niveau de lactivit industrielle, lindice de production a confirm son redressement, progressant de 2,2% au </p><p>quatrime trimestre 2013, aprs une hausse de 0,6% au troisime, une quasi-stagnation au deuxime et une baisse de </p><p>1,7% au premier, pour clturer lanne 2013 sur une augmentation de 0,3%. Cette dynamique se poursuit au dbut de </p><p>lanne 2014, tel quil ressort des rsultats de lenqute de conjoncture de Bank Al-Maghrib dans lindustrie. Selon cette </p><p>enqute, lactivit industrielle aurait t marque par une bonne orientation au niveau des industries lectriques et </p><p>lectroniques et des industries mcaniques et mtallurgiques en janvier. Ce bon comportement est traduit, galement, par </p><p>lamlioration continue du taux dutilisation des capacits de production, se situant 69% en janvier 2014, aprs 68% un </p><p>an auparavant. Pour les trois mois venir, les industriels sattendent une volution favorable dans lensemble des </p><p>branches dactivit, mis part le secteur des industries lectriques et lectroniques. </p><p>La bonne dynamique des indicateurs touristiques enregistre au titre de lanne 2013 se poursuit au dbut de lanne </p><p>2014. En effet, aprs une hausse de 7% fin dcembre 2013, les arrives aux postes frontires du Maroc ont progress </p><p>de 10% par rapport janvier 2013, tires, essentiellement, par la performance des arrives des touristes trangers </p><p>(+14%), refltant la bonne orientation de lensemble des marchs metteurs. Cette embellie a t consolide par </p><p>laccroissement du nombre des nuites touristiques de 9%, confirmant le rythme dvolution enregistr fin 2013. </p><p>Les principaux baromtres du secteur des tlcommunications se sont favorablement comports fin dcembre 2013. </p><p>En effet, le parc global de la tlphonie a augment de 7,2% pour totaliser 45,3 millions dabonns, tir, essentiellement, </p><p>par la hausse du parc global de la tlphonie mobile de 8,7%. Pour sa part, le parc Internet a poursuivi son expansion </p><p>deux chiffres, se consolidant de 46% par rapport lanne 2012. </p><p>Au niveau de la demande intrieure, la consommation des mnages aurait bnfici, dbut 2014, de la faible volution </p><p>des prix la consommation (hausse de 0,5% en janvier) et du bon comportement des composantes du revenu disponible </p><p>des mnages, en relation, notamment, avec limpact positif de la campagne agricole sur les revenus de la population </p><p>rurale, la quasi-stabilit du chmage, lvolution toujours positive, quoique modre, de lencours des crdits la </p><p>consommation (+0,9% fin janvier) et avec la bonne tenue de la masse salariale servie au personnel de la fonction </p><p>publique (augmentation de 2,4% fin janvier). Pour sa part, leffort dinvestissement affiche une volution mitige au </p><p>niveau de ses composantes, dbut de lanne en cours. Si les importations des biens dquipement ont accus une baisse </p><p>de 10,1% 11,9 milliards de dirhams au titre des deux premiers mois de lanne en cours, les flux des IDE, en dehors des </p><p>oprations remarquables ralises dans le secteur de lagroalimentaire en fvrier 2013, ont augment de 18,6% au titre de </p><p>la mme priode. En outre, les missions dinvestissement du Budget de lEtat et lencours des crdits lquipement ont </p><p>progress, fin janvier 2014, de 9,6% prs de 9 milliards de dirhams et de 1,5% 139,1 milliards de dirhams, </p><p>respectivement. Dans le mme sillage, il convient de signaler que la Commission Interministrielle des Investissements a </p><p>approuv, dbut 2014, prs de 40 projets d'investissement pour un montant total de 42 milliards de dirhams, pouvant </p><p>gnrer plus de 2.000 emplois stables et 14.000 emplois indirects. </p><p>Pour les changes extrieurs, la valeur des importations a enregistr une hausse, en glissement annuel, de 3,8% 60,8 </p><p>milliards de dirhams fin fvrier 2014, soit un rythme dpassant celui des exportations (+2,8% 29,4 milliards), ce qui a </p><p>donn lieu une augmentation du dficit commercial de 4,7% ou de 1,4 milliard de dirhams pour stablir 31,4 milliards. </p><p>La progression des importations a dcoul, essentiellement, de la hausse des importations de bl qui ont plus que tripl, </p><p>passant de 1,1 milliard de dirhams fin fvrier 2013 3,7 milliards fin fvrier 2014. Hors achats de bl, les importations </p><p>ont quasiment stagn (-0,6%). Sagissant de lvolution des exportations, elle a bnfici, particulirement, des </p><p>performances notables du secteur automobile dont les exportations ont enregistr une hausse remarquable de 43,7% </p><p>6,3 milliards de dirhams. Cependant, les exportations de phosphates et drivs ont baiss de 18,1% 4,4 milliards de </p><p>dirhams. Au total, hors OCP, les exportations ont augment de 7,6%, confirmant la reprise progressive de la demande </p><p>trangre adresse au Maroc. Sagissant des flux financiers, les flux des IDE ont baiss de 60,1% 4,1 milliards de </p><p>dirhams et les transferts des MRE se sont replis de 3,3% 8,8 milliards de dirhams, alors que les recettes de voyages </p><p>ont quasiment stagn environ 8 milliards de dirhams. </p></li><li><p> Direction des Etudes et des Prvisions Financires </p><p>3 </p><p>La situation des charges et ressources du Trsor fin janvier 2014 a dgag un excdent budgtaire de 2,8 milliards de </p><p>dirhams aprs un dficit de 4,4 milliards un an auparavant. Cette volution a rsult de lamlioration des recettes </p><p>ordinaires, conjugue au repli affich au niveau des dpenses ordinaires. Les recettes ordinaires se sont accrues de </p><p>15,6% 18,5 milliards de dirhams sous leffet, particulirement, du raffermissement des recettes non fiscales qui sont </p><p>passes de 559 millions de dirhams 2,5 milliards, en lien, notamment, avec les dons reus des pays du CCG hauteur </p><p>de 2,1 milliards de dirhams. Quant aux recettes fiscales, elles ont augment de 2,3% 15,8 milliards de dirhams, en </p><p>relation, essentiellement, avec la hausse des recettes des impts indirects de 6,3% 7,1 milliards, particulirement, celles </p><p>des TIC sur les produits nergtiques (+48,1%) et de la TVA limportation (+11,5%). Les dpenses ordinaires se sont </p><p>replies de 5,5% 17 milliards de dirhams. Cette baisse a concern toutes les rubriques lexception des dpenses de </p><p>personnel qui ont augment de 2,4% 8,4 milliards de dirhams, alors que les dpenses des autres biens et services, des </p><p>intrts de la dette et de la compensation ont recul de 10,6%, de 14,2% et de 13,5%, respectivement. Dun autre ct, les </p><p>dpenses dinvestissement se sont apprcies de 9,6% 8,9 milliards de dirhams. </p><p>La masse montaire a augment de 3,7% fin janvier 2014, marquant une amlioration par rapport au taux enregistr </p><p>lanne prcdente (+2,7%). Cette volution a rsult, particulirement, de la hausse des rserves internationales nettes </p><p>de 4,4% 150,6 milliards de dirhams aprs un recul de 14,8% fin janvier 2013. Quant aux crances sur lconomie, leur </p><p>rythme de progression a enregistr un lger ralentissement, en glissement annuel, passant +2,8% aprs +3,6% un an </p><p>auparavant. Cette volution recouvre une hausse des crdits bancaires de 3,3% 725,3 milliards de dirhams aprs une </p><p>augmentation de 3,2% fin janvier 2013. Par objet conomique, lvolution des crdits bancaires recouvre la baisse des </p><p>crdits de trsorerie de 4,9% aprs une hausse de 6,4% fin janvier 2013 et la dclration des taux daccroissement des </p><p>crdits la consommation et, dans une moindre mesure, des crdits immobiliers qui sont passs, respectivement, de </p><p>+9,2% +0,9% et de +5,8% +5,1%. En revanche, il faudra noter que les crdits lquipement se sont amliors de </p><p>1,5% aprs une baisse de 1,9% lanne prcdente. Sagissant des crances nettes sur ladministration centrale, qui ont </p><p>atteint 151,4 milliards de dirhams, leur taux de progression a dclr, passant de +28,8% fin janvier 2013 +10,6% </p><p>fin janvier 2014. </p><p>Le march interbancaire a enregistr une hausse au niveau du dficit moyen de la liquidit bancaire au cours du mois de </p><p>fvrier 2014 en lien avec limpact restrictif des facteurs autonomes de liquidit. Afin de combler linsuffisance des </p><p>trsoreries bancaires, Bank Al-Maghrib a augment le volume de ses interventions pour linjection de la liquidit, </p><p>essentiellement travers les avances 7 jours sur appels doffre et dont le volume moyen est pass de 52 milliards de </p><p>dirhams en janvier 53,3 milliards en fvrier. La Banque Centrale est intervenue, galement, travers les oprations de </p><p>pensions livres 3 mois et par le biais des prts garantis par des effets privs reprsentatifs des crdits destins aux </p><p>PME et TPE. Quant au taux interbancaire moyen pondr, il sest inscrit en hausse comparativement au mois prcdent </p><p>de 3 points de base pour stablir en moyenne mensuelle 3,07%. </p><p>Du ct du march primaire des bons du Trsor, les leves brutes du Trsor au titre du mois de fvrier 2014 ont </p><p>augment de 53,6% par rapport au mois prcdent pour atteindre 13,9 milliards de dirhams, dpassant le besoin </p><p>prvisionnel situ entre 10,5 et 11 milliards de di...</p></li></ul>